Est-ce que l’Hypnose soigne vraiment ?

Auriez-vous peur que les symptômes réapparaissent sous une autre forme ?
Vous pensez alors à la « substitution de symptôme« . Il s’agit d’un terme psychologique qui présume que lorsqu’une causse psychologique profonde n’a pas été prise en compte, sa résurgence « en surface » (le « symptôme », toujours psychologique, donc) pourrait persister mais sous une autre forme.

C’est quelque chose qui pourrait donc bien arriver si on ne tient pas compte de la cause profonde psychologique durant la thérapie (ce qui n’est pas le cas dans les protocoles thérapeutiques en Hypnose), car l’expression du symptôme (psychologique) premier aura été simplement « étouffé » ou « chassé » sans que l’on prenne garde à en traiter l’origine : la cause (psychologique).

Nota : le terme « symptôme » pourrait être mal compris (plus ou moins volontairement) par « certaines personnes » qui pourraient estimer que l’on parle de symptômes physiques (médicaux), ce qui n’est nullement le cas en psychothérapie, bien sûr. D’où la répétition volontaire du terme « psychologique », ci-dessus, afin de bien confirmer le domaine d’intervention de l’hypnothérapie 😉

Si un trouble psychologique survient, ce n’est pas pour rien : une partie de vous a quelque chose à dire. Il y a « quelque chose » qui coince, qui ne va pas correctement… Si vous l’empêchez de s’exprimer, en traitant l’effet et non la cause, le symptôme (psychologique) et non ce qui crée le symptôme, alors il est logique que le corps et l’esprit trouvent une meilleure manière de vous faire passer le message ! Même si cela doit vous faire très très mal, car c’est une question de survie pour votre esprit profond.

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En Hypnose thérapeutique, l’hypnothérapeute est formé à travailler sur la cause profonde, soit en accédant à l’Inconscient (formes d’hypnose dissociantes, comme l’Hypnose classique ou éricksonienne), soit en aidant la personne à prendre conscience de ce qui coince en elle (forme d’hypnose associante : Hypnose Humaniste). Donc, rassurez-vous, tout est prévu pour que la « substitution de symptôme » n’arrive jamais.

Enfin, la question de la « substitution de symptôme » se pose surtout pour les formes dissociantes d’hypnose, plus mécaniques (« réparer ce qui est cassé »), voire en Hypnose médicale (suggestions directes sur le corps, sans tenir compte de la psyché de la personne, de ses émotions, etc.). La Nouvelle Hypnose (dissociante) et l’Hypnose Humaniste (associante) sont plus modernes et ont un aspect psychologique qui permet à la personne d’évoluer en plus de « guérir ». Cela rend caduque le souci mécanique de la « cause profonde », puisque toute la personne évolue en profondeur durant la thérapie.

Conclusion : si la séance est correctement conduite, en suivant les protocoles modernes d’hypnothérapie, il n’y aura jamais de substitution de symptôme. De nombreux chercheurs l’ont prouvé : Wolberg en 1964, Hartland en 1975, Kroger en 1977, Araoz en 1982…

Est-ce que seuls les médecins peuvent pratiquer l’hypnose thérapeutique ?

Bien sûr que non !

On parle bien ici de psychothérapie, de psychologie, et non d’hypnose « médicale » – qui n’est pas de l’hypnose thérapeutique à proprement parler : le plus souvent, il s’agit d’anesthésies.
Or, on n’apprend rien sur la psychologie et encore moins la psychothérapie ou l’hypnothérapie à la fac de Médecine. Il n’y a donc aucun rapport entre « être médecin » et être capable de pratiquer l’Hypnose thérapeutique…

De plus : « Les Diplômes Universitaires d’hypnose et d’EMDR ne sont pas reconnus par l’Ordre des médecins. Réglementairement, le médecin n’est donc pas autorisé à mentionner ces pratiques sur sa plaque et/ou ses ordonnances » (rapport de l’INSERM U1178, juin 2015, page 13).

Notez que l’exercice de la psychothérapie en générale (aide par l’esprit) n’est pas réglementé en France, donc toute personne correctement formée peut la pratiquer – quelle que soit sa profession d’origine.

Il existe une loi en France qui concerne seulement l’usage du titre « psychothérapeute ». Cette loi demande aux personnes qui veulent utiliser le titre de « psychothérapeute » d’avoir suivi une formation en psychopathologie et d’être inscrit sur une liste départementale. Cette loi n’exige aucune formation à une technique thérapeutique !… Un « psychothérapeute », selon cette loi, n’est donc curieusement pas un professionnel capable de pratiquer la psychothérapie ! Un comble !

Notez bien que seule l’appellation « psychothérapeute » est concernée par cette loi.
Les termes différents n’entrent pas dans le cadre de cette loi, par exemple : « hypnothérapeute », « relaxologue », « psychanalyse », « sophrologue », « coach », ou même « praticien en psychothérapie »…

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La psychothérapie – dont l’Hypnose thérapeutique fut l’origine en 1891, puisque c’est pour l’hypnose que l’on a inventé ce nom – est un métier auquel il faut se former, quelle que soit votre formation de base (donc, même si vous êtes médecin, infirmière, psychologue ou psychanalyste, etc.).
De plus, l’exercice de la psychothérapie (aide par l’esprit, la parole) est très lié aux qualités humaines de la personne, au moins autant qu’à ses connaissances et compétences techniques.

Être médecin ne prépare pas, ni ne prédispose à l’exercice d’une pratique psychothérapeutique comme l’Hypnose thérapeutique, la Gestalt, l’Analyse Transactionnelle, etc. Il n’y a donc aucune raison de réserver spécialement la pratique de la psychothérapie, quelle que soit l’approche, aux personnes formées en médecine.

A la limite, un médecin psychiatre a quand même reçu une formation en psychologie (en plus de ce qui concerne les prescriptions médicamenteuses) et les psychologues ont la formation la plus complète en psychologie (forcément)… mais toujours pas en psychothérapie.

D’ailleurs, certaines personnes, sans aucune formation particulière, sont même beaucoup plus « psychologues » (au sens de la qualité humaine et intuitive) que bon nombre de professionnels… Mais c’est une autre histoire.

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Ne devraient exercer la psychothérapie (et nous ne parlons pas ici de dispositions légales, mais de bon sens !…) que les personnes formées à la pratique de la psychothérapie (l’accompagnement) ET à une bonne technique d’intervention (comme l’Hypnose) ET ayant les qualités humaines et l’alignement personnel indispensables (« un esprit sain dans un corps sain »). Ce qu’aucun diplôme et aucune loi ne pourront jamais mesurer et juger. Un thérapeute pourra être « bon » pour une personne et non pour une autre. Ce qui convient aux uns ne convient pas forcément aux autres. 

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En résumé : un médecin a été seulement formé à la Médecine et n’a donc aucune capacité particulière, innée ou spontanée, à exercer la Psychothérapie… Si vous voulez faire réparer votre voiture, vous vous adressez à un garagiste ; si vous voulez acheter une baguette de pain, vous allez chez votre boulanger ; pour vous faire couper les cheveux, chez votre coiffeur… Alors faites de même pour votre esprit : préférez un professionnel de la relation d’aide !

En début de formation à l’hypnose, tout le monde est à égalité. Même un médecin psychiatre ou un psychologue, s’ils n’ont jamais pratiqué l’hypnose, sont au même niveau que tout le monde (pour ce qui concerne la technique hypnotique). Les connaissances professionnelles d’un médecin ne l’aideront aucunement durant sa formation en psychothérapie, cela n’a rien à voir (sur ce point, les psychologues sont largement avantagés !).
Bien sûr, nous sommes heureux de former toute l’année de nombreux médecins ou psychologues, très conscients de partir (pour ce qui concerne l’Hypnose !) du même niveau que tous les autres, et très compétents ensuite en Hypnothérapie. Certains superviseurs et formateurs IFHE, eux-mêmes médecins ou psychologues de formation, pourront vous conseiller ou vous accompagner, lorsque vous serez diplômé et établi.

Enfin, dernière pensée : si le fait que vous recherchiez un thérapeute médecin est dépendant de… votre porte-feuille (ce qui est compréhensible), sachez que, bien qu’il existe de nombreux médecins formés en psychothérapie et l’exerçant, légalement la Sécurité Sociale ne prend pas en charge les consultations de psychothérapie (hypnothérapie ou autre : cf. question n°5 de cette FAQ).

L’Hypnose thérapeutique fait partie des thérapies brèves. Un praticien en Hypnose Ericksonienne ou en Hypnose Humaniste saura vous aider en un nombre raisonnable de séances, qu’il soit médecin ou non.

Quelle est la différence entre un Hypnothérapeute et un Hypnologue ?

Lorsque l’Hypnose est apparue, elle était une pratique de soin, d’aide par la parole (cf. ses créateurs, tous médecins : James Braid, 1841, puis Charcot, Bernheim, etc. 1890)… Un « Hypnotiseur » était donc forcément un « thérapeute ». 

Il devrait donc être inutile de préciser « hypnose thérapeutique » ou « hypnothérapeute », ce devrait être une redondance. L’Hypnose étant par définition une pratique thérapeutique !

Mais, comme vous le savez, l’Hypnose est aussi utilisée en spectacle pour des exhibitions, depuis aussi longtemps qu’elle existe, en raison du côté spectaculaire des phénomènes qu’elle permet. Lafontaine, Donato, etc. donnaient des spectacles, et même Charcot, à sa manière… Il est alors devenu important de faire la différence entre :

  • Les hypnotiseurs, ceux qui utilisent l’Hypnose (donc possiblement aussi à visée de divertissement, en spectacle ou démonstrations)
  • Les hypnothérapeutes, ceux qui aident d’autres personnes avec la parole grâce à l’Hypnose et ses possibilités (cf. le Larousse).

Toujours dans ces anciennes années, on trouvait aussi des « Hypnologues » : des personnes qui étudient scientifiquement l’hypnose, en tant que phénomène (comme il existe des « Psychologues », des gens qui étudient la psyché). « Logos » a donné les suffixes –logue, –logie, –logique et –logiste, qui désignent des disciplines du savoir (sciences).
La plupart du temps, la discipline porte le suffixe –logie (ex: « Psychologie »), la personne étudiant cette discipline –logue (ex: « Psychologue ») et l’adjectif –logique (ex: « psychologique »).

  • Les hypnologues : ancien terme désignant les personnes qui étudiaient l’hypnose (le phénomène, pas la thérapie) et ses mécanismes cérébraux, psychologiques, etc. Ce n’étaient pas des thérapeutes, ce n’étaient pas leur métier.

Tout comme les « psychologues » (qui étudient la psyché) sont différents des « psychothérapeutes » (qui soignent grâce à la psyché), les « hypnologues » (qui étudiaient l’hypnose : les phénomènes psychologiques) n’ont rien à voir avec les « hypnothérapeutes » (qui soignent grâce à l’Hypnose : la pratique thérapeutique). Les « hypnologues », comme leur nom l’indique, ne soignaient pas. De plus, les métiers en « …logue » sont souvent aujourd’hui réservés à un niveau de diplôme universitaire, comme les « psychologues » ou bon nombre de spécialités de médecine.

Donc, attention à la confusion, car il existe aussi des : allergologue, dermatologue, cancérologue (oncologue), angiologue, radiologue, proctologue, gynécologue, cardiologue, neurologue, etc. et ce sont tous des médecins ! Et il serait regrettable de créer un malentendu, si vous n’êtes pas vous-même médecin…
Ainsi, le terme Hypnologie (cf. aussi le Larousse) est aujourd’hui surtout utilisé pour désigner : « la médecine du sommeil et de l’éveil, spécialisée dans le diagnostic et le traitement des troubles de la vigilance (somnolence excessive) et du sommeil (insomnies, parasomnies) » (cf. Manuel de Psychiatrie Clinique, 2012). Un « Hypnologue » est alors un médecin spécialiste du sommeil ou un chercheur qui étudie le sommeil. Rien à voir avec l’Hypnothérapie ! Le terme est peu utilisé, mais on le trouve encore dans certains hôpitaux (cliquez sur « Comment » sur le site en lien) ou certaines recherches médicales

Aujourd’hui, dans le cadre de l’Hypnothérapie, le terme vieilli et ambigu de « Hypnologue » est abandonné – sauf par une école qui l’a repris récemment pour désigner ses élèves hypnothérapeutes (apparemment sans vérifier le sens réel du mot, ni son origine et ses autres significations)… C’est juste un effet de marketing.

Bien que, depuis quelques années, les termes médicaux « hypnologie » et « hypnologues » tendent à être mis de côté, sans doute à cause du succès grandissant de l’Hypnose et de l’éventuelle confusion possible (cela reste des appellations médicales, donc légalement protégées).
Il reste toutefois encore possible de mélanger avec les anciens sens de « étude des phénomènes de l’Hypnose » (XIXème s.) et « étude du sommeil et de l’éveil » (XXème s. et jusqu’à nos jours)…

A l’IFHE, nous préférons conserver le terme historique de « Hypnothérapeute«  pour désigner, comme son étymologie l’indique, un professionnel de la relation d’aide qui utilise l’Hypnose. Tout simplement… 

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Enseigner l’Hypnose… 1/2

Vous vous demandez comment on peut devenir Enseignant en Hypnose, afin de donner soi-même des formations ?

Je fais partie de la « vielle école », du temps où l’on s’inquiétait d’avoir réellement la compétence de ce qu’on prétendait faire. Aujourd’hui, je reçois des courriers de personnes qui me déclarent : « Je ne suis pas formé en hypnose et je ne compte pas le faire, je n’ai jamais reçu personne en consultation, je n’ai donc aucune idée de ce qu’il faut dire ou faire pour aider quelqu’un… mais je vais vendre des séances d’hypnose sur mon site Internet, aidez-moi à en écrire qui plaisent aux gens, merci ! » 😀 Une autre époque, je vous dis…

[MODE « De mon temps » : ON]
Non seulement personne n’aurait osé former quelqu’un sans en avoir et la compétence et l’ancienneté, mais les gens vérifiaient aussi vos références : Par qui aviez-vous été formé ? Quels étaient vos écrits ? (Cela vaut toujours pour les consultants seniors qui doivent prouver avoir été publiés pour maintenir leur statut) Quelle est votre expérience réelle ? Etc.
Aujourd’hui, n’importe qui ouvre une « école » d’hypnose, en oubliant qu’il s’agit avant tout de thérapie, d’aider des personnes en souffrance. Or, il est évident en regardant les commerciaux d’Internet, les « youtubeurs » et autres gourous à la mode qu’ils n’ont jamais reçu réellement quelqu’un en consultation – sinon, comment oseraient-ils prétendre faire avec un vrai patient ce qu’ils nous montrent ? Tout vrai thérapeute sait qu’aucune de ces choses n’est faisable dans la réalité : non seulement, ce serait blessant et irrespectueux pour les personnes, mais on courrait le risque de se faire purement et simplement envoyer balader… Donc, quant à prétendre instruire de futurs thérapeutes ? Quand on n’a soi-même aucune expérience pratique ? Il faut être sacrément culotté… ou inconscient (ou idiot 😉 )…

Bref, « de mon temps », donc, on était d’abord hypnothérapeute, depuis longtemps, et on avait fait ses preuves… Et, un jour, c’était un ancien qui nous donnait le feu vert. Pour moi, ça a été Carol Erickson, après mes formations avec elle – et parce que j’avais eu la chance de sympathiser avec elle, aussi – qui m’avait lancé au détour d’un repas, un midi : « Pourquoi n’enseignes-tu pas ? »… Et justement, mes collègues thérapeutes de la région, que je connaissais (à l’époque, on allait voir les collègues : ça se fait encore ?)… me demandaient si je pouvais les former en Hypnose… Ce à quoi j’avais répondu : « Non ! Je ne suis pas formateur » 🙂

Après la proposition de Carol Erickson, et sur l’insistance de mes collègues, j’ai molli : « Ok, pourquoi pas, mais si vous me trouvez un groupe d’une douzaine de personnes »… Comme ça, j’étais tranquille : cela n’arriverait pas !
Mais c’est arrivé, un des collègues plus débrouillard a ramené les gens… J’ai trouvé une salle pour nous héberger… et c’est ainsi qu’eut lieu la première formation en Hypnose que j’ai donnée… sans savoir que ce ne serait pas la dernière, très loin de là, et que ça allait m’entraîner vers de nouvelles aventures et de belles rencontres.
[MODE « De mon temps » : OFF]

Voici la copie d’un article de 2010… oui, c’était il y a bientôt 15 ans, déjà… à propos de « Comment fait-on pour devenir Enseignant en Hypnose ? » Le site qui l’hébergeait n’existe plus, donc je le remets ici.

TRANSMETTRE, INSTRUIRE OU EVEILLER ?

Il s’agirait d’abord de définir ce que l’on entend par « Enseignant en Hypnose »… Ensuite, nous verrons que l’affaire est très différente qu’il s’agisse d’Hypnose Ericksonienne ou d’Hypnose Humaniste.

Pour commencer
Souhaitez-vous former des professionnels de la thérapie à l’Hypnose thérapeutique ? Ou bien simplement enseigner la pratique de l’hypnose à tout un chacun ?… Car ce sont là deux domaines distincts !

  • Un « Enseignant en Hypnose » (Ericksonienne ou Humaniste) n’apprend pas seulement aux gens à pratiquer l’hypnose ou l’auto-hypnose, pour soi, en pédagogie, management, communication, etc.
  • Un « Enseignant en Hypnose » donne des formations professionnelles certifiantes : cela veut dire qu’il certifie des professionnels qui vont pratiquer l’hypnothérapie sur d’autres personnes, leurs patients (ou « clients », en coaching).

Si ce que vous souhaitez est « enseigner la pratique de l’hypnose », pour soi-même (auto-hypnose), si vous êtes thérapeute par exemple, et à l’aise devant du monde, à partir du moment où vous savez de quoi vous parlez : alors vous n’avez besoin de rien de spécial.
Vous avez appris l’hypnose et vous savez vous en servir ? Vos patients avanceraient plus vite dans leur thérapie s’ils étaient « meilleurs » en hypnose ? Ce serait donc une sorte de « thérapie de groupe », en soirée ou le dimanche… Et bien, c’est formidable ! Aidez autant de monde que vous pouvez, autour de vous ! 🙂

Si vous ne souhaitez pas former « des pros », donc donner des formations avec un examen et un diplôme en Hypnose au bout, à des gens qui vont ensuite recevoir de vrais patients en thérapie, alors vous n’avez pas besoin de devenir « Enseignant en Hypnose ».

Bon nombre de thérapeutes enseignent l’auto-hypnose à leurs patients afin d’aider ou compléter leur traitement ; et tous les parents formés en hypnose enseignent à leurs enfants à se servir de leur tête, de leur esprit… Tout ça, ce n’est pas de la formation « professionnelle », c’est de l’entraide, de l’éducation ou du développement personnel. A la limite, tout le monde devrait savoir faire cela ! Pas besoin d’être « enseignant certifié  » pour aider son prochain.

Cet article parle de la manière de devenir un professionnel certifié de l’enseignement de l’Hypnose, pour des formations de niveau professionnel, donc avec une certification et un diplôme en bout de parcours. Si c’est bien cela que vous recherchez, alors continuons…

Il faut comprendre que beaucoup de matières enseignées à l’école ou à l’université sont des domaines logiques, cartésiens ; leurs structures peuvent être retenues intellectuellement, sans forcément avoir besoin d’expérience pratique, comme l’Histoire, la Géographie ou les Maths…
Cela permet à des personnes nouvellement formées – et même à certaines personnes qui n’ont d’autres sources que leurs lectures – de s’auto-proclamer « enseignant » ou « formateur », comme on en voit en PNL par exemple (qui est une approche très « mécanique » et pas directement destinée à la thérapie), sans expérience particulière (et parfois même sans le diplôme correspondant, ce qui est encore pire !).
Evidemment, c’est 100 fois mieux si la personne a une vraie expérience personnelle et professionnelle mais, même sans, dans un domaine qui reste « logique », « carrée », elle peut réussir à donner le change, faire croire qu’elle sait, enfumer à coup de jargon et animer une formation correcte, « théoriquement ».

Enseignant, c’est un métier
Être « enseignant » en Maths, Français, Histoire ou Géographie sans réelle formation serait impossible dans le secteur publique, où l’Etat a posé ses exigences universitaires. Vous pouvez parfaitement parler le français et pourtant ne pas avoir le droit d’enseigner cette langue aux enfants à l’école. Être enseignant est un métier.
Malheureusement, dans le privé, aucun organisme neutre ne veille au respect des normes les plus élémentaires et beaucoup de « formateurs » ou de pseudo « enseignants » n’ont pas les qualités que l’on pourrait espérer de vrais professionnels de l’enseignement, en termes de savoir comme d’expérience…
Malheureusement aussi, le grand public, n’était par définition pas formé dans le domaine, ne sait pas différencier un « enfumeur », quelqu’un qui a le paraître, le jargon, mais aucune compétence réelle et zéro expérience pratique. Cela passe à l’université, pour enseigner de la théorie, mais c’est quasi dangereux dans un domaine concret, comme la conduite de poids lourds, la chirurgie, la dentisterie… ou… la psychothérapie !

Transmettre appartient à chacun
Si vous savez pratiquer l’Hypnose et voulez transmettre ce savoir-faire à vos patients ou clients, à vos enfants, votre famille, vos amis et vos proches : nul besoin d’être « enseignant en Hypnose ». Transmettez ce que vous savez, c’est votre travail et/ou de l’entraide, le minimum vital entre êtres humains.

Maintenant, si vous souhaitez devenir « Enseignant en Hypnose« , la suite de l’article vous concerne…

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Distinguo entre « Animateur », « Formateur » et « Enseignant » en Hypnose
La différence entre un « Animateur », un « Formateur » et un « Enseignant » est très simple :

Un animateur « anime », il n’a pas créé le contenu qu’il retransmets… Quelqu’un d’autre doit lui fournir et lui apprendre à donner « sa journée ». L’animateur n’a aucune idée de ce qui se passe dans les autres journées du cours. L’animateur végétarien peut parfaitement animer un stand au salon de la viande, si on lui dit quoi dire ! 🙂
Un formateur a su créer le contenu qu’il enseigne, sur un sujet ponctuel, mais il n’a pas la vue d’ensemble pour concevoir un parcours complet (et ça ne l’intéresse pas de le faire, généralement). Un formateur ne donne que des formations sur des sujets simples, rapides, qui s’apprennent en quelques jours.
Un enseignant, c’est la personne qui a formé les formateurs et animateurs de ce cours ! C’est la personne qui a pensé, conçu et développé le cours complet, qui a assez d’expérience pour raconter 1001 histoires et anecdotes pour illustrer le cours et qui en connait bien plus que le cours lui-même (aspect historique, par exemple).

  • L’animateur est la personne que vous rencontrez le plus durant vos formations. Généralement, c’est un ancien élève à qui l’enseignant à appris quoi faire et quoi dire, en contenu et en exercice, pour le remplacer durant une ou plusieurs journées de la formation. L’animateur n’a donc pas conçu le contenu, il ne connait assez bien que sa journée à lui et ne saurait pas répondre aux questions sur les autres journées – ou alors, il répondra, mais comme tout un chacun pourrait répondre (car après tout, c’est souvent lui-même un hypnothérapeute, donc il peut avoir des idées…) mais ses réponses ne reflèteront que ses opinions… Ce ne sera pas forcément « le cours » !

Il faut compter au moins 2 jours de formation à temps plein de l’animateur, pour chaque journée de cours qu’il devra donner, et du feed-back sur ses premières expériences, pour corriger les inévitables manques et dérives. On ne s’improvise donc pas « animateur », même quand on est soi-même déjà hypnothérapeute…

Dans les écoles d’hypnose, il y a d’ordinaire un ou deux enseignants et plusieurs animateurs pour les seconder, sur le même cours. Un formateur sera une personne spécialisée dans un domaine bien précis, et qui intervient en complètement du cours principal, pour apporter son propre contenu, dont il est spécialiste :

  • Le formateur peut donner une ou plusieurs journée de formation ou une conférence après les avoir préparées ; comme l’animateur, il ne connaît bien que les journées qu’il a étudiées et travaillées – il ne pourrait pas répondre à des questions qui concernerait autre chose que son cours ; il a souvent lui-même appris ce qu’il sait faire auprès d’un Enseignant et, d’ailleurs, ses programmes peuvent plus ou moins fortement s’inspirer de ce qu’il a appris, du temps où il était élève (ce qui est normal).
    Le formateur ne saurait pas forcément mettre dans un ordre logique/pédagogique les données que les élèves doivent assimiler durant un cursus prolongé, car il n’a pas une vue d’ensemble sur toutes les autres journées de la formation ; il n’a pas à « tout savoir » sur l’Hypnose, car lui, sa spécialité, c’est son cours (par exemple : « L’Hypnose auprès des personnes âgées). S’il n’a pas une réponse, il devrait s’en excuser et se renseigner auprès d’un Enseignant, puis rapporter la réponse à son groupe le lendemain… mais, bien souvent, puisqu’il a « réponse à tout » pour ce qui concerne sa journée, il aura tendance à « improviser » les autres réponses, si on lui demande (et là, on ne sera pas à l’abri de grosses bêtises !!)…

Il faut des années d’expérience pour chaque journée de formation donnée par le Formateur, tout un travail personnel d’étude, d’apprentissage (notes, exemples, etc.) et d’entraînement. Un formateur est un spécialiste, contrairement à l’animateur, qui est généraliste, formé pour quelques journées de cours.

  • L’enseignant peut vous parler d’Hypnose et vous enseigner n’importe quelle technique, n’importe où, n’importe quand, car il porte ce savoir et cette expérience en lui, il n’a pas besoin de réviser la veille d’une journée de formation ni de suivre un « fil rouge » fabriqué par un autre.
    Un Enseignant en Hypnose peut tenir une conférence ou un cours sur n’importe quel domaine de l’Hypnose, à la demande, sans préparation particulière – comme un professeur de mathématique ou de géographie peut vous rappeler tel théorème ou telle capitale sans « préparer son cours ».
    L’Enseignant peut vous instruire des mêmes choses que l’animateur ou le formateur, avec une dimension supplémentaire de connaissance et d’expérience : par exemple, il vous expliquera que Bernheim a familiarisé le mot « psychothérapie » en 1891 pour désigner le soin par la suggestion hypnotique (comme un animateur ou formateur le ferait), mais il vous racontera en plus l’origine véritable de ce mot inauguré en 1872 par un médecin anglais, Daniel Hack Tuke, qui l’avait lui-même emprunté aux pères de l’église qui désignaient ainsi l’aide morale dispensée aux croyants…

L’animateur répètera le cours qu’on lui a demandé de donner, en l’enrichissant du mieux du possible de son expérience personnelle, en espérant que cela reste cohérent avec le cours…
Le formateur vous apprendra les techniques, illustrées d’une ou deux de ses expériences personnelles aussi, qui devrait convenir – puisqu’après tout, il vous enseigne son propre contenu !
L’enseignant est celui qui a instruit l’animateur et le formateur : il vous initiera aux rouages secrets qui font l’efficacité des techniques en question, avec des conseils issus d’une longue expérience et de l’expérience de différents autres thérapeutes, des parallèles avec différentes formes de thérapies, et en illustrant le tout avec ses cas personnels et ceux de maîtres dans le domaine ; il pourra donner les références de ses sources (livres, articles, etc.).

Il faut environ 2 ans de travail suivi pour former un « Enseignant en Hypnose », sur la base d’une personne qui a déjà travaillé sur elle, qui a une très bonne expérience de l’hypnothérapie et qui sait parler en public.

Pour résumer

  • Un « Praticien » en Hypnose doit évidemment savoir pratiquer l’Hypnose correctement, il doit aussi avoir une bonne connaissance technique et théorique de l’Hypnothérapie et de la Psychologie en général ; il a travaillé et travaille encore sur lui et possède donc un esprit sain, les idées claires et une bonne éthique. Il a de bons résultats en thérapie, même s’il ne sait pas toujours comment il a réussi… Il n’est pas forcément professionnel (ce n’est pas recommandé !), mais il sait aider sa famille, ses amis… et lui-même, pour avoir une vie saine et agréable !
  • Un « Maître-Praticien » en hypnose maîtrise en plus sa pratique, c’est-à-dire qu’en plus d’être intuitif et bon en hypnothérapie, il possède des techniques avancées, des connaissances dans d’autres formes de thérapie, des bases en psychopathologie. Il a suivi plusieurs formations pratiques (« modules ») qui lui ont permis de gagner plus rapidement en expérience et, surtout, il sait ce qu’il fait : il a appris à être conscient des processus en marche chez lui et chez la personne, ce qui lui permet de s’améliorer, tout au long de sa pratique. C’est le niveau d’un hypnothérapeute professionnel.
  • Un « Animateur » ou « Formateur » est un « Maître-Praticien », pratiquant l’hypnothérapie, capable de former : en plus de son expérience en hypnose, qui lui donne des histoires à raconter, il a l’expérience de la prise de parole en publique et de la gestion d’un groupe. L’Animateur et le Formateur possèdent un mental solide, un peu comme les sportifs de haut-niveau, ceci afin de répondre avec calme aux situations parfois exigeantes de la formation.
  • Un « Enseignant » possède en plus de tout cela une longue expérience, personnelle et professionnelle ; en travaillant sur lui, il a acquis une maturité psychologique à laquelle s’ajoute une grande connaissance de l’humain ainsi qu’un savoir historique, théorique et technique. L’Enseignant maîtrise sa matière, du premier jour de cours au dernier. Il pourrait remplacer l’Animateur et le Formateur, sur n’importe quel sujet, sans préparation. En plus des processus pédagogiques d’apprentissages (« fil rouge »), l’Enseignant est conscient de la dimension de construction psychologique personnelle de ses élèves, dont il prend soin. Il aide les personnes qu’il accompagne à évoluer et grandir, dans les limites du contexte de la formation professionnelle.

Le praticien pratique ; les animateurs-formateurs donnent des cours ; l’Enseignant instruit, éduque, éclaire et éveille.

On ne devient pas « Enseignant en Hypnose » (Ericksonienne ou Humaniste) comme on devient enseignant en d’autres domaines, comme la PNL ou les mathématiques, par exemple. Une formation ne suffit pas, car devenir « enseignant », au sens humain du terme, ne s’apprend pas en cours ni dans les livres.

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LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE

Enseigner l’Hypnose… 2/2

Suite de l’article publié en 2010 [LIRE LA PREMIERE PARTIE]

Enseigner l’Hypnose par l’Hypnose !

En PNL, comme en maths, physique, français, histoire, etc., la matière est somme toute assez « logique ». Vous pouvez l’apprendre dans les livres et, si vous avez bien compris, la retransmettre à d’autres, même si vous n’en avez pas ou peu d’expérience pratique…

Ce n’est pas possible en Hypnose où les structures et processus ne sont pas toutes « logiques », loin de là ! Agissant directement au niveau inconscient, elles sont vécues immédiatement et émotionnellement par les personnes en apprentissage ; elles demandent donc de la part du formateur ou de l’Enseignant une bonne dose d’intégrité, de respect d’autrui, de prudence quasi obsessionnelle et d’intuition thérapeutique, acquise par une longue pratique et la rencontre de multiples situations d’urgence différentes.

Techniquement parlant, il n’y a que peu d’écart entre une séance d’hypnothérapie et une formation en Hypnose correctement enseignée (même si, « en formation, on n’est pas en thérapie ! » et que les deux mondes n’ont rien à voir)… Pour transmettre l’Hypnose, un bon programme ne suffit pas, il faut être quelqu’un qui a quelque chose à enseigner. Il faut avoir vécu.

En plus de la technique, l’Enseignant en Hypnose transmet son savoir, son expérience, ses sensations, ses astuces. L’esprit de la pratique. Rien qui ne se trouve dans les livres, aucune théorie au sens stricte, car chaque notion doit être vécue, physiquement et psychologiquement, par les stagiaires avant d’être expliquée consciemment… Comme une séance d’hypnothérapie, cela tient plus de l’art que de la technique, il faut être sensoriellement ouvert, observateur, extrêmement rapide et réactif, et être capable de rester zen en toute situation.

Une formation en Hypnose se construit en interaction permanente avec le groupe, pas question de lire ou de réciter ! L’Enseignant utilise les outils hypnotiques au profit de ses élèves, en même temps qu’il les leur apprend. C’est très amusant à faire… lorsqu’on est capable de le faire !… Et je peux dire honnêtement que je n’en aurais jamais été capable, au niveau minimum d’un vrai professionnel de l’enseignement, avant les dix premières années de ma pratique thérapeutique de l’Hypnose.

Maintenant, une personne qui aurait suivi la formation IFHE gagnerait beaucoup d’années de pratique (contrairement à moi qui ai dû apprendre tout seul, à l’époque : j’ai exercé 8 ans avant d’avoir la chance de rencontrer Carol Erickson !)… Disons qu’aujourd’hui, il faudrait encore bien 3 ou 4 ans d’expérience à un thérapeute avant de pouvoir se lancer dans un cursus d’Enseignant en Hypnose.

Pratiquement toute la formation d’Hypnose Ericksonienne se passe en « hypnose conversationnelle », une chose qui ne se découvre aussi qu’avec l’expérience. Il m’a fallu aussi près de dix années avant que cette « hypnose conversationnelle » ne devienne vraiment efficace… Il faut plus que parfaitement maîtriser l’hypnose formelle (« ordinaire » ou « déclarée ») pour que l’hypnose conversationnelle fonctionne réellement…

La technique une fois intégrée, l’Enseignant en Hypnose Ericksonienne peut se concentrer sur l’utilisation de celle-ci pour la pédagogie, et la gestion des dizaines de réactions différentes et simultanées d’un groupe d’adultes en état (inconsciemment) modifié de conscience ! L’Enseignant Ericksonien fait ainsi en permanence 36 choses à la fois : le cours n’est que l’aspect visible d’un processus très complexe – ce qui décourage habituellement les « candidats Enseignants Ericksoniens » souvent dès la première matinée de formation… Il y a un monde entre ce qui se voit et se vit depuis la salle, et l’art nécessaire à produire cet impact sur les élèves.

On ne retrouve pas ce paramètre en formation d’Hypnose Humaniste, ce qui la rend plus facile à enseigner. L’Enseignant peut se concentrer uniquement sur son cours, il n’a pas à faire plusieurs choses en même temps, comme en cours d’Hypnose Ericksonienne… L’Hypnose Humaniste est une approche où on cherche à apporter davantage de conscience (de soi, des autres, etc.) aux personnes. Il n’y a donc pas de suggestions, de « manipulation » (thérapeutique) inconsciente, etc. .

Dans l’une comme l’autre pratique, en Hypnose Ericksonienne comme en Hypnose Humaniste, il ne peut y avoir de « formation » d’Enseignant, au sens scolaire (un groupe de gens dans une salle avec des cours théoriques et des exercices), tant ce monde est différent des autres. On n’apprend pas « en cours » ou « dans les livres » à communiquer d’âme à âmes. La capacité à enseigner ne s’achète pas…

Le « titre » d’Enseignant s’acquiert donc à l’IFHE comme je l’ai acquis moi-même de Carol Erickson, Ernest Rossi, Jay Haley et André Weitzenhoffer : par la reconnaissance de votre pratique thérapeutique et pédagogique par un ou une aînée.

Après votre formation en Hypnose, lorsque vous aurez emmagasiné suffisamment d’expérience professionnelle, et si vous avez de bonnes bases pour parler en public avec facilité : vous commencerez donc par apprendre à devenir « animateur » ou « formateur en Hypnose », sur une ou deux journées de cours.

Vous vous entraînerez sur les thèmes que vous maîtriserez déjà. Puis, vous élargirez vos domaines de compétences, journées après journées, thème après thème… La technique d’enseignement hypnotique et l’expérience venant, vous parviendrez au fur-et-à-mesure au niveau suffisant pour mériter le titre d’Enseignant.

TROIS CONDITIONS ET DEUX FAÇONS DE FAIRE

Après près de 25 années de pratique personnelle et professionnelle de l’Hypnose, de vulgarisation de l’Hypnose (10 ans de conférences, pour mieux faire connaître ma pratique de thérapeute) et avec l’expérience de l’enseignement de l’Hypnose depuis 1995, la reconnaissance de mes pairs au niveau international, et appuyé par une douzaine d’ouvrages sur l’Hypnose sous toutes ses formes (* en 2010 !), diffusés dans 60 pays où ils font référence, j’ai commencé à former d’autres « Enseignants en Hypnose » (Ericksonienne et Humaniste).

On appelle pompeusement cela être un « Maître-Enseignant », car c’est simplement le nom que l’on donne à la personne qui forme des « Enseignants » (c’est la même chose en PNL).
Retenez juste qu’un « Enseignant » (hypnose ou PNL) peut former des « Praticiens » et des « Maîtres-Praticiens » et qu’il faut être « Maître-Enseignant » pour pouvoir former des « Enseignants ». C’est logique.

LA PNL a ses conditions pour devenir « Enseignant » puis « Maître-Enseignant ». On peut suivre un cursus quasi traditionnel, des formations, comme pour les niveaux précédents…
En Hypnose, devenir « Enseignant » est à la fois plus simple et plus compliqué, car cela passe par une reconnaissance professionnelle, individuelle, de vos compétences… Rien qui ne s’acquière seulement en formation. Le processus pour devenir Enseignant est donc individuel et personnalisé.

Désireux de transmettre la connaissance au plus grand nombre, mais dans le respect des hauts niveaux d’exigence et de qualité qui sont les nôtres à l’IFHE, j’ai mis en place 3 conditions à l’obtention du titre d’Enseignant en Hypnose.
Certains de mes confrères (américains pour la plupart) sont plus souples, d’autres au contraire plus sévères. L’IFHE étant réputé pour ses formations de très haut niveau, nous ne pouvions former d’Enseignant en Hypnose de niveau « moyen ». Nous avons fait en sorte de vous proposer un cursus alliant sérieux et simplicité

En tant qu’Enseignant IFHE, vous serez dépositaire d’une réputation de qualité qu’il vous faudra respecter et transmettre.

Voici les trois clauses indispensables pour obtenir le titre d’Enseignant IFHE en Hypnose (Ericksonienne ou Humaniste) :

1- Avoir achevé une formation complète : cela va sans dire, mais quand même plus sûr en l’écrivant !… J’entends par « formation complète », le Praticien et le Maître-Praticien en Hypnose (ce que l’on appelle un « post-maître » dans certaines écoles, puisqu’à l’IFHE le Maître-Praticien correspond à ce « post-maître », soit plus de 40 à 50 jours de formation et de supervision + au moins 4 modules professionnalisants (donc l’équivalent d’une formation d’hypnothérapeute).
Encore faut-il que l’enseignement ait été dispensé par un véritable Enseignant en Hypnose, dans une école reconnue, et non par un « youtubeurs-acteur » à la mode ou un « commerçant vendant de l’hypnose »… Ainsi, les futurs Enseignants IFHE ont forcément suivi leur formation complète à l’IFHE, auprès de vrais hypnothérapeutes expérimentés.

La plupart des futurs « Enseignants en Hypnose » ont refait la formation IFHE plusieurs fois, sur chaque niveau, volontairement, en tant que simple élève comme en tant que superviseur, afin d’en comprendre vraiment les tenants et aboutissants, la mécanique et les différentes exigences – et cela seulement pour leur pratique thérapeutique de l’Hypnose ! Cela montre leur passion et leur engagement. Cette meilleure compréhension n’a pas immédiatement fait d’eux des « enseignants » mais au moins des hypnothérapeutes au-dessus de la moyenne.

Conformément à la fameuse « loi de Pareto », on se rend compte que de bons élèves, avec un bon professeur, n’arrive à retenir au maximum que 30% du contenu enseigné, au premier passage en formation… Puis, à 30% supplémentaires lors du deuxième passage… Et enfin, 20% encore de compris, après le troisième passage… Soit 80% du contenu du cours, si l’élève refait 3 fois la formation… Les 20% restants n’étant acquis que grâce à l’expérience de terrain.

La plupart des « enseignants » auto-promus sont des hypnothérapeutes de niveau très moyen, qui n’arrivent pas à vivre en recevant en consultations (alors que les bons thérapeutes ont parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’attente !)… et qui, donc, « ouvrent leur école » !… Ces thérapeutes loupés (certains n’ont même jamais essayé de recevoir en thérapie et sont juste des entrepreneurs ou des commerciaux) n’ont suivi, de leur temps, qu’une seule fois leur formation. Ils ont donc mémorisé au maxi 30% du cours…
S’ils sont bons pédagogues, leurs meilleurs élèves ne prendront à leur tour que 30% également du cours… Soit, dans le meilleur des cas, une perte de 90% du contenu d’origine !!!! Si le prof est bon ! Ce qui a peu de chance d’être, s’il n’arrive pas à réussir en thérapie : comment pourrait-il expliquer comment bien faire une chose qu’il n’arrive pas à faire lui-même ?

Et, malheureusement, la plupart des créateurs d’école d’hypnose connues en France actuellement ont, au mieux, suivi une seule fois un « Praticien » (même pas le « Maître-Praticien », qui leur aurait apporté un peu plus de maitrise !)… et, au pire, ils n’ont pas suivi de formation du tout (des lectures, mais ça ne fait pas une réelle expérience, ça).
Il faut dire que ce ne sont pas des thérapeutes. Ce sont des business man ou des artistes-acteurs-gourous…

Pourtant, connaître son cours à fond serait le niveau minimum que l’on attendrait un bon hypnothérapeute, un futur superviseur et, pourquoi pas, un futur formateur en Hypnose… A cela s’ajoute la pratique, l’étude, la supervision perso, etc. C’est ce niveau (quand on l’a) qui est exercé jusqu’à l’excellence par l’apprenti-Enseignant, également par de nombreuses lectures, afin d’acquérir une très bonne connaissance de chaque niveau de sa pratique, aussi bien de manière technique qu’historique.

Ce qui nous mène à la clause suivante :

2- Avoir plusieurs années de pratique réussie de la psychothérapie : sinon, qu’enseignerez-vous ??… J’exerçais depuis dix ans lorsqu’on m’a demandé de transmettre ce que je savais en Hypnose, et encore, j’ai mis longtemps à accepter cette véritable « mission » !
C’est qu’il faut de la bouteille pour tenir en haleine tout un groupe avec des cas de thérapie et des démonstrations pendant 30 à 60 jours complets ! Ce n’est pas un simple week-end, cela fait un énorme paquet d’histoires, de souvenirs, d’anecdotes, d’expériences à raconter. Qu’enseignerez-vous si vous ne les avez pas ?

J’ai déjà reçu en coaching un collègue, directeur d’école de formation. Sa demande était : « Je ne sais pas quoi dire aux élèves, je n’ai pas d’histoire à raconter. » Lorsque je lui dis, surpris : « Eh bien, raconte simplement tes anecdotes de consultations », il m’avoue qu’il n’a jamais reçu personne : « Et si je loupais, ma réputation alors ! » ????????
Autant vous dire que le coaching s’est arrêté net et que, depuis, bizarrement, nous sommes en froid 😛 😉 S’attendait-il à ce que je révèle une technique miracle pour mieux arnaquer son prochain ?… (Beaucoup le font déjà très bien, malheureusement)

Comme je vous le disais plus haut, avec le niveau des formations actuelles, l’apprentissage va bien plus vite qu’autrefois. Afin de devenir Enseignant, on peut donc miser aujourd’hui sur 3-4 années de pratiqueréussies de l’hypnothérapie ! Eh oui, car s’il suffisait d’aligner les années pour acquérir la maturité et la sagesse, cela se saurait. Il faut aussi que ces années soient bien pleines ! Donc, seulement trois ou quatre ans de pratique, mais de bonne pratique. Quelqu’un qui serait incompétent depuis 15 ans n’en deviendrait pas une référence par son ancienneté…

Votre expérience pratique vous apportera également un élément précieux et indispensable : l’intuition ! Seul élément capable de vous permettre de répondre à vos patients, en toutes situations, et donc également à vos futurs élèves, quelles que soient leurs questions.

Vient ensuite le dernier point, par ailleurs tout aussi essentiel :

3- Savoir s’exprimer en public et avoir un bon sens pédagogique : corollaire au point précédent, car (ceci dit très amicalement) nombreux sont les excellents thérapeutes qui sont pourtant, et malheureusement, de piètres pédagogues et qui feraient mieux de rester dans leur domaine d’excellence… D’ailleurs, on trouve beaucoup plus de gens capable de bien parler en public, mais qui n’ont aucune compétence à partager… que de véritables experts dans leurs domaine. Donc, un expert, qui pourrait aussi parler à facilité en public : c’est rare !

« Animer » un groupe, c’est lui « donner du mouvement » ; c’est aussi lui donner une âme. Vous ne pouvez jamais relâcher votre attention. Il s’agit d’un ballet qui se danse du début à la fin de journée ; c’est une symbiose entre vous et le groupe, jours après jours. Il faut accepter ce partage, cette union, tout en maintenant chacun à sa place, canaliser cette énergie et l’utiliser à l’avantage du groupe et de chacun – sans oublier personne.

Il faudra montrer et permettre et non guider ou imposer. « On ne peut rien enseigner à un homme ; on peut seulement l’aider à trouver ce qui est en lui » disait Galilée. L’enseignant, même en Hypnose, n’a aucun pouvoir, que celui de révéler, montrer et d’aider à ouvrir les différentes portes ; lui-même a déjà franchi les siennes… Avez-vous franchi les vôtres ? Veillez-vous chaque jour à continuer le voyage, à chaque instant de votre vie ?

Il vous sera infiniment plus facile de devenir « Enseignant en Hypnose » si vous avez déjà une expérience de la prise de parole en public (ou du management). Être néophyte dans ce domaine n’est pas forcément un empêchement à la formation d’Enseignant, mais ce sera un savoir-faire qu’il vous faudra impérativement développer avant de tenter de former qui que ce soit en Hypnose, domaine difficile et exigeant s’il en est…

Former en Hypnose, c’est un peu comme faire du théâtre d’improvisation : cela demande une grande maîtrise technique, ce qui vous laisse « jouer » avec le groupe.
Vous ne pourrez vous permettre le moindre trac ou la moindre gêne devant un groupe, car (surtout en Hypnose Ericksonienne) vous aurez cent choses à penser en même temps au moment où vous enseignerez. Il vous faut une technique pédagogique capable de suppléer, jour après jour, à vos éventuels coups de fatigue ou baisse de moral…

L’apparence, ce que voient les personnes en formation, semble facile, simple et fluide, mais l’Enseignant en Hypnose Ericksonienne est continuellement en train de placer une véritable broderie de techniques hypnotiques à ses élèves, pour leur démonter et leur faire intégrer au « juste niveau » le cours et les outils de l’Hypnose.
Combien de bons thérapeutes ai-je vu renoncer à la formation d’Enseignant HE après quelques jours (et parfois, une seule matinée) de formation ? « Ah oui, on ne se rend pas compte, c’est énorme, je n’y arriverai jamais ! »… Des gens expérimentés, pourtant, bons thérapeutes – mais la formation, c’est un autre monde.

De son côté, l’Enseignant en Hypnose Humaniste doit réussir à faire passer en termes simples des concepts peu évidents d’ordinaire. Il doit avec une très bonne maîtrise personnelle de ces idées, pour les avoir vécues lui-même, afin de les proposer sous différents aspects et parvenir à provoquer le « Eurêka » chez les participants aux formations.
Les élèves ressentent l’authenticité.
Un « maître » bouddhiste qui aurait atteint ce « grade » grâce au temps, et qui se retrouve à répondre aux questions de ces élèves… et on comprend alors qu’il n’a aucune expérience réelle de ce qu’il dit… Est-ce vraiment un « maître » ? Non, c’est décevant…
Alors, il s’en sort comme tous les gourous actuels, comme en politique et en publicité : grâce à du « langage non-spécifique », ce qui permet de « faire croire que l’on sait », mais qui ne fonctionne qu’auprès des gens qui ne savent pas (la majorité, coup de chance pour les gourous !)
Mais la formation en Hypnose sert à aider de vraies personnes, concrètement : que faire alors que tout cet enfumage, inutile, même s’il « fait bien », à grands coups de jargon et de belles paroles ? C’est triste d’envoyer ensuite pratiquer comme « thérapeute » des personnes qui n’ont aucun outil réel pour aider leur prochain.

Heureusement que la nature a prévu le placebo pour compenser : 50% des gens iront mieux, que vous leur donniez une pilule au sucre, une incantation magique ou une « séance d’hypnose » loupée… Ouf !
Par contre, vous seriez dans l’industrie pharmaceutique, vous ne passeriez pas le « test en double aveugle », vous n’auriez que l’effet du placebo (ce qui n’est pas rien, mais ça ne suffit pas) : vous ne pourriez pas être commercialisé !
Autrement dit : c’est bien de vouloir aider votre prochain, mais si vous avez autant d’effet qu’une pilule au sucre, ne faites pas payer vos consultations ! 🙂

Donc,, l’Enseignant en Hypnose est expérimenté, il sait de quoi il parle, et il sait bien le transmettre en public.
Car il doit parvenir à opérer une métamorphose chez ses élèves – car « en Hypnose, on n’applique pas un outil, on devient soi-même l’outil » – et c’est tout un art et une technique assez complexes à maîtriser… et qui doit être présent en sous-couche de tout apprentissage conscient.
Pas le temps de ralentir ou réfléchir : toute votre connaissance doit être intégrée, afin qu’elle « sorte de vous » de manière automatique et fluide – car votre esprit sera occupé par les aspects techniques, pédagogiques. Le contenu formel doit être plus que maîtrisé !

Un Enseignant ne prépare pas son cours d’Hypnose la veille, comme le ferait un formateur. Il ne lit rien devant le groupe et, s’il le fait, c’est de manière stratégique : en se servant de la feuille qu’il vient de distribuer, pour montrer l’exemple aux élèves. Une manière discrète de leur signifier : « Suivez sur la feuille ! »…
Et parfois, cette feuille est tenue à l’envers, ou elle est blanche, afin de transmettre indirectement et avec humour l’idée d’intégrer le cours, jusqu’à pouvoir se passer de la feuille, justement.
Une main tendue vers la droite ou la gauche, un mouvement vers l’avant, ou un recul. Un pied pointé en ouverture, ou qui se ferme. L’angle des épaules par rapport à la salle. Un ton de voix plus haut perché, la rapidité du débit, etc. Chaque parole, chaque geste est pensé.

Au niveau d’un Enseignant, donc d’une formation en interaction instantanée avec le groupe, la préparation ne suffit pas, le cours s’improvise avec fluidité et doit « sortir » de l’Enseignant avec facilité, détente, humour et limpidité… Ce qui n’est pas toujours évident quand le sujet du jour est complexe ou difficile émotionnellement.

Rendre simples les choses les plus difficiles, apprendre en riant sans savoir que l’on apprend, et atteindre un niveau technique hors du commun, voici les objectifs d’un « Enseignant en Hypnose » pour son groupe.

DEVENIR ENSEIGNANT EN HYPNOSE
C’est avoir une parfaite maîtrise de la théorie, de la technique et de la pratique hypnotique, au-dessus de la moyenne ; avoir vécu, avoir de l’expérience et avoir travaillé sur soi et avec les autres ; savoir mener un groupe et lui apprendre à grandir ; savoir faire ce qui convient, au détriment parfois de son ego, prendre les bonnes décisions quand il le faut, changer de stratégie immédiatement et pousser à l’envol, tout en favorisant l’autonomie…
Rien de facile ni d’évident, car vous touchez-là au coeur de chacun.

Les gens attendront aussi de vous que vous connaissiez tout, que vous sachiez tout faire. Ils cherchent un mentor et, si vous êtes en manque de reconnaissance, il serait facile de basculer et de devenir un « gourou » (pas au sens positif).
Si c’est votre cas (« blessure de non-reconnaissance »), cela vous demandera beaucoup de zen, d’humilité, de sang-froid, une volonté d’amélioration constante, d’accepter le changement (ne pas vous laisser aller à vos impulsions) et :
soit une supervision personnelle permanente (par une personne neutre et critique), un coaching de vos interventions de formation, au moins au début,
– soit (ce qui serait plus raisonnable), une thérapie perso… et changer d’objectif professionnel… 🙂 (Mais il est facile de constater que les gens qui cherchent à « se montrer » sont souvent les gourous en puissance, ceux qui ont justement ce besoin de reconnaissance – et cela, dans tous les métiers du monde)

Quoi qu’il en soit, vous pouvez avoir l’objectif d’être l’exemple vivant de ce que vous enseignerez… et pas seulement en formation ! Donc, une sorte d’éveilleur : la personne qui montre la voie par sa manière de vivre, mais qui ne cherche à convaincre personne. Pas de belles paroles (enfumage), pas de communication média (Youtube, etc.), simplement de l’authenticité.
Bien sûr que, pour la partie professionnelle de votre école, vous communiquerez, comme toute entreprise. Mais il y a une différence entre le faire « pour le métier » et le faire par besoin, car une blessure vous démange et vous passez votre temps à vous filmer, à vous pavaner, à vous montrer… Là, vous n’avez plus l’excuse du métier, ce n’est pas « professionnel » : vous cherchez à récolter des « fans », les plus nombreux possibles, pour « briller » 😀

Il y aurait, selon les sources, entre 6.000 et 12.000 hypnothérapeutes en France (* en 2010). Que penser d’une personne qui cumule 40.000 fans sur les réseaux sociaux ? Ce ne sont pas tous des hypnothérapeutes (puisqu’il n’y en a pas autant). Donc, ce sont des personnes ordinaires, « patients » ou futurs patients ou intéressés ? La vedette en question n’est donc pas « un prof » (pour les futurs pros) mais une sorte de gourou, un pseudo thérapeute qui a dérapé et, lieu de favoriser l’autonomie, en se mettant en « position basse » (notion du 2ème jour de formation !!), il se met en référence. Il veut qu’on l’admire. C’est tout le contraire d’un thérapeute, c’est opposé à la conduite d’un « psy »… Que voulez-vous qu’il vous enseigne ? Quel est l’exemple qu’il donne ?

~oOo~

Alors, si votre projet est de devenir « Enseignant en Hypnose » (Ericksonienne ou Humaniste) et que vous estimez pouvoir réaliser ce rêve ambitieux avec l’IFHE : suivez nos formations, cela nous permettra de faire vraiment connaissance ; cela vous permettra aussi de découvrir nos savoir-faire et savoir-être. Montrez-nous ce que vous valez, techniquement et humainement. Les personnes de valeur n’ont pas besoin de grand bruit et de spectacle pour sortir du lot… « Le plus grand bien ne fait pas de bruit » (et inversement).

Les personnes qui ont déjà suivi la formation d’Enseignant ont toutes eu de très bonnes notes à leurs examens pratique et écrit (au-dessus de 18). Elles sont passionnées et ont suivi par elle-même plusieurs fois les formations. Elles ont un projet fort, humain, et une bonne philosophie, saine.
On devient Enseignant pour enseigner, il faut donc aussi penser à cela : quel genre de structure voulez-vous monter, où cela, pour qui ? etc. Là aussi, le « label IFHE » sera aidant, tant auprès des banques que de vos futurs élèves.

Tant de choses à faire…
A très bientôt, donc.

Bienvenue en Imagination !

« Tout ce qui peut être imaginé est réel »
Pablo Picasso

Qu’est-ce qui fait dire une chose pareille à Picasso ? Alors que tout le monde sait bien que « l’imaginaire, c’est ce qui n’existe pas ! » 😉
Serait-ce une métaphore ? Une idée incongrue d’artiste ?…

RAPPELONS LES BASES

Si vous êtes lecteur de mon blog, vous avez certainement déjà lu quelque chose à propos de la Conscience, avec une majuscule : un champ d’Information, probablement infini, qui serait à la source de toutes choses.
Je ne vais pas reprendre ici cette notion, donc prenez le temps d’aller découvrir ce qu’est la Conscience, si besoin est, à travers les différents articles de ce blog ou via le site Hypnose-Humaniste.com.

Une des caractéristiques de la Conscience est qu’elle constitue une « base de données » probablement infinie.
Notez que l’on ne peut pas affirmer qu’une chose « infinie » est vraiment « infinie » car, pour le prouver, il faudrait arriver au bout… ce qui n’est pas possible avec une chose infinie 😀
Donc, en science, lorsque quelque chose est (très certainement) infini, comme on ne peut pas le prouver concrètement, on dit que c’est « probablement » ou « vraisemblablement » infini… Mais l’idée est là : un « nombre univers » comme Pi (3,14 etc.) est « très probablement infini », au sens où, à ce jour, on n’en voit toujours pas le bout 😉

Ainsi, si la Conscience en tant que champ d’Information est infinie (ce qui a de grandes chances d’être le cas), elle répond à certaines règles dont je vous ai aussi déjà parlé sur ce blog. En particulier : un ensemble infini possède forcément tous les éléments possibles (on pourrait dire « imaginables ») de cet ensemble.

Par exemple, Pi, qui est un nombre certainement infini, possède forcément toutes les suites possibles de chiffres – sans quoi, il ne serait pas « infini »…
Qui plus est, s’il ne possède une certaine suite de chiffres qu’une seule fois, il ne serait pas non plus infini. Donc, pour être infini, un « nombre univers » comme Pi contient forcément n’importe quelle suite de chiffre, et cela un nombre infini de fois !

Comme je vous l’expliquais déjà dans cet article sur l’infini : vos nom et prénoms, plus votre date de naissance, plus tout un livre sur votre vie et même la musique préférée de vos parents ou votre première photo de classe (numérisée afin de former un ensemble de chiffres)… tout cela, et tout ce que vous voulez d’autre, est contenu dans un « nombre univers », un « champ d’informations » infini comme Pi.
Non seulement ça, qui est déjà prodigieux, mais si ce champ est vraiment infini, en plus de tout y retrouver, on retrouve chaque chose… une infinité de fois ! Donc, non seulement vous et votre vie êtes dans Pi… mais vous y êtes un nombre infini de fois !!!
Arrivez-vous à conceptualiser ça ? C’est pratiquement… inimaginable ! 😀

Comprenez donc qu’à notre niveau, tout ce que l’on pourrait imaginer est loin d’être infini… et se trouve ainsi dans ce genre de « base de données » infinie – dont Pi est un exemple – et comme on se représente la Conscience : l’infinité de toutes les informations possibles et imaginables (et donc même inimaginables) !

L’imagination, puisque tel est son nom, est un royaume magique, souvent attribué aux rêveurs… alors qu’elle est certainement la meilleure définition que l’on peut avoir d’un univers infini, où la vie est présente sous toutes ses facettes possibles.
L’imaginaire est la capacité que chacun porte en soi d’accéder à cette face cachée de la réalité, celle qui forge notre monde concret, matériel…

CECI ETANT DIT

On peut faire un parallèle entre l’imagination, qui n’a de limite que votre créativité… et la Conscience, puisque celle-ci, vous l’avez compris, contient « tous les possibles ».

Sautons le pas et affirmons qu’en réalité, lorsque vous « imaginez » quelque chose, en fait : vous vous connectez à ce grand « champ des possibles » qu’est la Conscience – puisqu’après tout, c’est cette Conscience majuscule qui vous donne matérialité et conscience, justement.
En tant que petite étincelle de Conscience, petit fragment de Réalité, quoi de plus normal que d’être capable d’explorer la chose même qui vous forme et vous donne vie ? (Relire éventuellement les articles sur la Conscience, en cas de doute sur le sujet)

Et l’avantage d’accéder à l’Imagination en Hypnose Humaniste, donc en « état de conscience augmentée » (ou « ouverture de conscience) c’est précisément d’échapper aux limites de notre Inconscient, immense à notre échelle mais en réalité tout minuscule à l’échelle de la Vie elle-même.
Qui plus est, vos blessures émotionnelles, héritées de votre histoire de vie, augmentent l’opacité (si on peut dire) et les déformations de perception dues à votre Inconscient… Être capable de « percevoir », vous-même et le monde autour de vous, débarrassé autant que possible des limites de votre esprit profond, inconscient, c’est inestimable ! Le « champ de tous les possibles », que vous l’appeliez Conscience ou Imagination, vous est alors ouvert ! 😀

Ce parallèle étant fait entre Conscience et Imagination, vous commencez certainement à mieux comprendre la citation du bon Picasso… et la portée phénoménale de votre nouvelle compréhension !
La Conscience s’exprime dans tout ce que vous connaissez, physiquement, émotionnellement, intellectuellement, etc. L’univers matériel, vous, les petits oiseaux, les planètes… Tout ce que vous faites de votre vie, vos émotions ou réactions possibles, etc. Tout cela est le fruit de la Conscience, en tant que champ originel, créateur (cf. la cosmologie proposée en Hypnose Humaniste).

En ce sens, l’imagination porte en elle toutes les réalités, elle est libre des limites du monde matériel, qui n’est qu’une des expressions de ce « grand champ des possibles », une des expressions parmi tant d’autres de la grande Réalité, celle qui porte une majuscule… Une structure vivante parmi des milliards et milliards d’autres possibilités.

« En imagination », vous explorez donc les autres expressions de la Conscience – et qui vous dit qu’elles ne sont pas aussi concrètes que la nôtre, quelque part ? Si l’Imagination, la Conscience, sont bel et bien infinies, alors oui, forcément, ces autres réalités existent vraiment, concrètement… quelque part !… sans quoi ces champs ne seraient pas vraiment « infinis », puisqu’il y manquerait des morceaux, des « possibles ».

Amusante idée, non ? 😉

EN IMAGINATION

Dans ce pays infini que l’on nomme « Imagination », plus de souci de temps ou d’espace : imaginez-vous à la pointe du Cap Horn, battu par les vents, face à l’immensité de l’océan… et vous y êtes !… La seule suggestion d’un mot, d’une image, d’une musique vous transporte dans autant de mondes différents, d’émotions… et d’apprentissages.

Voulez-vous explorer les microcosmes ? Et vous voilà minuscule, si petit qu’un atome vous parait un soleil… Vous préférez vous déployer ? Et vous voilà porté par vos ailes de lumière, à contempler le ballet des soleils et de leur famille planétaire… Envie de dépaysement ? Et vous voici maintenant assis face à un feu de bois crépitant, entouré d’amis aborigènes, caressé par la fraicheur du crépuscule au milieu d’un désert rocheux orangé, en train de déguster une cuisine simple et pourtant si savoureuse qu’elle vous parait être la meilleure de votre vie !

Et vous savez ce que l’on dit en Hypnose Humaniste, lorsqu’on explique ce « monde des Idées », comme l’avait déjà nommé Platon, il y a presque 24 siècles ? Eh bien : si l’Idée ne pré-existait pas, donc ne formait pas tout ce que vous pouvez faire, ressentir, voir, entendre, etc. alors, comment pourriez-vous, par exemple : vous mettre en colère ? Si l’idée même de la colère n’existait pas… comment vous mettriez-vous en colère ? 🙂

Souvenez-vous que « eidos » en grec (qui a donné le mot « idée » et qui signifie l’aspect, la forme d’une chose) et « morphe« , toujours en grec, qui a donné « forma » en latin, donc la forme également… ces deux termes veulent dire la même chose. Ainsi, « le monde des Formes » ou « le monde des Idées », chez Platon, c’est la même chose.
Le mot « forma » ayant donné ensuite « informatum » (en latin), qui est l’étymologie du mot « information » : donner une forme : l’information, c’est « ce qui donne leur forme aux choses ». Tout provient donc de ce « monde des Formes » ou… « monde des Idées ».

Tout ce que vous imaginez… vous pouvez l’imaginer car cela pré-existe déjà dans ce grand « champ des possibles », car si l’Idée (Forme/Information) n’existait pas… comment « auriez-vous l’idée » de penser une chose pareille ?

Ainsi, la prochaine fois que vous rêvez à d’autres présents possibles, à un futur meilleur, ou même à des mondes « imaginaires », souvenez-vous que, très vraisemblablement, ces choses existent réellement ! 🙂

-oOo-

Vous accédez à l’Imagination grâce à votre imaginaire, qui vous permet d’être et de devenir tout ce que votre esprit peut concevoir… Et qui sait à quel point ces autres réalités imaginaires imprégneront ensuite votre monde concret, quotidien ? Puisqu’il semble que tout provienne de ces idées… de l’Imagination.

CREEZ VOTRE REALITE

Puisque nous vivons, vous et moi, dans un immense bain fait de toutes ces idées, les germes de tous les possibles, qui façonnent notre esprit, notre corps et forgent notre monde… un univers d’informations, de « formes possibles », qui certainement s’exprime de toutes les manières possibles, ici et ailleurs… d’autres réalités… d’autres mondes… d’autres passés, d’autres futurs et bien d’autres présents… Alors, parcourons ensemble certaines de ces idées, à propos de la vie, de vos rêves, de l’imagination et du bonheur.

Quelques citations nourrissantes

« L’Idée est la cause qui sert de modèle aux objets
dont la constitution est inscrite de toute éternité dans la nature »
Xénocrate

Notre conscience individuelle est elle-même un « champ d’information ». En apprenant, en découvrant des choses, sur tous les domaines qui vous plaisent, vous « gagnez en informations », en connaissance… donc, vous grandissez. Vous comprenez mieux l’importance de la pédagogie chez les Humanistes, de tous temps.

Une simple citation… une idée !… peut déclencher en vous toutes sortes de processus, jusqu’à – et pourquoi pas ? – changer votre vie. En tous cas, vous permettre de vivre au mieux. Encore faut-il bien choisir les informations que l’on ingère 😉

Et comme il est difficile, ici-bas, d’avoir de « bonnes idées », de capter en conscience ce qui fera une meilleure réalité (invention géniale, idée de travail ou simple solution à un souci, etc.), alors quelques citations bien choisies peuvent débloquer ou ouvrir certaines voies auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé sans cela.

Comme le disait déjà Montesquieu, « vous », votre Conscience, êtes littéralement une « suite d’idées », alors l’apport de nouvelles idées vous enrichie, à un niveau vital, essentiel.

En vous nourrissant de « bonnes idées », vous serez en « bonne forme »… bien formé… bien informé… et vous accéderez vous-même à d’autres bonnes idées, car vous serez alors sur la meilleure « longueur d’onde » pour cela.

« Comme le corps s’accroît par les aliments, notre esprit s’accroît par les idées »
Johann Gottfried von Herder

« Les idées des autres sont nôtres quand nous les avons faites telles que par notre adhésion »
Alexandra David-Neel

« Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais pour être vécues »
André Malraux

Nous piochons sans cesse dans le monde d’idées qui nous entoure et nous forme… Si bien que, parfois, ou peut-être même souvent, nos bonnes idées ne sont que les redites de choses déjà vécues d’innombrables fois par les êtres du passé…

« Les livres nous donnent l’occasion de découvrir
que nos idées si originales ne l’étaient pas tant que ça »
Abraham Lincoln

Mais, peu importe, car cela nous montre simplement que nous sommes tous connectés au même « océan », au même univers : appelez-le « monde subtil », « informationnel »… « pure conscience »… « monde créateur »… ou… Imagination !

« Supposez que nous soyons une influence, une idée, quelque chose d’intangible,
d’invulnérable, sans devant ni derrière, dérivant comme un gaz ?
Nous pourrions être une vapeur, soufflant là où nous gîtons.
Nos royaumes reposent dans l’esprit de chaque homme »
T. E. Lawrence

Et comme le disait Oliver W. Holmes :
« Un esprit qui s’est élargi pour saisir une idée nouvelle ne revient jamais à sa dimension originelle. »

« Il n’y a rien de plus puissant qu’une idée dont le temps est venu »
Victor Hugo

QUELQUES CITATIONS INSPIRANTES

Laissez-vous conduire par ces quelques citations, qui vous offrent les conseils des sages qui nous ont précédé. Etonnez-vous de la multiplicité et de l’étendue de ces hommes et femmes qui vous montrent le chemin… et choisissez parmi les idées qui suivent celle qui vous marque le plus aujourd’hui. Notez-la quelque part où vous la verrez chaque jour… et laissez-la faire son oeuvre en vous.

Pour nourrir votre imaginaire, mieux vous connecter au grand pays de l’Imagination, soigner ou changer votre vie… et montrer aux autres qu’il est possible de vivre heureux, afin qu’ils aient envie, eux aussi de prendre ce chemin :

« Un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion
est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité »
Alphonse Allais

« Il n’y a pas de plus dangereuse illusion
que la notion par laquelle les gens s’imaginent éviter l’illusion »
Fénelon

« Le vieux sage dit à l’empereur : ta pensée est limitée,
pourtant tout ce que tu es capable d’imaginer peut exister.
Il n’y a rien qui soit impossible »
Fun Chang

« L’imagination n’est pas un état ; c’est l’existence humaine toute entière »
William Blake

« Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l’éternité »
Khalil Gibran

« L’imagination est plus importante que le savoir »
Albert Einstein

« Le visible marque l’invisible, autant que l’invisible influence sans cesse le visible.
Il serait vain de croire à l’un sans l’autre, comme au jour et non à la nuit,
sous le prétexte que l’un éclaire mieux que l’autre ! »
Olivier Lockert

« La vérité est dans l’imaginaire »
Eugène Ionesco

« L’imagination dispose de tout ; elle fait la beauté,
la justice, et le bonheur, qui est le tout du monde »
Blaise Pascal

« Ce n’est pas la volonté qui est la faculté première de l’homme, mais l’imagination »
Emile Coué

« Il ne t’est jamais donné un rêve sans que te soit donnée la possibilité de le réaliser »
Richard Bach

« Une forte imagination produit l’événement »
Montaigne

« Il faut que la volonté imagine trop pour réaliser assez »
Gaston Bachelard

« Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve »
William Shakespeare

« Chaque rêve s’accomplit, car le rêve est préparation »
Dialogues avec l’Ange

« Ce n’est pas ce que nous sommes qui nous empêche de réaliser nos rêves ;
c’est ce que nous croyons que nous ne sommes pas »
Paul-Emile Victor

« Ta pensée est une étincelle miraculeuse. Tout ce que tu peux imaginer,
tu peux l’obtenir, le créer, le rendre vrai »
Olivier Lockert

« Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison »
Emmanuel Kant

« Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée »
Henry James

« Rien n’arrive qu’on n’ait pas déjà rêvé »
Carl Sandburg

« La magie n’opère que si l’on veut bien consentir à se laisser emporter par elle »
J. R. R. Tolkien

« Rêves ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur »
Walt Disney

Soyez heureux ! 🙂

Questions et réponses sur l’Hypnose et l’Auto-hypnose

Vous êtes très nombreux à me poser vos questions sur l’Hypnose et sur l’Auto-hypnose, toute l’année. A défaut de pouvoir vous répondre individuellement, je mets en ligne régulièrement mes réponses à vos questions… que ce soit sur le site de l’Institut Français d’Hypnose Humaniste & Ericksonienne (IFHE) ou via ma chaîne Youtube.

Voici d’abord quelques « Questions et Réponses » en vidéo :

Et vous trouverez bien d’autres réponses sur le site de l’IFHE, dans la « FAQ » (Foire aux Questions) du site :

Et plein d’autres questions et réponses, en particulier sur les consultations :

Avec tout ça, vous serez incollable sur l’Hypnose ! 😀

L’Auto-hypnose pour les débutants

Voici les démonstrations des exercices du livre « Auto-hypnose pour Débutants« , que j’ai écris avec ma compagne Patricia d’Angeli il y a quelques années et qui connait un franc succès depuis sa publication.

Il y a une vidéo par chapitre du livre (cf. ci-dessous). La « playlist » de toutes les démonstrations des protocoles du livre est accessible sur Youtube.

Bien sûr, à chaque fois, ces séances ne sont que des exemples d’application : une manière de faire l’exercice parmi tant d’autres.
Le but de l’auto-hypnose est de pouvoir pratiquer chacun à sa façon. Donc, ce que vous entendrez sera « une façon possible ». Vous pourriez, par exemple, utiliser une toute autre induction hypnotique, pour rentrer en état d’hypnose – si vous en avez une préférée, ou bien encore penser les phrases clés de chaque protocole d’une autre manière que la mienne, qui vous parle plus.

Aussi, lorsqu’on pratique en auto-hypnose, il n’y a pas besoin de mots. On pense, on imagine. On ne se parle pas forcément, mentalement (on peut, si on veut, mais la plupart des gens feront autrement). Ainsi, les mots que je prononcerai dans mes exemples auront peu de chance de correspondre à vos pensées personnelles. Ce sera toujours plus adapté lorsque vous ferez vos propres séances, en solo !

Toutefois, ces démonstrations pourront vous éclairer sur la procédure à suivre, vous aider à mieux comprendre ce qu’il faut faire ou encore vous donner des exemples de phrases à penser, des idées…

A ECOUTER ICI OU A TELECHARGER

Comme toutes les séances d’hypnose que nous proposons, Patricia et moi, vous pouvez écouter en ligne (Youtube, Soundcloud ou sur le site des séances d’hypnose gratuites) et même télécharger gratuitement certaines séances pour les écouter tranquillement hors-ligne (cliquez sur « Télécharger », sur Soundcloud ou sur le site)…

Les séances du livre « Auto-hypnose pour Débutants » sont identifiées par les initiales « AH » et numérotées dans l’ordre d’apparition dans le livre : #1, #2, etc. Et même #4-1, #4-2, etc. si un thème particulier comporte plusieurs exercices possibles ou complémentaires.

A noter que ces séances de démonstration sont différentes des autres séances que nous vous offrons : ce sont des structures simples adaptées à des débutants ! Il faut que ce soit facile à retenir. Donc, ces séances peuvent vous aider à démarrer, vous initier à l’hypnose et l’auto-hypnose, mais bien sûr elles ne sont pas représentatives de « tout » ce que l’on pourrait faire avec l’hypnose, avec des structures plus complexes ! 😉

De plus, ce livre est uniquement centré sur l’auto-hypnose dissociante, traditionnelle : classique, éricksonienne ou même moderne, mais en recherchant toujours un lâcher-prise, une perte de conscience ou, du moins, une séparation entre le conscient et l’Inconscient.
On peut pratiquer autrement, en hypnose associante (humaniste), ce qui fait l’objet d’un autre livre – et donc de futures démonstrations (en 2021).

Enfin, dernière remarque : ces démonstrations ne peuvent pas remplacer la lecture et l’entraînement présenté dans le livre. Les deux premières séances, par exemple, sont l’aboutissement chacune d’une partie de votre entraînement. Si vous avez lu le livre, vous serez en « pays de connaissance » et chaque exercice devrait être facile pour vous – mais si vous écoutez cette séance « à partir de rien » (donc sans aucune idée de ce qu’il faut faire, ni sans entraînement), ce sera évidemment plus dur. Ces démonstrations ne remplacent pas la lecture du livre…

C’EST PARTI !

La séance qui conclut votre préparation à l’auto-hypnose :

La séance d’application de vos connaissances de base en auto-hypnose (arrivé à presque la moitié du livre !) :

Et ensuite, on passe à divers protocoles, pour des thèmes spécifiques :

Notez que la séance ci-dessus avait déjà été enregistrée (structure « Méthode de Rossi », pour les applications générales), je ne l’ai donc pas ré-enregistrée. L’accompagnement ressemble donc plus à une « vraie séance » avec un hypnothérapeute, qu’à une pratique en solo d’auto-hypnose 🙂

L’exercice #6-3 avait déjà été enregistré, en version TSA (Thérapie Symbolique Avancée, en Hypnose Humaniste) par Patricia d’Angeli, j’ai donc préféré vous donner cette version, même si elle est plus complète que ce que vous pourriez faire en auto-hypnose :

Enfin, voici trois séances, présentées dans le livre « Auto-hypnose pour Débutants« , mais qui constituent la base d’un travail plus important, et donc d’un livre dédié – même si, parfois, cette seule « séance de base » peut suffire.

Extrait du livre « Votre poids de forme avec l’Hypnose« …

Extrait de « Libérez-vous du tabac avec l’Hypnose« …

Extrait de « Confiance et Estime de Soi avec l’Hypnose« …

Bonne pratique et belles découvertes de votre monde intérieur !
Pour plus de détails, reportez-vous au livre « Auto-hypnose pour Débutants«  (IFHE Editions).

Boostez votre système immunitaire !

Voici réunies les séances d’hypnose que j’ai publiées depuis l’hiver 2009-2010, année de l’épidémie de H1N1, afin de vous aider à surmonter ces périodes stressantes pour le moral et votre organisme…

Tout d’abord… prévenir !

L’impact négatif du stress n’étant plus à démontrer en ce qui concerne le bon fonctionnement de votre système immunitaire, il s’agit avant tout de garder le moral ! En effet, à situation égale, une personne qui prend les choses comme « un défi à surmonter » va mieux s’en sortir (l’adrénaline va stimuler son système) qu’une autre personne qui se sentirait menacée (le cortisol va bloquer son système)…

Donc : « Don’t worry, be happy! » 😉

Si vous êtes soignant, donc fatigué et stressé…

En plus de « garder le moral », vous aurez peut-être aussi besoin de vous relaxer… En Hypnose, depuis plusieurs millénaires, une technique existe : faire un « bain d’Hypnose » ! Cela se pratiquait dans les Temples d’Aesclapios, dans l’Antiquité…

Et pour ce qui concerne le stress en lui-même :

Et pour votre système immunitaire !

L’auto-hypnose, par visualisation d’idées, d’émotions ou de pensées positives ou bienfaisantes, peut vous aider à préserver ou stimuler votre système immunitaire.
Saviez-vous, par exemple, que le simple fait d’imaginer que vous vous êtes piqué avec un clou rouillé active votre système immunitaire ? Votre cerveau, ne sachant à la base si ce que vous imaginez est réel ou imaginaire, active « au cas où » vos défenses… Ensuite, à un autre niveau, cela encode « oui, c’est réel » ou « non, c’est imaginaire », mais votre corps s’est déjà activé avant. C’est ce qui arrive aussi lorsque vous voyez quelqu’un se faire mal : vous avez aussi un peu mal avec lui ! Alors que, vous, vous n’avez rien…

Donc, votre imagination peut activer votre corps… Allons-y :

Ensuite, dans le cas où votre corps doit apprendre à réagir à un nouveau virus, comme c’est souvent le cas, chaque hiver, avec les mutations de la grippe, ou lors d’une pandémie, comme celles de 2002, 2009 ou ce qui se passe actuellement en 2020… et faute d’un vaccin pour « enseigner » à votre corps comment il doit réagir, peut-être pouvons-nous le stimuler, comme on le fait dans d’autres types d’apprentissages (sports, musique, langues, etc.) : avec de la préparation mentale !
Bien sûr, même si nous savons que ce type de « préparation » est très efficace pour des choses physiques ou intellectuelles, rien ne nous dit que ce sera efficace au niveau purement biologique, comme une réaction immunitaire… Mais, comme on dit : « La situation étant désespérée, qui ne tente rien n’a rien ! » Alors, voici une séance pour stimuler une adaptation plus rapide à un nouveau virus :

Et lorsque vous connaissez bien cette première séance, vous pouvez passer à la « version longue » (avec induction hypnotique « par identification ») :

Et si vous êtes malade ?

Suivez le traitement que votre médecin vous aura prescrit !! 🙂 Evitez de contaminer le reste de la famille et/ou vos amis, collègues, etc.
Reposez-vous ! Un virus, ce n’est pas vivant, donc ça ne se « tue » pas… Votre corps doit simplement l’expulser ou le détruire (en le cassant ou en l’empêchant de se reproduire)… Donc, gardez votre énergie, dormez…
Et voici une séance pour booster votre système immunitaire :

Si vous êtes très fatigué (ce qui serait normal !), voici pour vous aider :

La séance ci-dessus a été enregistrée pour des cas très graves. Vous n’en êtes sûrement pas là, donc relativisez et adaptez ce qui est dit à votre situation.

Et si quelque chose coince, si votre corps n’arrive pas à se remettre, ou à « combattre » le virus aussi bien que prévu, voici déjà une séance pour activer vos ressources…

Et une autre séance pour débloquer un éventuel blocage…

Voilà, vous avez déjà largement de quoi pratiquer avec les séances ci-dessus !

Prenez soin de vous ! Et à bientôt 🙂

En quête de lumière…

Voici une petite métaphore pour vous aider à retrouver la source de la lumière, si vous en avez besoin 😉

Comme l’expliquait Jung : « Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité »… Donc, plutôt que de courir après la lumière, cherchons à savoir ce qui fait la nuit noire.

Il y avait déjà un indice paradoxal sur ce site, si vous vous souvenez de cet article à propos du fait qu’il y a 400% de lumière « en trop » dans l’univers, par rapport à ce que devrait produire le nombre d’étoiles.

Aujourd’hui, écoutons Etienne Klein nous expliquer pourquoi le ciel nocturne est si sombre, avec toutes les étoiles qu’il contient, qui devraient tapisser uniformément le ciel et nous permettre pourtant d’y voir « comme en plein jour »… Un conte scientifique à comprendre symboliquement.

La nuit n’est nuit que pour nous. Ce sont nos yeux qui sont obscurs.

René Barjavel