Chacun sa « carte du monde »…

« Une carte n’est pas le territoire qu’elle représente » expliquait le linguiste et philosophe polonais Alfred Korzybski. L’idée fut popularisée par les fondateurs de la PNL et signifie que chacun a sa propre vision du monde. L’idée suivante étant de préciser rapidement que personne n’a une meilleure « carte » (vision, idée, définition ou vérité) du monde – sans quoi vous allez rapidement voir apparaître des gourous et autres leaders qui vont chercher à vous persuader que, eux, détiennent la « vérité vraie », la « carte » la plus précise !

Quoi qu’il en soit, le texte humoristique (et satirique) du « poulet qui voulait traverser la route » illustre bien cette idée : chacun détient sa propre vérité, sa propre vision du monde et l’humain est si varié que les versions possibles autour d’un même fait ou d’une même question sont pratiquement infinies !

Voyez par vous-même, à travers cette petite compilation…

Pourquoi le poulet traverse-t-il la route ?

Platon : Pour son plus grand bien.

Aristote : C’est dans la nature du poulet de traverser les routes.

Epicure : Pour rigoler !

Descartes : pour aller de l’autre côté

Jules César : Avis venit, vidit, traversit.

Zénon d’Elée : Pour prouver qu’il ne pourrait jamais atteindre l’autre côté.

Confucius: Le poulet qui d’abord regarde des deux côtés, vivra assez pour voir une autre journée.

Bouddha : En posant cette question, tu renies ta propre nature de poulet.

Moïse 1 : Et Dieu apparut au poulet et lui dit : « Quand un poulet se trouvera au bord d’une route, il devra la traverser. Si il ne le fait pas, il sera lapidé. Ainsi tu élimineras le mal au milieu de toi. C’est moi le Seigneur ton Dieu. »
Moïse 2 : Et Dieu descendit du Paradis et Il dit au poulet : « Tu dois traverser la route ». Et le poulet traversa la route et il jubila.

Hippocrate : En raison d’un excès de sécrétion de son pancréas.

L’église de Scientologie : La raison est en vous, mais vous ne le saviez pas. Moyennant la modique somme de 15 000 euros par séance, plus la location d’un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.

Les témoins de Jéhovah : Parce que la fin du monde aura bientôt lieu de son coté.

Tomas de Torquemada : Tout poulet ayant traversé la route et qui reviendra en arrière sera considéré comme relaps et sera remis entre les mains de la Sainte Inquisition.

Zen : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.

Darwin 1 : C’était l’étape logique après être descendue de l’arbre.
Darwin 2 : Les poulets, au travers de longues périodes, ont été naturellement sélectionnés de telle sorte qu’ils soient génétiquement enclins à traverser les routes.

Albert Einstein : Que le poulet ait traversé la route ou que la route ait traversé le poulet dépend en fin de compte du référentiel dans lequel on se place.

Galilée : Et pourtant il traverse !

William Shakespeare : Traverser ou ne pas traverser ? Là est la question…

Jorge-Luis Borges : Authentique était la traversée; seuls étaient faux la route, le poulet et quelques autres événements. L’important est qu’on y ait cru.

Ernest Hemingway : Pour mourir. Sous la pluie.

Tolstoï : L’historien ferait une grave erreur en démontrant que le poulet a traversé la route simplement parce qu’il y avait des graines à picorer de l’autre côté. Non, ce sont des siècles d’histoire qui ont conduit à l’élaboration d’une « civilisation poulet » et d’une « culture poulet », qui ont fait que, à un instant T sur une route R, il y avait un poulet d’un côté et des graines de l’autre. Comme le fut jadis ce gros #*%##* de Bonaparte, le poulet n’est qu’une marionnette, dont c’est le peuple, et le peuple seul, qui tire les ficelles.

Isaac Asimov : La Troisième Loi des Poulets stipule qu’un poulet doit protéger sa propre existence sauf si cette protection le force à désobéir à un ordre humain ou à blesser un humain.

H.P. Lovecraft : Pour tenter dans un effort désespéré d’échapper aux forces ténébreuses impies, émanations de Cthulhu et de Shub-Niggurath, qui le poursuivaient sans relâche, avides de s’emparer de chaque parcelle de son âme à jamais brisée.

J.R.R. Tolkien : Le poulet, illuminé par un rayon de soleil qui se reflétait sur sa radieuse livrée de plumes jaune-orangé, s’approcha de la route sombre et recouverte d’une asphalte a l’aspect menaçant. Il la scruta longuement de ses yeux aux teintes d’obsidienne. Il s’imprégna de chaque détail, de la texture un peu rugueuse de la surface, soumise aux passages d’innombrables voitures, des vagues qu’exsudait l’asphalte sous l’effet de la chaleur. Puis il traversa.

Victor Hugo : De toute éternité, le poulet traversait la route, Et mon père, ce héros au regard si prompt, dit : « Qu’on le laisse traverser ».

Oliver Stone : La question n’est pas : « Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route » mais plutôt « Qui a traversé en même temps que le poulet, qui avons-nous oublié dans notre hâte et qui a pu vraiment observer cette traversée ? »

Jean-Claude Vandamme : Le poulet, la road il la traverse parce qu’il sait qu’il la traverse, tu vois, la route c’est sa vie et sa mort, la route c’est Dieu, c’est tout le potentiel de sa vie et moi Jean-Claude Super Star quand je me couche dans TimeCop, quand le truck arrive je pense au poulet et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça, c’est beau !

Forrest Gump : Cours, Poulet, cours !!

Fox Mulder : Tu l’as vu traverser la route de tes propres yeux. Combien de poulets devront encore traverser la route avant que tu y croies enfin ?

Capitaine James Kirk (Star Trek) : Pour aller là où aucun poulet n’est jamais allé auparavant.

Rambo : Il en reste un ? J’en ai raté un ?

Monty Python : Et Dieu descendit de son Paradis et dit au poulet :  » Il te faudra traverser cette route « . Et le poulet traversa la route, et il y eut beaucoup de réjouissances.

Coluche : C’est l’histoire d’un poulet…

Bernard Tapie : Le poulet n’a jamais traversé la route pour aller déterrer les 20 000 francs du match VA-OM.

Aimé Jacquet 1 : Alors mes poulets, il va falloir se retirer les ergots du croupion et il va falloir la traverser cette route !
Aimé Jacquet 2 : Ouaih, je leur ai fait traverser la route ! Qu’est-ce que t’y connais aux poulets, toi ?

Richard Virenque : C’était pas un lapin ? On m’aurait menti ?

Cantona : Le poulet, c’est un homme libre, les routes, quand il veut il les traverse.

Jean Alési : Je comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de passer…

Neil Armstrong : Un petit pas pour une poule, un grand pas pour le poulailler !

Doc Gynéco : Ouah, cool, le poulet, il est hyper cool, mais là quand il traverse la route, là tu vois, j’hallucine, c’est trop prise de tête.

Maxime le Forestier : C’est un poulet bleu, accroché au bitume, il a traversé à pieds et ne vit pas mieux.

Emmanuelle Beart : Ce qu’il faut comprendre, c’est l’âme de cette poule, ce qu’elle a en elle, ce qui la pousse a aller se brûler les ailes… Elle n’est plus que l’instrument de l’amour qui la force a quitter sa famille pour l’aventure, ce n’est qu’une poule française, après tout…

Sappho : Pour le goût de tes lèvres, la douceur de ta peau…

Maître Capello : « Poulet ». Nom masculin en 6 lettres : volaille de taille moyenne et de couleur blanche, brune ou noire répandue dans les fermages de nos contrées. Vulgairement, « poule » : fille de petite vertu. Exemple : « La poule se promène au bord de la route en caquetant et agitant son croupion ». L’automobiliste averti prend garde de ne pas l’écraser en roulant lentement quitte a faire des appels de phares.

Jean-Pierre Coffe : Si ce n’est pas un poulet de Bresse, elle n’a aucune chance, ta poule….

Nelson Montfort : – J’ai à côté de moi l’extraordinaire poulet qui a réussi le foooorrrrrmidable exploit de traverser cette suuuuuuperbe route.
Why did you cross the road ?
– Cot ! Cot !
– Eh bien, il dit que qu’il est extrêmement fier d’avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C’était une traversée très dure, mais il s’est accroché, et…

Le politicien : Le poulet n’a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.

Machiavel : De cette manière, ses sujets le considéreront avec admiration, comme un poulet qui a le courage d’oser traverser la route ; mais également avec peur, car lequel parmi eux serait capable de rivaliser avec un tel parangon de la vertu avienne ? De toute façon, l’important est que le poulet ait traversé. La fin de traverser la route justifie n’importe quel motif.

Staline : Le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et dix autres personnes prises au hasard pour n’avoir pas empêché cet acte subversif.

Karl Marx : C’est une obligation historique que la mentalité étriquée des petits-bourgeois esclaves de leurs préjugés ne saurait remettre en question.

Adolf Hitler : Pour étendre son Lebensraum.

De Gaulle : J’invite tous les poulets libres à venir me rejoindre de l’autre côté de la route.

Richard Nixon : Elle n’a jamais traversé la route, JAMAIS !!!

Ronald Reagan : J’ai oublié.

Bill Clinton : I did not have sexual relations with THAT chicken. What do you mean by « chicken »? Could you define « chicken » please?

Boris Eltsine : Parce que qu’il y avait de la vodka de l’autre coté !

Saddam Hussein : C’était un acte de rebellion qui sera puni par 50 tonnes de gaz innervants sur le poulailler d’origine du poulet.

Georges W. Bush : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l’ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d’assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des États-Unis a décidé d’envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers, 154 croiseurs, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs par 848 bombardiers, qui auront pour mission, au nom de la liberté et de la démocratie, d’éliminer toute trace de vie dans les poulaillers à 5000 km à la ronde, puis de s’assurer par des tirs de missiles bien ciblés que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons décidé qu’ensuite ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l’ambassadeur des États-Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production céréalière de la région pendant trente ans, sachant que les habitants locaux bénéficieront d’un tarif préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet ne tentera de traverser la route, pour la simple bonne raison qu’il n’y aura plus de routes et que les poules n’auront plus de pattes. Que Dieu bénisse l’Amérique !

Francois Mitterrand : Les imbéciles ! Ils ont traversé la route et se sont fait écraser comme j’avais prévu.

Jean-Marie Le Pen : Le poulet a traversé la route pour venir picorer le pain des Français.

Arlette Laguiller 1 : Poulets, poulettes, le Capital vous gruge. Il n’y a rien de l’autre côté. Ne traversez plus les routes, luttez !
Arlette Laguiller 2 : Cette poule ne supporte plus l’oppression que les grands fermiers capitalistes exercent sur les masses laborieuses et c’est en traversant cette route qu’elle nous montre le chemin de la révolution, de la lutte finale …

Jean-Luc Mélenchon : Le poulet insoumis refuse de se faire plumer plus longtemps et traverse car le tas de fumier est meilleur en face !

Daniel Kohn-Bendit : Pour fuir les émanations de dioxine rejetées par les cartels capitalistes pollueurs.

Emmanuel Macron 1 : Le poulet à le droit de traverser, mais il doit lui aussi faire un effort. Nous instaurons dès aujourd’hui une taxe routière de traversée pour les volailles pour financer la taxe d’habitation abrogée peut-être en 2032 comme promis. CAR C’EST NOTRE PROJEEEEEEEEEET !!!!
Emmanuel Macron 2 : Pour trouver un emploi !

Arnaud Gauthier-Fawas (LGBT) : Ce n’est pas un poulet ! Ah non, je ne sais pas ce qui vous fait dire que c’est un poulet… Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre. Cet animal est non-binaire. Cela aurait pu être une poule ou un chapon ! C’est intéressant que l’on interroge tous nos propres stéréotypes autour de la table… Parce que, sans même lui avoir posé la question, vous supposez que c’est un poulet !! C’est pas très agréable ! La frontière de nos propres stéréotypes est beaucoup plus fluide que ce que l’on peut penser…

OJ Simpson : Ce poulet a traversé la route et s’est fait écraser uniquement à cause de la couleur de ses plumes.

Martin Luther King : J’ai eu la vision d’un monde où tous les poulets seraient libres de traverser les routes sans que l’on ait besoin de leur demander pourquoi ils voulaient les traverser !

Arthur Andersen Consulting : La dérégulation du marché du côté de la route du poulet menaçait sa position dominante. Le poulet était confronté à des challenges significatifs pour développer et créer les compétences requises pour le nouveau marché global compétitif. Andersen Consulting, dans une relation de partnership avec le client, a aidé le poulet à repenser sa stratégie de redistribution physique et l’implantation des process. En utilisant le CIM (Chickenpoul Integration Model), Andersen a aidé le poulet à redéployer ses forces, savoirs, capitaux et technologies et à supporter sa nouvelle stratégie dans un cadre de program management. Andersen Consulting a réuni un panel d’analystes de routes et de poulets ainsi que de consultants Andersen spécialisés dans l’industrie des transports pour engager un meeting de deux jours afin de mettre en commun leur capital de connaissances personnelles, tacites aussi bien qu’explicites, et leur permettre de les faire agir en synergie afin d’atteindre les buts implicites de délivrer, architecturer avec succès et implémenter un cadre de valeur transentreprenarial dans le continuum des procédés cross-medium aviaires. Le meeting a été tenu dans un endroit semblable à un parc permettant et créant un environnement qui était basé sur la stratégie, fixé sur l’industrie, et bâti sur un message au marché consistant, clair, et unifié, et aligné sur la vision, la mission et les valeurs fondamentales du poulet. Ce fut décisif pour la création d’une solution de totale intégration de business. Andersen Consulting a aidé le poulet à changer et à devenir plus efficace. Merci de votre attention.

Microsoft : Nous venons de terminer le Poulet Windows 2020, qui pourra non seulement traverser les routes, mais aussi pondre des oeufs, manger du grain, servir de porte-documents et calculer sa ration d’aliments. La date de sortie est prévue pour le 1er trimestre 2020. Enfin, il y aura peut-être un peu de retard… Cependant la version bêta est disponible pour 30 $.

IBM : Nous proposons de construire une infrastructure technique permettant aux poulets de traverser les routes. Un cluster de 5 serveurs massivement parallèles à tolérance de panne, reliés par un réseau FDDI, avec 10 To de disques RAID devrait suffire. Coté logiciel, il faudra approvisionner une centaine de licences DB2, Netview et Visual Age, car ces produits sont en totale adéquation aux besoins de traversée des routes, moyennant une prestation d’adaptation mineure de 2,5 années.hommes (tarif : 1500 euros HT /jour).

Sun Microsystem : Nous venons d’annoncer la prochaine disponibilité de l’API Java Chicken 1.1, qui corrige les insuffisances de l’API JavaChicken 1.0 publiée il y a trois jours. Elle permet de programmer les poulets en 100% pur Java, ce qui fait qu’ils pourront traverser n’importe quelle route, quel que soit son revêtement. SUN a déjà noué des accords de partenariat avec les principaux constructeurs de routes qui ont acquis la licence de l’API JavaChicken. Ils proposeront bientôt des implémentations de l’API sur toutes sortes de routes, du chemin vicinal à l’autoroute urbaine.

Georges Pérec : Reportez-vous à ma communication : de la Poulologie, ou de l’effet du passage de la route sous un corps volatile en absysses et coordonnées absolues face à une cantatrice motorisée.

Murphy : Le poulet traversera systématiquement la route au moment où une voiture arrivera à tombeau ouvert.

Grand-père : De mon temps, on se posait pas la question de savoir pourquoi le poulet traversait la route! On roulait dessus, on le ramassait, on le vidait et on le bouffait à midi !

Sigmund Freud 1 : Le « poulet » était en réalité une poule, bien évidemment de sexe femelle, et interprétait par conséquence le poteau de signalisation comme un symbole phallique duquel elle a voulu se rapprocher.
Sigmund Freud 2 : Le fait que vous vous préoccupiez tous du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d’insécurité sexuelle latente !

Doug Hofstadter : Pour chercher une explication à la correspondance existant entre la représentation externe de l’objet-route et la conceptualisation interne du concept-route.

Carl Jung : La confluence des événements dans le gelstat culturel nécessitait que les poules traversent la route durant cette conjonction historique, entraînant synchroniquement une telle occurence de l’état de non-existence à celui de réalité.

Le médecin : A cause d’un excès d’une humeur bilieuse, de couleur vert clair au niveau de la poche principale de son estomac.

Le psychothérapeute : Parce que son Inconscient l’a poussé à le faire…

L’hypnothérapeute humaniste : Parce que sa Conscience majuscule souhaitait faire cette expérience.

Et si vous avez lu jusque-là, vous méritez la vérité :

La bonne réponse : C’était trop long de faire le tour ! 😀

Les langages hermétiques (Les Inconnus)

Depuis le temps que je cite ce sketch des Inconnus en formation (niveau « Praticien 2 Hypnose Ericksonienne », cours de Milton-modèle 4), le voici sur mon site, afin de faciliter les recherches…

On voit bien à quel point le langage non-spécifique est omniprésent dans notre vie, et pas au sens positif qu’on lui donne en thérapie.

Transcription du sketch :

Le banquier
Ah, bonjour Monsieur Gentil, y’a un problème ? Vous voulez retirer de l’argent ? Mais ce n’est pas un problème, ça, Monsieur Gentil, votre banquier est là pour tout vous expliquer. Alors, qu’est-ce que vous avez ? Eh bien, il y a votre placement. Hein ? Si, je vous ai expliqué, c’est un placement à taux répertorié, sur la base des indices compensés, qui est le plus adapté aux fluctuations indexatoires, fixées à 0,38% de l’once sur les cours d’ouverture obligataires, c’est simple. Hmm ? Ah non, on ne peut pas retirer tout de suite, non. Sinon, il y a votre PIP, Plan d’Intérêt sur Perte. Calculé sur une durée minimale de 25 ans, avec SICAV Obligatoires sur les indices réactivés, non avantage de pénalités de frais hors garantie, bien entendu. Ah non, on ne peut pas retirer tout de suite, non. Vous voulez tout retirer tout-de-suite ? C’est possible en effet, mais c’est dommage, hein ! Ben oui, vous allez perdre vos intérêts calculés au jour-le-jour sur les évaluations momentanées des moratoires d’actionnariat obligatoire et entubatoire. Ce qui fait qu’il vous reste seulement… ah non, pardon, vous nous devez : 216.492 Francs, Monsieur Gentil. Oui, ça c’est pour tout de suite, Monsieur Gentil.

Le maçon
Bonjour M’sieur Gentil, ça va ? Alors, vous l’avez vu, votre banquier, là ? Parce que nous, pour les travaux de l’appartement, on a bien avancé, hein. Pardon, Monsieur Gentil, qu’est-ce que vous comprenez pas dans l’devis ? Les porte-fenêtres de la cuisine ? Qu’est-ce qu’y a, moi j’ai fait au mieux, M’sieur Gentil, moi j’ai mis 2 vantaux avec allège basse pleine, plus un volet roulant monobloc en PVC, double paroi alvéolaire et un isolant feuilleté 2 millimètres, hein. J’ai mis de l’ancien, bien sûr, pas du nouveau parce que l’nouveau, c’est pas… Pardon, la mezzanine. Qu’est-ce qu’y a, la mezzanine ? Moi, j’ai fait au mieux, comme vous m’avez… Bah, écoutez, j’ai mis une chape de ragréage en béton armé, 2 IP plafonnés BA13, j’ai mis de l’ancien, bien sûr, pas du nouveau, M’sieur Gentil, faites-moi confiance, hein. La briquette ? Ah ben j’ai mis de la briquette sur tous les murs, comme vous m’aviez dit, M’sieur Gentil, y a pas d’problème, hein. Ah oui, excusez-moi, renforcés avec de la bricouflette. Non ça, c’est mon initiative. Disons que ça c’est de l’isolation phonique supraDial en équerres d’Alu profilé 4’20, M’sieur Gentil. C’est ce qu’il y a de mieux dans l’ancien, parce que le nouveau, c’est pas… Ben, M’sieur Gentil, pour le tout, vous m’devez 4 millions, hein. Pardon, anciens ? Non, non, là, c’est nouveaux, pourquoi ?

L’avocat
Oui, asseyez-vous, Monsieur Gentil. Oui, oui, je suis au courant, c’est votre architecte qui nous fait un procès, ah ah ah, j’ai vu ça. C’est dans la poche, asseyez-vous. Je vais vous dire ça rapidement, Monsieur Gentil : alors, vu les préjudices subis, en vertu des terres des ayants-droits, eu égard à la vente, laquelle, préalablement à l’acte complémentaire comme objet des présentes, a exposé ce qui suit, les pièces ci-dessus énoncées et datées selon l’article 9bis. Oui, jusque-là, tout est clair ! Vous comprenez pas ? C’est dans la poche, Monsieur Gentil ! Je poursuis : …d’acquitter, à compter du jour d’entrée en jouissance des parts des charges applicables, en étant avoir été d’usufruit des biens séparés selon conjoints notarifiés du 26/2/92. Ah ah, ça me paraît évident. Vous comprenez pas ? C’est dans la poche, Monsieur Gentil, vous en faites pas. Et enfin, en vertu des prorata-temporis justificatifs des « habeas corpus », de la « causa sine qua non ». Sit porationé voluntas fluctuat nec mergitur, nec agitat molen. Oui ça, c’est dans ma poche. C’est dans la poche, j’voulais dire, Monsieur Gentil. Vous comprenez pas ? C’est pas grave. Et enfin, pour finir : droit honoraire de 24.250 Francs pour conciliation de rémunération d’avocats, qui… Ah, là, c’est important que vous compreniez : toi devoir moi 24.250 Francs. Y’a quelque chose qui va pas, Monsieur Gentil ?…

Le garagiste
Aah, ouais c’est normal, Monsieur Gentil, les avocats, c’est tous les mêmes, hein : on ne comprend rien de ce qu’ils disent, et moi, je crois bien que ça les arrange, hein. Enfin bon, tout va bien, moi, de mon côté hein, tout va bien, pas de problème, j’ai fait la vidange. Ouais, ouais. Mais dites, heuu… vous n’avez pas vu là avec le joint de carbu, c’était oxydé sous la pression du piston de soupape de la courroie d’entraînement des bougies et puis des vis platinées, là. Hein ? Oh, bé il a fallu changer tout ça, hein. Oh bo obligé, hein, vu que la pompe du cylindre d’embrayage risquait de buter contre la courroie du circuit de refroidissement de la roue de secours et des essuie-glaces, heuu. Enfin bon, ça va pas chercher midi à 14 heures, hein, ça va lui faire, quoi, ça va lui faire 70 balles, plus… popopop, 50 balles de bricoles. Allez, je lui fais le tout à 100 balles. Allez 100 balles. Plus la main d’œuvre : 7.492 Francs !

La concierge
Comment, l’achpirator ? Ah non, j’ai pas paché heuu l’achpirator. Non j’ai pas pu, parche que µ#f~bqx e#@~éfdvr=dcuh téléphone %*rgftgh^#g¤€~\ dfb l’achpirator, mais j’y pense.
Aah la pouchière, les fenêtres ? Non j’ai pas fait. Non, j’ai pas fait parche que rgftgh^#g¤€~\ dfb@ùéé~, e#@~éfdvr rgftgh^#g¤€~\ dfb@ùéé~ mais je pense à la pouchière. Au revoir, Monsieur Gentiche.
Ah pardon, M’chieur Gentiche, parich maqué les zetrenches ? Parich que mézé… Vous… vous pourrez penser à mes étrennes ?

Le médecin
Rien de grave, Monsieur Gentil, rien de grave, je vous en prie, asseyez-vous, Monsieur Gentil, non rien de grave, ne vous inquiétez pas, Monsieur Gentil, rien de grave. Vous nous faites juste une petite pyélonéphrite. Non, écoutez, c’est juste un dysfonctionnement sinusal des artères caortiques, qui provoque une légère hémo-sensibilisation valvulaire des canaux spinoïdes. Mais vous n’avez aucun maux de têtes. Si ? Ah, je vais quand même vous prescrire du hénolphéléxoline, au cas où nous aurions affaire à un syndrome ovulien biphytoplasmoriphère des mamelles ossatiques du cortex bilabial… Mais j’en suis pas convaincu, hein.
Voilà, Monsieur Gentil, ouvrez la bouche… Non, rien de grave, hein. Voilà, Monsieur Gentil… Faites-moi confiance, Monsieur Gentil, vous nous enterrerez tous…

Le prêtre
Et si nous sommes tous réunis, autour de toi, ce soir, André Gentil, entouré de tes amis, ta femme, tes proches, ton avocat, ton banquier, ton architecte… ton, pardon ?… ton conchierge, oui… c’est pour te dire la sainte et claire parole de Dieu. Cette parole qui faisait dire à Saint-Benoit de l’Apostolat, que « toute la jubilation du Magnificat annonciateur de l’o tentation, est à l’immaculée miséricorde ce que l’Allégresse du Saint-Sépulcre est au jugement de nos béatitudes. Ou plus clairement pour tout-le-monde : « Si Habeas corpus, tu quoque, mi fili, fluctuat nec mergitur, amen ». Tel que l’aurait souhaité Monsieur Gentil, bien entendu, je vais procéder à une quête pour la paroisse. Des sous, s’il vous plaît, des sous pour la paroisse…

Les fonctionnaires de la Sécurité Sociale
Bonjour madame Gentil. On a appris pour vot’mari, hein. Condoléances. Vous venez pour la pension veuvage ? Oui je comprends bien, d’accord, mais vous avez rempli les feuillets A2-A3 nécessaires à l’obtention des diverses prestations auxquelles vous avez droit calculées sur le taux du ticket modérateur ? Vous l’avez fait, ça ? Comment, ça s’est mal connecté ? Y a un problème, là. Je vais demander, hein ? Marie-Thérèseee ? Marie-Thérèseee ?
. Ouais, ouais, qu’est-ce qui se passe, ma chère ?
. C’est Madame Gentil.
. Ah, bonjour Madame Gentil, on a appris pour vot’mari. Condoléances.
. Condoléances
. Que se passe-t-il, ma chère ?
. C’est pour la pension veuvage de Madame Gentil. Est-il toujours nécessaire de remplir les feuillets A2-A3…
. Mais non, c’est beaucoup plus simple ! Il suffit juste de remplir les feuillets B2 BA4 de l’allocation forfaitaire du régime d’attribution maritale du régime de compensation… avec le service complémentaire.
. Où tu vas, là ? Mais qu’est-ce que tu me racontes, là ? Si elle est sous le régime marital, comment veux-tu qu’elle récupère la mutuelle, avec…
. Mais non ! Tu nous racontes que des balivernes !
. Attends, on va appeler Marie-Denise… Marie Denise ! Viens-là, Marie-Denise !
. Ah, bonjour Madame Gentil, on a appris pour vot’mari. Condoléances !
. Condoléances.
. Condoléances.
. Ma chère, quand tu es sous régime, tu fais le ticket modérateur de la pension. Est-il nécessaire de remplir..
. Non, non, non, aujourd’hui, c’est beaucoup plus simple. Il suffit simplement qu’elle reverse le forfait des indemnités auxiliaires à la caisse primaire du conjoint des naissances de la mairie de Monsieur Gentil…
. Mais qu’est-ce que tu racontes, là, c’est des balivernes, tout ça, mais avec ça ma chère, elle touche au bout de 2 ans.
. Comment ça, au bout de 2 ans ? Ben, c’est beaucoup plus long, ça…
. Ah moins que… Madame Gentil, à moins que vous ayez un accident dans les 2 jours, et là, vous touchez.
. Ah là, oui
. Vous nous revenez invalides à 100%, et vous êtes remboursée immédiatement.
. Tout de suite. Mais là, on peut pas faire grand-chose, parce qu’on ferme à 16h30. Comment ça, il est 16h ? Ah ben, on ferme à 16h et 30 secondes… On peut pas faire autrement.

La collaboration, loi oubliée de Darwin

« Tout le monde lutte pour sa propre survie, et c’est toujours le plus fort et le plus égoïste qui s’en sort le mieux ».

Cette idée reçue inculquée dès l’école, cette loi de la jungle, n’explique pas tout. Longtemps, on a présenté la compétition comme un phénomène inhérent au vivant. Désormais, explique le biologiste Pablo Servigne, la science montre au contraire l’importance de l’entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes.

L’exemple traditionnel est celui des chasseurs préhistoriques, qui ne seraient jamais allé combattre seuls un mammouth ! Si nos ancêtres ont survécu, c’est avant tout car ils ont su travailler ensemble.

Dans le livre qu’il a coécrit avec Gauthier Chapelle, « L’Entraide. L’autre loi de la jungle » (éditions Les Liens qui Libèrent), Pablo Servigne montre comment la biologie du XXe siècle, encouragée par les industriels et dirigeants, a délibérément surévalué les comportements de compétition dans la nature, en minimisant l’importance de la coopération. Une manière discrète mais efficace de « diviser pour mieux régner » 😉

La théorie de Darwin fut «l’une des plus violemment combattues par ses adversaires et l’une des plus constamment trahies par ses partisans. Dès sa publication, l’Origine des espèces a été lue à travers des prismes déformants», soulignait Patrick Tort dans une interview à Libération.
Le principal fut Herbert Spencer (1820-1903), l’inventeur du «darwinisme social», une idée rejetée par Charles Darwin. Elle déforme sa pensée, en écartant tout ce qu’il dit sur la « coopération» dans la nature et en ne retenant que la « compétition », explique Guillaume Lecointre. Surtout, elle « fait sortir la sélection naturelle de son domaine de légitimité », un crime épistémologique très utile aux idéologues du capitalisme, qui permet de rejeter sur les exploités de l’industrie naissante la responsabilité de leur sort.

Alors, tous égoïstes ? Non, bien au contraire ! Il suffit de voir les réactions spontanées des gens lors d’une catastrophe naturelle ou d’un attentat : l’entraide est naturelle et immédiate (et les rumeurs d’agressions durant les ouragans récents, dans les îles, se sont révélées être des fakes, des cas isolés ou de fausses rumeurs).
Les découvertes de cette nouvelle sociobiologie ont des implications majeures pour le futur de nos sociétés…

Si une tribu compte beaucoup de membres qui sont toujours prêts à s’entraider et à se sacrifier au bien commun, elle doit évidemment l’emporter sur la plupart des autres tribus. Ceci constitue aussi un cas de sélection naturelle.

Charles Darwin (La descendance de l’homme, chap.5, 1881)

 

Pour conclure, voici une vidéo de l’équipe de « Et tout le monde s’en fout ! » :

De manière « épique et poétique », cela peut aussi être dit et vu ainsi :

A lire aussi :
Darwin, l’économiste ? (à propos de la collaboration en entreprise)

Les gestes de secours

Même si un hypnothérapeute ne reçoit que des personnes souffrant moralement, et non physiquement, il est toujours possible que quelqu’un fasse un malaise durant une consultation… Et pour savoir quoi faire à ce moment-là, il faut être formé !

Sans aller forcément jusqu’à avoir un défibrillateur chez soi (mais nous en avons un, à l’IFHE, par prudence), savoir maintenir une personne jusqu’à l’arrivée des secours est précieux, ne serait-ce que pour savoir que l’on a « tout fait », de notre mieux, dans cette situation d’urgence…

Une formation de niveau 1, à la Protection Civile, ne vous prendra qu’une journée. Comme moi, vous pouvez y amener vos enfants, amis ou collègues – y compris pour se remettre les gestes en mémoire, tous les 2-3 ans…

Vidéo choc, pour marquer les esprits. On préfère ne pas y penser, mais on se sent quand même mieux d’y être préparé !

Alimentation et bien-être psychologique

Nous parlons régulièrement de psychopathologie avec les groupes de formation en Hypnose, et plus particulièrement de la 3ème dimension à prendre en compte, selon le DSM (manuel diagnostic des troubles mentaux) : les causes physiques de type « médicaments et mal-bouffe »…

Par exemple : une jeune femme vient en consultation, envoyée par son médecin généraliste, car elle souffre de tendances pédophiles envers son bébé de quelques mois… Durant l’anamnèse (le recueil préliminaire d’informations), le thérapeute se rend compte que la jeune femme prendre des médicaments suite à une dépression due à la perte d’un premier enfant, trois années auparavant.
L’effet secondaire de ce médicament est… l’arrivée d’hallucinations !!

Aussitôt que son psychiatre modifia sa prescription, les compulsions pédophiles disparurent… sans qu’il ne soit besoin de soin psychologique, d’aucune sorte.

Dans la vidéo ci-dessous, on voit l’impact de la chimie ajoutée à la nourriture industrielle. Et pour quelle raison, toute cette chimie ? On peut faire d’excellentes recettes, qui se conservent, sans chimie : il en existe déjà !…
C’est édifiant et cela encourage à vérifier ce que l’on se met dans le corps !

Mens sana in corpore sano !

Encore un peu d’écologie ?

Bien sûr, c’est sans doute exagéré ou caricaturé, et on trouvera toujours des arguments pour ou contre, mais le fond est là : on tue la planète par surconsommation (de tout, donc de viande aussi car on veut pouvoir avoir de tout, tout le temps, tout de suite)…

Il suffirait de manger de la viande rouge seulement 1 ou 2 fois par semaine, et du poulet ou du cochon le reste du temps, pour faire chuter de 3x la consommation d’eau !!
Déjà, ce serait grandiose. Et pas besoin de devenir végétarien ou végan pour cela (même si ça peut se comprendre aussi, dans le domaine de la protection animale).

Et attention, car la vidéo parle de viande, mais lisez le petit livre « La Mer expliquée à nos petits-enfants«  d’Hubert Reeves et Yves Lancelot. Vous y apprendrez qu’en quelques décennies presque toutes les ressources des océans ont disparu, ce qui a déréglé leur fonctionnement et ils n’absorbent plus le CO2 comme ils le faisaient avant.
Les océans sont les plus importants régulateurs de CO2 de la planète, bien plus que les forêts. Donc, en mangeant moins de poisson et produits de la mer, on aura là aussi une grande action écologique (lire aussi ici).

En fait, il faudrait retrouver des habitudes alimentaires raisonnables, comme il y a 40-50 ans (et on mangeait très bien, mais pas de viande rouge tous les jours !)…

Quel rapport, tout cela, avec la psychothérapie ?
Facile : il est inutile d’aider les gens à vivre mieux et plus heureux si on n’a plus de planète pour exister ! Idée humaniste de base ! 🙂

Prenez soin de notre planète,
nous n’en avons qu’une.

A lire aussi :
En quoi manger moins de viande est bon pour la planète ?
Manger moins de viande est-il vraiment bon pour la planète ?

La connexion invisible des arbres

Voilà, plus besoin d’être illuminé pour comprendre que tout communique ! Plusieurs équipes de chercheurs, à travers le monde, ont mis en évidence le fait que les arbres interagissent de manière active, comme tout être vivant, allant même jusqu’à se protéger ou s’entraider…

Voici quelques extraits d’un documentaire récent, et vous en trouverez encore plus en recherchant parmi les vidéos en anglais, sur Youtube :

Notre connexion humaine passe par d’autres vecteurs, hormones, phéromones, mouvements inconscients… et cette vague invisible qui nous relie tous, si vous acceptez l’existence de la Conscience, en tant que champ d’informations.

Pourquoi ne pas tenter une « reconnexion entre consciences », comme on le pratique en hypnothérapie humaniste, en pratiquant une induction en ouverture dans la forêt ?

Un peu d’écologie ?

Vous a-t-on culpabilisé en vous racontant que vous étiez en partie responsable de la pollution actuelle, avec votre voiture ou les déchets que vous rejetez ?

Bien sûr, tout le monde doit être actif pour participer à une planète plus saine… mais notre maigre participation n’est qu’une poussière face à la pollution industrielle !

1 bateau émet la même quantité de soufre que 50 MILLIONS de voitures !!!… Les 20 plus grands navires marchands qui circulent actuellement polluent à eux seuls plus que TOUTES les voitures de la planète… Et ce n’est pas 20, mais 60.000 navires qui sillonnent les océans à longueur d’année !!!!!

« Et on ne parle pas des avions et de la pollution qu’ils génèrent.. Pas sûr que les bateaux soient les plus pollueurs des deux ! » me direz-vous, confiant en ce que l’on vous a raconté à la télévision.

Une rapide recherche sur Internet et quelques calculs simples vous donneront une réponse :
1/ D’après la DGAC (direction générale de l’aviation civile), « L’aviation (mondiale) émet chaque année 650 millions de tonnes de CO2, soit autant que l’Allemagne en un an »
2/ L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) nous dit que : « les voitures polluent 30 fois plus que les avions » (en raison de leur nombre supérieur aux avions).

Donc, l’aviation pollue autant qu’un pays (l’Allemagne) et les voitures autant que 30 pays (puisque « 30 fois plus que les avions »)… Mais : « 20 bateaux polluent plus que toutes les voitures de la planète » (The Guardian, The Times, Caradisiac.com)
Et il y a 60.000 bateaux commerciaux en circulation !!!!…

Conclusion: les plus gros pollueurs sont donc de très loin les bateaux… Voilà.

Ajoutez à cela qu’on a vidé 90% des poissons des océans ces 40 dernières années… et que c’est la vie sous-marine qui entretient les échanges de CO2 des océans, plus grands « poumons » de la planète (70% de la surface du globe, donc immensément plus importants que la forêt amazonienne, par exemple)… et vous comprendrez que l’on vous focalise sur de faux problèmes (pollution des voitures, élevage intensif des vaches, réels mais pas aussi graves que la pollution des océans), avec de fausses solutions (taxes, interdictions de circuler, culpabilisations, etc.)… pendant que « on » continue de polluer tranquillement ce qui nous maintient en vie.

Une forme d’holocauste collectif, très conscient, pour les criminels qui entretiennent ce système !… Et nous, que pouvons-nous y faire ?
Déjà, on pourrait commencer par diminuer sa consommation de poissons et privilégier l’élevage bio… Mais, même le poisson d’élevage fait des ravages : il faut entre 2 et 5kg de poisson sauvage (en farine) pour nourrir et obtenir un kilo de poisson d’élevage. Bref quand on mange un kilo de saumon d’ élevage, on mange plusieurs kilos de poissons sauvage (et, en plus, ils sont souvent OGM !).

Pas d’autre solution que freiner drastiquement la consommation de poisson : c’est notre moyen d’action en tant que consommateur.

Et puis, il y a ça aussi : www.seashepherd.fr A vous !