Alimentation et bien-être psychologique

Nous parlons régulièrement de psychopathologie avec les groupes de formation en Hypnose, et plus particulièrement de la 3ème dimension à prendre en compte, selon le DSM (manuel diagnostic des troubles mentaux) : les causes physiques de type « médicaments et mal-bouffe »…

Par exemple : une jeune femme vient en consultation, envoyée par son médecin généraliste, car elle souffre de tendances pédophiles envers son bébé de quelques mois… Durant l’anamnèse (le recueil préliminaire d’informations), le thérapeute se rend compte que la jeune femme prendre des médicaments suite à une dépression due à la perte d’un premier enfant, trois années auparavant.
L’effet secondaire de ce médicament est… l’arrivée d’hallucinations !!

Aussitôt que son psychiatre modifia sa prescription, les compulsions pédophiles disparurent… sans qu’il ne soit besoin de soin psychologique, d’aucune sorte.

Dans la vidéo ci-dessous, on voit l’impact de la chimie ajoutée à la nourriture industrielle. Et pour quelle raison, toute cette chimie ? On peut faire d’excellentes recettes, qui se conservent, sans chimie : il en existe déjà !…
C’est édifiant et cela encourage à vérifier ce que l’on se met dans le corps !

Mens sana in corpore sano !

Encore un peu d’écologie ?

Bien sûr, c’est sans doute exagéré ou caricaturé, et on trouvera toujours des arguments pour ou contre, mais le fond est là : on tue la planète par surconsommation (de tout, donc de viande aussi car on veut pouvoir avoir de tout, tout le temps, tout de suite)…

Il suffirait de manger de la viande rouge seulement 1 ou 2 fois par semaine, et du poulet ou du cochon le reste du temps, pour faire chuter de 3x la consommation d’eau !!
Déjà, ce serait grandiose. Et pas besoin de devenir végétarien ou végan pour cela (même si ça peut se comprendre aussi, dans le domaine de la protection animale).

Et attention, car la vidéo parle de viande, mais lisez le petit livre « La Mer expliquée à nos petits-enfants«  d’Hubert Reeves et Yves Lancelot. Vous y apprendrez qu’en quelques décennies presque toutes les ressources des océans ont disparu, ce qui a déréglé leur fonctionnement et ils n’absorbent plus le CO2 comme ils le faisaient avant.
Les océans sont les plus importants régulateurs de CO2 de la planète, bien plus que les forêts. Donc, en mangeant moins de poisson et produits de la mer, on aura là aussi une grande action écologique (lire aussi ici).

En fait, il faudrait retrouver des habitudes alimentaires raisonnables, comme il y a 40-50 ans (et on mangeait très bien, mais pas de viande rouge tous les jours !)…

Quel rapport, tout cela, avec la psychothérapie ?
Facile : il est inutile d’aider les gens à vivre mieux et plus heureux si on n’a plus de planète pour exister ! Idée humaniste de base ! 🙂

Prenez soin de notre planète,
nous n’en avons qu’une.

A lire aussi :
En quoi manger moins de viande est bon pour la planète ?
Manger moins de viande est-il vraiment bon pour la planète ?

La connexion invisible des arbres

Voilà, plus besoin d’être illuminé pour comprendre que tout communique ! Plusieurs équipes de chercheurs, à travers le monde, ont mis en évidence le fait que les arbres interagissent de manière active, comme tout être vivant, allant même jusqu’à se protéger ou s’entraider…

Voici quelques extraits d’un documentaire récent, et vous en trouverez encore plus en recherchant parmi les vidéos en anglais, sur Youtube :

Notre connexion humaine passe par d’autres vecteurs, hormones, phéromones, mouvements inconscients… et cette vague invisible qui nous relie tous, si vous acceptez l’existence de la Conscience, en tant que champ d’informations.

Pourquoi ne pas tenter une « reconnexion entre consciences », comme on le pratique en hypnothérapie humaniste, en pratiquant une induction en ouverture dans la forêt ?

Un peu d’écologie ?

Vous a-t-on culpabilisé en vous racontant que vous étiez en partie responsable de la pollution actuelle, avec votre voiture ou les déchets que vous rejetez ?

Bien sûr, tout le monde doit être actif pour participer à une planète plus saine… mais notre maigre participation n’est qu’une poussière face à la pollution industrielle !

1 bateau émet la même quantité de soufre que 50 MILLIONS de voitures !!!… Les 20 plus grands navires marchands qui circulent actuellement polluent à eux seuls plus que TOUTES les voitures de la planète… Et ce n’est pas 20, mais 60.000 navires qui sillonnent les océans à longueur d’année !!!!!

« Et on ne parle pas des avions et de la pollution qu’ils génèrent.. Pas sûr que les bateaux soient les plus pollueurs des deux ! » me direz-vous, confiant en ce que l’on vous a raconté à la télévision.

Une rapide recherche sur Internet et quelques calculs simples vous donneront une réponse :
1/ D’après la DGAC (direction générale de l’aviation civile), « L’aviation (mondiale) émet chaque année 650 millions de tonnes de CO2, soit autant que l’Allemagne en un an »
2/ L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) nous dit que : « les voitures polluent 30 fois plus que les avions » (en raison de leur nombre supérieur aux avions).

Donc, l’aviation pollue autant qu’un pays (l’Allemagne) et les voitures autant que 30 pays (puisque « 30 fois plus que les avions »)… Mais : « 20 bateaux polluent plus que toutes les voitures de la planète » (The Guardian, The Times, Caradisiac.com)
Et il y a 60.000 bateaux commerciaux en circulation !!!!…

Conclusion: les plus gros pollueurs sont donc de très loin les bateaux… Voilà.

Ajoutez à cela qu’on a vidé 90% des poissons des océans ces 40 dernières années… et que c’est la vie sous-marine qui entretient les échanges de CO2 des océans, plus grands « poumons » de la planète (70% de la surface du globe, donc immensément plus importants que la forêt amazonienne, par exemple)… et vous comprendrez que l’on vous focalise sur de faux problèmes (pollution des voitures, élevage intensif des vaches, réels mais pas aussi graves que la pollution des océans), avec de fausses solutions (taxes, interdictions de circuler, culpabilisations, etc.)… pendant que « on » continue de polluer tranquillement ce qui nous maintient en vie.

Une forme d’holocauste collectif, très conscient, pour les criminels qui entretiennent ce système !… Et nous, que pouvons-nous y faire ?
Déjà, on pourrait commencer par diminuer sa consommation de poissons et privilégier l’élevage bio… Mais, même le poisson d’élevage fait des ravages : il faut entre 2 et 5kg de poisson sauvage (en farine) pour nourrir et obtenir un kilo de poisson d’élevage. Bref quand on mange un kilo de saumon d’ élevage, on mange plusieurs kilos de poissons sauvage (et, en plus, ils sont souvent OGM !).

Pas d’autre solution que freiner drastiquement la consommation de poisson : c’est notre moyen d’action en tant que consommateur.

Et puis, il y a ça aussi : www.seashepherd.fr A vous !

La probabilité de votre existence…

On parle souvent du « miracle de la vie », en parlant de la suite incroyable d’événements nécessaire à la constitution d’un enfant, de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule. Mais on pourrait anticiper ce « miracle » en prenant conscience de ce qui nous a amené jusqu’ici…

Cela ajoute encore à la magie de l’existence !

Merci à l’équipe de « Balade mentale », une fois encore, pour cette formidable vidéo.

Surtout pas besoin d’être parfait !

On sait qu’un thérapeute (et, encore plus, un « apprenti-thérapeute ») doit travailler sur lui, afin de panser ses blessures les plus profondes – et éviter ainsi de réagir émotionnellement, en « projection personnelle », vis-à-vis de ses patients…

Certains, partant de là, exagèrent le mouvement et s’imaginent devoir « être parfaits », agir toujours de manière impeccable… Oui, bien sûr, c’est vrai ! Mais pas forcément de la manière dont ils l’imaginent !

Agir avec « alignement personnel », c’est avant tout « être soi-même » : un soi-même sur lequel on aura donc travaillé, afin de se sentir bien quoi qu’il arrive.

Quel serait ce thérapeute qui n’aurait rien vécu, ni malheur ni bonheur, ni sagesse… ni excès ?

Voilà ce qu’en pense John Fire Lame Deer, un ancien « homme-médecine », sioux, de la tribu Lakota :

therapeute-humain

😀

Soulagé ?

Ne sois pas juste à l’excès, ni sage outre mesure.
Pourquoi te rendrais-tu stupide ?

La Bible, Ecclésiaste, VII, 16

Quelle réalité créez-vous, pour vous-même ?

Vous créez votre propre réalité (au niveau cérébral), mais ensuite vous la prenez comme « réelle » (indépendante de vous). Quelle contradiction !

« Voir » avec votre esprit, simplement en fermant les yeux, comme on le fait en Hypnose, permet de dépasser cette illusion et de penser-ressentir-agir de manière plus adaptée, cohérente, libérée de beaucoup de nos entraves inconscientes.

Il nous faut une personne devenue aveugle pour nous rappeler l’évidence.
Un beau témoignage…

L’hypnose pour aider les enfants

…et les adolescents, bien sûr !

Pour la sortie du livre « Hypnose pour les enfants », je voulais partager avec vous les premières pages de présentation. On y apprend que, non seulement on utilise depuis toujours la parole pour aider les enfants, mais qu’en plus c’est particulièrement efficace – davantage encore qu’avec les adultes. Pourquoi donc s’en priver ?

hypnose-enfantsHypnose est le mot compliqué que l’on utilise avec les adultes pour les convaincre de replonger en eux-mêmes, comme ils savaient très bien le faire enfants. Friedrich Nietzsche expliquait que la vraie maturité ne s’atteignait que lorsqu’on parvenait, adulte, à retrouver « le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant. »

Autrement dit, les thérapeutes qui utilisent l’hypnose auraient bien des leçons à tirer des enfants… Et pourtant, vous tenez entre vos mains un livre qui prétend expliquer comment utiliser l’hypnose avec les enfants !
Quelle idée ! Ce sont eux nos maîtres !

Voyez le paradoxe : les hypnothérapeutes sont obligés de compliquer et rallonger leurs techniques afin de pouvoir les appliquer aux adultes – sans quoi, ils ne se laissent pas faire, ils ne participent pas…
Un enfant n’a pas besoin de paraître, de comprendre, de faire croire qu’il est intelligent au-dessus de la moyenne. Il est, simplement.

Les adultes ont à ce point intégré le masque qu’ils se sont fabriqué qu’ils ont pour la plupart oublié leur vraie nature et ils ont besoin de lire pour retrouver la compréhension, la simplicité de leur enfance.
Malheureusement, la plupart des ouvrages existants sur l’Hypnose et les enfants se perdent en chemin : ils retombent dans l’austérité, l’intellect et l’ennui des adultes, se coupant par là même de ce qu’ils recherchaient. Pratiquer pour des enfants, avec innocence et efficacité.

Nous allons donc faire en sorte, dans cet ouvrage, de vous montrer au mieux ce que nous faisons en thérapie avec les enfants.
Vous comprendrez que l’Hypnose permet aux adultes d’effacer leur mental – du moins, de le mettre en retrait le temps du travail de changement – tout comme elle permet à l’hypnothérapeute de rejoindre l’enfant dans son monde. L’Hypnose est une manière de ralentir l’enfant afin de permettre au thérapeute de le suivre. Elle oblige le thérapeute à retrouver son enfant en lui.

Et il y a de grandes chances que beaucoup de parents lisent aussi ce livre, pour leur enfant – et nous ne parlons pas de thérapeutes ayant des enfants, mais de personnes voulant aider leurs chères têtes blondes à surmonter une épreuve, à mieux apprendre ou, tout simplement, à utiliser ce que la nature leur a offert : leur esprit.
Aussi, nous ferons en sorte que nos explications soient les plus simples possible, bien que beaucoup de domaines seront à réserver aux thérapeutes professionnels – simplement parce qu’ils auront un point de vue détaché sur la situation, du recul, et pourront ainsi découvrir ce qu’il faut vraiment réaliser avec l’enfant.

Notez que l’on ne « travaille » pas avec un enfant : il n’y a que les adultes qui font cela (et à contrecœur, souvent, en plus !). La thérapie avec les enfants est un jeu – et elle devrait l’être aussi avec les adultes. Vous le comprendrez lorsque nous parlerons des caractéristiques de l’Inconscient, notre esprit profond et fondateur.

enfantsL’HYPNOSE ET LES ENFANTS

Depuis de nombreuses années, l’Hypnose thérapeutique retrouve l’essor qu’elle avait à sa création, au XIXe siècle. De plus en plus de particuliers et de professionnels, thérapeutes ou coachs, constatent les bienfaits de cette pratique sur bon nombre de problèmes rencontrés dans le domaine de la psychothérapie.
Pourtant, peut-être par peur ou ignorance, les hypnothérapeutes ne pratiquent la plupart du temps qu’avec des adultes… Il faut dire qu’il y a en langue française une quasi absence de connaissances, et donc d’ouvrages spécialisés, dans le domaine de l’Hypnose appliquée aux problématiques de l’enfance et de l’adolescence.

C’est dommage, car, depuis ses origines, l’Hypnose s’est toujours adressée autant aux adultes qu’aux enfants. Contrairement à ce que l’on peut parfois lire ou entendre, l’hypnothérapie chez l’enfant n’est pas juste « en voie d’étude ou de développement » !

Bien avant même que l’Hypnose ne prenne son nom, on retrouve dans des textes vieux de plusieurs millénaires des exemples de soins d’enfants malades par des méthodes basées sur la suggestion et la croyance – ce que l’on appellerait aujourd’hui « de l’hypnose ». Même dans les cultures dites primitives, on observe des phénomènes de transe dans des cérémonies auxquelles participent des enfants, pour le soin ou la spiritualité (Mead, 1949).

Pour ce qui concerne l’Hypnose proprement dite, le chirurgien écossais James Braid, inventeur en 1841 du mot hypnose (du grec hypnos : dieu du sommeil, gardien de la nuit et père de Morphée) nota avoir induit une transe légère accompagnée d’un phénomène hypnotique (catalepsie du bras) chez 32 enfants en même temps, simplement en les faisant se lever et s’asseoir pendant une douzaine de minutes.
Bien entendu, pour les soins, chaque enfant est reçu individuellement.

Les médecins Liébeault et Bernheim, autres grands noms de l’Hypnose thérapeutique, puisque c’est eux qui la développèrent en France à partir du milieu du XIXe siècle, confirmèrent que la plupart des enfants étaient facilement et rapidement hypnotisables, s’ils suivaient les consignes de leur accompagnateur.

enfants-heureuxBramwell, un psychologue anglais du début du XXe siècle rapporta ses expériences d’hypnose avec les enfants, notamment sur l’énurésie, l’hyperhydrose (transpiration excessive), l’onychophagie (se ronger les ongles), les terreurs nocturnes, etc. Le taux de réussite, disait-il, était très élevé, alors même que la forme d’hypnose pratiquée était encore très directive et peu adaptée aux patients – ce qui n’est pas la meilleure manière de pratiquer avec des enfants…

Un peu plus tard, en 1959, André Weitzenhoffer, hypnothérapeute célèbre pour ses travaux sur les suggestions hypnotiques, démontre que les enfants sont plus réceptifs à l’hypnose que les adultes et qu’il y a bien une relation entre l’âge et la suggestibilité.
En effet, la capacité des enfants à répondre aux suggestions hypnotiques va croissant jusqu’à la puberté, où elle atteint son maximum, avant de ralentir jusqu’à la fin de l’adolescence, au niveau de ce qu’elle sera adulte.
La suggestibilité est la capacité à produire un phénomène que l’action consciente, volontaire, serait incapable de créer, comme faire cesser une douleur ou des cauchemars, etc. À noter que les expériences de Weitzenhoffer ne montrent aucune différence entre les sexes.

Cette période, propice aux recherches en tous genres sur l’Hypnose, va confirmer ces résultats, d’abord grâce à Barber et Calverley (1963) qui vont réaliser un test à grande échelle, sur 724 enfants, adolescents et jeunes adultes, entre 6 et 22 ans au sein de leur école ou université.
Les deux chercheurs ne procèderont d’ailleurs pas à une induction hypnotique formelle (la technique permettant d’amener la personne en état d’hypnose), la jugeant inutile avec les enfants et adolescents, encore très proches de leur Inconscient.
Ils vont seulement leur donner des séries de suggestions hypnotiques, destinées à obtenir divers phénomènes tels que la catalepsie ou la lévitation d’un bras. Ainsi, afin d’éviter l’interférence du mot lui-même, Barber et Calverley ne parlent même pas d’hypnose à leurs sujets, mais de « test d’imagination » : ils demandent aux enfants de fermer les yeux, puis énoncent les suggestions et notent leurs résultats, qui confirment les observations de Weitzenhoffer.
Ils remarquent d’ailleurs que les adultes peuvent réussir à obtenir les mêmes scores… mais après une induction hypnotique !

Selon Barber et Calverley, les enfants diffèrent des adultes en ce qu’ils ne montrent pas de changement dans leur suggestibilité après une induction hypnotique. Ils sont déjà ouverts à leur être profond. Ce n’est qu’après 14-15 ans que les scores des adolescents décroissent doucement, jusqu’à se stabiliser au niveau de ceux des adultes.

En 1969, une nouvelle étude de London et Cooper sera réalisée auprès de 240 enfants, grâce à une « Échelle de Susceptibilité Hypnotique pour Enfants » (comme il en exista de nombreuses, à cette époque). Comme les recherches précédentes, elle montra la grande capacité des enfants à obtenir des phénomènes non-contrôlables par la seule volonté.

Deux autres chercheurs, Morgan et Hilgard (1973, 1979) établirent à nouveau les mêmes résultats, que ce soit avec l’échelle habituelle dite de Stanford (SHSS) ou avec l’échelle dédiée aux enfants (SHCS)…

Enfin, Joseph Barber, dans son livre de référence sur le traitement de la douleur (1996) illustre à travers de nombreux exemples que les enfants n’ont bien souvent besoin d’aucune induction hypnotique pour entrer en hypnose et être absorbés par leur imagination : le monde concret et le monde imaginaire se côtoient encore naturellement en eux.

Ces quelques références, parmi tant d’autres, vous montrent que l’hypnose adaptée aux enfants est un sujet d’intérêt pour de nombreux hypnothérapeutes, depuis les débuts de l’Hypnose.

enfant-mamanAujourd’hui, de plus en plus d’hypnothérapeutes reçoivent des enfants en consultations et, surtout, de plus en plus de parents sont intéressés par l’hypnose afin d’aider leurs enfants, y compris hors du cadre thérapeutique, donc dans un usage habituel, à la maison.
Derrière le mot « hypnose » se cache un savoir-faire qui n’a pas à être réservé aux situations difficiles. Si chacun savait se servir de ses capacités naturelles – puisque nous avons tous un cerveau et donc la possibilité de l’utiliser – alors nous ne devrions consulter les thérapeutes que dans les cas particuliers, qui dépassent l’ordinaire.

L’HYPNOSE : UN APPRENTISSAGE NATUREL

Malheureusement, à l’école, on n’apprend ni notre fonctionnement psychologique, ni à s’en servir. Et, les parents n’étant pas davantage capables d’éduquer leurs enfants dans ce domaine, les situations qui auraient pu être corrigées à la base empirent parfois jusqu’à nécessiter l’intervention d’un professionnel de l’aide…

Si nous avions appris à utiliser notre esprit dès l’enfance, comme tout autre domaine d’éducation, à en connaître les possibilités (et les limites aussi, bien sûr), alors nous ne serions pas obligés aujourd’hui de le faire, poussés par le besoin ou l’urgence…
Cela aurait été bien plus facile, comme il est bien plus naturel d’apprendre une langue étrangère enfant, avec ses parents, qu’une fois adulte !

C’est pour cette raison que nous avons décidé d’écrire ce livre, afin de partager notre expérience et certaines de nos découvertes, avec les hypnothérapeutes, mais aussi avec les parents.

Il est tout à fait possible, avec un peu de connaissance hypnotique, d’aider son enfant ou son adolescent dans beaucoup de domaines de la vie ou de le sortir de situations difficiles. Lui-même pourra alors le faire à son tour, le moment venu, avec ses propres enfants – rompant ainsi le cercle vicieux des soucis générés par l’ignorance de soi-même.

enfants_heureuxDans le livre « Hypnose pour les enfants », nous avons choisi des exemples simples, issus du quotidien, que vous pourrez utiliser directement en fonction des problèmes présentés. Cela va des soucis de pipi au lit des jeunes enfants jusqu’au moment où le jeune adulte quitte le foyer… Voyez le sommaire ici.

Nous avons également noté les limites ou les points importants à connaître, pour vous permettre le cas échéant d’aller consulter un professionnel de la santé, quand le problème sort du champ de l’accompagnement par la parole et de la psychothérapie.

Ce livre peut aussi être utilisé par les thérapeutes, les pédopsychiatres ou les psychologues qui se sont spécialisés ou qui soignent les enfants et souhaitent incorporer des techniques d’hypnose à leur pratique.

souligne

Où trouver le livre ? Pour l’instant, en exclusivité chez l’éditeur ou à l’IFHE et, à partir de février 2017, dans toutes les librairies, Fnac, Amazon, etc.

Exemples d’induction de Nouvelle Hypnose

Daniel-Araoz-hypnosisC’est en 1979 que Daniel Araoz, un sexothérapeute américain, crée le terme « Nouvelle Hypnose » en clin d’œil à la « Nouvelle École » de Nancy, de Bernheim (lire l’article dédié). A la belle époque, ce dernier et Charcot (École de la Salpêtrière) se battaient pour savoir si l’Hypnose était un état pathologique ou naturel. Le professeur de médecine, Hippolyte Bernheim, soutenait que l’Hypnose était une capacité naturelle, propre à chaque être vivant… Il mettait également beaucoup d’importance sur la notion de suggestion, sur l’usage technique de la parole – ce que reprend donc la « Nouvelle Hypnose » d’Araoz.

Cette approche désigne ainsi l’utilisation des techniques originelles de l’Hypnose Classique, modernisées et améliorées, mêlée à certaines techniques de Milton Erickson, auxquelles s’ajoutent des compléments comme des éléments de PNL, l’apport des neurosciences, de la sociologie, etc. Tout ceci dans le cadre de la thérapie, mais aussi du développement personnel, du coaching, d’une meilleure et saine qualité de vie – toutes choses qui sont désormais largement demandées par les personnes qui consultent, mais à l’époque inexistantes dans la pratique d’Erickson, qui était avant tout médecin-psychiatre.

La Nouvelle Hypnose s’appuie donc sur d’anciennes bases techniques et y ajoute ce que le monde moderne peut apporter d’aidant, de meilleures techniques, un langage sophistiqué, l’importance du développement personnel, de la qualité de vie, des émotions de la personne…
Les interventions de la Nouvelle Hypnose sont donc bien différentes de celles, plus strictes et « médicales » (même en psychothérapie) de Milton Erickson, dont la pratique était, jusqu’à la fin de sa vie, très « classique ».
L’époque d’Erickson n’est pas si ancienne – mais le monde a tellement évolué depuis que l’esprit qui guidait sa pratique est désormais tout à fait dépassé. Plus personne n’accepterait un thérapeute aux manières parfois brutales, intransigeantes, à la morale figée sur des principes d’un autre temps et, surtout, sans aucune disposition à la psychothérapie et à ce que l’on appelle aujourd’hui le « développement personnel ». Pas de soin de l’esprit profond de la personne, chez Erickson : si la personne souffre de « qui elle est », de son éducation, etc. on n’a pas d’outil d’aide en Hypnose Ericksonienne. Pas de coaching ou d’idée d’évolution personnelle non plus du temps d’Erickson ! La vie n’était pas aussi facile qu’aujourd’hui et les familles se préoccupaient essentiellement d’assurer leur subsistance. Le docteur, monsieur le maire, le prêtre et l’instituteur étaient rois. La santé était le seul domaine d’intervention d’un thérapeute.

Ce qui fait dire à Daniel Araoz : « nous devons beaucoup à Erickson, mais nous ne sommes pas éricksoniens »… Et Ernest Rossi, plus ancien élève d’Erickson de confirmer (dans la préface du livre « New Hypnosis », d’Araoz, en 1980) : « mes années avec Erickson n’ont servi qu’à me préparer à la Nouvelle Hypnose ».

Daniel Araoz

Différence importante, la Nouvelle Hypnose est la première forme participative d’Hypnose : la personne a enfin la parole ! En Hypnose Ericksonienne, on la laissait répondre aux questions du thérapeute, mais c’est tout… Bien sûr, la santé est toujours la base de toute thérapie, mais les patients d’aujourd’hui se préoccupent aussi de leur qualité de vie ! Les intérêts ont évolué et la pratique de l’Hypnose ne pouvait plus rester la même qu’à l’ancien temps.

L’évolution technique est nette :
– En Hypnose Classique, même si les métaphores et les suggestions indirectes existaient déjà (elles viennent de là, cf. le livre de James Braid de 1843), Bernheim expliquait que la parole était comme un médicament que l’on donnait à la personne (1891). On pensait la psychothérapie comme de la chimie ou de la chirurgie, les émotions de la personne n’étaient pas prises en compte.

– En Hypnose Ericksonienne (moderne), l’hypnothérapeute amène son patient en transe par biais, par techniques détournées, en suractivant les mécanismes inconscients, grâce à des suggestions cachées, des sous-entendus, des paroles subliminales… et toujours sans demander son avis à la personne. C’est l’hypnose « permissive » : qui laisse croire à la personne qu’elle est libre (illusion de contrôle, afin d’obtenir de la « soumission librement consentie »). La personne accepte de se laisser faire, c’est sa seule (mais importante) participation.

– En Nouvelle Hypnose, pour la première fois de l’histoire de l’Hypnose, on demande à la personne de « choisir un bon souvenir », de nous décrire « comment ce serait d’être en transe », de répondre réellement à des questions (pas pour l’influencer ou la diriger, mais pour savoir ce qu’elle pense), d’imaginer et de faire des choses durant la séance. Bref, le rôle de la personne cesse d’être passif et devient essentiel ! On lui demande de faire ceci ou cela durant les protocoles… Le thérapeute n’a plus la main-mise sur toutes les étapes. La personne a sa part de créativité.

Ainsi, pratiquement tout ce qui fait que vous, visiteur de ce site, êtes attiré par « l’Hypnose Ericksonienne » est certainement en réalité de la « Nouvelle Hypnose »… Même si la première appellation est passée dans le langage commun, ce n’est plus ce que l’on pratique. Les techniques et l’esprit ont largement évolués.
La Nouvelle Hypnose répond à nos attentes, elle est aussi plus douce et plus pédagogique : l’hypnothérapeute décrit en permanence à la personne ce qui se passe. Le modèle d’intervention est moins « médical », l’autonomie de la personne est encore plus travaillée : le soignant n’administre plus un traitement, comme en Hypnose Ericksonienne, il tâche de rendre la personne responsable aussi de sa santé (et de sa vie) afin que le « mal » ne revienne jamais plus.

LockertPour pratiquer la Nouvelle Hypnose, vous apprendrez tout autant les techniques de l’Hypnose Classique que celles de l’Hypnose Ericksonienne. Ce sont souvent les mêmes. Et puis, vous irez plus loin, en améliorant considérablement ces techniques de bases, pour les utiliser d’une manière qui sera la vôtre, praticien du 21ème siècle : bien plus technique, mais aussi plus douce, plus enveloppante, plus imaginative et ludique, tenant compte du confort de vie, des besoins émotionnels, voire spirituels, de la personne, du désir que nous avons désormais de ne pas vivre « pour rien », d’avoir une « raison de vivre », un but, etc.

Cette évolution technique est mon apport, langage et protocoles thérapeutiques, depuis le milieu des années 1990. C’est ce qui a permis à l’Hypnose de plaire autant et de se développer en France à grande vitesse, en quelques années, à partir de la parution du livre « Hypnose » (qui regroupe ces évolutions techniques) début 2000 et les milliers d’élèves formés à cette nouvelle manière de pratiquer l’hypnothérapie (lire aussi ici).

Comme indiqué pour les autres formes, il y a tellement de façon de mener une induction hypnotique en Nouvelle Hypnose que les exemples ci-dessous pourraient vous induire en erreur, vous limiter, quant à la vraie nature de cette hypnose moderne. Gardez donc à l’esprit que les exemples ne sont que les reflets, fragmentés, d’une pratique infiniment plus vaste – d’autant qu’en situation réelle, elle s’adapte au coup par coup à chaque personne reçue, sur le mode de l’improvisation et de l’intuition.

« Bien. Je vais vous demander de fixer votre main… C’est ainsi que fonctionne l’hypnose : on commence par fixer un point, votre main, un objet dans la pièce… peu importe.
Vous savez ce qu’est un ancrage ? C’est comme la musique qui passait lorsque vous avez rencontré l’homme
 (la femme) de votre vie. Maintenant, à chaque fois que vous entendez cette musique, c’est « vôtre » musique, la musique de votre rencontre… C’est un peu comme cette bonne odeur de gâteau, chez le boulanger, qui me rappelle la cuisine de ma grand-mère et les bonnes pâtisseries qu’elle me faisait… En fixant votre main, vous savez, tout cela va s’accrocher à vous, tant et si bien que, chaque jour, sans que vous sachiez, cette main, elle va voleter comme d’habitude devant vos yeux, sans que vous n’y prêtiez attention (début de la dissociation)… Et maintenant, elle réactivera, sans que vous n’ayez quoi que ce soit à faire, tout ce que vous allez inconsciemment déclencher de positif aujourd’hui… Cela s’entretiendra… et grandira dans votre vie… 

Alors fixez juste cette main… Voyez ! Depuis que je vous parle, il y a déjà un doigt qui ne touche plus le tissu de votre pantalon… Vous l’avez vu quand il s’est soulevé ? Non ? (ratification de la dissociation) Et il y a tellement d’autres choses comme ça qui changent sans qu’on sache…
Regardez mieux, voulez-vous ? Regardez bien la main… c’est imperceptible… D’abord, vous avez commencé à la fixer du regard et, vous avez bien entendu, je n’ai pas demandé à la main de bouger… et vous avez bien vu comme elle a mis longtemps à bouger… parce que pendant quelques minutes : plus rien ne bougeait ! C’est curieux, ça ?… Et je ne sais pas si vous savez ce que vous avez appris sans le savoir, là… En tous cas, je sais que votre esprit profond a appris quelque chose d’important…
Vous voulez que je vous dise ?… Tout les petits mouvements nerveux, saccadés, parasites, qui secouaient tout le temps les doigts, avant… même quand vous dormez… il y avait tout le temps ça… et là : plus rien ! Tout est parti… Et vous ne vous êtes pas concentré – ce n’est pas une question de volonté : on ne peut pas guérir ou changer par la volonté – non, vous avez juste fixé la main… et tout est parti, tout les trucs parasites… toutes ces choses dont vous ne vouliez pas et qui avaient envahi insidieusement votre vie… Parti !… 

Et maintenant, je vois un autre doigt encore qui découvre sa légèreté, comme si une part subtile de vous, profond en vous, a retrouvé – vous voyez ! [un troisième doigt vient de se soulever] ça se fait tout seul… de plus en plus… [les paupières de la personne clignent lentement et restent un moment fermées ; elle prend une profonde inspiration] C’est très très bien… très très bien… Et vous pouvez juste laisser les paupières se fermer confortablement tranquillement… maintenant… car on voit beaucoup mieux… dedans… les paupières fermées…
Voilà, c’est bien comme ça… et découvrir en vous le chemin qui mène aussi bien plus profond encore en vous… Juste une faille, peut-être, une porte lumineuse dans l’obscurité sécurisante du rideau des paupières… Et votre esprit peut voyager vers cette lumière… pour aller apprendre comment 
[nommer l’objectif donné par la personne] alors que l’Inconscient continue par ailleurs son travail… De plus en plus tellement si légère [la main a entièrement décollé : c’est une « lévitation du bras »]… au fur et à mesure où l’Inconscient fait bien tout cela… complètement… en tenant compte de tout, et même de tout ce dont nous n’avons pas parlé… et peut-être précisément de cette chose importante, dont nous n’avons pas parlé… je le sais… et il le sait aussi…
Et vous n’avez rien à faire pour que… la vie change… Juste… rejoindre cette lumière et… découvrir… ce qu’il y a là… Oui ? » 
(la personne exprime en quelques mots les images, sentiments ou perceptions qui lui viennent)
La partie thérapeutique commence…

On pourra conclure en permettant à la main qui flotte en l’air de redescendre au contact de la jambe seulement au rythme où tout les acquis de la séance se mettent en place consciemment et inconsciemment dans la vie de la personne.

Autre exemple, utilisant les réactions de la personne, avec suggestion subliminales (en italique) :

« Je ne sais pas si vous avez remarqué comme votre corps est plus détendu, maintenant… et c’est bien comme ça… car vous pouvez profiter de ce moment pour retrouver toutes ces pensées… et laisser encore le regard se défocaliser… comme cela… tranquillement… et comme vous pouvez continuer d’entendre ma voix qui parle… vous n’êtes pas obligé d’écouter… parce qu’il y a une autre partie de vous qui écoute et comprend… ce qu’il y a à comprendre… et je me demande si cela signifie que vous, votre inconscient, êtes prêts à entrer tranquillement, et en toute sécurité, dans ce moment de détente… de rêve… et de liberté retrouvée… parce qu’alors, vous allez vous sentir plus détendu encore, tandis que vos yeux se ferment tranquillement… d’une bonne lourdeur reposante… voilà… comme ça… c’est bien… »

(Suggestions cachées : « Tranquillement, ma voix parle à une autre partie de vous… et… vous entrez tranquillement dans ce moment de rêve… plus détendu… tranquillement… »)

La fermeture des paupières s’obtient généralement assez facilement.

« Et comme vous pouvez continuer… à laisser grandir et s’approfondir ce bien-être et cette détente agréable… comme lorsque vous avez bien travaillé… ou après une longue marche en montagne… et que vous prenez plaisir à prendre un repos bien mérité… et à laisser le corps se ressourcer… vous pouvez rester attentif à ce qui se passe ici… comme vous pouvez laisser l’esprit s’envoler, et vous emmener dans un rêve, dans un rêve… dans un rêve… à la fois ici… et là-bas… pendant que votre Inconscient fait exactement ce qui est nécessaire pour mettre en place les solutions… utiles… maintenant… et tout au long de ce bénéfique voyage intérieur… vous avez tout le temps du monde… et je vais continuer de vous accompagner, silencieusement… alors que s’installent tranquillement les parties de votre esprit… inconscient et conscient… qui vont maintenant découvrir, dans un moment… comment rassembler et mettre bien en place… votre vie de demain. »

(Suggestions cachées ou accentuées : « Continuez !… Vous avez bien travaillé… Et prenez plaisir à laisser ici l’esprit s’envoler… dans un rêve… là-bas… Et les solutions bénéfiques s’installent dans votre vie de demain. »)

Accompagnez ainsi la personne pendant quelques minutes.

« Et vous pouvez laisser faire votre Inconscient… cette facette profonde et cachée de vous-même… et parfois même, il survient alors des choses que l’on savait pouvoir ne pas faire et que l’on fait pourtant parfaitement bien… Des choses que vous avez en vous… sans même savoir comment vous avez appris à vous en servir… comme tout à l’heure… et même maintenant, peut-être… sans savoir du tout comment… vous laissez faire ça en vous… Des choses surprenantes… et agréables… »

Renouvelez les suggestions indirectes (grâce aux silences entre les phrases), placez éventuellement des métaphores, puis concluez :

« Voilà !… et maintenant votre inconscient s’est occupé de tout cela… autant qu’il est possible de le faire maintenant… et comme tout cela commence à s’harmoniser… bien sûr, ce n’est que le tout début… et ces choses-là ont tellement de manières de se manifester… Comment pourrais-je savoir comment ?… votre inconscient fait cela pour vous maintenant… et pour tous les jours de votre vie… Et même vous, peut-être, vous ne savez pas encore comment… vous allez prendre plaisir à découvrir tout cela…

Et quand votre esprit conscient sera d’accord pour reconnaître ce processus intérieur bénéfique… …et qu’il vous permettra de renouveler cette expérience deux à trois fois par jour… au moment le plus profitable… et je me demande si tout cela vous donne le plaisir et l’envie de vous étirer… de vous étendre… bien-être… et d’ouvrir les yeux, paisiblement complètement éveillé… frais et dispos. »

(Suggestions cachées : « Voilà, tout cela est possible maintenant… …Cette expérience profitable donne envie de bien être complètement éveillée. »)

Hypnose-livreLa Nouvelle Hypnose francophone a intégré les structures simples de la PNL dans ses processus hypnotiques, en les améliorant, ce qui permet des interventions autrement impossibles. Ainsi, beaucoup de séances sont construites sur des protocoles éprouvés en thérapie ou en coaching.

– Protocole d’apprentissage rapide, physique ou psychologique, pour dépasser ses limites personnelles (éducation, timidité, etc.).
– Protocole de reconstruction intérieure, en cas de conflit ou même de fractionnement de personnalité.
– Protocole d’activation inconsciente, pour générer de nouveaux processus profonds (faire cesser des compulsions, des addictions, etc.).
– Protocole de régression en âge pour soigner à la base un traumatisme passé qui influence toute la vie de la personne.
– Etc.

De même, la Nouvelle Hypnose francophone propose des métaphores sophistiquées, construites sur la base de protocoles thérapeutiques et intégrant un langage hypnotique très technique. Par exemple (extrait du livre « Hypnose« ) :

« Ainsi, ce jour-là, juste en revenant de chez l’Ancien de sa tribu chez qui il devait apprendre la magie, mais qui n’avait toujours rien de nouveau, notre lutin rouspétait pour lui-même : ‘bon sang ! Il n’y a moyen de rien faire ici ! Si on veut apprendre et repousser la routine… il faut des potions, un grimoire… et tout ça, il faut l’acheter… et en plus elles sont préhistoriques, complètement dépasséesses recettes ! Et il voudrait qu’on l’imite ? s’écria-t-il un peu fort… Pour qui se prend-il !? J’en ai assez, moi, de l’Ancien : je veux créer les charmes du futur… Moi, ce que je veux, c’est avoir une vie hors du commun, extraordinaire ! »

(Suggestions cachées, à lire en italique : « Juste apprendre de nouveaux moyens de faire… Repousser la lâcheté… et dépasser ses limites… Pour créer les charmes du futur et avoir une vie extraordinaire »)

Ou pour une séance qui a lieu un samedi :

« Alors… la sensation de légèreté bienfaisante envahit à nouveau notre lutin inventeur… qui prend tout à coup conscience qu’il y a comme une aura autour de lui… Comme un changement physique aussi : ses deux pieds ne touchent plus le sol et des deux mains, il tient une courte baguette magique… Il regarde l’être et les elfes… Mais,  sont passées les fées ?… « C’est positif » dit un elfe à l’entité. « Il a réussi et il peut en être fier » fait un autre. « Quelle belle aura ! » lance un troisième… « C’était le lieu et l’heure, répond l’être… Il est prêt à rentrer maintenant« … Notre lutin ne sait plus trop bien  il est… Son esprit est limpide, et il n’est pas habitué… Alors, l’un des elfes dit : « Ramenons-le chez lui ! Nous y serons en quelques heures maximum et pourrions voir la joie de sa famille à son retour ». Les autres répondent avec enchantement de leur accord. Le lutin remercie l’être et jette un dernier regard à cette forêt magique qu’il gardera toujours au fond de son cœur. »

(Suggestions cachées, à lire en italique : « Il y aura un changement dès demain… ou l’effet positif aura lieu maintenant… ou lundi maximum… Remercie. »)

Conclusion
La Nouvelle Hypnose, telle qu’on la pratique aujourd’hui en langue francophone, est la forme d’hypnose dissociante (qui plonge la personne dans son Inconscient, laissant le soin au thérapeute de réharmoniser les automatismes psychiques et émotionnelles de la personne) la plus complète à ce jour. C’est celle qui est majoritairement utilisée par les hypnothérapeutes européens.

Lire aussi :
L’Hypnose Classique
L’Hypnose Ericksonienne
L’Hypnose Humaniste