Conférence « De l’Hypnose à l’Hypnose Humaniste »

Voici l’enregistrement d’une conférence donnée récemment à La Réunion, en avril dernier, organisée par le centre R-Eveil.

Le thème est la présentation sont simples, puisque le public était novice en hypnose, mais il devrait ainsi intéresser le plus grand nombre.

Conférence de Georges Hadjo sur les images Kirlian

J’ai enfin pris le temps de monter les séquences de cette conférence, filmée en novembre 2007 à l’IFHE, un soir de formation de « Maître-Praticien en Hypnose ».

Georges Hadjo était le pionnier de l’imagerie Kirlian, devenue l’électrophotonique.
Découvrez quelques-unes de ses photos sur cette page… (cliquez).

Et voici la conférence. Le son est médiocre, mais les images inédites sont là.

 

Secret de bonheur et longévité

Petite compensation au syndrome mégalo-paranoïaque dont souffrent les dirigeants américains depuis plusieurs décennies, et qui les poussent à surveiller la planète entière et, pour de multiples raisons, à vouloir envahir le monde : de temps en temps, ils rendent public une partie de leurs statistiques sur « nous » (la population).

Dans cette vidéo, on apprend qu’ils surveillent depuis 1938, et de manière très détaillée, plus de 720 hommes, de leurs concitoyens, volontaires (en ce temps-là, on avait le choix) pour cette expérience. Aujourd’hui, pour cette étude au long cours, ils surveillent également leurs femmes, enfants et petits-enfants… Des milliers de personnes.
(Et je ne parle pas de Google, la NSA, etc. Là, on ne parle plus en « milliers »)

Cette étude s’appuie sur des gens de milieu aisé comme de milieu pauvre et, pour ce que nous avons l’autorisation de savoir, et qui est nonobstant très intéressant, il ressort une conclusion en forme de lapalissade :

Robert Waldinger

Les bonnes relations nous rendent plus heureux

et en meilleure santé.

Si le principe de surveillance est douteux, il est aujourd’hui quasi impossible d’y échapper, avec Internet, le nouveau Windows 10 (qui est une centrale de surveillance, en quelque sorte), nos téléphones portables et maintenant les « montres connectées », etc. La somme d’informations ramassées sur nous, même seulement à travers nos véhicules (GPS), double chaque année !!! Tout ce que vous faites est conservé et mis en « profil ». Par exemple, Facebook conserve les mots que vous avez tapés puis effacés, même si vous n’avez jamais envoyé votre message…

Alors, que peut-on tout de même apprendre de positif, avec le peu que l’on nous redonne de cette immense base de connaissance sur les êtres humains ?

  • Que nos relations sont plus importantes pour notre santé physique, morale et mentale que nos revenus, notre reconnaissance sociale ou tout le travail que nous accomplissons… Il est important d’être « connectés », d’avoir une vie sociale. Les personnes qui se sentent seules vivent moins bien. Même les douleurs physiques liées à l’âge seront moins pénibles si nous avons eu et/ou avons encore de bonnes relations avec notre entourage.
  • Que ce n’est pas seulement le nombre de nos amis qui compte, ou que nous soyons ou non engagés dans une relation, mais c’est la qualité de nos relations proches qui fait la différence. On peut être seul dans un groupe et heureux en couple ou en famille. Une personne, riche ou pauvre, mais heureuse à la moitié de sa vie, sera en meilleure santé physique et intellectuelle à 80 ans (les autres seront peut-être même tout simplement déjà décédés…).

Une leçon vieille comme le monde, comme le rappelle Robert Waldinger, actuel responsable de cette étude, lors d’une conférence TED :

A voir ici, si vous souhaitez les sous-titres en français.

Une belle vie est construite avec de belles relations.
Robert Waldinger

Validité des études scientifiques

“Une bonne partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est sans doute tout simplement fausse. » Dr Richard Horton, éditeur en chef du fameux magazine médical de référence The Lancet, à propos de la science biomédicale (vol.385 du 11 avril 2015).

Non !! Ah bon ? 😉

– http://rhubarbe.net/2015/06/29/la-moitie-des-etudes-biomedicales-seraient-fausses
(The Lancet)

Il suffit de prendre un livre de psychologie universitaire, déjà, et de s’amuser à vérifier les références données dans les articles (les noms suivis d’une date)… Tout cela fait très sérieux, mais quand vous constatez le genre d’expériences qui sert de « preuve » à certains articles, et les compétences des personnes qui réalisent ces expériences qui servent ensuite de référence… vous jetez tout et vous allez pratiquer par vous-même ! 😀

Et dans un autre domaine, un peu de lecture complémentaire : http://www.collective-evolution.com/2015/05/11/one-of-the-most-important-scientists-in-the-world

Tout le monde doit savoir que la plupart des recherches sur le cancer est en grande partie une fraude, et que les grands organismes de recherche sur le cancer ont manqué à leurs obligations envers les personnes qui les soutiennent.
Linus Pauling, deux fois Prix Nobel de Chimie

ADN et Intrication Quantique

ADNIl semblerait que notre ADN utilise davantage d’énergie pour conserver sa structure qu’il n’en a à sa disposition…

Le mystère de cette « énergie manquante » trouverait sa solution dans un autre paradigme : et si, en fait, c’était le champ quantique (donc, ce que nous appelons la « Matrice », en Hypnose Humaniste) qui maintenait notre structure physique en place ?

C’était déjà depuis quelques années l’hypothèse de certains biologistes, comme Rupert Sheldrake, par exemple. Comme le montre l’article du MIT en lien ci-dessous, cette vision gagne en importance.

Physique et biologie entremêlées dans une vision « informationnelle », comme on l’explique en Hypnose Humaniste :)

http://www.technologyreview.com/view/419590/quantum-entanglement-holds-dna-together-say-physicists/

Notre Conscience… Clé majeure de notre vie !

Voilà plus de 20 ans que j’explique ce qu’est la conscience – une notion qui devrait nous être enseignée à l’école, alors que nous sommes enfant…
Aujourd’hui, je suis heureux de voir fleurir sur internet de plus en plus de sites et de vidéos qui expliquent aussi ce qu’est la conscience (parfois plus ou moins bien, mais l’essentiel est que cela existe)… Non pas la « conscience » en tant que notre « esprit conscient » (le fait d’être conscient) mais bel et bien « ce qui est conscient » : le « Vous » qui, justement, est conscient.

Conscience-quantique

Il y a aussi de plus en plus de jeunes physiciens qui se tournent vers la « physique de l’Information« , qui comprennent désormais l’univers et la vie en termes d’information et non plus de particules matérielles.

D’un côté, depuis le temps que la notion d’Information – et donc de conscience – existe en physique (près d’un siècle !), on pourrait se demander pourquoi elle n’est pas déjà davantage connue du grand public… De l’autre, il faut bien reconnaître que l’être humain a la mauvaise habitude de s’accrocher avec force à ce qu’il connait. Il peine à changer sa façon de voir le monde. Ainsi, le matérialisme et l’ancienne pensée fait encore « sérieux » auprès du plus grand nombre – bien qu’elle ait maintenant des décennies de retard intellectuel et scientifique…

POURQUOI LA CONSCIENCE N’EST-ELLE PAS PLUS CONNUE ?

Les anciens grecs décrivaient déjà la Conscience, en tant que champ d’Information, il y a presque 27 siècles (le « Monde des Idées » de Pythagore, que l’on retrouve dans le mythe de la caverne de Platon). Depuis un siècle, et surtout depuis une quinzaine d’années, les physiciens se tournent à nouveau vers l’Information, en tant que matériau de base du réel.

On ne compte plus les scientifiques de renom, souvent nobelisés, qui expliquent que l’on ne peut désormais plus se passer de l’idée de « conscience » en science.

Quelle que soit la direction dans laquelle pourront se développer nos concepts futurs, l’étude approfondie du monde extérieur conduit à la conclusion que le contenu de la conscience est la réalité ultime.
Eugene Wigner, Prix Nobel de Physique

Il est pourtant plus facile, pour le conférencier, scientifique ou pédagogue lambda, de faire du populisme en flattant l’ignorance et l’immobilisme – le côté grégaire de l’humain.
Une astuce rhétorique facile consiste à répéter ce que son auditeur connait déjà, ceci afin qu’il soit rassuré et qu’il apprécie d’autant le (soi-disant) spécialiste : « le monde est matériel », « notre cerveau nous permet d’être conscient », « la conscience n’est qu’une illusion chimique » ou encore « notre conscience ne peut rien, car nos automatismes inconscients dirigent notre vie »… (et autres affirmations que l’on sait aujourd’hui fausses, voyez tout en bas de l’article).

L’auditeur, satisfait d’entendre le spécialiste affirmer ce qu’il sait déjà (et que tout le monde répète depuis si longtemps), n’a pas besoin de réfléchir davantage et en conclut que ce spécialiste est « vraiment quelqu’un de bien »… puisqu’il pense comme lui !
Avec un peu de mauvaise foi, le soi-disant spécialiste pourrait même omettre ou falsifier des citations ou connaissances existantes afin de décrédibiliser la nouveauté – quitte à renforcer l’immobilisme et l’ignorance. Tant pis : s’il peut ainsi être apprécié et assurer sa place dans la société… :)

Depuis la nuit des temps, c’est une technique malheureuse très utilisée en politique comme en science, car elle cumule deux bienfaits pour les hommes de pouvoir : garder le public dans l’ignorance (donc garder le pouvoir) et se faire aimer.

Notre instinct grégaire, qui nous attire vers « ce qui est déjà connu » est le premier écueil en formation – et on en prévient nos élèves en Hypnose :
« Si je vous explique ce que vous savez déjà, vous en conclurez que je suis quelqu’un de bien – puisque je dis des choses « vraies »… c’est-à-dire des choses que vous savez déjà… Mais alors, pourquoi vous former ?… Alors, je crains de vous annoncer beaucoup de choses que vous ignorez, qui vous feront douter et que vous aurez envie de vérifier.
C’est pour cela que vous êtes là… Alors, cela vous demandera un effort : ouvrir votre esprit pour accueillir la nouveauté et calmer votre esprit profond, ancestral – celui qui maintient votre système tel quel, jusqu’à présent, et empêche tout changement – car cette part de vous, le cerveau reptilien, le « critique » en vous, se battra pour refuser toute idée nouvelle, comme le système immunitaire rejette une protéine étrangère ! »

C’est à ce prix que l’on apprend. La nouveauté caresse une autre facette de vous-même : votre intelligence supérieure (pas celle qui apprend par coeur, mais celle qui aime comprendre la vie) et votre conscience. Ce qui est le plus élevé en vous et qui vous pousse à avancer…
Bien sûr, notre cerveau archaïque, préhistorique, est encore très puissant – c’est pourquoi les publicitaires et politiciens axent sur lui leurs techniques de communication, afin de déclencher des réflexes peu contrôlables… et il est certain que, pour vous plaire, je devrais plutôt flatter cet instinct en vous, plutôt que le brusquer avec des nouveautés ! 😉

Patricia d’Angeli et moi, en formations comme en consultations, avons pourtant plutôt l’habitude de « secouer » les personnes qui souhaitent apprendre et changer de vie à nos côtés.
Patricia le dit bien : « Je ne secoue l’arbre que parce que je sais qu’il a un potentiel, qu’il porte des fruits ! » On ne secoue pas un arbre dont on n’attend ou n’espère rien… Remuer quelqu’un, c’est lui témoigner de l’estime et de la confiance. C’est savoir qu’il a de la valeur et qu’il peut découvrir le moyen de l’exprimer.

Ainsi, la prochaine fois que vous ressentez du plaisir à l’écoute d’un discours rassurant, en politique, comme en science ou même en psychologie (ou en hypnose) : interrogez-vous !
Quelle part de vous ressent ce plaisir ? Est-ce que cela vous rassure ou vous calme ? Est-ce ce qui est stable en vous, ce qui a peur du changement et est heureux de bien rester là, bien accroché à l’ancien ?… Ou, au contraire, ce qui est instable, comme la marche : un déséquilibre perpétuellement rattrapé… Quelque chose qui fait un peu peur, qui peut paraitre compliqué ou difficile, comme tout ce qui est nouveau – mais auquel on peut aussi s’habituer… Car, ce qui n’avance pas finit par disparaître dans le passé et l’oubli. Alors, autant se lancer ! 😉

On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
Franz Kafka

ET LA CONSCIENCE, ALORS ?

Bien des gens confondent encore les termes « conscience » et « conscient » (parfois volontairement). Et il faut dire que peu de choses les encourage à faire la distinction…
Il existe pourtant tellement de documents, de recherches, d’explications et de livres à ce sujet… Mais il est vrai qu’il faut encore « sortir du moule », délaisser l’ancien modèle du monde pour partir à la découverte d’un univers parfois très scientifique – au risque de s’y perdre… mais aussi d’apprendre plein de choses !

planckIl faut dire que la notion de « conscience » est expliquée par la physique, davantage que par la psychologie… Le philosophe des sciences Karl Popper expliquait que, depuis des siècles, les découvertes de la science « dure » (maths, physique, etc.) mettaient environ 100 ans à passer dans les sciences « douces » (médecine, psychologie, etc.).
Après l’idée d’Inconscient, c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec la Conscience – et, avec elle, la notion d’Information : elles ont fait leur apparition en science au début du XXème siècle, en physique quantique, et nous commençons tout juste à appliquer ce savoir, au XXIème siècle !

Ayant consacré toute ma vie à la science la plus rationnelle qui soit, l’étude de la matière, je peux vous dire au moins ceci à la suite de mes recherches sur l’atome : la matière comme telle n’existe pas ! Toute matière n’existe qu’en vertu d’une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule système solaire de l’atome. Nous pouvons supposer sous cette force l’existence d’un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit est la matrice de toute matière.
Max Planck, père fondateur de la Physique Quantique

La matière n’est essentiellement que du vide, rien de plus ; elle ne possède absolument aucune substance. Ce que l’on peut dire de plus sensé au sujet de toute cette matière sans substance, c’est qu’elle est assez semblable à une pensée ; c’est comme de l’information concentrée
Jeffrey Satinover, physicien

Les physiciens modernes démontrent que les forces qui déterminent notre univers ne tiendraient pas dans le temps sans une structure « non-locale » (hors de l’espace et du temps) comme la Conscience.

Pour avoir une matière qui fonctionne de façon sensée, nous avons besoin d’une coordination qui n’est pas matérielle et qui est insensible à l’espace et au temps
Antoine Suarez, physicien

La cohérence qui caractérise le vivant provient d’un système d’information en-dehors de notre espace-temps, auquel la conscience nous connecte
Philippe Guillemant, physicien

En plus des états de veille, de sommeil et de rêve, il y a la conscience pure. C’est l’état de conscience humain le plus simple, un état de conscience sans limite, silencieux et profondément établi, où l’esprit s’identifie au champ unifié de toutes les lois de la nature et le ressent infiniment.
John Hagelin, physicien quantique

J’explique longuement ce qu’est la conscience (et l’Information) dans mes livres sur l’Hypnose Humaniste. « L’Hypnose Humaniste pour les nuls » (c’est la collection ! n’ayez pas peur !) est le plus simple à comprendre à ce sujet, puis crescendo celui des éditions Trédaniel, et enfin le « gros » livre blanc des éditions IFHE… Vous y trouverez quantité de citations et d’expériences scientifiques.

Mon cerveau est juste un récepteur. Il existe dans l’univers un coeur duquel nous obtenons connaissance, force, inspiration. Je n’ai pas pénétré les secrets de ce coeur, mais je sais qu’il existe.
Nikola Tesla

Un article sur la Conscience (à lire et à écouter) est aussi disponible sur internet, bien qu’il soit plus ancien.

Je ne vais donc pas répéter ici ce qui a déjà été écrit, mais vous donner divers liens pour débuter votre exploration. Vous allez comprendre que « la conscience » ou « votre conscience » est ce que vous appelez « Vous » – mais que cela n’a rien à voir avec le fait d’être conscient (les yeux ouverts, avec vos pensées et vos ressentis).
Votre conscience est constituée d’informations. C’est ainsi à la fois un champ qui structure et donne forme à toutes choses… et donc à vous-même… Et c’est également ce qui vous « donne conscience », par définition : ce qui vous permet d’être conscient.

La Conscience est un champ et ce champ ne correspond à aucun des champs physiques connus, comme l’électromagnétisme, la gravitation, etc. Il n’est pas descriptible en terme d’aucun évènement physique observable.
Benjamin Libet, neurophysicien

Lorsque vous dites : « JE vois » ou « JE ressens » ou même « JE ne ressens plus rien » ou « JE ai perdu conscience » ou « JE me suis évanoui », la Conscience est le « JE » dont vous parlez. C’est « Vous », tout simplement.

Le caractère non-physique de la prise de conscience subjective – qui comprend les sentiments de spiritualité, de créativité, de volonté consciente et d’imagination – n’est pas directement descriptible ou explicable par la seule preuve physique. Les phénomènes mentaux de la conscience ne sont ni explicables, ni réductibles aux connaissances que nous pouvons avoir en matière d’activités des cellules nerveuses. Vous pourriez vous immerger dans un cerveau (…) vous n’y observeriez pas le plus petit phénomène mental caractérisant la conscience subjective. Seul le témoignage d’un individu vivant et éprouvant ce phénomène aurait la faculté de vous éclairer en la matière.
Benjamin Libet, neurophysicien

Milton Erickson lui-même, bien qu’il n’ait eu aucune idée de ce qu’est la Conscience (ce n’était ni dans ses préoccupations, ni dans ses compétences), avait remarqué que « Il est différent d’être simplement conscient, au sens habituel, et conscient d’être inconscient » (lorsque la personne est en état d’hypnose et qu’elle s’en rend compte : son esprit conscient est bien « ailleurs », mais  il reste une part d’elle qui veille).

Les anciens hypnotiseurs appelaient ainsi « Ego Observer » (observateur de soi-même ou observateur caché) cette mystérieuse facette protectrice de nous-même.
Par exemple, c’est la même part de nous qui sait que vous rêvez : sans elle, vous ne sauriez pas ce que signifie « rêver » ou « un rêve » !… Pourtant, les scanners montrent bien que, pendant le sommeil, votre « conscient » (fonction de perception) est désactivé, comme en hypnose d’ailleurs… Donc : qu’est-ce qui est toujours conscient à ce moment-là ?

Réponse simple et intuitive : « Vous » ! Et c’est vrai !
Sauf que c’est un « Vous » bien plus vaste que vous ne l’imaginez… qui vous structure, qui coordonne vos fonctions biologiques, vos processus inconscients (et peut même les modifier ou les stopper), toutes vos pensées comme vos émotions. Tout !

La Conscience est ainsi la strate de vous-même la plus importante, et de très loin. Si vous deviez réaliser un travail de changement sur vous-même, la Conscience serait le plus haut niveau fondateur ou directeur de vous-même.

conscienceEn 2009, le neurophysicien Yann Cojan et l’équipe du prof. Patrick Vuillemier, de l’Université de Médecine de Genève, ont étudié la paralysie hypnotique. Au cours d’une séance d’hypnose, l’activité cérébrale du sujet était enregistrée par IRMf. Ils ont montré que, malgré la suggestion de paralysie, les intentions motrices – mais pas l’exécution – étaient préservées. Ainsi, l’hypnose n’agit pas en inhibant la préparation du mouvement, mais son exécution. C’est ce que les neurophysiciens décrivent en expliquant que « la Conscience a un droit de véto » (Libet, 1981) : elle peut laisser agir notre « automate intérieur » (notre Inconscient) ou le bloquer si besoin.

On voit qu’en hypnose, la Conscience qui dirige (ou bloque) l’Inconscient est celle de l’hypnothérapeute. Mais lorsque nous sommes seul et que nous retenons, par exemple, notre envie de croquer un second morceau de chocolat (ou autre gourmandise !)… c’est bien notre Conscience personnelle qui retient une impulsion inconsciente, liée ici à notre cerveau reptilien.

Comme on sait également que notre petit esprit conscient n’arrive qu’avec un décalage de 0,5s. après l’impulsion cérébrale, inconsciente, nous ne pouvons retenir consciemment une impulsion inconsciente. Mais grâce à notre Conscience, nous ne sommes pas des robots, car celle-ci est bien au-delà de l’Inconscient lui-même. C’est ainsi la seule a pouvoir le diriger, le soigner ou le réharmoniser.

Notez qu’il est difficile de trouver ailleurs que dans les livres de Benjamin Libet lui-même le récit complet des expériences qui montrent le décalage de 0,5s de notre cerveau (admis par tous) et la présence « invisible » de la Conscience, seule capable de stopper cette impulsion. Ce fait mesurable est « oublié » dans la plupart des articles sur internet, cela même sur de prestigieux sites scientifiques, que cette donnée n’arrange apparemment pas… Par contre, la place est faite aux détracteurs matérialistes et l’expérience de Libet est parfois même citée à l’envers, tronquée, pour prouver l’inexistence de notre libre-arbitre ! Le pauvre Libet doit se retourner dans sa tombe… La science ne serait-elle objective que lorsqu’elle le veut bien ?

En Hypnose dissociante (classique ou éricksonienne), c’est à l’hypnothérapeute d’agir sur l’Inconscient, le bloc psychique automatique du patient… Tout un langage et toute une technicité ont été développés pour cela, afin d’intervenir sans risque – mais cela reste un travail en aveugle (puisque inconscient).

En Hypnose Humaniste, l’hypnothérapeute aide la personne à « gagner en conscience », c’est-à-dire à faire correspondre son « petit esprit conscient » (celui qui n’arrive que trop tard, après l’impulsion inconsciente) avec sa plus grande Conscience (celle qui peut piloter l’Inconscient). La personne ainsi placée à la source d’elle-même, dans son « vraiment elle » prend alors conscience (littéralement !) de ce qui coince et peut alors, avec l’aide et les conseils techniques du thérapeute, faire ce qui lui semble bon pour aller mieux.

POUR ALLER PLUS LOIN !

Selon votre intérêt, vous voudrez peut-être seulement apprendre à utiliser votre Conscience, sans vous préoccuper du « pourquoi et comment ». C’est ce que font beaucoup d’hypnothérapeutes, spécialisés en Hypnose Humaniste (la forme d’Hypnose qui travaille avec la Conscience) et leurs patients. Il n’est pas obligatoire de savoir comment la voiture fonctionne pour la faire rouler et voyager avec !

La Conscience, en tant que champ, vous permet d’accéder à des ressources bien au-delà des limites de votre Inconscient – ce qui facilite d’autant la thérapie ou le coaching (habituellement fait à travers les filtres distordants de l’Inconscient et, en plus, par un thérapeute extérieur).

Les êtres vivants savent puiser des informations directement dans le vide quantique, un champ d’information incommensurablement plus vaste que notre réalité. Ils sont même les créateurs de leur propre réalité depuis ce champ de potentiels.
Philippe Guillemant, physicien

Votre Conscience vous aide également à vous reconnecter à vous-même, aux autres et à la nature qui nous entoure. La vie ! Rien qu’en cela, son aide est précieuse. Cela vous (re)donne votre place de créateur de votre réalité… de votre existence.

Il n’y a pas d’univers extérieur qui soit indépendant de ce qui se passe en vous
Fred Alan Wolf, physicien

Maintenant, si vous êtes plutôt curieux, voici quelques liens complémentaires à ce que vous pourrez trouver dans mes livres.

Voici une vidéo du physicien de l’Information français, Philippe Guillemant, très intéressante (nous avons peu de spécialistes français, profitez-en !) :

Voici une vidéo qui présente l’utilisation de notre conscience élargie, comme on le fait en Hypnose Humaniste. Olivier Chambon étant, d’ailleurs, un grand fan de cette pratique :

Moins facile à suivre, une rapide présentation du physicien Antoine Suarez, en français :

Et, si vous voulez aller encore plus loin, voici deux sites d’information (c’est le cas de le dire !) en anglais :

pilule_bleue_rouge

Un être humain est une partie du tout que nous appelons « Univers »… une partie limitée dans le temps et dans l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme séparés du reste – une sorte d’illusion de sa conscience. Cette illusion est comme une prison pour nous, nous limitant à nos désirs personnels et à n’avoir de l’affection que pour les quelques personnes qui nous sont les plus proches. Nôtre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion afin d’embrasser toutes les créatures vivantes, la totalité de la nature et sa beauté
Albert Einstein

Le visible émerge de l’invisible, la matière de la conscience
et le temps est tissé d’éternité

Antoine Suarez, physicien

-oOo-

* Réponses : « Le monde est matériel » : et non, car tout ce qui est solide, liquide ou gazeux ne représente que 0,4% de l’univers complet (ou 5% si on compte les matériaux indétectables par nos sens) – « Notre cerveau nous permet d’être conscient » : également faux, car aucune conscience n’a pu être située dans le cerveau. On pense aujourd’hui qu’il s’agit d’un champ extérieur qui nous interpénètre : la Conscience – « La conscience n’est qu’une illusion chimique » : encore faux, car on peut mesurer son impact sur une expérience physique (voyez dans les liens ci-dessus) – « Notre conscience ne peut rien, car nos automatismes inconscients dirigent notre vie » : toujours faux, il s’agit d’une confusion avec « le conscient » (au masculin), notre fonction de perception, qui n’a rien à voir avec notre conscience, tout comme une caméra, un micro et un écran tactile ne sont pas ce qui perçoit le monde, mais les instruments qui permettent à quelqu’un (vous, la Conscience) de percevoir le monde…

 

Harmonie mathématique

Le titre peut sembler rébarbatif… mais ne vous laissez pas arrêter et regardez cette vidéo où l’on voit l’expression graphique des informations qui constituent le matériau de la Conscience majuscule.

Souvenez-vous que les anciens philosophes grecs expliquaient déjà (il y a près de 27 siècles !) que l’univers et la vie étaient constituées d’Idées : le célèbre « Monde des Idées » (ou Monde Intelligible ou Monde des Formes) de Pythagore, puis Platon.
Les « Formes »… « ce qui forme ». En latin : in formare, ce qui donne la forme à… En français, cela a donné le mot « information ». Ce qui nous donne forme.

Xénocrate, qui fut le deuxième recteur de l’Académie de Platon, disait que « les Idées sont des nombres » et que « l’âme est un nombre qui se meut lui-même ». Incroyable description du champ d’Information qui nous constitue, tel que les physiciens d’aujourd’hui le décrivent !

Alors, la vidéo ci-dessous se base simplement sur les tables de multiplications. Bien que la base mathématique soit simplissime – la vidéo montre une harmonie cachée incroyable, et d’autant plus quand on est dans des nombres élevés… Alors, imaginez si on pouvait exprimer graphiquement le champ complet qui « forme » la vie ! Un champ infini, comme pour la Conscience majuscule !!… Voyez à 6:25.

C’est beau, n’est-ce pas ?

Dans la philosophie de l’Hypnose Humaniste, on explique le bien-être par le fait d’être « en harmonie » avec ces gracieuses harmonies… Et on se sentirait mal dès que l’on quitte ou perd cette harmonie. La guérison serait le fait de retrouver cette cohérence profonde, essentielle, avec les harmoniques de la vie (comme si notre « équation » personnelle pouvait s’approcher de plus en plus de l’Equation parfaite de la vie).

Thérapie & Psychothérapie ?

En Hypnose, on utilise habituellement le terme « thérapie » comme un raccourci de « psychothérapie », en leur attribuant le même sens, donné à l’origine, en 1891, par le professeur de médecine et neurologue Hippolyte Bernheim : « le soin des troubles physiques ou psychologiques par la suggestion hypnotique ».

Entre-temps, la psychanalyse (avec Freud, élève de Bernheim), puis la psychologie (grâce à Pierre Janet, autre pionnier de l’Hypnose) se sont développées, toujours sur les bases de l’Hypnose. Aujourd’hui, on n’utilise donc plus l’hypnothérapie de manière seulement médicale ou mécanique, comme aux premiers temps de l’Hypnose. On a donc besoin de distinguer deux sortes de pratiques.

Et l’Hypnose ?

therapieComme Bernheim, qui disait faire de « l’allopathie verbale », qui pensait la suggestion hypnotique comme un médicament pour l’esprit, Milton Erickson était médecin. Sa façon de pratiquer reflétait donc également son métier : c’était un « mécanicien », de l’Inconscient comme on l’est pour le corps en médecine. C’est cela, la thérapie : apporter un soin.

Il y a quelques années, j’ai décidé de (re)parcourir l’œuvre d’Erickson en notant toutes les sortes de maladies, troubles et problèmes qu’il racontait avoir soigné. Mon objectif était de savoir réellement ce que l’on pouvait traiter ou non en Hypnose Ericksonienne.
Par exemple, Milton Erickson souffrait d’allergies et n’a donc jamais réussi à soigner une allergie chez ses patients… Pourtant, on apprend en « Praticien 1 Hypnose » à soigner les allergies. Cela prend moins de 30mn, c’est assez facile à faire et cela fonctionne vraiment très bien. C’est d’ailleurs une des rares techniques qui a été vérifiée expérimentalement « en double aveugle », comme pour les tests pharmacologiques. Son efficacité est donc légitimement prouvée.

La formation en « Hypnose Ericksonienne » de l’IFHE inclut ainsi la « Nouvelle Hypnose » et ses techniques thérapeutiques modernes, afin d’aller plus loin que Milton Erickson. La gamme de problèmes que vous saurez aider à la suite de votre formation dépassera ce qu’Erickson lui-même a jamais fait. Mais cela restera toujours dans le cadre de la thérapie : une aide mécanique, sans s’occuper de ce qu’est ou pense la personne. Elle restera ce qu’elle est et a toujours été, sa blessure en moins. Et c’est ce que cherchent beaucoup de personnes, donc c’est très bien… Mais cela ne s’adapte pas à toutes les situations.

Qu’est-ce donc que la thérapie ?
therapieOn appelle « thérapie » le fait de soigner quelqu’un, de l’aider à guérir d’une maladie physique ou psychologique, sans médicament, simplement par l’utilisation de la parole et de l’esprit profond de la personne (ce que l’on appelle « son Inconscient »). La personne ne change pas ce qu’elle est, mais elle va mieux.

Imaginez que vous soyez tout carré et tout bleu. Cela vous plaît bien d’être comme cela, mais il se trouve que vous vous êtes fait mal (traumatisme, divorce, dépression, angoisses, phobie, compulsion, tabac, énurésie, ongles rongés, etc.). Et depuis, vous souffrez. Puisque votre blessure est psychologique, émotionnelle (ou dans le cas de certaines maladies physiques), un hypnothérapeute peut vous aider à retrouver la santé : aller mieux, sans changer ce que vous êtes.

Le thérapeute va vous aider à retrouver votre forme première, un joli « carré bleu » dans ma métaphore, un peu comme un carrossier qui redresse l’aile emboutie de la voiture et lui redonne l’aspect du neuf. Vous voilà guéri, la blessure est soignée, la vie peut reprendre son cours habituel ! Ouf !

En Hypnose Ericksonienne et en Nouvelle Hypnose (Prat2 HE), on fait de la thérapie : on aide les gens à arrêter de fumer, à perdre du poids, stopper leurs phobies, leurs compulsions, déstresser, etc. On peut les aider à travailler sur de graves symptômes, comme ceux du cancer, pour aider le traitement médical (mais, si les soucis psychologiques sont d’ordre existentiel, alors on renverra la personne vers la psychothérapie). On peut même aider une maman à accoucher, grâce aux anesthésies.

L’hypnothérapeute qui a suivi le « Praticien en Hypnose Ericksonienne » est un thérapeute avant tout : il aide les gens abimés par une mésaventure de la vie à aller mieux ! Les personnes aidées peuvent, bien sûr, avoir appris des choses de leurs mésaventures et grâce à leur thérapie. C’est une conséquence heureuse, mais indirecte, secondaire pour l’hypnothérapeute éricksonien, qui s’occupe seulement du symptôme. Comme le dit le célèbre adage de l’Hypnose Ericksonienne et de la PNL : « Le pourquoi ? On s’en fiche ! Comment aller mieux, voilà ce qui compte ! »

Qu’est-ce donc que la psychothérapie ?
Rappelons d’abord que la loi française sur l’usage du titre de « psychothérapeute » ne réglemente que l’utilisation du titre de « psychothérapeute », et non la pratique de la psychothérapie. Vous pouvez donc légalement pratiquer la psychothérapie sans être « psychothérapeute » – tout comme vous pouvez étudier la psychologie sans être « psychologue » – mais vous n’avez le droit d’utiliser le titre de « psychothérapeute » ou de « psychologue » que si vous avez fait les études nécessaires.

En hypnose, nous ne sommes de toute façon pas concernés par cette loi, car nous sommes depuis toujours « hypnothérapeutes » ou « hypnologues », ce qu’aucune loi ne restreint ou réglemente. De plus, comme vous le savez, c’est l’un des pionniers de l’Hypnose thérapeutique, le professeur Bernheim, qui a vulgarisé le terme « psychothérapie » afin de désigner la pratique thérapeutique de l’Hypnose. Les hypnothérapeutes sont donc les premiers et plus légitimes praticiens de la « psychothérapie ».

C’est la qualité de notre formation qui fait de nous de bons professionnels. Rappelons que la loi française n’oblige pas les « psychothérapeutes » à apprendre une quelconque technique de soin : ils ne sont tenus qu’à obtenir un diplôme en psychopathologie, c’est tout. Ils savent donc faire des diagnostics, mais n’ont aucune formation dans le soin psychologique des personnes !! Il vaut mieux le savoir avant de consulter un « psychothérapeute » !…

Bref, on appellera « psychothérapie » le fait de soigner quelqu’un, de l’aider à guérir d’une maladie physique ou psychologique sans médicament, simplement par l’utilisation de la parole et de l’esprit de la personne (ce que l’on appelle « son Inconscient ») ET en faisant évoluer ce qu’est profondément la personne. Son « terrain » psychologique.

psychotherapieLa base semble donc identique : en thérapie comme en psychothérapie, on aide les gens à guérir. Pourtant, le petit plus de la psychothérapie fait beaucoup de différence : la première personne (thérapie) a guéri sans changer ce qu’elle est, alors que la seconde personne (psychothérapie) aura appris de son aventure, sera devenue autonome et aura « grandi » en plus de guérir. Son « terrain » a changé. Elle est donc à peu près certaine de ne jamais rechuter.

Imaginez que vous soyez tout carré et tout bleu. Mais cela ne vous plaît pas d’être comme cela : ça vous fait même du mal ! Vous ne vous en rendez bien sûr pas compte, c’est inconscient… mais vous souffrez d’être « comme vous êtes ». Votre vie – depuis l’enfance, souvent – vous a forgé de telle manière que vous allez certes très bien, en apparence, d’un point de vue mécanique (un psychiatre ne vous trouverait rien de spécial) pourtant vous vous sentez si mal que vous sombrez dans les pires souffrances émotionnelles, des dérèglements psychologiques (angoisses, dépression, blocages, divorces à répétition, etc.) voire même, à l’extrême, jusqu’aux envies de suicide – et même de graves somatisations, avec de réelles maladies physiques.

therapie-humanisteIci, on est dans le domaine de l’Hypnose Humaniste, et plus précisément d’un de ses grands domaines : la Thérapie Symbolique Avancée. L’hypnothérapeute Humaniste va vous aider à faire évoluer votre « forme » première. C’est un peu comme si on ouvrait votre Inconscient pour examiner chaque morceau un par un (techniquement, ces « morceaux » sont des archétypes inconscients). Ensuite, vous nettoierez chaque morceau, en ferez évoluer certains, et vous remonterez le tout au final. Vous serez guéri, tout rond, doré et souriant : un beau « smiley » (dans ma métaphore)… et la vie sera désormais bien plus belle qu’avant !

En Hypnose Humaniste (le « Praticien 2 HH »), on peut simplement faire de la thérapie, tout comme en Hypnose Ericksonienne – bien que la manière et le niveau d’action ciblé soit très différents. Mais la particularité de cette forme d’hypnose « en Conscience » (pas la conscience ordinaire, mais un état élargi de perception et de compréhension) fait qu’il devient possible d’aider aussi la personne à « prendre conscience », justement, de ce qui cloche en elle – ce qui lui était impossible jusque-là – puis d’être guidée par le thérapeute pour soigner, faire grandir et évoluer « son terrain », ce qu’elle est fondamentalement. Et c’est toute la personne qui change, en plus de guérir !

En Hypnose Humaniste, le « pourquoi », le sens des choses est donc souvent important, pour apprendre, guérir profondément et grandir. Par contre, les techniques d’interventions, réalisées par la personne elle-même, sont très simples. Cela permet à la personne de se concentrer sur l’essentiel, la simplicité étant en réalité « du complexe resserré ».

~oOo~

Alors, quel est le mieux ?
Il n’y a pas de réponse toute faite. Selon la situation, le thérapeute (s’il connait les deux approches) pourra opter pour l’une ou l’autre manière de faire. Aucune n’est « mieux » ou « moins bien ». Les domaines visés ne sont tout simplement pas les mêmes.

Par rapport à notre Hypnose, on pourra définir deux familles :

  • « Thérapie – Praticien Hypnose Ericksonienne » : pour être au contact des problèmes simples de la vie quotidienne et aider les gens à aller mieux : arrêter de fumer, perdre du poids, soigner des troubles compulsifs, surmonter un traumatisme, des angoisses, aider pour un deuil, faire des anesthésies (accouchement, opération), etc. Vous travaillez un peu comme les anciens « guérisseurs » de campagne, mais dans le domaine psychologique. Après l’anamnèse, la personne s’installe dans votre fauteuil et se laisse faire. Vous la mettez en transe et lui faites vivre une belle séance d’hypnose, comme un bon massage de l’esprit ! Elle repart détendue et satisfaite, et bien souvent une à trois séances suffisent à régler son souci.
  • « Thérapie + Psychothérapie – Praticien Hypnose Humaniste » : vous doublez la mise, car vous prenez en charge les mêmes cas qu’en Hypnose Ericksonienne ET en plus vous aidez les personnes souffrant « dans leur vie », de causes profondes : angoisses existentielles, problèmes relationnels et/ou de couple répétitifs, loyautés familiales, problèmes liés à l’enfance (même si la personne n’en est pas consciente en arrivant en thérapie), liés à l’éducation, mal-être continuel sans cause connue, etc. Vous apportez aussi votre soutien pour des problèmes physiques ou psychologiques souvent graves, mettant en jeu toute leur vie (cancer, sep, sla, etc.).
    Vous travaillez un peu comme un éveilleur : la personne ne peut pas rester passive. C’est elle qui agit et vous l’aidez à prendre conscience de ses parts d’ombres (ce qui n’est jamais facile ni agréable) et surtout à les illuminer. La personne est « plus que consciente », donc très active. Elle sait si les choses avancent car elle ressent physiquement le résultat de ce qu’elle fait (pas besoin d’attendre pour savoir). Lorsque vous traitez des cas de « thérapie », cela fonctionne au moins aussi bien qu’en Hypnose Ericksonienne, en une à trois séances ; mais lorsque vous traitez des cas de « psychothérapie », il faudra un minimum de 4 séances, étalées dans le temps, puisque le travail demande une évolution de la personne qui prend du temps. Il peut y avoir des moments difficiles quand il s’agit de psychothérapie, dus aux prises de conscience et à la maturation nécessaire, mais au final la personne sera non seulement guérie MAIS AUSSI transformée, fondamentalement, au niveau de son être profond.

On peut soigner une phobie ou une allergie, aider à perdre du poids ou arrêter de fumer, et tout ce genre de choses, sans demander à la personne de changer ce qu’elle est – en Hypnose Ericksonienne / Nouvelle Hypnose, comme en Hypnose Humaniste – si sa vie lui convient par ailleurs. Mais il est évident que dans les cas où la personne développe (par exemple) un cancer suite à un deuil, une promotion professionnelle refusée, une vie de couple chaotique ou amoindrissante pour l’un/e des partenaires, ou si elle souffre de dépression grave, d’un mal-être général… dans ces cas, il sera impossible de seulement « enlever le mal » par quelques suggestions hypnotiques « magiques », et garder la vie telle qu’elle est. Non, car c’est la vie qui a créé le « mal » ! C’est donc la manière d’être et de vivre qu’il faudra faire évoluer, le « terrain ». On est ici très loin du simple soin thérapeutique éricksonien…

~oOo~

therapie-2Le monde a besoin de professionnels de la thérapie, autant que de professionnels de la psychothérapie.
Comme vous le savez, je pratique autant la thérapie que la psychothérapie, selon les cas et les circonstances. Je suis toutefois avant tout, par goût, un thérapeute : quelqu’un qui intervient dans l’urgence, pour une aide de courte durée, pour aider les gens à se reconstruire, à soigner leur mal. Je pratique donc majoritairement la thérapie, que ce soit en Hypnose Ericksonienne comme en Hypnose Humaniste. C’est un choix.

Et, lorsque je perçois durant la rencontre avec la personne qu’elle aurait vraiment besoin d’un travail profond sur elle, sur la structure et l’équilibre même de ce qu’elle est (son « squelette » émotionnel, son ossature profonde) : je l’envoie à ma compagne Patricia d’Angeli qui, elle, pratique exclusivement la psychothérapie, en Hypnose Humaniste (d’où le titre de son livre : « Psychothérapie« ).

Maintenant, s’il n’y a que ça à faire avec la personne, je l’aide aussi en psychothérapie, le temps d’une séance, de façon moins approfondie que ma compagne le ferait, bien sûr, mais cela « teinte » mon accompagnement hypnotique. Car la psychothérapie est, je pense, un savoir indispensable à tout bon thérapeute, s’il veut se sortir de toutes les situations.

Il y aura toujours des thérapeutes purs et durs, comme l’était Milton Erickson, qui ne s’est jamais occupé de psychothérapie (au sens que je lui donne dans cet article). C’était un « thérapeute hors du commun » qui a laissé sa trace. Il y a aussi aujourd’hui beaucoup de thérapeutes plus soft, à mi-chemin entre thérapie et développement personnel…
Et il y aura toujours aussi des psychothérapeutes pour qui la « thérapie » semble trop superficielle (quand on sait que l’on peut changer en profondeur), qui ne reçoivent personne juste pour arrêter de fumer, de se ronger les ongles, pour perdre du poids ou apaiser un traumatisme. Ils ne s’occupent que de l’esprit profond de leurs patients, de les aider à changer leur vie et trouver un équilibre profond. Cela faire disparaître aussi les symptômes, non pas mécaniquement, mais parce que la personne aura changé, que son terrain sera redevenu sain.

En définitive…
C’est votre goût personnel qui déterminera votre style de pratique. Vous savez bien ce qui vous attire vers l’Hypnose. Si c’est pour soigner rapidement les bobos du quotidien, vous êtes plus thérapeute et l’Hypnose Ericksonienne ou la thérapie symbolique de l’Hypnose Humaniste vous plairont !… Et si vous préférez accompagner la personne vers un changement profond de ce qu’elle est, une véritable évolution humaine, qui s’accompagne forcément d’un mieux-être, alors allez vers la psychothérapie et l’Hypnose Humaniste.

~oOo~

A lire en complément :
Hypnose & Psychologie ?
Hypnose : Ericksonienne ou Humaniste ?

Hypnose & Psychologie ?

Vous connaissez peut-être ce mot d’Ernest Rossi qui dit que « Nul ne devrait pratiquer l’Hypnose thérapeutique s’il n’est pas déjà thérapeute » ? Aujourd’hui, de plus en plus de personnes cherchent à se former en psychothérapie, et notamment en Hypnose, dans le but avoué de s’installer en tant que thérapeute… Bien évidemment, cette citation de l’homme qui a également affirmé que l’Hypnose « n’a pas à être réservée à un groupe professionnel particulier » n’arrange pas tout le monde ! Il faut seulement bien la comprendre.

L’Hypnose moderne, celle de la thérapie brève, utilisée en thérapie et en coaching, s’est historiquement construite sur le refus de la psychanalyse et, par extension, de la psychologie.
Milton Erickson, pourtant psychiatre et docteur en psychologie, disait le plus grand mal des théories psychologiques. C’est ce qui a contribuait à la particularité de son approche – mais à force de clamer « Faites confiance à votre Inconscient », n’y-a-t-il pas un risque d’ouvrir la porte à l’incompétence en thérapie ?

Connaître et comprendre l’Inconscient
cerveauLes psy « traditionnels » : psychologues, psychiatres, psychanalystes, n’apprécient pas beaucoup l’Hypnose. Pourquoi ? Tout simplement parce que les praticiens de l’Hypnose n’ont pas toujours leur niveau de formation ou leurs connaissances en psychologie, et les hypnothérapeutes leur semblent « bidouiller » le cerveau de leurs patients « au petit bonheur la chance » !
Ce n’est heureusement pas entièrement vrai, mais pas entièrement faux non plus… Explications : lorsque vous vous formez aux techniques modernes de thérapie brève, comme la Gestalt, l’AT, la PNL ou l’Hypnose, les mécanismes du fonctionnement profond de l’Inconscient sont très peu, voire pas du tout abordés. Par exemple, en Hypnose Ericksonienne, on va parler du fonctionnement de l’Inconscient, de ses différentes strates, de quelques-unes de ses caractéristiques, et du rôle de l’Inconscient d’après Erickson, mais cela reste très superficiel : « il ne comprend pas la négation », « il est littéral », « son fonctionnement est simple et enfantin », « il privilégie la communication symbolique »… Et c’est tout.
Bien d’autres thérapies n’abordent même pas ces fonctions mécaniques de l’Inconscient – qui restent inconnues aux praticiens nouvellement formés.

Il y a là de quoi effrayer le psychiatre qui a étudié le cerveau durant des années et connaît sa psychopathologie par cœur ! Et que dire du psychologue ou du psychanalyste qui a passé des années à faire connaissance avec son propre Inconscient, pour en comprendre les rouages les plus intimes ?… Quelqu’un qui se permettrait de modifier ces profonds mécanismes psychologiques sans les connaître ni même les comprendre passe forcément pour « dangereux ».

L’Hypnose est un outil sécurisé
A l’insigne des thérapeutes cognitivo-comportementalistes, pour qui l’Inconscient n’est qu’une « boîte noire » dans laquelle nous n’avons rien à faire, seulement nous en servir pour « reprogrammer » les réactions conditionnées, les premiers hypnothérapeutes pensaient que la suggestion hypnotique était une sorte de médicament psychologique. Qu’il suffisait de mettre la personne dans un état de réceptivité, grâce à l’Hypnose donc, puis de lui administrer les suggestions voulues pour obtenir la guérison (Bernheim)… Ce n’est malheureusement pas si simple, et ce type de procédé s’est révélé limité.

La révolution thérapeutique vint de Milton Erickson, le psychiatre américain qui donna son nom à l’Hypnose Ericksonienne. Les fondateurs de la PNL ont repéré qu’il utilisait (entre autres choses) dans sa manière de parler des verbes et des mots « non-spécifiques ».
La Nouvelle Hypnose a récupéré ces particularités pour en faire un tout nouveau langage hypnotique : des phrases entières qui pouvaient être différemment comprises selon les individus : « Je sais qu’il y a, là maintenant, en vous, un sentiment qui revient sans cesse, depuis longtemps maintenant… Et quelque chose en vous, vous le ressentez peut-être déjà, intimement, possède la réponse à cette pensée insistante… D’ailleurs, la vie vient vous le rappeler sans cesse, n’est-ce pas ? Ces hasards qui n’en sont évidemment pas… Alors, il est temps aujourd’hui de libérer cette réponse qui insiste en vous… Simplement laisser faire ce qui, tout au fond de vous, connait la réponse… Et juste, peut-être, être curieux(se) de découvrir les petits détails, dans les minutes et même les jours qui viennent, qui trahissent que… ça y est ! C’est en route… Quelque chose en vous change enfin… Et d’ailleurs, qui pensez-vous de votre entourage qui s’en rendra compte le premier, hein ? »

Ce genre de phrases résonne dans la personne, qui y attribue un sens tout personnel, y trouve des références à son vécu immédiat et même lointain – et pense donc incidemment que le thérapeute « sait » ce qui se passe en elle, et peut comme « ordonner » à ses forces inconscientes d’entrer en œuvre pour l’aider à changer. Ce qui est à moitié vrai, car bien sûr l’hypnothérapeute ne peut pas connaître ce qui se passe dans l’Inconscient de la personne, bien qu’il puisse en saisir les signes d’activité extérieurs ; mais, grâce à ce langage non-spécifique, il peut réellement demander à l’Inconscient de « faire ce qu’il faut pour que cela change » (quoi ? Il n’en sait rien, pas plus que comment, où et quand).
L’Inconscient se sentant compris va déclencher ses mécanismes de restructuration et de changement, sans que personne, ni le patient ni le thérapeute, n’ait besoin de savoir de quoi il s’agit.

C’est la magie de l’Hypnose Ericksonienne et de la Nouvelle Hypnose, qui a perfectionné ce langage (saupoudrage, métaphores, etc.), et qui permet de travailler avec l’Inconscient sans risque et avec, au contraire, beaucoup d’efficacité et de succès thérapeutique.

Deux grandes familles de problèmes
Sachant comment fonctionne l’Hypnose thérapeutique moderne, on comprend mieux pourquoi et comment il est possible d’obtenir tant de bons résultats avec une formation psychologique relativement courte (voire, dans certaines écoles, inexistante).
Le thérapeute a besoin d’être neutre par rapport à son patient, ceci afin de ne pas introduire involontairement dans la thérapie des phénomènes parasites. Par exemple : le thérapeute nerveux induit son stress à son patient, involontairement, puis tâche de soigner chez ce dernier un stress qui ne lui appartient pas !
Sur la base de cette saine neutralité, et avec l’aide d’une intention bienveillante, le désir d’aider, le « rapport » s’établit entre le patient et son thérapeute – « rapport » subliminal qui va faciliter l’intuition du thérapeute et le guider dans le choix des « bons mots », des « mots justes », susceptibles de potentialiser le travail hypnothérapeutique.

Il n’en reste pas moins que seule une partie des problèmes amenés en thérapie peuvent être ainsi travaillés et réglés (pour plus de détails, lisez l’article sur l’Hypnose en tant que Thérapie Brève). Dans bien des cas, la thérapie nécessitera que la personne ait conscience des processus inconscients qui la font déraper dans la souffrance. On entrera alors dans une quête de sens, un enchaînement salvateur de prises de conscience. On entre alors dans le domaine de l’Hypnose Humaniste et de la Psychanalyse, en particulier l’approche jungienne, similaire en bien des points à l’approche humaniste (TSA, de Patricia d’Angeli).

Pour les cas existentiels, lié à l’éducation, à l’histoire de vie de la personne, à « ce qu’elle est », le thérapeute aura besoin d’une grande connaissance des ressorts cachés, profonds et souvent systémiques de l’Inconscient, des archétypes, de ses blessures et des réactions que l’on peut avoir par rapport à tout ça…
Les thérapeutes traditionnels et les psychologues qui travaillent sur de tels problèmes et qui pensent que l’Hypnose Ericksonienne ou la Nouvelle Hypnose traitent ces situations de fond se trompent : il est impossible d’aider une personne à changer à ce point par le seul usage de la thérapie Ericksonienne ou de la Thérapie Brève en général.
Voilà pourquoi l’approche éricksonienne paraît « dangereuse » à ces psychologues ou psychanalystes : qu’ils se rassurent ! Il y a vraiment deux grands domaines thérapeutiques : celui des problèmes structurels, que l’on peut traiter en quelques séances, et celui des problèmes de fond, qui nécessitent maturation et prises de conscience de la part de la personne. Seuls les premiers sont traités en thérapie brève, donc en Hypnose Ericksonienne ou Nouvelle.
Si on doit prendre en charge des cas profonds en Hypnose, alors on se dirigera vers l’Hypnose Humaniste qui inclut, elle, l’étude approfondie de l’Inconscient, de ses mécanismes, des archétypes, des blessures, etc.

A chaque cas, sa thérapie
L’Hypnose thérapeutique habituelle est formidable pour traiter les problèmes structurels : mon système psychologique est sain, tout va bien, sauf que je suis passé trop près de ce buisson d’épine, et je me suis piqué ! J’ai une épine, plantée en moi… L’Hypnose Ericksonienne ou la Nouvelle Hypnose vont permettre au thérapeute de plonger au cœur de l’Inconscient, de repérer l’épine et d’instruire l’Inconscient sur les moyens de retirer cette épine.
On pourrait éventuellement le faire aussi en Thérapie Brève, comme on l’apprend durant le Maître-Praticien en Hypnose Ericksonienne, grâce à des prescriptions thérapeutiques (thérapie stratégique). Inutile de connaître le « pourquoi » de cette blessure à l’âme ; « comment » retirer l’épine est tout ce qui nous intéresse. Nul besoin, pour ces cas mécaniques (phobie, arrêt du tabac, compulsion, etc.), de grandes connaissances en psychologie des profondeurs, en psychopathologie, etc.
Beaucoup de thérapeutes, même débutants, peuvent ainsi faire beaucoup de bien autour d’eux, grâce à l’application de techniques simples et sécurisées, pour peu qu’ils aient un bon niveau et la capacité émotionnelle à rester neutre durant l’intervention, à laisser l’Inconscient de la personne trouver et mettre en place ses solutions, sans interférence.

Maintenant, il est évident qu’une telle thérapie brève serait incapable d’aider une personne souffrant de problèmes existentiels : qui prennent leur source dans les racines mêmes de l’existence de la personne. Ici, on aura besoin de « conscience », de « prendre conscience », même. De comprendre et de grandir.
Le thérapeute aussi souvent à démêler un labyrinthe complexe de ramifications inconscientes. La souffrance de la personne sera d’ailleurs plus profonde, plus enracinée en elle, comme constitutive…

On n’aura pas devant nous une personne lumineuse qui aurait ponctuellement un problème à résoudre : réaction inappropriée de son inconscient, cause d’ulcère, d’eczéma, d’ongles rongés ou de pipi au lit… Non, la personne aura grandi dans un tel cadre que son Inconscient produit désormais par lui-même les épines qui  blessent la personne : cancer, dépression, couples qui cassent à répétition, tendances suicidaires, etc. Retirer les épines serait sans fin, car elles ne viennent pas d’un accident isolé, mais de la personne elle-même. Ce n’est pas seulement un rouage de l’Inconscient qu’il s’agit de modifier ou rediriger ; c’est « toute la personne », son caractère, ce qu’elle est, qui doit évoluer, changer, grandir…

Ce n’est plus de la thérapie dans le sens où l’entendrait le thérapeute-débutant ou le praticien de Thérapie Brève. C’est de la psychothérapie, ce qui inclut une part d’évolution personnelle. Les principes et les outils sont très différents, l’analyse et la compréhension, le sens des choses, les prises de conscience sont indispensables pour un réel changement. Et la maturité que cela présume ne s’acquière pas en quelques semaines : cela nécessite des mois, voire des années…

Thérapie & Psychothérapie
cheminOn comprends donc qu’il existe 2 types de thérapie, et donc 2 type de thérapeutes. Les spécialistes de la Thérapie Brève ont besoin de moins de formation psychologique et de travail sur eux que les spécialistes du changement profond, existentiel. Les deux mondes sont parallèles mais différents.

On pourrait ainsi imaginer qu’un hypnothérapeute éricksonien se cantonnera à ce qu’il a appris à faire : traiter des problèmes structurels, et qu’il orientera ses patients vers d’autres thérapeutes, plus formés que lui dans le domaine de l’Inconscient profond et ses mécanismes, dès lors qu’il soupçonnera la nécessité d’un travail de fond. L’idéal étant bien sûr un travail de concert, de ses deux formes de spécialités.

Ainsi, il est possible d’aider son prochain avec les outils et connaissances que proposent les formations actuelles en thérapies brèves, comme l’Hypnose Ericksonienne et la Nouvelle Hypnose – et ceux qui souhaitent se spécialiser dans le travail de fond pourront prolonger leur travail sur eux et se former en Hypnose Humaniste et, si ce n’est pas déjà fait, en psychopathologie et en psychologie des profondeurs (symbologie, archétypes, mythologie, rêves), notamment, pour rester dans le domaine hypnotique, la psychologie Jungienne.

Bien sûr, qui peut le moins peut le plus : ces psychothérapeutes de l’Hypnose sont alors aussi très capables de traiter des soucis seulement structurels.

Chacun restant dans son domaine de compétence, et en relation avec chaque autre spécialiste, il sera possible d’aider aux mieux les personnes en demande d’aide.

~oOo~

A lire en complément :
– Thérapie & Psychothérapie ?
Hypnose : Ericksonienne ou Humaniste ?