Freud et l’Hypnose

Sigmund_FreudTout comme les hypnothérapeutes actuels en sont venus à oublier leurs origines… et mêmes les racines qui distinguent clairement leurs différentes pratiques… bien des psychanalystes des années 60 et au-delà ont clamé haut et fort que Sigmund Freud avait « abandonné l’Hypnose » – sous-entendant par-là que cette dernière n’aurait pas été « convenable », « correct », « éthique » ou simplement « suffisamment efficace » pour plaire au Maître… C’est mal connaître l’histoire de la Psychanalyse et ses origines.


Et pourtant…
On retrouve des lettres manuscrites de Freud, jusqu’à la fin de sa vie, qui envoyait ses patients à des confrères hypnothérapeutes… Quelle étrangeté pour quelqu’un qui aurait soi-disant accordé si peu de foi à l’Hypnose ! Par ailleurs, Freud, en 1937 (soit deux ans avant sa mort), déclarait publiquement : « il n’y a pas de substitut à l’Hypnose ! »

Il y a donc un fossé entre les ragots colportés et les actes concrets de l’homme le plus célèbre du monde de la psychothérapie…

Sigmund Freud s’est formé à l’Hypnose auprès de Bernheim, qu’il vénérait au point de traduire en allemand l’intégralité de ses livres. En 1895, ses études achevées, Freud écrivit aussi lui-même un livre sur l’Hypnose, avec le Dr Breuer : « Études sur l’hystérie ».
Ayant poursuivit ses études auprès de Charcot, alors super-intendant de l’Hôpital de la Salpêtrière, à Paris, Freud fit la connaissance de son bras droit, directeur du laboratoire de Psychopathologie : Pierre Janet, lui-même ! Le père de la Psychologie clinique et inventeur de la régression hypnotique… C’est avec l’aide de Janet et de Breuer que Sigmund Freud mis au point le principe de l’association libre, sans lequel la Psychanalyse n’aurait jamais existé.

Voilà à quel point Psychanalyse et Hypnose sont liées – et combien les décennies d’idées fausses ont pu distordre et perdre la pensée du Maître…
Mais je ne souhaite pas entrer dans de vieux débats, et seulement vous proposer aujourd’hui un texte de Freud sur l’Hypnose.

Un texte inédit d’une étonnante modernité !
C’est un véritable cours d’Hypnose que nous offre Sigmund Freud. Ce texte, paru en 1891, année de la création du mot « psychothérapie » par son ami Bernheim, est curieusement resté inédit. Il fut découvert en 1963, puis publié en anglais dans le volume 1 de la « Standard Edition of the Complete Psychological Works of Sigmund Freud » (trad. Strachey) par Hogarth Press, London.

Le texte français, ci-dessous, est paru en 1976 dans la revue de Médecine Psychosomatique (trad. Cotet, Bourguignon, Altounian et Rauzy).

Très pratique, on y retrouve des idées et principe que l’on aurait pu attribuer à Milton Erickson ou à d’autres hypnothérapeutes plus modernes. Je vous laisse le découvrir, et réfléchir à certains passages – tout en restant conscient de l’ancienneté du texte et du contexte de son époque – remplacez, si vous le souhaitez, le terme « médecin » par « psychothérapeute » et convertissez en vos mots les termes les plus désuets :

    Ce serait une erreur de croire qu’il est très facile de pratiquer l’hypnose à des fins thérapeutiques. La technique de l’hypnotisme est bien plutôt une opération médicale aussi difficile que n’importe quelle autre. Le médecin qui veut hypnotiser devrait l’avoir appris d’un maître dans cet art et aura, même alors, besoin d’une grande pratique personnelle pour obtenir des succès autrement que dans des cas isolés. Alors, en tant qu’hypnotiseur expérimenté, il se mettra à l’œuvre avec ce sérieux et cette détermination nés de la conscience d’entreprendre quelque chose d’utile, voire, dans certaines circonstances, de nécessaire. Le souvenir de tant de guérisons obtenues par l’hypnose conférera à son comportement face au patient une sûreté qui ne manquera de susciter, chez ce dernier aussi, l’attente d’un nouveau succès thérapeutique.

Celui qui aborde l’hypnotisme à moitié incrédule, qui, ce faisant, se trouve peut-être lui-même tout drôle, qui révèle, par sa mimique, sa voix et ses gestes, qu’il n’attend rien de la tentative, n’aura aucune raison de s’étonner de ses insuccès et devrait plutôt laisser cette méthode de traitement à d’autres médecins qui sont en mesure de la pratiquer sans se sentir atteints dans leur dignité médicale, parce qu’ils se sont, par l’expérience et la lecture, persuadés de la réalité et de l’importance de l’influence hypnotique.

On se fera une règle de ne chercher à imposer à aucun malade le traitement hypnotique. Il existe dans le public un préjugé, appuyé même par des médecins éminents mais ignorants en la matière, selon lequel l’hypnose serait une intervention dangereuse. Chercherait-on à imposer l’hypnose à une personne qui accorderait foi à ces dires, on serait vraisemblablement, après quelques minutes seulement, perturbé par des incidents fâcheux, qui naissent de l’angoisse du malade et de la sensation pénible pour lui d’être violenté, mais qui seraient très certainement tenus pour des suites de l’hypnose [NDLR : auto-suggestion !]. Là où s’élève une forte résistance contre un projet d’hypnose, on renoncera à cette méthode et l’on attendra que le malade se soit, sous l’influence d’autres informations, familiarisé avec l’idée d’être hypnotisé. Par contre, il n’est absolument pas gênant qu’un malade déclare n’éprouver aucune angoisse devant l’hypnose, mais ne pas croire en elle ou ne pas croire qu’elle puisse lui être utile. On lui dit alors : « Je n’exige pas votre foi, mais simplement votre attention et quelque docilité au début », et l’on trouve le plus souvent dans cette disposition indifférente du malade un remarquable soutien.

Par ailleurs, il faut affirmer qu’il existe des personnes qui sont empêchées de tomber dans l’hypnose, précisément par leur disponibilité et leur désir. Cela ne cadre absolument pas avec l’opinion courante selon laquelle il n’y a pas d’hypnose sans « foi », mais il n’en est pourtant pas autrement. On a le droit, en général, de partir de l’hypothèse que tous les hommes sont hypnotisables, à cela près que chaque médecin en particulier aura un certain nombre de personnes qu’il ne pourra pas hypnotiser dans les conditions de ses expériences, sans que souvent il puisse dire à quoi a tenu l’insuccès. Parfois, un procédé obtient aisément ce qui semblait impossible avec un autre, et la même chose vaut pour des médecins différents. De ce fait, on ne sait jamais si un malade pourra être hypnotisé ou non et l’on n’a pas d’autre voie pour l’apprendre que l’expérience elle-même. Jusqu’à présent, on n’est pas parvenu à mettre en rapport l’accessibilité à l’hypnose avec une autre qualité de l’individu. Une seule chose est exacte : les malades mentaux et les dégénérés ne sont, la plupart du temps, pas hypnotisables, les neurasthéniques ne le sont que très difficilement; il est inexact que les hystériques ne soient pas aptes à l’hypnose. C’est bien plutôt chez ces derniers justement que l’hypnose apparaît à la suite d’interventions d’ordre purement physiologique et avec tous les signes d’un état corporel particulier.

Il est important de se faire une opinion provisoire sur l’individualité psychique d’un malade que l’on veut soumettre à l’hypnose, mais, pour cela, on ne peut précisément pas établir de règle générale. Mais il est évident qu’il n’est pas avantageux de commencer un traitement médical par l’hypnose et qu’il vaut mieux, tout d’abord, gagner la confiance du malade et laisser sa méfiance et sa critique s’émousser. Qui dispose en tant que médecin ou hypnotiseur d’une grande réputation peut toutefois se dispenser de ces préliminaires.

Contre quelles maladies doit-on faire usage de l’hypnose ? Des indications sont ici plus difficiles à poser que pour d’autres méthodes thérapeutiques, étant donné que la réaction individuelle joue, lors de la thérapeutique hypnotique, un rôle presqu’aussi grand que la nature de la maladie à combattre. En général, on évitera d’attaquer par l’hypnose les symptômes qui ont un fondement organique et l’on n’utilisera cette méthode que pour lutter contre des troubles nerveux purement fonctionnels, des maux d’origine psychique et des accoutumances toxiques ou autres. Mais l’on se persuadera que bien des symptômes de maladies organiques sont accessibles à l’hypnose et que l’altération organique peut exister sans le trouble fonctionnel qui en découle, Vu l’aversion présente à l’endroit du traitement hypnotique, on est rarement amené à utiliser l’hypnose sans avoir auparavant essayé sans succès toutes les autres thérapeutiques. Cela a du bon, car on apprend de cette manière quel est le véritable champ d’action de l’hypnose. On peut naturellement hypnotiser aussi à des fins de diagnostic différentiel, par exemple quand on est dans le doute sur l’appartenance de certains symptômes à l’hystérie ou à une maladie nerveuse organique. Mais cette épreuve n’a quelque valeur que dans le cas d’un résultat favorable.

Quand on connaît bien son malade et qu’on a établi le diagnostic, se pose la question de savoir si on va entreprendre l’hypnose en tête-à-tête ou si on fait appel à une personne de confiance. Cette mesure serait souhaitable autant pour protéger les malades de l’abus de l’hypnose que pour protéger le médecin contre l’accusation d’un tel abus. Et l’un et l’autre se sont produits ! Mais une telle mesure ne peut être généralisée. La présence d’une amie, du mari ou d’une autre personne perturbe souvent la malade très gravement et réduit incontestablement l’influence du médecin, par ailleurs le contenu de la suggestion, devant être donné dans l’hypnose, n’est pas toujours propre à être communiqué à d’autres personnes proches de la malade. L’appel à un second médecin n’aurait pas cet inconvénient, mais il complique la conduite du traitement au point de la rendre impossible dans la majorité des cas. Comme ce qui importe avant tout au médecin, c’est de faire, par l’hypnose, œuvre utile, il renoncera, dans la plupart des cas, à faire appel à une tierce personne et il ajoutera le danger évoqué plus haut à tous ceux qui sont inhérents à l’exercice de la profession médicale. Mais la malade se protégera elle-même, en ne se laissant pas hypnotiser par un médecin qui ne lui paraît pas digne de sa plus totale confiance [NDLR : tout cela vaut encore de nos jours…].

Par contre, il est d’une grande importance que la malade à hypnotiser voie d’autres personnes sous hypnose, qu’elle sache par la voie de l’imitation, comment elle a à se comporter et qu’elle apprenne par d’autres en quoi consistent les sensations de l’état hypnotique. A la clinique de Bernheim et à la consultation de Liébeault à Nancy, où chaque médecin peut recueillir des éclaircissements sur les effets dont l’influence hypnotique est capable, l’hypnose n’est jamais conduite en tête-à-tête. Chaque malade, qui arrive pour sa première séance d’hypnose, regarde un temps le spectacle des malades plus anciens qui s’endorment, qui pendant l’hypnose obéissent et qui, après le réveil, reconnaissent que leurs symptômes morbides ont disparu. Il entre par là dans un état de disponibilité psychique qui le fait sombrer, lui aussi, dans une hypnose profonde dès que vient son tour. L’inconvénient de ce procédé, c’est que les maux de chaque sujet sont commentés devant une grande assemblée, ce qui ne conviendrait pas à des malades de meilleure condition. Un médecin, qui souhaite guérir par l’hypnose, devrait toutefois ne pas renoncer à cette puissante influence auxiliaire et, aussi souvent que possible, laisser la personne à hypnotiser assister d’abord à un ou plusieurs essais hypnotiques réussis.

Si l’on ne peut pas s’attendre à ce que le malade s’hypnotise lui-même par imitation dès qu’on lui en donnera le signal, on a alors le choix pour amener le malade en état d’hypnose entre différents procédés, qui tous ont en commun de rappeler l’endormissement par certaines sensations corporelles. La meilleure manière de procéder est la suivante : on installe le malade sur un siège confortable, on le prie d’être tout à fait attentif et, désormais, de ne plus parler, étant donné qu’en parlant il mettrait obstacle à l’endormissement. Quelques pièces du vêtement éventuellement gênantes sont enlevées et les autres personnes sont reléguées dans une partie de la pièce où elles ne peuvent être vues du malade. On fait l’obscurité dans la pièce, on veille au calme. Après ces préliminaires, on s’assied en face du patient et on l’invite à fixer deux doigts de la main droite du médecin, tout en faisant très attention aux sensations qui vont se développer.

Après très peu de temps, une minute environ, on commence, on persuade le malade qu’il éprouve les sensations de l’endormissement, par exemple : « Je vois bien que cela va vite avec vous, votre visage a déjà pris une expression figée, votre respiration est devenue plus profonde, vous voilà tout à fait calme, vos paupières sont lourdes, vos yeux papillotent, vous ne voyez plus distinctement, à l’instant vous allez être forcé de déglutir, puis vos yeux se fermeront et vous dormirez. »

Avec de tels propos et d’autres, similaires, on se trouve déjà en plein « processus de suggestion », selon le nom qu’on donne aux paroles de persuasion pendant l’hypnose. Mais l’on ne suggère que des sensations et des processus moteurs, tels qu’ils apparaissent spontanément au cours de l’endormissement hypnotique. On peut s’en convaincre si l’on a devant soi une personne que l’on peut faire entrer en hypnose rien qu’en la fixant (méthode de Braid), chez laquelle par conséquent la fatigue des yeux, lors d’une attention très soutenue et soustraite à toutes les autres impressions, entraine cet état ressemblant au sommeil. Son visage prend tout d’abord une expression figée, sa respiration devient plus profonde, ses yeux s’humectent, papillotent à maintes reprises, un ou plusieurs mouvements de déglutition interviennent, finalement les pupilles se placent en haut et en dedans, les paupières s’abaissent et l’hypnose est là. Le nombre de semblables personnes est très important ; remarque-t-on que l’on a devant soi l’une d’entre elles, on fera bien de se taire ou de ne recourir qu’occasionnellement à la suggestion. Sinon l’on ne ferait que perturber la personne qui s’hypnotise elle-même et, au cas où la succession des suggestions ne correspondrait pas au déroulement effectif de ses sensations, mobiliser son opposition. Pourtant, en général, on a intérêt à ne pas attendre le développement spontané de l’hypnose, mais bien le favoriser par les suggestions. A condition, alors, qu’elles soient dispensées avec énergie et suivant une succession rapide. Il ne faut pas, en quelque sorte, que le patient puisse reprendre ses esprits, qu’il ait le temps d’examiner si ce qu’on vient de lui dire est également exact. On n’a pas besoin de plus de deux à quatre minutes pour que les yeux se ferment ; s’ils ne sont pas fermés spontanément, on les lui ferme, sans se montrer étonné ou dépité, du manque de fermeture spontanée des yeux. Si, maintenant, les yeux sont fermés, on aura atteint un certain degré d’influence hypnotique. C’est cela qui est le facteur déterminant pour toute la suite.

Une des deux possibilités vient en effet de se produire. La première : le patient a vraiment été mis en état d’hypnose en fixant et en entendant les suggestions, et alors il se comporte calmement après la fermeture des yeux ; on éprouve encore son degré de catalepsie, on lui dispense la suggestion qu’exige son mal et on le réveille à temps. Après le réveil, ou bien il est amnésique, c’est-à-dire qu’il a été durant l’hypnose « somnambule », ou bien il conserve tous ses souvenirs et renseigne sur ses sensations au cours de l’hypnose. Il n’est pas rare qu’apparaisse sur ses traits un sourire, après qu’on lui ait fermé les yeux. Le médecin ne devrait pas -s’en fâcher ; cela signifie simplement, en règle générale, que l’hypnotisé est encore en mesure de porter lui-même un jugement sur son état et le trouve étrange, bizarre. Ou encore deuxième possibilité : il n’y a eu aucune influence ou seulement une influence minime, tandis que le médecin se comportait comme s’il était en présence d’une hypnose réussie. Que l’on se représente alors l’état psychique du patient. Au début des préparatifs, il a promis de rester calme, de ne plus parler, de ne manifester aucun signe d’approbation ou d’opposition ; il remarque maintenant que sur la base de ses assentiments il s’est laissé persuader qu’il était hypnotisé, il s’en irrite, se sent mai à l’aise de ne pouvoir extérioriser cela, redoute bien aussi que le médecin lui applique trop rapidement la suggestion parce qu’il le tient pour hypnotisé tandis qu’il ne l’est pas. Et l’expérience montre alors qu’il ne tient pas le pacte qu’on a conclu avec lui parce qu’il n’est pas vraiment hypnotisé. Il ouvre les yeux et la plupart du temps dit avec agacement : « Mais je ne dors pas du tout. » Le débutant donnerait maintenant l’hypnose pour perdue, mais celui qui a de la pratique ne perd pas contenance. Il réplique, sans être fâché le moins du monde, en lui fermant encore une fois les yeux : « Restez calme, vous avez promis de ne rien dire. Je sais bien que vous ne « dormez » pas. D’ailleurs ce n’est pas du tout ce qu’on vous demande. A quoi cela rimerait-il que je me contente de vous endormir ; mais vous ne me comprendriez pas quand je parle avec vous. Vous ne dormez pas, mais vous êtes hypnotisé, vous êtes sous mon influence ; ce que je vous dis, maintenant fera sur vous une impression particulière et vous sera utile. » Après ces éclaircissements, le malade habituellement se calme, on lui applique la suggestion, on se dispense provisoirement de rechercher les signes corporels de l’hypnose, et la plupart du temps on verra, après la répétition réitérée de cette soi-disant hypnose, surgir également quelques-uns des phénomènes somatiques qui caractérisent l’hypnose.

Dans de nombreux cas de cette espèce, on ne saura jamais si l’état qu’on a provoqué mérite le nom d’hypnose. Mais on aurait tort de vouloir limiter l’application de la suggestion à ces autres cas dans lesquels le patient devient somnambule ou sombre dans un profond degré d’hypnose. On peut dans de tels cas, qui, à vrai dire, n’ont de l’hypnose que l’apparence, obtenir les succès thérapeutiques les plus étonnants, auxquels par ailleurs on ne peut parvenir par la « suggestion à l’état de veille » Il faut donc bien, ici -encore, qu’il s’agisse d’une hypnose qui, à dire vrai, ne se voit assigner d’autre but que les effets obtenus en elle par la suggestion.

Mais si, après des essais répétés (trois à six), on n’obtient ni un présage de succès ni l’un des signes somatiques de l’hypnose, on ne poussera pas plus loin la tentative. Bernheim et d’autres ont distingué plusieurs degrés d’hypnose, dont la nomenclature est pour le praticien de peu de valeur.

Une seule chose est d’une importance déterminante, c’est que le malade soit devenu ou non somnambule, c’est-à-dire que l’état de conscience créé dans l’hypnose tranche si nettement avec l’état habituel qu’au réveil le souvenir de ce qui s’est produit pendant l’hypnose fait défaut. Dans ces cas, le médecin peut démentir, avec une grande fermeté, les douleurs ou autres symptômes existant dans la réalité, fermeté à laquelle il ne parvient habituellement pas s’il sait que le malade lui dira après quelques minutes : « Quand vous avez dit que je n’avais plus de douleurs, je les avais quand même et je les ai toujours. » L’effort de l’hypnotiseur tend à s’éviter de telles contradictions qui ne peuvent manquer d’ébranler son autorité. Il serait donc de la plus grande importance pour la thérapeutique d’être en possession d’un procédé qui permettrait de mettre quiconque en état de somnambulisme. Ce procédé n’existe malheureusement pas. Le défaut essentiel de la thérapeutique hypnotique c’est de n’être pas dosable. Le degré d’hypnose accessible ne dépend pas du procédé du médecin, mais de la réaction fortuite du patient. Il est également très difficile d’approfondir l’hypnose dans laquelle sombre un malade; mais cela se produit en général grâce à une fréquente répétition des séances.

Si l’on n’est pas satisfait de l’hypnose obtenue, on recherchera, lors des répétitions, d’autres méthodes qui, souvent, ont un effet plus fort ou dont l’effet se prolonge, alors que l’influence du procédé utilisé précédemment s’est affaiblie. Ces procédés sont les suivants : passer pendant cinq à dix minutes sans s’arrêter les deux mains sur le visage et le corps du patient, ce qui a un effet étonnamment apaisant et assoupissant, suggestionner pendant le passage d’un courant galvanique faible, qui fait naître une sensation gustative précise (l’anode en large bandeau sur le front, la cathode en bracelet au poignet), à l’occasion de quoi l’impression d’être enchaîné et la sensation galvanique concourent à l’hypnose de façon essentielle. On peut s’inventer à son gré des procédés analogues pour peu qu’on ne perde pas des yeux ce but : faire naître par association de pensées l’image de l’endormissement et fixer l’attention par une sensation invariable. La valeur curative propre à l’hypnose réside dans la suggestion que l’on applique au cours de celle-là. Cette suggestion consiste à dénier énergiquement les souffrances dont le malade s’est plaint ou à assurer qu’il pourrait faire quelque chose ou à lui ordonner de l’exécuter. On obtient un effet beaucoup plus puissant que la simple assurance ou la simple dénégation en reliant la guérison attendue à une action ou une intervention au cours de l’hypnose, par exemple : « Vous n’avez plus de douleurs à cet endroit, j’appuie dessus et la douleur est partie. » Passer les mains et appuyer sur la partie malade du corps au cours de l’hypnose est de toute façon un soutien remarquable de la suggestion verbale. On ne se dispensera pas non plus d’éclairer l’hypnotisé sur la nature de ses souffrances, de justifier à ses yeux l’arrêt de ses souffrances, etc. [NDLR : comme en Hypnose Humaniste !] car la plupart du temps on n’a pas devant soi un automate psychique, mais un être doué de critique et de jugement, sur lequel la situation présente nous permet seulement d’exercer plus d’influence que dans son état de veille. Lors d’une hypnose imparfaite, on évitera de laisser parler le patient; cette extériorisation motrice disperse le sentiment d’engourdissement que l’hypnose lui garantit et le réveille. Les personnes somnambules, on les laisse, sans s’inquiéter, parler, marcher, travailler, et l’on obtient l’influence psychique la plus étendue en -les interrogeant en cours d’hypnose sur leurs symptômes et l’origine de ceux-ci.

Par la suggestion, on requiert soit un effet immédiat, et ceci en particulier lors du traitement de paralysies, contractures et autres, soit un effet post-hypnotique, c’est-à-dire une action que l’on fixe à une heure déterminée après le réveil. Pour toutes les souffrances opiniâtres, on a grand avantage à intercaler une telle période d’attente (toute une nuit même) entre la suggestion et son accomplissement. L’observation des malades montre que les impressions psychiques ont, en règle générale, besoin d’un certain temps, temps d’incubation, pour provoquer une modification physique (cf. Névrose traumatique). On dispensera chaque suggestion isolée avec la plus grande fermeté, car chaque indice de doute sera remarqué par l’hypnotisé et exploité défavorablement; avant tout, on ne laissera aucune contestation se faire jour et l’on se référera, si l’on s’y croit autorisé, au pouvoir que l’on détient de faire naître catalepsie, contractures, anesthésie et autres.

On règlera la durée d’une hypnose en fonction des nécessités pratiques; une hypnose d’un temps assez long, allant jusqu’à plusieurs heures, n’est absolument pas défavorable au succès. Le réveil est déclenché par cet appel : « Ça va pour aujourd’hui » et autres formules. On ne négligera pas, lors des premières hypnoses, d’assurer qu’on se réveillera sans maux de tête, frais et dispos. Toutefois’, on peut observer que de nombreuses personnes se réveillent, même après des hypnoses légères, la tête lourde, et fatiguées, quand la durée de l’hypnose a été trop brève. Elles ont, pour ainsi dire, encore sommeil.

La profondeur de l’hypnose n’est pas dans chaque cas en rapport direct avec son succès. On peut, dans les hypnoses les plus légères, provoquer de grandes modifications et, par contre, éprouver un échec dans le somnambulisme. Si le succès souhaité n’intervient pas après un petit nombre d’hypnoses, un autre aspect fâcheux inhérent à cette méthode se manifeste. Tandis qu’aucun malade n’a le droit de s’impatienter lorsque la vingtième séance électrique ou la vingtième bouteille d’eau minérale n’a pas encore apporté de guérison, il est de fait que, lors d’un traitement hypnotique, médecin et patient se fatiguent beaucoup plus tôt, par suite du contraste entre les suggestions intentionnellement maintenues en rose et la grise réalité. Des malades intelligents peuvent, ici encore, rendre au médecin la tâche plus facile, dès qu’ils ont compris qu’au cours de l’application de la suggestion le médecin joue en quelque sorte un rôle, et qu’ils ont d’autant plus avantage à attendre que le médecin nie plus énergiquement la souffrance. Dans chaque traitement hypnotique poursuivi, il faut éviter soigneusement de se montrer monotone. Il faut que le médecin invente constamment une nouvelle amorce pour sa suggestion, une nouvelle preuve de sa puissance, une nouvelle variante de la procédure hypnotique. Cela représente pour lui, qui peut-être doute intérieurement du succès, une fatigue considérable et finalement épuisante.

Il ne fait aucun doute que le domaine de la thérapeutique par l’hypnose dépasse très largement celui des autres méthodes curatives des maladies nerveuses. Le reproche selon lequel l’hypnose n’est capable d’influencer que les symptômes et ceci seulement pour peu de temps, est également injustifié. Si la thérapeutique par l’hypnose s’attaque seulement aux symptômes et non aux processus morbides, elle suit justement la même voie que celle que sont forcées d’emprunter les autres thérapeutiques.

Si l’hypnose a eu du succès, le maintien de la guérison dépend des mêmes facteurs que ceux de toute guérison obtenue d’autre manière. S’il s’est agi des séquelles d’un processus éteint, la guérison sera durable; si les causes qui ont engendré les symptômes de la maladie continuent à agir avec une vigueur intacte, la récidive est vraisemblable. En aucun cas, l’utilisation de l’hypnose n’exclut celle d’une autre thérapeutique éventuelle, diététique, mécanique etc. Dans une série de cas où les manifestations de la maladie sont d’origine purement psychique, l’hypnose satisfait à toutes les exigences que l’on peut avoir à l’égard d’une thérapeutique causale, et en interrogeant et calmant le malade sous hypnose profonde on obtient la plupart du temps le plus brillant des succès.

Tout ce qui a été dit et écrit sur les grands dangers de l’hypnose est du domaine de la fable. Si l’on excepte l’emploi abusif de l’hypnose à des fins illicites, possibilité existant pour tout autre moyen thérapeutique efficace, il reste encore tout au plus à tenir compte de la tendance qu’ont des personnes gravement malades des nerfs, hypnotisées à plusieurs reprises, à tomber en hypnose également de façon spontanée. Le médecin est en mesure d’interdire aux malades ces hypnoses spontanées qui, cependant, ne devraient apparaître que chez des individus très réceptifs. Les personnes dont la réceptivité va si loin qu’elles peuvent être hypnotisées malgré elles, on les protège également d’une manière à peu près satisfaisante en leur suggérant que seul leur médecin est en état de les hypnotiser.

Sigmund Freud
1891

La voix, instrument de guérison

Petite émission sur l’Hypnose, sur Aligre FM, une radio parisienne populaire. Quelques explications basiques, en langage simple (autant que possible !) et extraits d’une séance réelle d’hypnose, avec une vraie patiente…

C’est par ici pour la première partie

Et la suite et fin…

Bien sûr, chaque séance est différente. On ne peut pas vraiment se faire une idée sur la base de quelque chose qui a été dit pour quelqu’un d’autre, suite à une discussion qui n’est pas présente dans l’émission. Mais bon… La patiente, vue une fois, va mieux 🙂

Autre émission, mais dans un tout autre genre – car c’est sur Fun Radio cette fois !
Extrait du moment de l’induction en direct…

Cliquez ici pour lancer l’enregistrement
(nota : l’écho n’était pas audible au moment de l’émission, cela vient de l’enregistrement)

Deux heures d’émission et une expérience d’hypnose (lévitation du bras).
Malgré la brièveté de l’expérience (moins de 10mn) imposée par l’émission, en plus de nos « témoins » en ligne, des centaines de témoignagnes (sms, email, etc.) inondent le standard de la radio : ça marche !

Plus tard dans la soirée, une autre expérience d’anesthésie (avec Marion, la standardiste !) également diffusée en vidéo sur le site de la radio conclura avec succès l’émission.

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Si vous voulez écouter d’autres séances d’hypnose, plus complètes, en musique et sur des thèmes spécialisés, foncez sur le site www.mp3-hypnose-gratuit.comPatricia et moi déposons régulièrement des MP3 à télécharger gratuitement.

Un monde quantique

Certains physiciens et autres matérialistes (qui feraient mieux de réviser leurs notions de base en sciences !) critiquent parfois ceux qui s’appuient sur des expériences ou des principes de physique quantique pour illustrer des phénomènes psychologiques (lire aussi).

Bien évidemment, il est malheureux qu’il existe des abus (nombreux !), grossièretés et exagérations. Ce n’est toutefois pas une raison pour tout rejeter en bloc. C’est un peu facile… Après tout, le prix Nobel de Physique quantique Wolfgang Pauli travailla pendant plus de 20 ans avec Carl G. Jung, sur les synchronicités, la symbologie, etc. De très nombreux physiciens (et autres scientifiques) ont ainsi également été philosophes, à travers les siècles et encore aujourd’hui… Il n’y a donc aucune raison de séparer la recherche en physique de la philosophie ou de la psychologie.

Réenchanter la science (Rupert Sheldrake)

Réenchanter la science (Sheldrake)

Les croyants en la doctrine du matérialisme n’ont jamais pu prouver leur croyance en un monde purement matériel, chimique, et sans vie (à ce propos, lisez Karl Popper, philosophe des sciences). Leurs opposants, majoritaires (et de très loin !) qui pensent que quelque chose donne vie à tout, que « la vie » existe, s’appellent des « vitalistes« . Eux non plus n’ont pas toujours d’arguments solides pour étayer leur conviction…

L’argument que les matérialistes avancent le plus souvent pour essayer de nous faire croire que le monde quantique n’interagit pas avec le monde macroscopique (à notre échelle humaine) est que… « c’est pas possible »… 😀 (argument scientifique, remarquez-le !)… En oubliant un peu vite que la physique quantique est déjà dans notre quotidien, par exemple dans votre ordinateur, votre téléphone cellulaire, votre lecteur CD, le « bipper » qui compte vos articles à la caisse du supermarché, etc. Ce que tout bon scientifique doit forcément savoir…

Voici donc un exemple visible de ce champ quantique, à notre niveau de réalité.
La supraconductivité permet (entre autres) ce que l’on appelle la « lévitation quantique » : un disque supraconducteur se fait « coincer » dans le flux quantique, en plein air… et il flotte, littéralement bloqué dans ce champ invisible : on peut le déplacer et le « recoincer » à un autre endroit, ou en biais, et il continuera à flotter, coincé dans un flux intangible et dans lequel, pourtant, nous vivons tous (certes moins dense quand on ne le refroidit pas à ce point !)…

Ici, l’équipe du labo MPQ (« Matériaux et Phénomènes Quantiques ») de l’Université Paris Diderot construit le skateboard de « Retour vers le Futur » ! Et ça marche ! 🙂

Plus d’infos pour les curieux : « la supraconductivité, découverte il y a cent ans, est une manifestation particulièrement marquante de la physique quantique à l’échelle humaine : les nombreux électrons du matériau se regroupent dans une même onde quantique qui s’étend sur de très grandes distances. » Etc. (cliquez ici)

Nous baignons bien dans un océan quantique. Notre cerveau fonctionne grâce à des mécanismes quantiques… Et un des premiers principes de la physique quantique énonce que « l’observateur a un impact sur l’expérience mesurée »… au point d’empêcher la mesure de la plupart des phénomènes ! Autrement dit : votre conscience, vos émotions distordent – et modèlent ainsi – votre vie en temps réel…

Il faudrait déjà admettre cela. Ensuite, apprendre à se servir de ce fait.
C’est le but de l’Hypnose : apprendre à connaître et à utiliser notre esprit.

A lire : « Réenchanter la science« , du biologiste Rupert Sheldrake, un excellent livre qui explique sur quels dogmes repose la science matérialiste, aujourd’hui dépassée et limitante pour les découvertes scientifiques à venir… et notre psychologie !

Machine à phrases !

Les lecteurs du livre « Hypnose » (et mes élèves de formation) connaissent la fameuse « Machine à phrases hypnotiques ». En voici une version interactive :

– L’Hypnotron, de Stéphane Barbery

En moins constructif, mais amusant, vous avez ce site : Charabia.net, qui vous permet de fabriquer du « discours creux » au kilomètre. Essayez, c’est étonnant 🙂

Vous aurez peut-être besoin de ce site également, pour entraîner votre diction : Articuler.com ! Avec des phrases à prononcer à haute et intelligible voix, comme :

Un généreux déjeuner régénérerait des généraux dégénérés
Un dragon gradé dégrade un gradé dragon
Suis-je bien chez ce cher Serge ?

😉 Amusez-vous bien !

 

Qu’est-ce que l’hypnose ?

C’est effectivement la première bonne question ! 🙂

Alors, ce n’est pas l’objet de ce blog de répéter ce qui a déjà été dit ailleurs. Je ne vous donnerai donc ici que les bases et les liens utiles pour en apprendre plus sur le sujet.

De plus, le blog se remplit, semaines après semaines, de nouveaux articles qui vous font découvrir à chaque fois de nouvelles facettes de cette vaste approche.

Définitions de l’Hypnose

Voici ce qu’en disait Milton Erickson, célèbre hypnothérapeute américain du milieu du siècle dernier :

L’hypnose, c’est une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne

Dans le livre « Hypnose« , voici ce que j’écrivais en 2001 :

L’Hypnose est un “État Modifié de Conscience” naturel, connu depuis que l’être humain existe. La “conscience” en question est en fait simplement notre esprit conscient, la perception ordinaire que nous avons du monde, avec nos 5 sens. Les techniques utilisées pour modifier l’état de conscience habituel sont multiples et choisies en fonction de l’objectif global à atteindre.

Le terme « hypnose » désigne donc à la fois un « état de conscience » et l’approche qui regroupe les techniques capables de provoquer cet état et qui permettent de l’utiliser.

Pour ne pas confondre, l’état de conscience s’écrit « hypnose » sans majuscule et l’approche technique s’écrit « Hypnose » avec une majuscule.

On fait donc de l’Hypnose pour mettre la personne en état d’hypnose 🙂

Retrouvez d’autres définitions de l’Hypnose sur le site IFHE.

Quatre formes d’Hypnose
Braid

James Braid

Eh oui, il existe plusieurs manières de faire de l’Hypnose. Vous connaissez forcément déjà ce que l’on appelle l’Hypnose Classique, qui est simple et souvent autoritaire. C’est l’Hypnose de nos grand-parents, celle que l’on voit dans les spectacles, mais elle est à la base de toutes les autres formes d’Hypnose thérapeutique, encore actuellement.

erickson

Milton Erickson

L’Hypnose Ericksonienne est apparue dans la première moitié du XXe siècle et s’inspire du travail de Milton Erickson, un psychiatre américain. En réalité, on devrait plutôt parler « d’approche éricksonienne », car Erickson pratiquait une sorte d’Hypnose Classique à peine améliorée (on lui attribue souvent l’origine des suggestions indirectes, alors que James Braid, le médecin qui a inventé le mot « hypnose », les décrit déjà dans son livre en 1843 !). La vraie particularité d’Erickson se situe plutôt dans son approche stratégique, indirecte, « artfully vague » dit-on en anglais (« malicieusement vague ») : il arrivait à obtenir ce qu’il voulait sans le demander directement. C’est surtout cela que l’on a retenu d’Erickson et qui a influencé la psychothérapie et l’hypnothérapie moderne.

Rossi

Ernest Rossi

La Nouvelle Hypnose est née des travaux d’Ernest Rossi, bras droit de Milton Erickson, alors qu’il tentait de comprendre ce que faisait son mentor. C’est lui qui est à l’origine, dans les années 1970, des premières « structures thérapeutiques » en Hypnose (les techniques en plusieurs points que l’on enseigne en formation). Les historiens américains de l’Hypnose disent donc de lui que c’est le grand-père de ce que l’on appelle la Nouvelle Hypnose.

Daniel Araoz

Daniel Araoz

En fait, le terme « Nouvelle Hypnose » n’est apparu qu’en 1979 et fut créé par un sexothérapeute américain : Daniel Araoz, pour désigner l’utilisation choisie et améliorée de certaines techniques éricksoniennes. C’est de l’Hypnose Ericksonienne enrichie et modernisée. Les hypnothérapeutes actuels font donc de la Nouvelle Hypnose, même lorsqu’ils appellent cela de l’Hypnose Ericksonienne…

La Nouvelle Hypnose est dite « intégrative ». Certains y mélange de l’EFT ou de l’EMDR, du New-Age. Personnellement, je la pratique avec des structures PNL, créées par Richard Bandler – puisque cette approche vient essentiellement de la modélisation de Milton Erickson.

Richard Bandler

Richard Bandler

Dans les années 1990, je fus ainsi à l’origine des « mises en hypnose » des structures PNL les plus connues : la Transformation Hypnotique Intérieure (THI), la Reconstruction Hypnotique, etc. Ces techniques sont apparues officiellement dans mon livre « Hypnose« , début 2000. Elles sont maintenant utilisées quasiment par tous les hypnothérapeutes, en France et dans le monde, sous divers intitulés selon les pays…

Hypnose-Humaniste

Une clé pour mieux vivre !

L’Hypnose Humaniste est la forme d’Hypnose la plus récente. C’était ma manière de pratiquer à mes débuts, que l’on a formalisé et structuré au début des années 2000, lorsque j’ai commencé à l’enseigner. La particularité de l’Hypnose Humaniste est de permettre à la personne d’accéder à un état modifié de conscience par davantage de conscience (et non plus en plongeant dans l’inconscience) : plus de perte de contrôle, bien au contraire, plus de risque de manipulation par un « thérapeute » maladroit ou mal intentionné, pas d’ingérence dans notre esprit, puisque c’est la personne qui intervient directement sur elle, en état de conscience augmentée, seulement guidée par le thérapeute… Bref : les avantages de l’Hypnose sans ses inconvénients !

Cette dernière forme d’hypnose a un succès croissant. Les médias l’adorent, forcément ! Les patients sont rassurés. Ils changent ou guérissent très vite, facilement, et en toute autonomie. Ainsi, de plus en plus de thérapeutes s’y forment. Elle réconcilie les psys traditionnels avec l’hypnose, car elle allie la « thérapie brève » américaine au travail psychologique, avec l’Inconscient, les symboles, les rêves, etc. de la tradition européenne.

Lisez-en plus sur les différentes formes d’Hypnose sur le site IFHE.
Lisez et écoutez des exemples d’induction hypnotique, selon ces différentes formes d’Hypnose. Vous en retrouverez aussi sur le site MP3-hypnose-gratuit.com.

L’histoire de l’Hypnose

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Charcot à la Salpêtrière

Concluons cette rapide présentation avec un lien pour découvrir l’histoire de l’Hypnose.
Nous avons les premières traces d’utilisation d’un « soin par la parole » il y a plus de 6000 ans, à l’époque sumérienne, mais il y a fort à parier que tout cela existait depuis bien plus longtemps encore…

La page (en lien) que vous pourrez lire résume rapidement les dates clés qui menèrent à la naissance de l’Hypnose, puis les thérapeutes principaux qui la firent grandir. Je vous ferais un peu plus tard un meilleur article, plus complet. Cela vous fait déjà beaucoup de choses à lire !

Si vous avez des questions, visitez donc la FAQ (« foire aux questions ») de l’IFHE ou bien celle du site Hypnose-Humaniste.com.

A bientôt 🙂

Quelques témoignages…

Mon blog n’est pas forcément le lieu pour lire des témoignages de personnes s’étant formées avec Patricia et moi en Hypnose – mais si cela peut vous motiver à découvrir vous-même cet « art de vivre »… alors, voici une vingtaine de messages parmi les centaines que nous recevons. Vous pourrez aussi jeter un oeil au Livre d’Or de l’IFHE.

Commentaires recueillis pendant la formation

Bonjour, je reviens de deux jours de formation en hypnose clinique donnée par —-, psychologue, et ——-, dentiste, de la « Société ———« .
Il me reste 2 autres journées à « subir » pour pouvoir être accréditée membre de ladite société. La formation est offerte exclusivement à des médecins, psychologues et dentistes.

Et bien, je tenais à vous dire que la formation que j’ai reçue en hypnose avec IFHE est d’une qualité extraordinaire par rapport à ce que j’ai reçu en fin de semaine… La qualité de l’enseignement, la pédagogie utilisée, le support technique, l’explication des concepts… 

Je suis bouche bée quand je pense que la formation de —– est reconnue par l’ordre des psychologues ! Il y a de quoi se poser des questions sur les standards de reconnaissance… (et les rackets institutionnalisés)

Bien sûr, les collègues qui assistaient à cette formation l’ont choisie par ce qu’elle est reconnue par l’ordre et parce que les autres étudiants étaient des « professionnels » et non des « peutes » comme les professeurs le mentionnent dédaigneusement.

Je termine en disant que la bibliographie de livres de références fournie cite un livre d’Olivier… Cela donne à réfléchir !

Jocelyne, psychologue

C’est plus qu’une formation : un véritable spectacle improvisé !! Vraiment, je ne sais pas comment tu fais pour nous tenir 3 heures assis sans qu’on voit le temps passer… et tous les jours, samedi et dimanche compris… et à la fin, on n’a pas envie que cela finisse !!! C’est vrai ! Et on a tous tellement travaillé sur nous. On se connaît tous et nous ne sommes plus les mêmes maintenant que le premier jour. C’est magique !

Sylvie

Mais où trouvez-vous toute cette énergie !!? L’ambiance dans la salle est indescriptible : aucun livre ou aucun enregistrement ne peut donner une idée de ce qui se passe ici : Olivier Lockert semble parler à chacun !

J’ai demandé aux autres à la pause : les trois-quarts des gens sont persuadés qu’à un moment ou un autre Olivier Lockert leur parlait à eux, de leur vie, leur donnait des idées, des solutions… Ce n’est plus de la communication : c’est du grand art !

Je suis moi-même formateur professionnel, depuis plus de 20 ans, j’enseigne aux futurs formateurs… et là, c’est moi qui prends des cours !! C’est remarquable… Un grand merci pour cette formation, à tous les niveaux.

Hubert, formateur et enseignant

Cette formation est de niveau universitaire : on rit beaucoup, mais le contenu est vraiment très riche. Il faut s’accrocher ! Je pense qu’il serait sage d’avertir les futurs stagiaires : cette formation est ouverte à tous, mais elle vous demandera autant de travail que pour passer une maîtrise.
NDLR : heu… c’est un peu exagéré, tout de même 😀 

Arnaud (médecin)

Vous nous faites des suggestions d’éveil ou quoi ? D’habitude, je m’endors même pendant les débriefing avec mes internes. Ils prennent des photos de moi endormie en réunion !! Et là, je suis alerte et attentive toute la journée. Je ne vois pas le temps passer. C’est quoi votre secret ?
NDLR : le « secret », c’est que l’on apprend en s’amusant ! 😉

Françoise, médecin chef de service à l’hôpital

C’est étrange de se retrouver là, avec vous. J’ai lu votre livre « Hypnose ». A la fin, vous écrivez « à bientôt sur Terre »… et aujourd’hui, c’est fait, je vous rencontre. Je ne pensais pas que cela m’arriverait un jour… C’est un grand moment pour moi.

Florent

Je voulais te remercier de la façon dont tu as « passé » le cours, cet après-midi. Le sujet était délicat et tu as su le transmettre en douceur… et en plus, on a bien ri ! C’était génial, vraiment !

Sylvie, thérapeute

Bravo, je suis vraiment très étonné. J’ai suivi le Prat 1, Prat 2 l’année passée, et je ne pensais pas en découvrir autant en revenant en formation ! Olivier a toujours autant d’humour, on apprend des tonnes de choses, et on s’amuse ! Vraiment bravo !

Georges, consultant

J’ai l’habitude des séminaires d’entreprise. Alors, c’est ce qui est le plus incroyable à l’IFHE, la quantité de gens contents de cette formation. Je ne pense pas avoir déjà vu cela autre part. Tout le monde a l’air satisfait. Tout le monde a l’air heureux ! Comment faites-vous ? Vous seriez un modèle pour bien des entreprises !

Pierre, avocat

Témoignages reçus après la formation

Un grand merci pour la qualité de votre enseignement et l’humanité que vous communiquez à travers votre personnalité et vos convictions.

Ma carte du monde s’est trouvée interpellées, voire complètement chamboulée. J’ai pu construire une autre vision du bonheur, de la maladie, de la santé, de la Vie tout simplement…

Cette nouvelle énergie m’a donné le courage d’ouvrir un cabinet médical où je compte pratiquer une médecine de l’écoute et du dialogue, en utilisant les outils de la PNL et de l’Hypnose. Merci aussi à Patricia, pour sa présence indispensable.

Annette, médecin

Sous le prétexte d’une formation en Hypnose Ericksonienne, c’est tout un monde nouveau de pensées, d’actions et de possibilités que nous fait découvrir Olivier Lockert. Un monde où lorsque la raison fait Oh ?… le coeur fait Ah !

Gian Maria, médecin

Olivier, je te remercie du fond du coeur pour la trés haute qualité de ton enseignement qui a comblé tous mes objectifs et bien au delà ! En l’espace de 7 jours, tu nous as tous mis sur nos chemins de lumière et tu as su, en tant qu' »éveilleur », nous montrer avec humour, amour et une élégance parfaite le meilleur de nous-mêmes. Merci de nous avoir permis de pleinement vivre cette découverte de soi et des autres.

Jean Bernard, coach d’entreprise

Chers Olivier et Patricia, merci infiniment pour ce mois inoubliable passé avec vous. Ce stage a été un magnifique cadeau, de par la qualité des cours, et surtout le talent d’Olivier, qui les dispense avec un brio et des qualités humaines vraiment exceptionnelles.

Quelle belle philosophie de vie, grâce à toi, Olivier, mon chemin s’éclaire sous un nouveau jour, vivifiant et évolutif. Bravo également, Patricia, pour ta maîtrise, ta constante gentillesse et ton sourire de princesse.

Que votre avenir soit à votre démesure : positif, avant-gardiste et brillant ! Merci encore.

Nathalie

Bonjour, je viens de passer un week-end extraordinaire avec Betty Alice Erickson et j’ai pu – encore une fois – me rendre compte de l’excellente formation que nous avons reçu à l’IFHE et grâce à toi Olivier.

Je lui ai fait part de cela et elle m’a demandé des précisions sur les cours : elle a trouvé cela « remarquable et formidable »… et « vous félicite et vous souhaite une très bonne continuation ». Donc ce petit mail : just to forward the compliments where they belong to ! Merci.

Helga, psychothérapeute et consultante

Patricia et Olivier, merci de tout coeur pour ce mois de formation. Pour la qualité du contenu, bien sûr, fruit d’une tradition, mais surtout pour la synthèse et l’intégration que vous en avez faites.

Très sincèrement, je vous félicite, et particulièrement Olivier pour l’excellence dans la transmission de cette connaissance, dans une vie pleine de congruence et de sens éthique.

Et merci enfin et surtout pour votre témoignage d’amour comme couple et famille, signe que vous vivez ce que vous enseignez. Le monde a besoin de ça.

Père Marie-Emmanuel, prêtre missionnaire (Mexique)

Patricia, Olivier, je viens de recevoir mon diplôme et je tenais à vous faire partager mon bonheur et ma fierté ! Même si je sais que je ne fais qu’entrouvrir la porte qui donne accès à cet outil merveilleux qu’est l’hypnose « Lockertienne » (Humaniste).

Je tiens à vous faire part de toute ma gratitude, pour tout ce que vous m’avez enseigné lors de cette formation. J’espère avoir le plaisir de partager d’autres moments magiques avec vous.
En attendant, je me permets de vous envoyer de chaleureuses pensées ; merci pour votre charisme.

André

Merci beaucoup à vous deux ! J’avoue que je « m’amuse » maintenant beaucoup à inventer pour mes patients des solutions sur-mesure. Et je m’applique! J’avoue que les soirs je suis épuisée et joyeuse : ravie du travail bien fait et de l’éclat de lumière dans les yeux des gens qui quittent le cabinet.

Merci de m’avoir appris l’Hypnose Lockertienne, ce que je recherchais après des années de tâtonnement. Dans mon apprentissage en PNL, ce que j’avais appris ne suffisait pas. J’ai cherché et cherché dans les livres. J’avais dévoré pratiquement tout sur le sujet. Mais comment faire ? Concrétement ? J’essayais, tâtonnais. Celà marchait, parfois… Pas toujours.

Jusqu’à trouver le livre d’Olivier et suivre son enseignement. Enfin du concret, un mode d’emploi simple, clair et précis ! La lumière ! Bon, je n’en suis qu’aux débuts, cependant ce travail n’en est pas un, c’est une joie.

Merci à vous. A trés bientôt pour m’imbiber d’hypnose, encore et encore. Merci de tout mon coeur.

Eve, thérapeute

La transe de l’Hypnose Humaniste est fine, subtile, agréable et ce que l’on pourrait appeler « esthétique ». L’expérience hypnotique me gênait, en Hypnose Ericksonienne, je n’aurais su dire pourquoi…

En Hypnose Humaniste, je ressens une sorte de « normalité », comme si c’était « comme cela » que cela aurait toujours dû être. Ce qui n’empêche pas les ressentis d’être très fort, même violents si on n’y prête pas garde. L’impact sur le corps est évident, probablement parce que l’intervention thérapeutique part de « très haut » !

Enfin, last but not least, la philosophie de l’Hypnose Humaniste constitue une synthèse de bon nombre de philosophies, connues et secrètes, ceci dans un langage et une compréhension profonde, accessible à tous. Elle apporte par ailleurs ses propres idées, ce qui m’a permis de vraiment comprendre le pourquoi de la Vie, ma place ici et le chemin qui m’attend.

Merci pour tout cela, et pour tout ce que mes mots n’ont pu traduire.

Laurence

Chers Patricia et Olivier, il y a trois ans, je suis sortie de la formation complète de l’IFHE en Hypnose Ericksonienne, dotée d’outils efficaces et d’une juste attitude pour agir au quotidien, dans ma vie professionnelle : j’ai acquis les Meilleures Compétences d’un savoir faire actif et efficace… Il y avait, au-delà d’une technique ericksonienne, l’enseignement d’un état d’esprit propre à l’IFHE qui fait la différence : l’Humanisme d’Olivier qui est la clé de la Co-Naissance.

Aujourd’hui, je veux vous remercier tous les deux car, durant ma formation en Hypnose Humaniste, j’ai trouvé bien au-delà de ce que j’étais venue chercher : une autre dimension, tant dans mon être que dans mes actions ; encore plus d’efficacité et surtout une perception tellement agrandie… que l’on flirte avec « les sens » même du cœur de la vie !

Merci pour ce contact au cœur de la source, au cœur de l’évolution. J’espère que tous ceux et celles qui liront ces lignes s’autoriseront à plonger au cœur de l’évolution et à acquérir, pour mieux transmettre, l’Hypnose Humaniste. Merci à vous deux.

Martine, hypnothérapeute et formatrice

Superbe formation ! Quelle émotion et quelle joie d’apprendre enfin à diriger son propre « vaisseau », pour aller où l’on désire profondément. Magnifique ! Merci également à Patricia, pour la merveilleuse technique « Voyager en Conscience » (union des Soi).

Le magique, précisément, ce sont ces structures, comme une charpente de grand voilier. Une fois la structure posée, intégrée, il n’y a plus qu’à « prendre le vent »… Nombreux sont ceux qui ont essayé de se hisser si haut, si loin, et qui faute de colonne vertébrale, se sont « dissous dans les étoiles »… Alors, ces structures nous sont précieuses, afin que « ça décolle », tout seul, en Conscience et sainement.

Merci donc à tous les deux. Ce que vous faites est inestimable.

Sophie, thérapeute

Retrouvez d’autres messages, si le coeur vous en dit, sur le Livre d’Or de l’IFHE

Se former en Hypnose ?

Un moment fort de la vie…
Un cadeau que l’on se fait.

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Comme le mari d’une élève me le disait récemment : « On ne peut pas imaginer que ce soit vrai avant de le vivre« . Sa femme s’était formée en hypnose l’année précédente, et il pensait qu’elle exagérait lorsqu’elle lui décrivait ce qu’elle vivait en formation.
Aujourd’hui, c’est lui qui se forme et qui découvre que, oui : pratiquer l’hypnose dépasse le simple fait d’apprendre une « technique ». On découvre et on intègre une autre manière de vivre et de voir la vie – quelque chose qui change tout…
En mieux ! 🙂

Partir à la découverte de soi

Bien que la formation soit conçue pour aboutir à un exercice professionnel, avec le niveau de sérieux, de qualité et d’exigence qu’on peut imaginer (vérification régulière des acquis, certification à mi-parcours, examen final écrit et pratique), elle est ouverte à tous.

Statistiquement, seulement 5 à 10% des participants viennent pour faire de l’hypnose un métier – certains parce qu’ils sont déjà thérapeutes ou coachs et qu’ils sont là pour apprendre une nouvelle approche – et d’autres, même professionnels, parce qu’ils connaissent déjà les bienfaits possibles de l’hypnose et souhaitent participer à la formation pour eux-même, pour leur confort de vie ou leur développement personnel.

groupe-hypnose

Il faut savoir qu’en Suisse, en Allemagne, au Canada (et sans doute dans d’autres pays encore), le fait de s’être formé en hypnose permet d’avoir des réductions d’assurance-maladie : les assureurs connaissent les bienfaits de cette approche et savent que leurs assurés auront, suite à leur formation, moins de soucis de santé, d’arrêts maladie, etc.
(quand s’en rendra-t-on compte en France ??)

Dans ces mêmes pays, les mutuels d’assurance remboursent les séances d’hypnose (il faut juste que l’hypnothérapeute atteste d’une formation telle que celle de l’IFHE pour qu’il soit « remboursable »).

Au-delà de ça, un coup d’oeil au Livre d’Or de l’IFHE vous permettra de lire les témoignages des personnes qui se sont déjà formés avec nous. Une réaction qui revient régulièrement, de la part de personnes habituées aux formations d’entreprise, c’est : « Je n’ai jamais vu autant de gens sourire, tout le temps, tous les jours, toute la semaine ! » ou « C’est incroyable que tout le monde soit content ! Il est rare d’observer un tel pourcentage de satisfaction : tout le monde est aux anges ! Comment faites-vous ? » 🙂

Le secret, c’est que nous apprenons des choses importantes pour la vie – tout le monde le ressent et sent le mieux-être – et nous le faisons dans la bonne humeur.
Apprendre des choses sérieuses et importantes en riant. Que demander de plus ?

On n’est pas en thérapie !

Vous entendrez cela régulièrement en formation 😉
C’est vrai, la formation n’est pas le lieu pour étaler ses problèmes aux copains – d’autant que certains ne sont pas encore thérapeutes. La formation en hypnose n’est pas un « groupe de thérapie », le formateur n’est pas là pour vous soigner, vous aurez beaucoup de choses à apprendre, vous pratiquerez tous les jours… et, pour autant (ou grâce à cela) vous ne ressortirez pas de cette formation comme vous en serez arrivé !

Hypnose115x160En formation, sans qu’on le recherche vraiment, les choses bougent en nous : on se met à voir la vie différemment, on comprend mieux les gens, on ressent de plus en plus de choses, on apaise des blessures en soi, on se rassure et on gagne en confiance !
C’est ce processus qui amènera du mieux dans votre vie – c’est une alchimie qui opère doucement, tranquillement, pendant que vous serez occupé par votre apprentissage !

Être heureux soi-même et en bonne santé, c’est le minimum lorsqu’on souhaite faire profession d’aider les autres à recouvrer la santé et à vivre mieux. 🙂
Si vous décidez d’aller jusqu’au bout du parcours diplômant, jusqu’au niveau de « Maître-Praticien », tout à la fin de votre formation nous vous demanderons de participer aux premiers jours du cursus, en tant que « personne ressource », pour aider les nouveaux dans leurs premiers pas.

Nous vous expliquerons en formation ce que cela aura de bénéfique et de pédagogique pour vous – mais je peux déjà vous dire une chose : tous les futurs « Maître-Praticiens » qui font leurs journées de personne ressource ont la même réaction le premier jour. « Oh, mais je n’étais pas comme ça, moi, au début ! »… en prenant conscience de la différence entre ce qu’ils vivent désormais et de la manière de vivre et de penser des nouveaux arrivants.
« Si si, tu étais bien comme ça aussi, au début… Tu te rends compte ? » 😀

Universite-IFHE-Hypnose

Une de nos élèves, venue de Chine pour devenir « Enseignante en Hypnose » (et elle va bientôt le devenir), me disait dans son français hésitant : « Olivier, vous aidez les gens à changer leur vie. Ils vivent mieux après. En rentrant à la maison, ils mettent du bonheur chez eux. Ils emmènent ce bonheur à leur travail… Finalement, personne après personne, vous changez le monde ! » C’est touchant. Cela fait plaisir – car on voit bien autour de nous que c’est vrai. Et cela encourage à continuer.

Alors… à bientôt ?

Tour-Eiffel-2Découvrez les formations IFHE
données par Olivier Lockert et son équipe

La place de l’Hypnose en entreprise

Nouvel EconomisteDepuis que certaines formes d’Hypnose modernes se sont développées, qui favorisent la participation et l’autonomie de la personne (Nouvelle Hypnose et Hypnose Humaniste), cette approche se voit ouvrir les portes de l’entreprise, via le coaching.

Voici le PDF d’un article paru en juillet 2011 dans le Nouvel Economiste, qui dresse un panorama rapide de l’Hypnose en tant que « levier de performance managériale », à propos du coaching de dirigeants :

Nouvel Economiste 07/2011
(faites un clic droit + « Enregistrer sous », pour sauvegarder l’article en PDF)

L’Hypnose Humaniste y est citée en juste place, puisqu’elle permet de bénéficier des possibilités de l’hypnose sans perte de conscience, sans avoir à se laisser « manipuler » par qui que ce soit (même « pour notre bien »), sans avoir à raconter sa vie ni même risquer de dévoiler quoi que ce soit – puisque cette forme d’hypnose reste symbolique, donc discrète – et qu’au contraire de plonger dans l’inconscience, on y gagne en conscience.