Les langages hermétiques (Les Inconnus)

Depuis le temps que je cite ce sketch des Inconnus en formation (niveau « Praticien 2 Hypnose Ericksonienne », cours de Milton-modèle 4), le voici sur mon site, afin de faciliter les recherches…

On voit bien à quel point le langage non-spécifique est omniprésent dans notre vie, et pas au sens positif qu’on lui donne en thérapie.

Transcription du sketch :

Le banquier
Ah, bonjour Monsieur Gentil, y’a un problème ? Vous voulez retirer de l’argent ? Mais ce n’est pas un problème, ça, Monsieur Gentil, votre banquier est là pour tout vous expliquer. Alors, qu’est-ce que vous avez ? Eh bien, il y a votre placement. Hein ? Si, je vous ai expliqué, c’est un placement à taux répertorié, sur la base des indices compensés, qui est le plus adapté aux fluctuations indexatoires, fixées à 0,38% de l’once sur les cours d’ouverture obligataires, c’est simple. Hmm ? Ah non, on ne peut pas retirer tout de suite, non. Sinon, il y a votre PIP, Plan d’Intérêt sur Perte. Calculé sur une durée minimale de 25 ans, avec SICAV Obligatoires sur les indices réactivés, non avantage de pénalités de frais hors garantie, bien entendu. Ah non, on ne peut pas retirer tout de suite, non. Vous voulez tout retirer tout-de-suite ? C’est possible en effet, mais c’est dommage, hein ! Ben oui, vous allez perdre vos intérêts calculés au jour-le-jour sur les évaluations momentanées des moratoires d’actionnariat obligatoire et entubatoire. Ce qui fait qu’il vous reste seulement… ah non, pardon, vous nous devez : 216.492 Francs, Monsieur Gentil. Oui, ça c’est pour tout de suite, Monsieur Gentil.

Le maçon
Bonjour M’sieur Gentil, ça va ? Alors, vous l’avez vu, votre banquier, là ? Parce que nous, pour les travaux de l’appartement, on a bien avancé, hein. Pardon, Monsieur Gentil, qu’est-ce que vous comprenez pas dans l’devis ? Les porte-fenêtres de la cuisine ? Qu’est-ce qu’y a, moi j’ai fait au mieux, M’sieur Gentil, moi j’ai mis 2 vantaux avec allège basse pleine, plus un volet roulant monobloc en PVC, double paroi alvéolaire et un isolant feuilleté 2 millimètres, hein. J’ai mis de l’ancien, bien sûr, pas du nouveau parce que l’nouveau, c’est pas… Pardon, la mezzanine. Qu’est-ce qu’y a, la mezzanine ? Moi, j’ai fait au mieux, comme vous m’avez… Bah, écoutez, j’ai mis une chape de ragréage en béton armé, 2 IP plafonnés BA13, j’ai mis de l’ancien, bien sûr, pas du nouveau, M’sieur Gentil, faites-moi confiance, hein. La briquette ? Ah ben j’ai mis de la briquette sur tous les murs, comme vous m’aviez dit, M’sieur Gentil, y a pas d’problème, hein. Ah oui, excusez-moi, renforcés avec de la bricouflette. Non ça, c’est mon initiative. Disons que ça c’est de l’isolation phonique supraDial en équerres d’Alu profilé 4’20, M’sieur Gentil. C’est ce qu’il y a de mieux dans l’ancien, parce que le nouveau, c’est pas… Ben, M’sieur Gentil, pour le tout, vous m’devez 4 millions, hein. Pardon, anciens ? Non, non, là, c’est nouveaux, pourquoi ?

L’avocat
Oui, asseyez-vous, Monsieur Gentil. Oui, oui, je suis au courant, c’est votre architecte qui nous fait un procès, ah ah ah, j’ai vu ça. C’est dans la poche, asseyez-vous. Je vais vous dire ça rapidement, Monsieur Gentil : alors, vu les préjudices subis, en vertu des terres des ayants-droits, eu égard à la vente, laquelle, préalablement à l’acte complémentaire comme objet des présentes, a exposé ce qui suit, les pièces ci-dessus énoncées et datées selon l’article 9bis. Oui, jusque-là, tout est clair ! Vous comprenez pas ? C’est dans la poche, Monsieur Gentil ! Je poursuis : …d’acquitter, à compter du jour d’entrée en jouissance des parts des charges applicables, en étant avoir été d’usufruit des biens séparés selon conjoints notarifiés du 26/2/92. Ah ah, ça me paraît évident. Vous comprenez pas ? C’est dans la poche, Monsieur Gentil, vous en faites pas. Et enfin, en vertu des prorata-temporis justificatifs des « habeas corpus », de la « causa sine qua non ». Sit porationé voluntas fluctuat nec mergitur, nec agitat molen. Oui ça, c’est dans ma poche. C’est dans la poche, j’voulais dire, Monsieur Gentil. Vous comprenez pas ? C’est pas grave. Et enfin, pour finir : droit honoraire de 24.250 Francs pour conciliation de rémunération d’avocats, qui… Ah, là, c’est important que vous compreniez : toi devoir moi 24.250 Francs. Y’a quelque chose qui va pas, Monsieur Gentil ?…

Le garagiste
Aah, ouais c’est normal, Monsieur Gentil, les avocats, c’est tous les mêmes, hein : on ne comprend rien de ce qu’ils disent, et moi, je crois bien que ça les arrange, hein. Enfin bon, tout va bien, moi, de mon côté hein, tout va bien, pas de problème, j’ai fait la vidange. Ouais, ouais. Mais dites, heuu… vous n’avez pas vu là avec le joint de carbu, c’était oxydé sous la pression du piston de soupape de la courroie d’entraînement des bougies et puis des vis platinées, là. Hein ? Oh, bé il a fallu changer tout ça, hein. Oh bo obligé, hein, vu que la pompe du cylindre d’embrayage risquait de buter contre la courroie du circuit de refroidissement de la roue de secours et des essuie-glaces, heuu. Enfin bon, ça va pas chercher midi à 14 heures, hein, ça va lui faire, quoi, ça va lui faire 70 balles, plus… popopop, 50 balles de bricoles. Allez, je lui fais le tout à 100 balles. Allez 100 balles. Plus la main d’œuvre : 7.492 Francs !

La concierge
Comment, l’achpirator ? Ah non, j’ai pas paché heuu l’achpirator. Non j’ai pas pu, parche que µ#f~bqx e#@~éfdvr=dcuh téléphone %*rgftgh^#g¤€~\ dfb l’achpirator, mais j’y pense.
Aah la pouchière, les fenêtres ? Non j’ai pas fait. Non, j’ai pas fait parche que rgftgh^#g¤€~\ dfb@ùéé~, e#@~éfdvr rgftgh^#g¤€~\ dfb@ùéé~ mais je pense à la pouchière. Au revoir, Monsieur Gentiche.
Ah pardon, M’chieur Gentiche, parich maqué les zetrenches ? Parich que mézé… Vous… vous pourrez penser à mes étrennes ?

Le médecin
Rien de grave, Monsieur Gentil, rien de grave, je vous en prie, asseyez-vous, Monsieur Gentil, non rien de grave, ne vous inquiétez pas, Monsieur Gentil, rien de grave. Vous nous faites juste une petite pyélonéphrite. Non, écoutez, c’est juste un dysfonctionnement sinusal des artères caortiques, qui provoque une légère hémo-sensibilisation valvulaire des canaux spinoïdes. Mais vous n’avez aucun maux de têtes. Si ? Ah, je vais quand même vous prescrire du hénolphéléxoline, au cas où nous aurions affaire à un syndrome ovulien biphytoplasmoriphère des mamelles ossatiques du cortex bilabial… Mais j’en suis pas convaincu, hein.
Voilà, Monsieur Gentil, ouvrez la bouche… Non, rien de grave, hein. Voilà, Monsieur Gentil… Faites-moi confiance, Monsieur Gentil, vous nous enterrerez tous…

Le prêtre
Et si nous sommes tous réunis, autour de toi, ce soir, André Gentil, entouré de tes amis, ta femme, tes proches, ton avocat, ton banquier, ton architecte… ton, pardon ?… ton conchierge, oui… c’est pour te dire la sainte et claire parole de Dieu. Cette parole qui faisait dire à Saint-Benoit de l’Apostolat, que « toute la jubilation du Magnificat annonciateur de l’o tentation, est à l’immaculée miséricorde ce que l’Allégresse du Saint-Sépulcre est au jugement de nos béatitudes. Ou plus clairement pour tout-le-monde : « Si Habeas corpus, tu quoque, mi fili, fluctuat nec mergitur, amen ». Tel que l’aurait souhaité Monsieur Gentil, bien entendu, je vais procéder à une quête pour la paroisse. Des sous, s’il vous plaît, des sous pour la paroisse…

Les fonctionnaires de la Sécurité Sociale
Bonjour madame Gentil. On a appris pour vot’mari, hein. Condoléances. Vous venez pour la pension veuvage ? Oui je comprends bien, d’accord, mais vous avez rempli les feuillets A2-A3 nécessaires à l’obtention des diverses prestations auxquelles vous avez droit calculées sur le taux du ticket modérateur ? Vous l’avez fait, ça ? Comment, ça s’est mal connecté ? Y a un problème, là. Je vais demander, hein ? Marie-Thérèseee ? Marie-Thérèseee ?
. Ouais, ouais, qu’est-ce qui se passe, ma chère ?
. C’est Madame Gentil.
. Ah, bonjour Madame Gentil, on a appris pour vot’mari. Condoléances.
. Condoléances
. Que se passe-t-il, ma chère ?
. C’est pour la pension veuvage de Madame Gentil. Est-il toujours nécessaire de remplir les feuillets A2-A3…
. Mais non, c’est beaucoup plus simple ! Il suffit juste de remplir les feuillets B2 BA4 de l’allocation forfaitaire du régime d’attribution maritale du régime de compensation… avec le service complémentaire.
. Où tu vas, là ? Mais qu’est-ce que tu me racontes, là ? Si elle est sous le régime marital, comment veux-tu qu’elle récupère la mutuelle, avec…
. Mais non ! Tu nous racontes que des balivernes !
. Attends, on va appeler Marie-Denise… Marie Denise ! Viens-là, Marie-Denise !
. Ah, bonjour Madame Gentil, on a appris pour vot’mari. Condoléances !
. Condoléances.
. Condoléances.
. Ma chère, quand tu es sous régime, tu fais le ticket modérateur de la pension. Est-il nécessaire de remplir..
. Non, non, non, aujourd’hui, c’est beaucoup plus simple. Il suffit simplement qu’elle reverse le forfait des indemnités auxiliaires à la caisse primaire du conjoint des naissances de la mairie de Monsieur Gentil…
. Mais qu’est-ce que tu racontes, là, c’est des balivernes, tout ça, mais avec ça ma chère, elle touche au bout de 2 ans.
. Comment ça, au bout de 2 ans ? Ben, c’est beaucoup plus long, ça…
. Ah moins que… Madame Gentil, à moins que vous ayez un accident dans les 2 jours, et là, vous touchez.
. Ah là, oui
. Vous nous revenez invalides à 100%, et vous êtes remboursée immédiatement.
. Tout de suite. Mais là, on peut pas faire grand-chose, parce qu’on ferme à 16h30. Comment ça, il est 16h ? Ah ben, on ferme à 16h et 30 secondes… On peut pas faire autrement.

Qu’est-ce que l’Inconscient ?

Voici les notions de base sur l’Inconscient, tel qu’on le conçoit en Hypnothérapie et en Thérapie brève. Bien sûr, ces idées seraient différentes en Psychanalyse (Freud, Jung, Lacan, etc.) ou dans d’autres formes de thérapie.

La conception de l’Inconscient, bien que reposant sur une base commune (« C’est nous, pas conscient ») peut même différer selon les formes d’Hypnose : les « classiques » ne s’en occupent pas, les « éricksoniens » voient en lui une entité parfaite et protectrice, les « humanistes » relativisent en expliquant que c’est lui qui porte nos blessures émotionnelles, donc qui fait aussi nos malheurs…

J’ai souvent lu sur Internet, et même entendu en consultation ou en formation (le premier jour de cours !), des remarques comme : « Bah, moi je n’ai pas d’Inconscient« , « C’est pas l’Inconscient qui fait ça, c’est notre corps / c’est notre cerveau« , « C’est un truc de psy, l’Inconscient ça n’existe pas en vrai« , etc. 😄

Alors, dans cette vidéo, je vous donne quelques notions simples sur votre être profond, l’Inconscient – celui que Leibniz appelait plutôt l’Automate.

Comprendre qu’une grande partie de vous fonctionne « en automatique » permet de comprendre ce qui nous arrive, de commencer à s’occuper de ce soi profond… afin de vivre mieux, chaque jour. Car vous allez comprendre que celui qui fait votre vie telle qu’elle est aujourd’hui, quoi que vous pensiez ou souhaitiez, eh bien avant tout : c’est lui, votre Inconscient, votre être profond… qui devrait être votre ami intérieur.

L’esprit d’Hypnos

Cela fait longtemps que je voulais expliquer ma vision de l’Hypnose… en reprenant à la base, son étymologie : « Hypnos » le célèbre dieu grec, dont on connait le nom, mais pas vraiment le rôle.

Savoir qui était Hypnos, selon la mythologie grecque, permet de mieux comprendre ce qu’est l’Hypnose : un outil de soin et, possiblement, d’éveil.

Les médias montrent à profusion les « pouvoirs » des hypnotiseurs de music-hall, des artistes qui proposent de s’évader du quotidien, le temps d’un spectacle – mais, même si on peut comprendre le besoin de créer une « légende » à propos d’un quelconque « pouvoir » d’une personne sur les autres, on en perd l’essence originelle d’Hypnos.

Celui qui endort, qui place les gens dans une réalité illusoire, afin de les protéger d’une dure réalité, leur permettre de se détendre, c’est Morphos, un des (très) nombreux fils d’Hypnos. C’est Morphos qui plonge dans un sommeil, une illusion, un moment de rêve… Alors qu’Hypnos veille sur le sommeil de ceux qui dorment (encore). Rien à voir !

En thérapie, on fait de l’Hypnose… pas de la Morphose ! 😉

J’espère que vous verrez l’Hypnose différemment, comme ce qu’elle est depuis des millénaires, bien avant de prendre le nom de son dieu d’origine : une pratique de soin par la parole, une manière de mieux se connaître et d’aider son prochain.

Hypno-détox !

Pour fêter la sortie du livre « Mes 7 jours Happy détox » de mon amie Anne Ghesquière, fondatrice du média FemininBio, directrice de collection aux Editions Eyrolles et auteure de livres sur la beauté au naturel, le bien-être et la spiritualité…

Anne m’a demandé d’écrire quelques pages dans son livre sur la détox et une alimentation saine : un exercice d’auto-hypnose… ou plutôt d’hypno-détox physique ! 🙂
Vous le retrouverez page 82 et suivantes, donc vers le début du livre, au chapitre de la détox d’hiver (on y arrive)…

L’idée est d’améliorer la détox physique avec nos capacités psychologiques, afin d’apporter à votre corps un « bonus d’énergie » en le purgeant des émotions négatives – qui sont très « énergétivores » ! Je vous laisse découvrir cet exercice dans le livre « Mes 7 jours Happy détox« .

En bonus pour les lecteurs du livre – ou pour une première découverte avant de vous lancer dans sa lecture – voici un exercice complémentaire :

HYPNO-DETOX… PSYCHOLOGIQUE !

En complément de l’exercice d’Hypno-détox physique du livre, voici un « rituel santé » qui peut être émouvant et libérateur. Il est très simple mais vous demandera un peu de persévérance pour en tirer pleinement bénéfice.

Le but est ici de vous nettoyer… de mauvais souvenirs polluants.
À ce stade, vous devez déjà penser à quelques mésaventures dont vous aimeriez vous débarrasser. Alors, allons-y !

Phase A

Installez-vous tranquillement, en veillant à ne pas être dérangé pendant un petit moment et en gardant une position dynamique, car vous allez bouger (oui oui !).
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  1. Lorsque vous êtes prête : fermez résolument les yeux, respirez consciemment quelques instants et imaginez que vous rejoignez en vous un « espace intérieur » où sont stockés vos mauvais souvenirs…
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  2. Identifiez le premier souvenir que vous souhaitez nettoyer et laissez-le « remonter », suffisamment pour ressentir à nouveau son émotion. Elle n’était pas loin, juste au fond de vous…
    Dites-vous que vous ressentez, revoyez ou réentendez les choses de votre souvenir « pour la dernière fois », que « ça suffit, c’est fini ! »
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  3. Prenez une lente et très profonde inspiration, de toute votre force, comme un puissant aspirateur à mauvaise énergie. Imaginez que vous venez de vous remplir de quelque chose de dégoûtant : bloquez votre respiration et tournez vite votre tête par-dessus votre épaule gauche, vers le passé. Là, crachez le tout ! Comme un essaim de mouches noires qui repartent et disparaissent derrière vous. Soufflez tout, fort ! Vous pouvez aussi vous ébrouer, comme pour chasser quelque chose qui vous collait à la peau.
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  4. Ensuite, remettez votre tête droite et respirez un moment normalement, prête pour la suite… Dès que possible, reprenez une profonde inspiration de « mauvaise énergie », comme pour aller chercher en vous les émotions du mauvais souvenir. Allez jusqu’à fond de votre respiration et, à nouveau, bloquez, tournez la tête vers le passé et recrachez tout ! Soufflez tout l’air de vous, jusqu’au bout.

Certaines personnes peuvent avoir des haut-le-cœur. Je n’ai jamais vu personne vomir en faisant cet exercice, mais la sensation en est proche. Rassurez-vous, c’est normal : vous évacuez !

Phase B

  1. Lorsque vous vous sentez apaisée, dites-vous que vous n’avez fait que la moitié du travail… Il faut maintenant récupérer l’énergie que ces « mauvaises énergies » du passé ont emporté avec elles quand vous les avez renvoyées… Après tout, c’est votre énergie, à vous !
    Vous allez donc refaire le même exercice, mais à l’envers, depuis l’arrière-gauche jusqu’à vous, au présent, cette fois-ci pour reprendre votre énergie perdue. 
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  2. Tournez la tête vers le passé, par-dessus votre épaule gauche, vers l’arrière. Imaginez votre énergie (peut-être une lumière, une vibration ou une sensation ?). C’est l’énergie que vous avez dépensé autrefois à cause des événements de votre mauvais souvenir.
    Vous allez reprendre votre énergie. Pas les émotions bien sûr, seulement l’énergie. Ce sera comme débrancher la prise d’une télé : cela va couper l’alimentation des souvenirs (plus de courant !), et vous, vous aurez retrouvé votre tonus (énergie).
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  3. Prenez une profonde respiration. Absorbez le maximum de bonne énergie… Puis, bloquez votre respiration, remettez vite la tête devant vous, normalement, et soufflez doucement, comme pour laisser dégouliner l’énergie retrouvée en vous, sur vous.
    Faites cela, de l’arrière à l’avant, jusqu’à ce que vous ayez la sensation d’avoir repris toute l’énergie de cet ancien mauvais souvenir…
  4. Lorsque vous vous sentez bien, reprenez conscience de la pièce autour de vous, bougez et décidez de refaire cet exercice d’autres fois pour nettoyer encore plein de vilaines choses, pour récupérer votre pleine énergie de vie.

Le bénéfice n’est pas forcément tangible en nettoyant seulement un mauvais souvenir (quoique, cela dépend de la force de ce souvenir !).
Le but est de faire une liste de choses à nettoyer : tout ce qui vous vient à l’esprit dans les catégories : « La famille », « Mes amours », « Au boulot », etc. Il y a de quoi faire… et la liste peut s’allonger !

Prenez le temps (et le courage !) de nettoyer au moins les mauvais souvenirs les plus importants, vous vous sentirez vraiment beaucoup mieux, c’est garanti ! Et vous pourrez profiter de votre nouvelle énergie retrouvée pour vivre chaque jour pleinement.

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> Pour aller plus loin : découvrez le livre « Mes 7 jours Happy détox« 

« L’Hypnose fait et défait les symptômes »…

…disait Charcot, du temps de la Salpêtrière. Pour illustrer cela, il créait par suggestion des verrues chez une personne (qu’il faisait partir ensuite !).

Cela m’est arrivé de montrer ce phénomène à mes étudiants, sur moi : en pointant un endroit, sur ma main… Une petite verrue y apparut le lendemain (par contre, il me fallut 8 jours pour la faire partir !).

Voici l’illustration de la puissance de l’esprit sur le corps, tel que décrit par Léon Chertok, célèbre continuateur de l’Hypnose durant sa période creuse en France (1970-1990), avant l’arrivée de l’Hypnose Ericksonienne, puis de la Nouvelle Hypnose.

Léon Chertok parle de cette expérience dans son livre « L’Hypnose » (éditions Payot). Cela nous montre bien que le corps suit l’esprit, depuis toujours, à notre conception, lorsque tout va bien… et puis ensuite, en cas de soucis, lorsque la maladie apparaît (quand elle n’est bien sûr pas provoquée par la pollution, malbouffe ou autre)…

Ce que l’esprit fait, il peut le défaire… Comme on le dit à juste titre en hypnose, et comme il est rappelé dans ce documentaire : « En hypnose, il ne s’agit pas de voir pour croire, mais de croire pour voir ! »

Bernheim appelait cela, la « crédivité ». Ce mot n’est pas resté dans le dictionnaire. Il décrivait la capacité d’une personne à croire en quelque chose qui lui ferait du bien, même sans bases logiques…

Et vous, à quoi voulez-vous croire ? 🙂

La collaboration, loi oubliée de Darwin

« Tout le monde lutte pour sa propre survie, et c’est toujours le plus fort et le plus égoïste qui s’en sort le mieux ».

Cette idée reçue inculquée dès l’école, cette loi de la jungle, n’explique pas tout. Longtemps, on a présenté la compétition comme un phénomène inhérent au vivant. Désormais, explique le biologiste Pablo Servigne, la science montre au contraire l’importance de l’entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes.

L’exemple traditionnel est celui des chasseurs préhistoriques, qui ne seraient jamais allé combattre seuls un mammouth ! Si nos ancêtres ont survécu, c’est avant tout car ils ont su travailler ensemble.

Dans le livre qu’il a coécrit avec Gauthier Chapelle, « L’Entraide. L’autre loi de la jungle » (éditions Les Liens qui Libèrent), Pablo Servigne montre comment la biologie du XXe siècle, encouragée par les industriels et dirigeants, a délibérément surévalué les comportements de compétition dans la nature, en minimisant l’importance de la coopération. Une manière discrète mais efficace de « diviser pour mieux régner » 😉

La théorie de Darwin fut «l’une des plus violemment combattues par ses adversaires et l’une des plus constamment trahies par ses partisans. Dès sa publication, l’Origine des espèces a été lue à travers des prismes déformants», soulignait Patrick Tort dans une interview à Libération.
Le principal fut Herbert Spencer (1820-1903), l’inventeur du «darwinisme social», une idée rejetée par Charles Darwin. Elle déforme sa pensée, en écartant tout ce qu’il dit sur la « coopération» dans la nature et en ne retenant que la « compétition », explique Guillaume Lecointre. Surtout, elle « fait sortir la sélection naturelle de son domaine de légitimité », un crime épistémologique très utile aux idéologues du capitalisme, qui permet de rejeter sur les exploités de l’industrie naissante la responsabilité de leur sort.

Alors, tous égoïstes ? Non, bien au contraire ! Il suffit de voir les réactions spontanées des gens lors d’une catastrophe naturelle ou d’un attentat : l’entraide est naturelle et immédiate (et les rumeurs d’agressions durant les ouragans récents, dans les îles, se sont révélées être des fakes, des cas isolés ou de fausses rumeurs).
Les découvertes de cette nouvelle sociobiologie ont des implications majeures pour le futur de nos sociétés…

Si une tribu compte beaucoup de membres qui sont toujours prêts à s’entraider et à se sacrifier au bien commun, elle doit évidemment l’emporter sur la plupart des autres tribus. Ceci constitue aussi un cas de sélection naturelle.

Charles Darwin (La descendance de l’homme, chap.5, 1881)

 

Pour conclure, voici une vidéo de l’équipe de « Et tout le monde s’en fout ! » :

De manière « épique et poétique », cela peut aussi être dit et vu ainsi :

A lire aussi :
Darwin, l’économiste ? (à propos de la collaboration en entreprise)

Déterminer vos objectifs de vie

Bien souvent, en consultation, il est nécessaire de commencer par établir des objectifs concrets avec la personne : quand les bases psychologiques sont relativement saines, le simple fait de « savoir où l’on va » peut suffire à débloquer une situation !

Bien sûr, si l’anamnèse met à jour des blessures émotionnelles, on commencera par s’en occuper… Mais la base restera la même : d’abord savoir où  l’on va !

Cette vidéo présente les premières notions avec humour : le 1er point (sur 7) de la Détermination d’Objectif, telle que pratiquée en début de rencontre…

Il ne suffit pas de comprendre ou de se dire « Oui, c’est ça ! » Il faut en faire quelque chose ensuite : bouger ! Faire ce qu’il faut.

Illustration, avec nos Flying Frenchies, à transposer dans votre vie :

A vous de jouer 🙂

Une de mes citations, utilisée pour la promotion des Pompiers de Paris

Une de mes citations, utilisée pour la promotion des Pompiers de Paris

Faire de votre Critique intérieur… un partenaire !

Sympathique petit film d’animation, qui aide à comprendre comment transformer son Critique intérieur (l’archétype qui regroupe nos apprentissages négatifs de mésestime, de rabaissement, etc. La petite voix critique qui vous dit que « vous n’y arriverez jamais ! »)… en une présence aidante, telle qu’on le fait en Thérapie Symbolique Avancée (TSA, Patricia d’Angeli), en Hypnose Humaniste :

L’illusion de la main en caoutchouc

On en parle parfois en formation, voici quelques liens pour en apprendre plus sur cette curiosité : on masque une main de la personne et on place devant elle une simili-main (en caoutchouc ou autre matière, peu importe que ce soit réaliste ou non).
Ensuite, il suffit de stimuler la fausse main et la vraie main en même temps, devant la personne qui ne voit que la fausse main. Elle commencera alors à ressentir le toucher sur la seule main qu’elle voit : la fausse !

Tout se passe comme si la conscience de la personne se projetait dans la main visible, qu’elle soit sienne (votre main à vous) ou un artefact (une main en caoutchouc) !
C’est la « proprioception ».

Une impression visuelle de ce phénomène peut être vécu dans le noir absolu (en spéléologie, par exemple, les moniteurs font souvent vivre cela aux débutants) : il suffit de bouger son bras devant ses yeux, dans le noir donc, pour « voir » un brouillard grisâtre se déplacer devant nos yeux !

Un phénomène curieux est que le système immunitaire de la personne se désactive dans son « vrai bras », tant qu’elle se ressent plutôt dans le bras de caoutchouc ! Autrement dit, c’est votre conscience d’être « en vous » qui maintient vos systèmes de survie. Étonnant, non ?

Cela explique aussi pourquoi il ne faut pas faire d’anesthésie hypnotique à une personne amputée et qui va recevoir une prothèse : l’anesthésie couperait la perception du corps et il serait ensuite très difficile pour elle de s’approprier la prothèse… Donc, pas d’anesthésie du « membre fantôme » si cette partie du corps peut recevoir une prothèse, car avec la rééducation, la conscience se projettera dans la prothèse (comme dans la main en caoutchouc) et les douleurs cesseront.

Le chercheur Henrik Ehrsson va encore plus loin en reproduisant cette expérience avec tout le corps ! Il suffit de mettre des lunettes de réalité virtuelle à la personne (en mode caméra simple) afin qu’elle « voit » non pas de ses propres yeux, mais du point de vue d’un mannequin… Et en reproduisant le même protocole qu’avec la main toute seule, la personne commence à sentir… le mannequin ! Et plus son corps réel !!! Sa conscience s’est « projetée » dans le mannequin !

Lisez l’expérience d’une journaliste du journal « Libération ».

Bien sûr, il s’agit d’un effet psychologique : si la personne réelle mourrait, sa conscience ne resterait pas dans le mannequin, si c’est ce que vous aviez imaginé ! 😉
Mais c’est tout de même un phénomène incroyable, qui vous montre comment votre conscience s’approprie votre corps (ou autre chose qui lui serve d’habitacle !).

C’est cette conscience qui est « augmentée », au-delà de votre corps, durant l’induction hypnotique humaniste. Vous y apprenez à être sensible à « plus que vous », à votre environnement… Le Lieutenant-Colonel Albert de Rochas d’Aiglun, administrateur de l’Ecole Polytechnique à la fin du XIXème siècle et chercheur en divers domaines comme l’Hypnose, fut le premier à décrire cette « extériorisation de la sensibilité », comme il l’appelait. Sa méthode était malheureusement très longue et difficile (plusieurs heures d’induction hypnotique sur des sujets sensibles, en transe somnambulique).

L’Hypnose Humaniste permet à tout un chacun d’expérimenter ce phénomène, avec simplicité et rapidité, puis de s’en servir en thérapie ou en coaching.