Hypnose & Psychologie ?

Vous connaissez peut-être ce mot d’Ernest Rossi qui dit que « Nul ne devrait pratiquer l’Hypnose thérapeutique s’il n’est pas déjà thérapeute » ? Aujourd’hui, de plus en plus de personnes cherchent à se former en psychothérapie, et notamment en Hypnose, dans le but avoué de s’installer en tant que thérapeute… Bien évidemment, cette citation de l’homme qui a également affirmé que l’Hypnose « n’a pas à être réservée à un groupe professionnel particulier » n’arrange pas tout le monde ! Il faut seulement bien la comprendre.

L’Hypnose moderne, celle de la thérapie brève, utilisée en thérapie et en coaching, s’est historiquement construite sur le refus de la psychanalyse et, par extension, de la psychologie.
Milton Erickson, pourtant psychiatre et docteur en psychologie, disait le plus grand mal des théories psychologiques. C’est ce qui a contribuait à la particularité de son approche – mais à force de clamer « Faites confiance à votre Inconscient », n’y-a-t-il pas un risque d’ouvrir la porte à l’incompétence en thérapie ?

Connaître et comprendre l’Inconscient
cerveauLes psy « traditionnels » : psychologues, psychiatres, psychanalystes, n’apprécient pas beaucoup l’Hypnose. Pourquoi ? Tout simplement parce que les praticiens de l’Hypnose n’ont pas toujours leur niveau de formation ou leurs connaissances en psychologie, et les hypnothérapeutes leur semblent « bidouiller » le cerveau de leurs patients « au petit bonheur la chance » !
Ce n’est heureusement pas entièrement vrai, mais pas entièrement faux non plus… Explications : lorsque vous vous formez aux techniques modernes de thérapie brève, comme la Gestalt, l’AT, la PNL ou l’Hypnose, les mécanismes du fonctionnement profond de l’Inconscient sont très peu, voire pas du tout abordés. Par exemple, en Hypnose Ericksonienne, on va parler du fonctionnement de l’Inconscient, de ses différentes strates, de quelques-unes de ses caractéristiques, et du rôle de l’Inconscient d’après Erickson, mais cela reste très superficiel : « il ne comprend pas la négation », « il est littéral », « son fonctionnement est simple et enfantin », « il privilégie la communication symbolique »… Et c’est tout.
Bien d’autres thérapies n’abordent même pas ces fonctions mécaniques de l’Inconscient – qui restent inconnues aux praticiens nouvellement formés.

Il y a là de quoi effrayer le psychiatre qui a étudié le cerveau durant des années et connaît sa psychopathologie par cœur ! Et que dire du psychologue ou du psychanalyste qui a passé des années à faire connaissance avec son propre Inconscient, pour en comprendre les rouages les plus intimes ?… Quelqu’un qui se permettrait de modifier ces profonds mécanismes psychologiques sans les connaître ni même les comprendre passe forcément pour « dangereux ».

L’Hypnose est un outil sécurisé
A l’insigne des thérapeutes cognitivo-comportementalistes, pour qui l’Inconscient n’est qu’une « boîte noire » dans laquelle nous n’avons rien à faire, seulement nous en servir pour « reprogrammer » les réactions conditionnées, les premiers hypnothérapeutes pensaient que la suggestion hypnotique était une sorte de médicament psychologique. Qu’il suffisait de mettre la personne dans un état de réceptivité, grâce à l’Hypnose donc, puis de lui administrer les suggestions voulues pour obtenir la guérison (Bernheim)… Ce n’est malheureusement pas si simple, et ce type de procédé s’est révélé limité.

La révolution thérapeutique vint de Milton Erickson, le psychiatre américain qui donna son nom à l’Hypnose Ericksonienne. Les fondateurs de la PNL ont repéré qu’il utilisait (entre autres choses) dans sa manière de parler des verbes et des mots « non-spécifiques ».
La Nouvelle Hypnose a récupéré ces particularités pour en faire un tout nouveau langage hypnotique : des phrases entières qui pouvaient être différemment comprises selon les individus : « Je sais qu’il y a, là maintenant, en vous, un sentiment qui revient sans cesse, depuis longtemps maintenant… Et quelque chose en vous, vous le ressentez peut-être déjà, intimement, possède la réponse à cette pensée insistante… D’ailleurs, la vie vient vous le rappeler sans cesse, n’est-ce pas ? Ces hasards qui n’en sont évidemment pas… Alors, il est temps aujourd’hui de libérer cette réponse qui insiste en vous… Simplement laisser faire ce qui, tout au fond de vous, connait la réponse… Et juste, peut-être, être curieux(se) de découvrir les petits détails, dans les minutes et même les jours qui viennent, qui trahissent que… ça y est ! C’est en route… Quelque chose en vous change enfin… Et d’ailleurs, qui pensez-vous de votre entourage qui s’en rendra compte le premier, hein ? »

Ce genre de phrases résonne dans la personne, qui y attribue un sens tout personnel, y trouve des références à son vécu immédiat et même lointain – et pense donc incidemment que le thérapeute « sait » ce qui se passe en elle, et peut comme « ordonner » à ses forces inconscientes d’entrer en œuvre pour l’aider à changer. Ce qui est à moitié vrai, car bien sûr l’hypnothérapeute ne peut pas connaître ce qui se passe dans l’Inconscient de la personne, bien qu’il puisse en saisir les signes d’activité extérieurs ; mais, grâce à ce langage non-spécifique, il peut réellement demander à l’Inconscient de « faire ce qu’il faut pour que cela change » (quoi ? Il n’en sait rien, pas plus que comment, où et quand).
L’Inconscient se sentant compris va déclencher ses mécanismes de restructuration et de changement, sans que personne, ni le patient ni le thérapeute, n’ait besoin de savoir de quoi il s’agit.

C’est la magie de l’Hypnose Ericksonienne et de la Nouvelle Hypnose, qui a perfectionné ce langage (saupoudrage, métaphores, etc.), et qui permet de travailler avec l’Inconscient sans risque et avec, au contraire, beaucoup d’efficacité et de succès thérapeutique.

Deux grandes familles de problèmes
Sachant comment fonctionne l’Hypnose thérapeutique moderne, on comprend mieux pourquoi et comment il est possible d’obtenir tant de bons résultats avec une formation psychologique relativement courte (voire, dans certaines écoles, inexistante).
Le thérapeute a besoin d’être neutre par rapport à son patient, ceci afin de ne pas introduire involontairement dans la thérapie des phénomènes parasites. Par exemple : le thérapeute nerveux induit son stress à son patient, involontairement, puis tâche de soigner chez ce dernier un stress qui ne lui appartient pas !
Sur la base de cette saine neutralité, et avec l’aide d’une intention bienveillante, le désir d’aider, le « rapport » s’établit entre le patient et son thérapeute – « rapport » subliminal qui va faciliter l’intuition du thérapeute et le guider dans le choix des « bons mots », des « mots justes », susceptibles de potentialiser le travail hypnothérapeutique.

Il n’en reste pas moins que seule une partie des problèmes amenés en thérapie peuvent être ainsi travaillés et réglés (pour plus de détails, lisez l’article sur l’Hypnose en tant que Thérapie Brève). Dans bien des cas, la thérapie nécessitera que la personne ait conscience des processus inconscients qui la font déraper dans la souffrance. On entrera alors dans une quête de sens, un enchaînement salvateur de prises de conscience. On entre alors dans le domaine de l’Hypnose Humaniste et de la Psychanalyse, en particulier l’approche jungienne, similaire en bien des points à l’approche humaniste (TSA, de Patricia d’Angeli).

Pour les cas existentiels, lié à l’éducation, à l’histoire de vie de la personne, à « ce qu’elle est », le thérapeute aura besoin d’une grande connaissance des ressorts cachés, profonds et souvent systémiques de l’Inconscient, des archétypes, de ses blessures et des réactions que l’on peut avoir par rapport à tout ça…
Les thérapeutes traditionnels et les psychologues qui travaillent sur de tels problèmes et qui pensent que l’Hypnose Ericksonienne ou la Nouvelle Hypnose traitent ces situations de fond se trompent : il est impossible d’aider une personne à changer à ce point par le seul usage de la thérapie Ericksonienne ou de la Thérapie Brève en général.
Voilà pourquoi l’approche éricksonienne paraît « dangereuse » à ces psychologues ou psychanalystes : qu’ils se rassurent ! Il y a vraiment deux grands domaines thérapeutiques : celui des problèmes structurels, que l’on peut traiter en quelques séances, et celui des problèmes de fond, qui nécessitent maturation et prises de conscience de la part de la personne. Seuls les premiers sont traités en thérapie brève, donc en Hypnose Ericksonienne ou Nouvelle.
Si on doit prendre en charge des cas profonds en Hypnose, alors on se dirigera vers l’Hypnose Humaniste qui inclut, elle, l’étude approfondie de l’Inconscient, de ses mécanismes, des archétypes, des blessures, etc.

A chaque cas, sa thérapie
L’Hypnose thérapeutique habituelle est formidable pour traiter les problèmes structurels : mon système psychologique est sain, tout va bien, sauf que je suis passé trop près de ce buisson d’épine, et je me suis piqué ! J’ai une épine, plantée en moi… L’Hypnose Ericksonienne ou la Nouvelle Hypnose vont permettre au thérapeute de plonger au cœur de l’Inconscient, de repérer l’épine et d’instruire l’Inconscient sur les moyens de retirer cette épine.
On pourrait éventuellement le faire aussi en Thérapie Brève, comme on l’apprend durant le Maître-Praticien en Hypnose Ericksonienne, grâce à des prescriptions thérapeutiques (thérapie stratégique). Inutile de connaître le « pourquoi » de cette blessure à l’âme ; « comment » retirer l’épine est tout ce qui nous intéresse. Nul besoin, pour ces cas mécaniques (phobie, arrêt du tabac, compulsion, etc.), de grandes connaissances en psychologie des profondeurs, en psychopathologie, etc.
Beaucoup de thérapeutes, même débutants, peuvent ainsi faire beaucoup de bien autour d’eux, grâce à l’application de techniques simples et sécurisées, pour peu qu’ils aient un bon niveau et la capacité émotionnelle à rester neutre durant l’intervention, à laisser l’Inconscient de la personne trouver et mettre en place ses solutions, sans interférence.

Maintenant, il est évident qu’une telle thérapie brève serait incapable d’aider une personne souffrant de problèmes existentiels : qui prennent leur source dans les racines mêmes de l’existence de la personne. Ici, on aura besoin de « conscience », de « prendre conscience », même. De comprendre et de grandir.
Le thérapeute aussi souvent à démêler un labyrinthe complexe de ramifications inconscientes. La souffrance de la personne sera d’ailleurs plus profonde, plus enracinée en elle, comme constitutive…

On n’aura pas devant nous une personne lumineuse qui aurait ponctuellement un problème à résoudre : réaction inappropriée de son inconscient, cause d’ulcère, d’eczéma, d’ongles rongés ou de pipi au lit… Non, la personne aura grandi dans un tel cadre que son Inconscient produit désormais par lui-même les épines qui  blessent la personne : cancer, dépression, couples qui cassent à répétition, tendances suicidaires, etc. Retirer les épines serait sans fin, car elles ne viennent pas d’un accident isolé, mais de la personne elle-même. Ce n’est pas seulement un rouage de l’Inconscient qu’il s’agit de modifier ou rediriger ; c’est « toute la personne », son caractère, ce qu’elle est, qui doit évoluer, changer, grandir…

Ce n’est plus de la thérapie dans le sens où l’entendrait le thérapeute-débutant ou le praticien de Thérapie Brève. C’est de la psychothérapie, ce qui inclut une part d’évolution personnelle. Les principes et les outils sont très différents, l’analyse et la compréhension, le sens des choses, les prises de conscience sont indispensables pour un réel changement. Et la maturité que cela présume ne s’acquière pas en quelques semaines : cela nécessite des mois, voire des années…

Thérapie & Psychothérapie
cheminOn comprends donc qu’il existe 2 types de thérapie, et donc 2 type de thérapeutes. Les spécialistes de la Thérapie Brève ont besoin de moins de formation psychologique et de travail sur eux que les spécialistes du changement profond, existentiel. Les deux mondes sont parallèles mais différents.

On pourrait ainsi imaginer qu’un hypnothérapeute éricksonien se cantonnera à ce qu’il a appris à faire : traiter des problèmes structurels, et qu’il orientera ses patients vers d’autres thérapeutes, plus formés que lui dans le domaine de l’Inconscient profond et ses mécanismes, dès lors qu’il soupçonnera la nécessité d’un travail de fond. L’idéal étant bien sûr un travail de concert, de ses deux formes de spécialités.

Ainsi, il est possible d’aider son prochain avec les outils et connaissances que proposent les formations actuelles en thérapies brèves, comme l’Hypnose Ericksonienne et la Nouvelle Hypnose – et ceux qui souhaitent se spécialiser dans le travail de fond pourront prolonger leur travail sur eux et se former en Hypnose Humaniste et, si ce n’est pas déjà fait, en psychopathologie et en psychologie des profondeurs (symbologie, archétypes, mythologie, rêves), notamment, pour rester dans le domaine hypnotique, la psychologie Jungienne.

Bien sûr, qui peut le moins peut le plus : ces psychothérapeutes de l’Hypnose sont alors aussi très capables de traiter des soucis seulement structurels.

Chacun restant dans son domaine de compétence, et en relation avec chaque autre spécialiste, il sera possible d’aider aux mieux les personnes en demande d’aide.

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A lire en complément :
– Thérapie & Psychothérapie ?
Hypnose : Ericksonienne ou Humaniste ?

Champs morphogénétiques

Des personnes qui se ressemblent « comme deux gouttes d’eau », sans avoir aucun lien de parenté, rien de génétique… C’est à voir !

De parfaits inconnus se ressemblent comme des jumeaux

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Voilà qui montre l’impact des champs morphogénétiques (Rupert Sheldrake) dont on parle en début de formation « Hypnose Humaniste » : des blocs d’informations qui, littéralement, « donnent forme » (information vient du latin « informare » : qui donne forme à)…

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Étonnant, n’est-ce pas ? 😉

Le tableau et le peintre

Image sympa qui illustre cette métaphore utilisée en Hypnose Humaniste : « Le peintre qui se peint lui-même ».

Cela illustre le fait que le champ infini d’informations de la Conscience est à la fois l’origine (le peintre) et la création (la peinture)… et qu’à travers la vie, la Conscience s’exprime (elle peint). Ainsi, tous ensemble, nous complétons et améliorons le tableau.

peintre-tableauLa Vie travaillant à s’améliorer… Elle et Nous ne faisant qu’Un.
Cela explique beaucoup de choses !

L’image est d’Erik Johansson : http://erikjohanssonphoto.com/

D’où vient la lumière de l’univers ?

Voici une info scientifique qui a des résonances symboliques intéressantes : il y a 400% de lumière en plus dans l’univers que ce que justifie le nombre d’étoiles, quasars, galaxies et autres… !!

Autrement dit, quelque chose d’inconnu produit la lumière de l’univers – et on n’a encore aucune idée de ce que cela peut être. Amusant, non ? 😉

Phénomène à mettre en parallèle avec le fait que notre ADN demande plus d’énergie pour garder sa structure qu’il n’en a à disposition (donc, d’où tire-t-il l’énergie manquante ?)…

intergalactic light_0A study led by Juna Kollmeier of the « Carnegie Institution For Science » found that there is 400% more light in the universe than can be explained by galaxies and quasars. The Astrophysical Journal Letters

Source: missing light
Source: DNA & quantum entanglement

Coeurs d’étoiles

Un lecteur du magazine TIME a demandé à l’astrophysicien Neil DeGrasse Tyson : « Quel est le fait le plus étonnant que vous pouvez partager avec nous à propos de l’Univers ? » Voici sa réponse en vidéo.

(cliquez sur le petit rectangle blanc, sous la vidéo, si les sous-titres français ne s’affichent pas)

Si ce n’est pas Humaniste, ça !

J’explique souvent cela, dans les débuts de formation. On en parle, mais c’est formidable de l’avoir en vidéo, joliment mis en images et expliqué par un physicien :)

Partager…

« La connaissance et le fait d’entrer dans les secrets de son art peuvent hisser l’humain vers le Divin », expliquait Beethoven…
J’ajouterai : « et partager cette lumière afin qu’elle soit au cœur de chacun » – car, finalement, c’est l’essence même du Divin, d’être au cœur de chacun, comme le soleil illumine chaque être à égalité.

Eh bien, je trouve que ces « piano guys » y arrivent très bien, en mêlant leur art au public venu les écouter.
Imaginez ce que ce serait que d’être au milieu d’eux, à ecouter une musique qui n’est produite, somme toute, que du frottement de petites cordes avec du crin de cheval tendu. Comment les humains ont-ils pu arriver à découvrir ce moyen d’exprimer la beauté cachée dans les fibres de la vie ? Inspiration…

Visualiser le tissu de l’espace-temps

Voici une vidéo qui montre le « tissu » de l’espace-temps et le fonctionnement de la gravité :

Et vous devez bien vous demander quel rapport tout cela peut-il avoir avec l’Hypnose et le soin des personnes :) Disons que ce serait un peu compliqué à résumer ici, mais cela a un rapport avec le fait d’être « Humaniste » !

L’Hypnose Humaniste est une des rares psychothérapie où l’on peut démontrer ce que l’on explique par des expériences scientifiques reproductibles. Depuis la Renaissance, les humanistes préfèrent croire à ce qu’ils peuvent prouver de faits, plutôt qu’à des « révélations » ou des « théories » personnelles…
Ainsi, les bases de l’HH se retrouvent en Physique et en Mathématiques (comme du temps de Pythagore !), plus qu’en Psychologie – qui vient tout de même ensuite, par exemple avec l’aspect symbolique de l’Analyse Jungienne, les archétypes, etc.

En résumé, les hypnothérapeutes Humanistes développent une « vision du monde » qui les aide à aider – mais ils gardent cette vision particulière pour eux : il ne s’agit pas de convaincre ou d’expliquer, mais de faire du coaching ou de la thérapie !

Ici, pour la vidéo de cet article, cela vous permet de mieux comprendre que l’espace et le temps forment un « tissu », réellement, donc quelque chose qui a une limite.
Au-delà de cette limite, formée naturellement par la lumière (limitée, comme vous le savez, en vitesse), on parle de « Ailleurs ». Tapez « cône de lumière » sur Google images pour voir à quoi ressemble ce cône de lumière.

Ce qui est dans le cône est notre monde matériel. Ce qui est hors du cône est fait de particules dites « virtuelles », dans le sens où elles existent (la gravité, par exemple, est due à une famille de ces particules, les « gravitons »)… mais on ne peut en observer que les effets : les particules elles-mêmes restent inobservables ! D’où leur nom de « virtuelles ».

L’Information pure, qui constitue la Conscience en Hypnose Humaniste (et d’après un certain nombre de physiciens de haut niveau) est également hors de ce cône – et l’information basse est celle qui nous constitue, dans le cône.

Vous voyez ce que l’on peut mieux comprendre, à partir d’une simple vidéo ? 😉

Les frontières, source de violence

…et on ne parle même pas ici des frontières géographiques, mais bien de celles que l’on se met soi-même en tête !

Cela faisait longtemps que je voulais écrire un petit mot à ce sujet, et j’ai découvert il y a quelques temps une citation de Krishnamurti qui exprime quasiment ce que je voulais dire. Je lui laisse donc volontiers la parole :)

Un texte vraiment Humaniste et encore plus puissant à notre époque – où l’on pourrait souhaiter enfin voir un peu plus de raison et de sagesse dans le monde…

KrishnamurtiLa citation orginale en anglais est encore plus précise :
“When you call yourself an Indian or a Muslim or a Christian or a European, or anything else, you are being violent.

Do you see why it is violent? Because you are separating yourself from the rest of mankind. When you separate yourself by belief, by nationality, by tradition, it breeds violence.
So a man who is seeking to understand violence does not belong to any country, to any religion, to any political party or partial system; he is concerned with the total understanding of mankind.”
Jiddu Krishnamurti

On comprend bien alors que nos croyances sont nos choix. En tous cas, même si on a grandi avec, rien ne nous empêche de changer (et rien ne peut nous empêcher ou nous forcer à changer, d’ailleurs : tout tient réellement à nous-même !).

Je ne remplacerais qu’une phrase, pour être plus exact : « celui qui cherche à comprendre la violence » par « celui qui souhaite la paix » ou « qui œuvre pour la paix » !

Dépasser l’identité…

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Morceau de l’ancien mur de Berlin

Si vous êtes formé en PNL ou en Hypnose Ericksonienne / Nouvelle Hypnose, vous avez dû apprendre les Niveaux Logiques de Gregory Bateson, popularisés par Robert Dilts.

Vous savez donc que l’on ne peut résoudre un problème qu’à son « niveau logique » supérieur – ainsi que l’expliquait Einstein, avant même Bateson.
Donc, quelqu’un qui ne sait pas faire quelque chose (niveau des Comportements) doit simplement apprendre (niveau juste au-dessus des Capacités). C’est très simple.
Par suite, quelqu’un qui a une croyance limitante ou bloquante (niveau des Croyances, donc), va pouvoir s’en sortir grâce au niveau supérieur, celui de l’Identité…
…sauf si on l’a « guillotiné », en supprimant son Identité !

Une personne qui entre chez son thérapeute et se présente en disant « Je suis cancéreux » (donc place un nom de maladie au niveau de son Identité) présente une dysfonction évidente, même si on se doute qu’elle n’a pas fait exprès de parler ainsi, que c’est une « façon de dire », etc. En attendant, je ne peux plus l’aider, car si la maladie s’en va, c’est son Identité qu’elle perd (et elle ne permettra jamais ça… donc, en tant que thérapeute, je suis coince !).

Les thérapeutes apprennent donc différentes stratégies pour faire « redescendre » la maladie en-dessous de l’Identité, afin de rendre sa liberté et sa possibilité de changer à la personne.

Maintenant, imaginez que l’on ne veuille justement pas vous la laisser, votre « liberté de choisir et d’évoluer ». Il faudrait alors couper volontairement votre Identité, en remplaçant « Je suis Olivier »… par exemple, par un autre prénom !… (si possible relié à un évènement terrible qui vous mettrait très mal rien qu’en y pensant)… ou alors, par un nom de religion (« Je suis Bobiste, je crois en le dieu Bob ! ») : il n’y a plus de vous, en tant que personne. Vous avez perdu votre identité… et en vous faisant croire qu’ainsi vous appartenez à un « collectif », en réalité on vous en a coupé, car il est maintenant 2 crans plus haut, au-delà d’une Identité que vous avez perdue…

Dans tous les cas, cela fait de vous quelqu’un qui, à l’extrême, s’en fiche de disparaître, car il ne vit plus pour lui, mais pour une « cause », une « croyance » (ou un gouvernement). Le mouton idéal.

Toutes les guerres viennent de là, depuis la nuit des temps… Sauf que nous sommes au XXIème siècle. Il serait peut-être temps d’évoluer, non ?

En retrouvant « Celui-Celle Que Vous Êtes Vraiment », vous vous retrouvez. Et seulement à ce moment-là, vous pouvez vous dépasser, faire tomber vos frontières intérieures et vous ouvrir au monde, au niveau supérieur (que les français, cartésiens indécrottables, appellent « l’Appartenance », mais que le reste du monde nomme « Spiritualité »).
C’est le niveau transpersonnel avec lequel on travaille en Hypnose Humaniste.

Alors, êtes-vous prêt à vous retrouver, vous… et à vous dépasser ?

Morceau de l'ancien mur de Berlin

Morceau de l’ancien mur de Berlin

Nous sommes tous frères et sœurs,
tous du même grand pays : la Terre !

Aider une existence à continuer sa course…

cheminDans mes livres et durant les formations que j’anime, je prône régulièrement un « engagement à 200% » du thérapeute ou du coach… y compris les jours de fatigue, de baisse de moral, de soucis personnels ou simplement de lassitude.

Ce n’est pas évident à transmettre comme idée, même si j’essaie d’en donner personnellement, et de mon mieux, l’exemple.

Alors, voici un très beau texte, que vous connaissez certainement, et qui mérite de remonter à votre mémoire. Il illustre bien cet engagement pour la vie.

L’ELOGE DE LA FATIGUE
(Robert Lamoureux)

Vous me dites, Monsieur, que j’ai mauvaise mine,
Qu’avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l’on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m’en flatte.
J’ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m’endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m’en soucie pas.
Ou quand je m’en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n’est qu’une vantardise.
On n’est jamais aussi fatigué qu’on le croit !
Et quand cela serait, n’en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu’on a lorsque le corps harassé d’habitude,
N’a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon…
Lorsqu’on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre…
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l’oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l’aspect d’un vivant moribond…

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s’est fait responsable,
Savoir qu’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain,
Savoir qu’on est le chef, savoir qu’on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s’en user le coeur…
Cette fatigue-là, Monsieur, c’est du bonheur.

Et sûr qu’à chaque pas, à chaque assaut qu’on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu’on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d’être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d’autres creux il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c’est un prix toujours juste,
C’est le prix d’une journée d’efforts et de luttes.
C’est le prix d’un labeur, d’un mur ou d’un exploit,
Non pas le prix qu’on paie, mais celui qu’on reçoit.
C’est le prix d’un travail, d’une journée remplie,
C’est la preuve, Monsieur, qu’on marche avec la vie.

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J’écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.

Et vous me conseillez d’aller me reposer !
Mais si j’acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j’abandonnais à votre douce intrigue…
Mais je mourrais, Monsieur, tristement… de fatigue.