Questions et réponses sur l’Hypnose et l’Auto-hypnose

Vous êtes très nombreux à me poser vos questions sur l’Hypnose et sur l’Auto-hypnose, toute l’année. A défaut de pouvoir vous répondre individuellement, je mets en ligne régulièrement mes réponses à vos questions… que ce soit sur le site de l’Institut Français d’Hypnose Humaniste & Ericksonienne (IFHE) ou via ma chaîne Youtube.

Voici d’abord quelques « Questions et Réponses » en vidéo :

D’autres vidéos de « Questions et réponses » arriveront avec le temps…

Et vous trouverez bien d’autres réponses sur le site de l’IFHE, dans la « FAQ » (Foire aux Questions) du site :

Et plein d’autres questions et réponses, en particulier sur les consultations :

Avec tout ça, vous serez incollable sur l’Hypnose ! 😀

L’Auto-hypnose pour les débutants

Voici les démonstrations des exercices du livre « Auto-hypnose pour Débutants« , que j’ai écris avec ma compagne Patricia d’Angeli il y a quelques années et qui connait un franc succès depuis sa publication.

Il y a une vidéo par chapitre du livre (cf. ci-dessous). La « playlist » de toutes les démonstrations des protocoles du livre est accessible sur Youtube.

Bien sûr, à chaque fois, ces séances ne sont que des exemples d’application : une manière de faire l’exercice parmi tant d’autres.
Le but de l’auto-hypnose est de pouvoir pratiquer chacun à sa façon. Donc, ce que vous entendrez sera « une façon possible ». Vous pourriez, par exemple, utiliser une toute autre induction hypnotique, pour rentrer en état d’hypnose – si vous en avez une préférée, ou bien encore penser les phrases clés de chaque protocole d’une autre manière que la mienne, qui vous parle plus.

Aussi, lorsqu’on pratique en auto-hypnose, il n’y a pas besoin de mots. On pense, on imagine. On ne se parle pas forcément, mentalement (on peut, si on veut, mais la plupart des gens feront autrement). Ainsi, les mots que je prononcerai dans mes exemples auront peu de chance de correspondre à vos pensées personnelles. Ce sera toujours plus adapté lorsque vous ferez vos propres séances, en solo !

Toutefois, ces démonstrations pourront vous éclairer sur la procédure à suivre, vous aider à mieux comprendre ce qu’il faut faire ou encore vous donner des exemples de phrases à penser, des idées…

A ECOUTER ICI OU A TELECHARGER

Comme toutes les séances d’hypnose que nous proposons, Patricia et moi, vous pouvez écouter en ligne (Youtube, Soundcloud ou sur le site des MP3 d’hypnose gratuits) et même télécharger gratuitement certaines séances pour les écouter tranquillement hors-ligne (cliquez sur « Télécharger », sur Soundcloud ou sur le site)…

Les séances du livre « Auto-hypnose pour Débutants » sont identifiées par les initiales « AH » et numérotées dans l’ordre d’apparition dans le livre : #1, #2, etc. Et même #4-1, #4-2, etc. si un thème particulier comporte plusieurs exercices possibles ou complémentaires.

A noter que ces séances de démonstration sont différentes des autres séances que nous vous offrons : ce sont des structures simples adaptées à des débutants ! Il faut que ce soit facile à retenir. Donc, ces séances peuvent vous aider à démarrer, vous initier à l’hypnose et l’auto-hypnose, mais bien sûr elles ne sont pas représentatives de « tout » ce que l’on pourrait faire avec l’hypnose, avec des structures plus complexes ! 😉

De plus, ce livre est uniquement centré sur l’auto-hypnose dissociante, traditionnelle : classique, éricksonienne ou même moderne, mais en recherchant toujours un lâcher-prise, une perte de conscience ou, du moins, une séparation entre le conscient et l’Inconscient.
On peut pratiquer autrement, en hypnose associante (humaniste), ce qui fait l’objet d’un autre livre – et donc de futures démonstrations (en 2021).

Enfin, dernière remarque : ces démonstrations ne peuvent pas remplacer la lecture et l’entraînement présenté dans le livre. Les deux premières séances, par exemple, sont l’aboutissement chacune d’une partie de votre entraînement. Si vous avez lu le livre, vous serez en « pays de connaissance » et chaque exercice devrait être facile pour vous – mais si vous écoutez cette séance « à partir de rien » (donc sans aucune idée de ce qu’il faut faire, ni sans entraînement), ce sera évidemment plus dur. Ces démonstrations ne remplacent pas la lecture du livre…

C’EST PARTI !

La séance qui conclut votre préparation à l’auto-hypnose :

La séance d’application de vos connaissances de base en auto-hypnose (arrivé à presque la moitié du livre !) :

Et ensuite, on passe à divers protocoles, pour des thèmes spécifiques :

Notez que la séance ci-dessus avait déjà été enregistrée (structure « Méthode de Rossi », pour les applications générales), je ne l’ai donc pas ré-enregistrée. L’accompagnement ressemble donc plus à une « vraie séance » avec un hypnothérapeute, qu’à une pratique en solo d’auto-hypnose 🙂

L’exercice #6-3 avait déjà été enregistré, en version TSA (Thérapie Symbolique Avancée, en Hypnose Humaniste) par Patricia d’Angeli, j’ai donc préféré vous donner cette version, même si elle est plus complète que ce que vous pourriez faire en auto-hypnose :

Enfin, voici trois séances, présentées dans le livre « Auto-hypnose pour Débutants« , mais qui constituent la base d’un travail plus important, et donc d’un livre dédié – même si, parfois, cette seule « séance de base » peut suffire.

Extrait du livre « Votre poids de forme avec l’Hypnose« …

Extrait de « Libérez-vous du tabac avec l’Hypnose« …

Extrait de « Confiance et Estime de Soi avec l’Hypnose« …

Bonne pratique et belles découvertes de votre monde intérieur !
Pour plus de détails, reportez-vous au livre « Auto-hypnose pour Débutants«  (IFHE Editions).

Boostez votre système immunitaire !

Voici réunies les séances d’hypnose que j’ai publiées depuis l’hiver 2009-2010, année de l’épidémie de H1N1, afin de vous aider à surmonter ces périodes stressantes pour le moral et votre organisme…

Tout d’abord… prévenir !

L’impact négatif du stress n’étant plus à démontrer en ce qui concerne le bon fonctionnement de votre système immunitaire, il s’agit avant tout de garder le moral ! En effet, à situation égale, une personne qui prend les choses comme « un défi à surmonter » va mieux s’en sortir (l’adrénaline va stimuler son système) qu’une autre personne qui se sentirait menacée (le cortisol va bloquer son système)…

Donc : « Don’t worry, be happy! » 😉

Si vous êtes soignant, donc fatigué et stressé…

En plus de « garder le moral », vous aurez peut-être aussi besoin de vous relaxer… En Hypnose, depuis plusieurs millénaires, une technique existe : faire un « bain d’Hypnose » ! Cela se pratiquait dans les Temples d’Aesclapios, dans l’Antiquité…

Et pour ce qui concerne le stress en lui-même :

Et pour votre système immunitaire !

L’auto-hypnose, par visualisation d’idées, d’émotions ou de pensées positives ou bienfaisantes, peut vous aider à préserver ou stimuler votre système immunitaire.
Saviez-vous, par exemple, que le simple fait d’imaginer que vous vous êtes piqué avec un clou rouillé active votre système immunitaire ? Votre cerveau, ne sachant à la base si ce que vous imaginez est réel ou imaginaire, active « au cas où » vos défenses… Ensuite, à un autre niveau, cela encode « oui, c’est réel » ou « non, c’est imaginaire », mais votre corps s’est déjà activé avant. C’est ce qui arrive aussi lorsque vous voyez quelqu’un se faire mal : vous avez aussi un peu mal avec lui ! Alors que, vous, vous n’avez rien…

Donc, votre imagination peut activer votre corps… Allons-y :

Ensuite, dans le cas où votre corps doit apprendre à réagir à un nouveau virus, comme c’est souvent le cas, chaque hiver, avec les mutations de la grippe, ou lors d’une pandémie, comme celles de 2002, 2009 ou ce qui se passe actuellement en 2020… et faute d’un vaccin pour « enseigner » à votre corps comment il doit réagir, peut-être pouvons-nous le stimuler, comme on le fait dans d’autres types d’apprentissages (sports, musique, langues, etc.) : avec de la préparation mentale !
Bien sûr, même si nous savons que ce type de « préparation » est très efficace pour des choses physiques ou intellectuelles, rien ne nous dit que ce sera efficace au niveau purement biologique, comme une réaction immunitaire… Mais, comme on dit : « La situation étant désespérée, qui ne tente rien n’a rien ! » Alors, voici une séance pour stimuler une adaptation plus rapide à un nouveau virus :

Et lorsque vous connaissez bien cette première séance, vous pouvez passer à la « version longue » (avec induction hypnotique « par identification ») :

Et si vous êtes malade ?

Suivez le traitement que votre médecin vous aura prescrit !! 🙂 Evitez de contaminer le reste de la famille et/ou vos amis, collègues, etc.
Reposez-vous ! Un virus, ce n’est pas vivant, donc ça ne se « tue » pas… Votre corps doit simplement l’expulser ou le détruire (en le cassant ou en l’empêchant de se reproduire)… Donc, gardez votre énergie, dormez…
Et voici une séance pour booster votre système immunitaire :

Si vous êtes très fatigué (ce qui serait normal !), voici pour vous aider :

La séance ci-dessus a été enregistrée pour des cas très graves. Vous n’en êtes sûrement pas là, donc relativisez et adaptez ce qui est dit à votre situation.

Et si quelque chose coince, si votre corps n’arrive pas à se remettre, ou à « combattre » le virus aussi bien que prévu, voici déjà une séance pour activer vos ressources…

Et une autre séance pour débloquer un éventuel blocage…

Voilà, vous avez déjà largement de quoi pratiquer avec les séances ci-dessus !

Prenez soin de vous ! Et à bientôt 🙂

En quête de lumière…

Voici une petite métaphore pour vous aider à retrouver la source de la lumière, si vous en avez besoin 😉

Comme l’expliquait Jung : « Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité »… Donc, plutôt que de courir après la lumière, cherchons à savoir ce qui fait la nuit noire.

Il y avait déjà un indice paradoxal sur ce site, si vous vous souvenez de cet article à propos du fait qu’il y a 400% de lumière « en trop » dans l’univers, par rapport à ce que devrait produire le nombre d’étoiles.

Aujourd’hui, écoutons Etienne Klein nous expliquer pourquoi le ciel nocturne est si sombre, avec toutes les étoiles qu’il contient, qui devraient tapisser uniformément le ciel et nous permettre pourtant d’y voir « comme en plein jour »… Un conte scientifique à comprendre symboliquement.

La nuit n’est nuit que pour nous. Ce sont nos yeux qui sont obscurs.

René Barjavel

L’Hypnose, comment ça marche ?

Dans cette vidéo, je vous explique comment cela se fait qu’un phénomène comme l’Hypnose peut exister. Pour cela, je vous reparle de l’Inconscient et aussi un peu de la Conscience, afin de mieux comprendre pourquoi nous sommes conscients.

Une fois que vous savez ce qui rend les gens conscients, vous pouvez trouver le moyen de diminuer ou retirer cette conscience (hypnose dissociante : classique ou éricksonienne, par exemple) ou d’augmenter le degré de conscience de la personne (hypnose humaniste). Je passe donc avec vous en revue les diverses manières de pratiquer l’hypnose…

Qu’est-ce que l’Inconscient ?

Voici les notions de base sur l’Inconscient, tel qu’on le conçoit en Hypnothérapie et en Thérapie brève. Bien sûr, ces idées seraient différentes en Psychanalyse (Freud, Jung, Lacan, etc.) ou dans d’autres formes de thérapie.

La conception de l’Inconscient, bien que reposant sur une base commune (« C’est nous, pas conscient ») peut même différer selon les formes d’Hypnose : les « classiques » ne s’en occupent pas, les « éricksoniens » voient en lui une entité parfaite et protectrice, les « humanistes » relativisent en expliquant que c’est lui qui porte nos blessures émotionnelles, donc qui fait aussi nos malheurs…

J’ai souvent lu sur Internet, et même entendu en consultation ou en formation (le premier jour de cours !), des remarques comme : « Bah, moi je n’ai pas d’Inconscient« , « C’est pas l’Inconscient qui fait ça, c’est notre corps / c’est notre cerveau« , « C’est un truc de psy, l’Inconscient ça n’existe pas en vrai« , etc. 😄

Alors, dans cette vidéo, je vous donne quelques notions simples sur votre être profond, l’Inconscient – celui que Leibniz appelait plutôt l’Automate.

Comprendre qu’une grande partie de vous fonctionne « en automatique » permet de comprendre ce qui nous arrive, de commencer à s’occuper de ce soi profond… afin de vivre mieux, chaque jour. Car vous allez comprendre que celui qui fait votre vie telle qu’elle est aujourd’hui, quoi que vous pensiez ou souhaitiez, eh bien avant tout : c’est lui, votre Inconscient, votre être profond… qui devrait être votre ami intérieur.

L’esprit d’Hypnos

Cela fait longtemps que je voulais expliquer ma vision de l’Hypnose… en reprenant à la base, son étymologie : « Hypnos » le célèbre dieu grec, dont on connait le nom, mais pas vraiment le rôle.

Savoir qui était Hypnos, selon la mythologie grecque, permet de mieux comprendre ce qu’est l’Hypnose : un outil de soin et, possiblement, d’éveil.

Les médias montrent à profusion les « pouvoirs » des hypnotiseurs de music-hall, des artistes qui proposent de s’évader du quotidien, le temps d’un spectacle – mais, même si on peut comprendre le besoin de créer une « légende » à propos d’un quelconque « pouvoir » d’une personne sur les autres, on en perd l’essence originelle d’Hypnos.

Celui qui endort, qui place les gens dans une réalité illusoire, afin de les protéger d’une dure réalité, leur permettre de se détendre, c’est Morphos, un des (très) nombreux fils d’Hypnos. C’est Morphos qui plonge dans un sommeil, une illusion, un moment de rêve… Alors qu’Hypnos veille sur le sommeil de ceux qui dorment (encore). Rien à voir !

En thérapie, on fait de l’Hypnose… pas de la Morphose ! 😉

J’espère que vous verrez l’Hypnose différemment, comme ce qu’elle est depuis des millénaires, bien avant de prendre le nom de son dieu d’origine : une pratique de soin par la parole, une manière de mieux se connaître et d’aider son prochain.

Hypno-détox !

Pour fêter la sortie du livre « Mes 7 jours Happy détox » de mon amie Anne Ghesquière, fondatrice du média FemininBio, directrice de collection aux Editions Eyrolles et auteure de livres sur la beauté au naturel, le bien-être et la spiritualité…

Anne m’a demandé d’écrire quelques pages dans son livre sur la détox et une alimentation saine : un exercice d’auto-hypnose… ou plutôt d’hypno-détox physique ! 🙂
Vous le retrouverez page 82 et suivantes, donc vers le début du livre, au chapitre de la détox d’hiver (on y arrive)…

L’idée est d’améliorer la détox physique avec nos capacités psychologiques, afin d’apporter à votre corps un « bonus d’énergie » en le purgeant des émotions négatives – qui sont très « énergétivores » ! Je vous laisse découvrir cet exercice dans le livre « Mes 7 jours Happy détox« .

En bonus pour les lecteurs du livre – ou pour une première découverte avant de vous lancer dans sa lecture – voici un exercice complémentaire :

HYPNO-DETOX… PSYCHOLOGIQUE !

En complément de l’exercice d’Hypno-détox physique du livre, voici un « rituel santé » qui peut être émouvant et libérateur. Il est très simple mais vous demandera un peu de persévérance pour en tirer pleinement bénéfice.

Le but est ici de vous nettoyer… de mauvais souvenirs polluants.
À ce stade, vous devez déjà penser à quelques mésaventures dont vous aimeriez vous débarrasser. Alors, allons-y !

Phase A

Installez-vous tranquillement, en veillant à ne pas être dérangé pendant un petit moment et en gardant une position dynamique, car vous allez bouger (oui oui !).
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  1. Lorsque vous êtes prête : fermez résolument les yeux, respirez consciemment quelques instants et imaginez que vous rejoignez en vous un « espace intérieur » où sont stockés vos mauvais souvenirs…
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  2. Identifiez le premier souvenir que vous souhaitez nettoyer et laissez-le « remonter », suffisamment pour ressentir à nouveau son émotion. Elle n’était pas loin, juste au fond de vous…
    Dites-vous que vous ressentez, revoyez ou réentendez les choses de votre souvenir « pour la dernière fois », que « ça suffit, c’est fini ! »
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  3. Prenez une lente et très profonde inspiration, de toute votre force, comme un puissant aspirateur à mauvaise énergie. Imaginez que vous venez de vous remplir de quelque chose de dégoûtant : bloquez votre respiration et tournez vite votre tête par-dessus votre épaule gauche, vers le passé. Là, crachez le tout ! Comme un essaim de mouches noires qui repartent et disparaissent derrière vous. Soufflez tout, fort ! Vous pouvez aussi vous ébrouer, comme pour chasser quelque chose qui vous collait à la peau.
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  4. Ensuite, remettez votre tête droite et respirez un moment normalement, prête pour la suite… Dès que possible, reprenez une profonde inspiration de « mauvaise énergie », comme pour aller chercher en vous les émotions du mauvais souvenir. Allez jusqu’à fond de votre respiration et, à nouveau, bloquez, tournez la tête vers le passé et recrachez tout ! Soufflez tout l’air de vous, jusqu’au bout.

Certaines personnes peuvent avoir des haut-le-cœur. Je n’ai jamais vu personne vomir en faisant cet exercice, mais la sensation en est proche. Rassurez-vous, c’est normal : vous évacuez !

Phase B

  1. Lorsque vous vous sentez apaisée, dites-vous que vous n’avez fait que la moitié du travail… Il faut maintenant récupérer l’énergie que ces « mauvaises énergies » du passé ont emporté avec elles quand vous les avez renvoyées… Après tout, c’est votre énergie, à vous !
    Vous allez donc refaire le même exercice, mais à l’envers, depuis l’arrière-gauche jusqu’à vous, au présent, cette fois-ci pour reprendre votre énergie perdue. 
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  2. Tournez la tête vers le passé, par-dessus votre épaule gauche, vers l’arrière. Imaginez votre énergie (peut-être une lumière, une vibration ou une sensation ?). C’est l’énergie que vous avez dépensé autrefois à cause des événements de votre mauvais souvenir.
    Vous allez reprendre votre énergie. Pas les émotions bien sûr, seulement l’énergie. Ce sera comme débrancher la prise d’une télé : cela va couper l’alimentation des souvenirs (plus de courant !), et vous, vous aurez retrouvé votre tonus (énergie).
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  3. Prenez une profonde respiration. Absorbez le maximum de bonne énergie… Puis, bloquez votre respiration, remettez vite la tête devant vous, normalement, et soufflez doucement, comme pour laisser dégouliner l’énergie retrouvée en vous, sur vous.
    Faites cela, de l’arrière à l’avant, jusqu’à ce que vous ayez la sensation d’avoir repris toute l’énergie de cet ancien mauvais souvenir…
  4. Lorsque vous vous sentez bien, reprenez conscience de la pièce autour de vous, bougez et décidez de refaire cet exercice d’autres fois pour nettoyer encore plein de vilaines choses, pour récupérer votre pleine énergie de vie.

Le bénéfice n’est pas forcément tangible en nettoyant seulement un mauvais souvenir (quoique, cela dépend de la force de ce souvenir !).
Le but est de faire une liste de choses à nettoyer : tout ce qui vous vient à l’esprit dans les catégories : « La famille », « Mes amours », « Au boulot », etc. Il y a de quoi faire… et la liste peut s’allonger !

Prenez le temps (et le courage !) de nettoyer au moins les mauvais souvenirs les plus importants, vous vous sentirez vraiment beaucoup mieux, c’est garanti ! Et vous pourrez profiter de votre nouvelle énergie retrouvée pour vivre chaque jour pleinement.

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> Pour aller plus loin : découvrez le livre « Mes 7 jours Happy détox« 

La Nouvelle Hypnose : le livre ! (Episode 5/5)

Résumé : où l’on aborde les deux dernières parties du livre, III et IV, qui ne sont faites que de discussions et d’exemples de séances sur les applications en thérapie familiale et en sexothérapie, les deux domaines d’Araoz… Où l’on fera le lien avec la Nouvelle Hypnose francophone, telle qu’on la pratique actuellement, ses sources et particularités.

L’HYPNOSE EN THÉRAPIE FAMILIALE

La « Partie III » commence par un long chapitre sur « l’Hypnothérapie familiale », Araoz étant thérapeute familial de formation.
Apparemment, Araoz se laisse emporter par sa passion dans ce domaine et abandonne le sujet principal de son livre : la Nouvelle Hypnose ! Pendant quelques lignes, il commence à parler du « modèle d’Erickson » en thérapie familiale, présenté (dixit Araoz) dans « Un thérapeute hors du commun » (Haley, 1973), le livre qui a fait connaître Erickson (mais qui parle en réalité de toutes sortes de cas d’Erickson, pas seulement de thérapie familiale, loin de là)… Et juste après, Araoz avoue qu’Erickson « ne travaillait qu’avec un membre de la famille d’origine » – donc, pas du tout comme on le fait en thérapie familiale, où l’on reçoit toute la famille, pour observer les interactions entre individus.
Bref, Araoz passe assez rapidement à d’autres sources, hypnotiques ou non, souvent très récentes – à l’époque de l’écriture du livre (Morrison, 1981, Lovern & Zohn, 1982, Ritterman, 1983, Calof, 1985)…En une page et demi, on est déjà bien loin de la Nouvelle Hypnose… et le sous-chapitre suivante s’intitule d’ailleurs : « Applications traditionnelles de l’Hypnose avec les familles« , donc de l’Hypnose Classique. Araoz semble avoir été marqué par les travaux récents d’un certain Braun (1984), qu’il résume pour écrire son chapitre…

Il donne un exemple d’induction hypnotique :
« Je demande à la famille de commencer avec les yeux fermés et de les ouvrir et fermer rapidement à chaque fois que je compterai un chiffre. Entre chaque compte pour une plus profonde relaxation, des suggestions sont faites pour qu’au final les yeux restent fermés, alors qu’une plus profonde relaxation est atteinte avec chaque compte. Différents membres de la famille vont arrêter d’ouvrir leurs yeux, à différents moments, mais finalement tous seront relaxés avec les yeux fermés. A ce point, un autre travail peut être accompli, selon votre fantaisie. »

Voilà, donc du « très classique », un brin simpliste même ! Rien à voir avec notre Nouvelle Hypnose… Une autre page est encore consacrée à cette manière très directe de procéder.

Ensuite, Araoz se lance dans des explications sur les méthodes paradoxales de suggestion, comme on en pratique en Hypnose Ericksonienne ou en thérapie stratégique. A nouveau, les références sont plutôt récentes (principalement Weeks & L’Abate, 1982) mais restent bien loin de la Nouvelle Hypnose proprement dite, puisque les explications données proviennent de la Psychothérapie Paradoxale (cf. lien ci-dessus). A nouveau, Araoz cite rapidement le livre d’Haley sur Erickson, pour dire qu’il contient beaucoup d’exemples de suggestions paradoxales (ce qui est vrai)…

Après cela, Araoz se lance dans un long sous-chapitre (9 pages !) sur le fait que les familles utilisent sans le savoir l’hypnose et donc que les techniques hypnotiques pourraient agir sur ces leviers naturels pour aider les familles. Cela reste à nouveau très théorique, avec beaucoup de publications citées, et de noms, comme si Araoz voulait se justifier. C’est une démarche très universitaire, compréhensible quand on cherche à paraître sérieux, mais de peu d’aide lorsqu’on cherche plutôt des techniques : comment faire ? Aucune rien n’est présenté concrètement.
Enfin, Araoz conclut ce chapitre « familial » sur sa pratique, en relatant pendant 8 autres pages quelques exemples parmi les cas qu’il a accompagné. A nouveau, pas de techniques, outre l’application de ce qu’il a déjà expliqué dans le livre. Cela tourne beaucoup autour de son OLDC (Observe, Lead, Discuss, Check)… On comprend que l’hypnose pourrait être bénéfique aux familles, que l’on doit pouvoir faire beaucoup pour elles, en hypnose, mais Araoz reste évasif quant à sa pratique : il dit ce qu’il a fait, mais pas comment il l’a fait. Donc, on n’apprend rien de spécial sur la Nouvelle Hypnose telle qu’il l’a décrite en technique (cf. article précédent).

NOTRE GUÉRISSEUR INTÉRIEUR

Ce très long chapitre 7 est consacré à notre « Docteur intérieur » (« The Doctor Within », Bennett, 1981). A nouveau pas vraiment de rapport avec la Nouvelle Hypnose : Araoz va passer 20 pages à nous expliquer que nous avons un pouvoir de guérison intérieur. C’est intéressant, même si on s’en doutait un peu, et on se trouve à nouveau à côté du sujet principal du livre.

Après 3 pages d’histoire et de théorie, Araoz donne quand même un exemple d’activation de notre « guérisseur intérieur » (« inner healer ») :
« Sans forcer votre respiration, imaginez simplement ces vagues de santé dans votre corps, qui suivent le rythme de votre respiration. Vérifiez si vous notez quelque chose d’autre dans ces vagues de santé, actives dans votre corps. Y a-t-il un changement dans leur couleur ? Un son ou une musique ? Combien loin peuvent-elles aller à l’intérieur de votre corps ? Doucement, mais très efficacement, vont-elles atteindre la zone de votre corps qui à le plus besoin d’elles ?
Continuez de penser à cette merveilleuse réalité à l’intérieur de votre corps, alors que vous respirez et que vous dites à vous-même : Les forces de santé en moi peuvent devenir de plus en plus fortes (« stronger and stronger »). Je veux avoir plaisir à cette pensée et y revenir de nombreuses fois après l’hypnose. Je veux penser de plus en plus aux vagues de santé en moi, plusieurs fois par jour…Les forces de santé deviennent plus fortes… Les forces de santé… grandissantes, plus fortes avec chaque respiration que je prends. »

Cela ressemble beaucoup à la méthode Coué (dont Araoz parlait en début de livre) ! Le but d’Araoz est de remplacer les auto-suggestions négatives de la personne par ses suggestions hypnotiques positives. L’ensemble est très proche de ce que l’on pourrait s’imaginer de l’Hypnose Classique.

Bref, Araoz nous sort une autre ration de références (plus d’une page !) pour prouver que les gens sont souvent en train de se parler, mentalement, et que sa méthode est donc logique pour les aider à aller mieux. Puis, il conclut par une citation avant-gardiste de Bowers (1977), célèbre hypnothérapeute classique, qui dit : « Plutôt que de penser que l’esprit affecte le corps (deux entités de différentes natures interagissant), nous pourrions penser en termes de processus d’information«  ! Ce qui rappelle ce que l’on explique aussi en Hypnose Humaniste.
Le rapport avec le sujet du chapitre n’est pas évident, mais la citation est sympa 🙂 Araoz en donne d’ailleurs une autre à la suite, de Bowers et Kelly cette fois (1979) : « Si nous supposons que le corps et l’esprit sont liés par des processus informationnels, à la place d’être séparés par un abysse philosophique, la guérison hypnotique pourrait davantage être vue comme une voie d’accéder à ces processus, plutôt qu’à un affrontement ancestral entre deux réalités séparées. »
Superbe hypothèse de ces ténors de l’Hypnose Classique, à qui il ne manquait plus qu’une pratique non-dissociante pour accéder concrètement à ces fameux « processus informationnels », comme on apprend à le faire en Hypnose Humaniste !

Mais ce n’est pas le sujet d’Araoz, qui comprend les deux citations de manière superficielle (bien que juste, malgré tout) : « La conséquence de ceci (ci-dessus) est importante. A commencer par le fait que les affirmations d’un médecin, ou les mots utilisés pour décrire un cancer (ou toute autre maladie, d’ailleurs) et son traitement médical, peuvent agir comme de puissantes suggestions hypnotiques qui pourraient affecter le cours de la maladie : des « entrées » verbales (« input », selon le jargon informatique) décodées en « sorties » (« output ») somatiques. »
En fait, cela va même bien plus loin qu’Araoz ne l’imagine… mais, à nouveau, ce n’est pas le sujet de son livre, et l’époque de ces applications plus poussées n’était pas encore venue.

Cela permet tout de même à Araoz de revenir sur l’importance des mots, et donc de reparler de Bernheim et son Ecole de Nancy, dont il cite les hypothèses (Bernheim, 1888) :

  1. La nature du corps humain est d’être en bonne santé et fonctionnel.
  2. Le corps humain a de puissantes ressources pour maintenir sa santé,combattre les pathogènes et se soigner lui-même.
  3. Le corps humain pourra mieux gérer sa guérison si la nutrition et les exercices sont surveillés et améliorés.
  4. Se sentir bien et positif à propos de soi-même est bénéfique au corps humain ; le concept démodé de bonheur facilite la guérison, alors que les émotions négatives sont des obstacles aux forces intérieures de santé.
  5. L’auto-hypnose est un outil mental efficace pour générer des émotions positives à propos de soi.

On comprend là qu’Araoz a quelque peu « modernisé » les propos de Bernheim, ne serait-ce que parce que l’auto-hypnose n’existait pas encore en 1888 sous sa forme actuelle (elle a été formalisée par Oskar Vogt, vers 1900, pendant ses recherches sur le sommeil et l’hypnose, qui furent aussi à l’origine du Training Autogène de son élève, Schultz).
On retrouve aussi dans l’énoncé de Bernheim des principes dictés par Claude Bernard (1850) dans les travaux qui mèneront plus tard au concept d’homéostasie.

Tout ceci amène Araoz à un sous-chapitre sur l’auto-hypnose négative dans lequel il nous parle, entre autres choses, du stress, un notion assez récente à l’époque (Selye, 1976)… Il explique que : « La Nouvelle Hypnose est aidante pour faire glisser notre attention de la maladie vers la santé » (il parle de l’effet des suggestions hypnotiques censées remplacer les auto-suggestions négatives de la personne) mais précise que : « L’auto-hypnose positive ne sera pas efficace dans l’auto-guérison si la personne ne corrige pas les abus qui pourraient influer sur le cours naturel du processus de guérison. Les abus communs tournent autour de la diète, de piètres habitudes de travail et d’un manque d’exercices adéquats. Il est très important d’insister auprès de nos clients sur le besoin de contrôler le tabagisme excessif ou l’alcoolisme, aussi bien que la conscience d’un régime général nécessaire à leur bon équilibre. »

Même si ces conseils semblent logiques, il parait curieux qu’un hypnothérapeute demande à ses patients de veiller à leur alimentation (même si, bien sûr, c’est important, cela n’a rien à voir avec la psychothérapie) ou de tenter de contrôler consciemment des « mauvaises habitudes », addictions ou compulsions… Mais, sans doute, à l’époque, les hypnothérapeutes n’avaient pas encore de bons protocoles pour les aider en hypnose, sur ces points ?
Toujours est-il qu’Araoz insiste sur l’importance des pensées positives en disant : « La triste vérité est que ce négativisme outrepasse les pensées négatives. » Et Araoz dit que « cette vérité était aussi connue des anciens » et cite ensuite différents livres, tels que le Livre des Morts tibétains, la sagesse Zen, qu’il oppose au « dictat cartésien« … Bref, on sent que les années hippies et le New-Age ne sont pas loin 😉

Araoz commence alors un sous-chapitre sur « Une attitude de santé » en parlant de la vision de l’Inconscient d’Erickson : « La vision bienveillante de notre esprit inconscient est une caractéristique de la vision non-psychanalytique prônée par les successeurs d’Erickson. (Pour eux) Si l’hypnose est une activité de notre esprit, naturelle et bonne pour la santé, alors la partie de notre système nerveux responsable de l’expérience d’hypnose est considérée comme positive. »
J’étais en train de songer que cette description était un peu simpliste, lorsqu’Araoz recadre à la suite ces propos : il explique que cette vision éricksonienne peut certes sembler « naïve » (c’est son qualificatif), mais il reprend ce qui a déjà été dit sur la capacité naturelle d’auto-guérison de notre corps et la met en parallèle… pour arriver à la conclusion intelligente que : « L’appel à un Inconscient bienveillant est une tentative de restaurer son influence bénéfique et positive, plutôt que d’assumer qu’il est intact. Ce que la plupart des thérapies tentent de faire est de purifier l’Inconscient de manière à ce que la personne puisse bénéficier de ces fonctions bienveillantes originelles. »
C’est ce que j’écrivais aussi dans l’introduction de mon livre « Hypnose » (2001), à propos de la nouvelle hypnothérapie : « Il s’agit simplement de la remise en route ou la stimulation de processus naturels d’évolution, provisoirement stoppés ou freinés. »

La Nouvelle Hypnose ne voit pas l’Inconscient comme « tout noir » (Freud) ou « tout blanc » (Erickson), mais avec lucidité, comme un grand « nous-même intérieur », à l’origine naturellement bienveillant, mais qui peut devenir nocif ou négatif à cause des blessures de la vie… En soignant notre Inconscient, en lui permettant de retrouver l’espace de son auto-guérison, aussi, il reprend le cours naturel de ses activités protectrices, et tout va alors mieux dans notre vie !
« Ma méthode de Nouvelle Hypnose assume la nature bienveillante de l’Inconscient et tente de restaurer ses fonctions originelles » écrit Araoz.

Il donne ensuite deux exemples de phrasé qui s’appuient sur cette idée :

(Après l’induction hypnotique) « Maintenant que vous êtes relaxé, notez la douceur de votre respiration. Votre corps a trouvé son propre rythme confortable de respiration. Il est possible que vous en profitiez encore plus. Chaque respiration peut être agréable. Pensez à votre respiration comme connectée à votre énergie de santé. Imaginez vos énergies de santé devenir plus fortes, plus actives à chaque respiration. Vous pouvez devenir curieux à propos de cette énergie de santé. Comment apparaît-elle dans votre esprit ? (Laissez la personne répondre) Quelle sorte de force est-ce, qui s’écoule à travers votre corps ? Maintenant au travail dans chaque partie de vous. » (Etc.)

Ou avec la métaphore du « docteur intérieur » :
« Connectez-vous à votre docteur intérieur. Ok ? D’abord, relaxez-vous, juste comme ça… vos yeux fermés et laissez chaque respiration vous amener plus près de votre docteur intérieur à vous. Laissez-le venir à votre aide. Êtes-vous en contact avec lui ? (La personne hoche la tête) Focalisez-vous maintenant sur votre douleur. Laissez le docteur intérieur donner à votre douleur une personnalité, une vie propre. Vous êtes encore avec moi ? (Le patient hoche la tête une fois de plus) Maintenant, vous pouvez parler directement à votre douleur. Ok ? Demandez-lui ce qu’elle fait ici. Sa présence est-elle un message ? Prenez votre temps. Ecoutez votre voix intérieure. Votre docteur intérieur est au travail en ce moment même. Posez-lui la même question encore. Comment puis-je sortir de cette douleur maintenant ? Comment puis-je faire ? Que dois-je faire pour stopper cette douleur ? »

Dans le premier exemple, on voit que la syntaxe est toujours très « classique », avec des phrases affirmatives (« votre corps a trouvé son propre rythme ») voire impératives (« Notez » ceci, « Pensez » à cela, « Imaginez »…). De nos jours, en Nouvelle Hypnose, on serait plus doux et aussi beaucoup plus technique dans le langage – ce qu’Araoz prônait mais n’appliquait pas, d’après ce que l’on peut lire des différents exemples de son livre (cf. aussi les articles précédents).

Et dans le deuxième exemple, Araoz personnalise la douleur, un peu comme on le fait aussi en Hypnose Humaniste. Mais on voit qu’il a des problèmes à faire parler la personne, à ce qu’elle prenne conscience ou juste qu’elle réussisse à garder conscience (« Vous êtes encore avec moi ? ») et donc que la personne peine à obtenir sa réponse (« Posez-lui la même question encore« )…
C’est formidable qu’Araoz ait eu cette idée de personnaliser la douleur, mais tenter cela avec une induction hypnotique dissociante (qui « endort » la personne, par séparation du conscient et de l’inconscient) et ensuite lui demander de prendre conscience d’un mécanisme inconscient (sic !)… c’est se mettre soi-même dans les ennuis – même si, bien sûr, on comprend qu’il ne pouvait pas faire autrement, à l’époque, puisque les inductions associantes n’existaient pas encore…

En Nouvelle Hypnose, tout comme en Hypnose Classique ou Ericksonienne, on ne demande pas à la personne d’agir sur elle-même (sinon, à quoi sert de faire de l’Hypnose ?), on active son Inconscient afin qu’il fasse le travail grâce à des capacités et ressources inaccessibles à la personne : essayez de stopper volontairement une douleur ou de faire partir un eczéma par la force de votre volonté !… Pourtant ce sont des choses faisables en hypnose, en laissant agir l’Inconscient.

Et voilà qui termine ces deux chapitres et la « Partie III ».
La « Partie IV », composée de deux longs chapitres de 25 pages, est faite du récit de deux cas traités par Araoz en Nouvelle Hypnose : « Une famille modèle » (chapitre 8) et « Un papa comme aucun autre » (chapitre 9). On n’y apprend rien de nouveau, si ce n’est lire Araoz à l’oeuvre. Je vous ferai donc grâce du détail de ces longues pages de transcriptions de séances, surtout utiles lorsqu’on apprend à pratiquer.

Enfin, l’Épilogue permet à Araoz de remercier encore ceux qui l’ont aidé dans la réalisation de sa Nouvelle Hypnose et d’écrire : « La Nouvelle Hypnose est un toast personnel aux rêves brisés et aux nouveaux arcs-en-ciel. C’est la révélation de mon travail et mon héritage professionnel. Bien qu’il n’y ait « rien de nouveau sous le soleil », une nouvelle construction sur une ancienne a le pouvoir de l’enrichir. La Nouvelle Hypnose essaie de montrer cette possibilité d’enrichissement à ceux qui ont pour tâche d’aider les autres à aller au travers du processus de metanoia. »

FIN

🙂

 

UNE BELLE IDÉE SANS SUITE ?

Qu’est devenue la Nouvelle Hypnose d’Araoz ? L’avenir nous montre qu’il n’a pas su développer, ni propager, ses bonnes idées d’Hypnose collaborative, sophistiquée au niveau du langage, moderne et prenant en compte les émotions de la personne, son développement personnel et son autonomie (à travers l’auto-hypnose, etc.)…

Vous avez pu lire dans cette série d’articles combien Araoz a établi les concepts, les théories, mais trop peu d’applications pratiques au final. Il nous propose 12 techniques, certaines simplistes, d’autres peu utilisables aujourd’hui, et d’autres encore très bonnes mais qu’il ne semble pas maîtriser du tout (les métaphores, par exemple)… Pourtant, l’idée d’une Nouvelle Hypnose est bien là !

Daniel Araoz en 2008

Suite à l’écriture du livre « The New Hypnosis« , sujet de cet article, la pratique d’Araoz ne « décollera » donc pas, peut-être à cause de son âge (55 ans au moment de l’écriture du livre). D’un côté, il n’a pas su en faire la promotion, et de l’autre, la figure emblématique d’Erickson est devenue au même moment « légendaire », de là à masquer les autres formes de travail thérapeutique en Hypnose.
André Weitzenhoffer, célèbre hypnothérapeute, chercheur en hypnose, collègue et ami d’Erickson écrivait cela : « Au fil des années, depuis sa mort, Erickson est de plus en plus devenu une légende vivante, et comme cela se produit avec les légendes, une quantité croissante de faits plus ou moins fictifs a commencé à s’accumuler à son sujet. »

Toujours cantonnée aux USA, s’en suit pour la Nouvelle Hypnose d’Araoz une longue période d’absence jusqu’en 1998 (Araoz a alors 68 ans) où le terme « New Hypnosis » est cité dans un congrès éricksonien comme un équivalent de l’Hypnose Ericksonienne : !?? Ce qui est contraire aux idées d’Araoz (cf. l’épisode 2 de cet article)…
Araoz a dû finir par se faire engloutir par la masse grandissante des « éricksoniens » à la mode à l’époque – lesquels avaient peut-être déjà aussi commencé à reprendre à leur compte les principes d’Araoz, pour une pratique plus douce et actualisée de l’Hypnose (ce qui a participé au succès de la soi-disant « hypnose éricksonienne »).
Pourtant, cette même année, était publié aux USA le livre d’Araoz « The New Hypnosis in Sex Therapy« , avec des exemples de séances dont le protocole sous-jacent, reconnaissable mais pas identifié par Araoz, ressemble beaucoup (en plus simple et plus flou) à la THI utilisée aujourd’hui en Nouvelle Hypnose francophone (inspirée de la TCC)…

Puis le terme « New Hypnosis » disparut à nouveau, dans son sens originel (décrit dans le livre et dans cet article), cette fois-ci complètement.

~oOo~

Aujourd’hui, le terme « New Hypnosis » a disparu aux USA. On ne trouve en recherchant sur Google qu’un institut de « new hypnosis » à San Rafael, en Californie, qui présente un mélange d’hypnose new-age, de PNL, de chamanisme et de travail sur les chakras, sans jamais citer Araoz (et pour cause, leur pratique n’a aucun rapport avec lui ! 😉 )…
Et Amazon n’affiche aucun livre de « new hypnosis« , autre que quelques vieux livres d’Araoz, d’occasion.

A la fin des années 1990, Daniel Araoz, ne voyant pas « décoller » sa pratique, et la vieillesse venant (puisqu’il est né en 1930), avait fini par céder aux sirènes de la mode éricksonienne et par abandonner ses idées sur Bernheim, le langage, une hypnose modernisée et le fait que « la Nouvelle Hypnose doive beaucoup à Erickson, bien sûr. Mais elle est beaucoup plus que « Ericksonienne ». » On le voit invité dans quelques congrès éricksoniens, ce qui achève de dissoudre dans l’esprit des gens la différence qu’il souhaitait établir pour sa Nouvelle Hypnose.
Les tenants de l’Hypnose Classique et surtout les praticiens de plus en plus nombreux à l’époque de l’approche d’Erickson, avaient absorbé et fait disparaître les idées novatrices du bon Araoz, malgré ce qu’en disait Ernest Rossi lui-même en 1985 : « Mes 12 ans d’études avec Milton H. Erickson (ont été) comme une route personnelle vers la Nouvelle Hypnose » (cf. article 1)…

Heureusement pour la Nouvelle Hypnose, depuis le début des années 1990, ayant acheté le livre d’Araoz, ma pratique de jeune hypnothérapeute s’était naturellement appuyée sur ses belles idées… Faute de techniques précises décrites dans le livre, j’avais développé pour mon usage en thérapie un langage hypnotique efficace, doux et plus conforme aux attentes de mes patients.
C’est le langage en apparence simple et pourtant techniquement assez sophistiqué que l’on connait aujourd’hui en Hypnose, qui s’est diffusé naturellement lorsque j’ai commencé à donner des formations, en 1995, d’abord à quelques collègues proches, puis de villes en villes, jusqu’à toucher de plus en plus de monde !

Ce nouveau langage hypnotique, présenté dans mon livre « Hypnose » (écrit en 1999-2000 et publié en 2001), est un mélange des anciennes suggestions chères à Bernheim, modernisées, et des astuces et exceptions de langage repérées chez Erickson par la PNL (Milton-modèle), remises en forme et surtout adaptées par mes soins à la pratique de la Nouvelle Hypnose en français.
Ajoutez ensuite quelques techniques personnelles de communication hypnotiques (métaphores sur 7 niveaux, saupoudrage complexe, etc.), enveloppées d’un esprit humaniste provenant de ma pratique de l’Hypnose (antérieure à ma découverte d’Araoz et d’Erickson) et vous voilà avec la recette de la Nouvelle Hypnose à ma façon.

Cette « Nouvelle Hypnose francophone » en devenir se construisait tranquillement, au gré de mes consultations, suivant les réactions de mes patients (à l’époque, beaucoup de personnes handicapées : moteurs, mentaux, non-voyants, accidentées, etc.).
Les techniques d’induction hypnotique devaient également être remises au goût du jour, sur la base, bien sûr, de l’Hypnose Classique. Il n’existait pas d’autres inductions, puisqu’Erickson utilisait soit des inductions classiques, soit il improvisait ; de plus, il ne souhaitait pas établir de protocoles ou de techniques fixes (aspec « utilisationnel »).
Là aussi, ces inductions centenaires étaient modernisées, adoucies, assorties de certaines des ruses d’Erickson (approche naturaliste) et aussi des idées collaboratives d’Araoz, dans un esprit proche du « développement personnel » apparu dans les années 1970-1980 et dont on ne se passerait plus : métaphores, beaux voyages intérieurs, régressions dans le temps (sans limites !), travail sur les émotions, etc.

De même, j’avais aussi modifié les structures que j’avais apprises en PNL pour les rendre « hypnotiques » car, à l’époque, utilisées telles qu’elles, mes patients les trouvaient « bizarres » et peu efficaces (ce n’est pas faute d’avoir essayé !). Les gens ordinaires, en thérapie, ne sont pas tous prêts à parler à leurs mains ou à modifier des images « en haut à gauche » en imagination ! Mais, laisser l’hypnothérapeute activer leurs ressources profondes, laisser leur Inconscient les soigner, ça c’était facile et agréable.
Apparaissent donc des protocoles : la Nouvelle Hypnose francophone propose ainsi des « méthodes à suivre », des procédures, comme Rossi en avait fait connaître le premier dans l’Histoire de l’Hypnose (alors qu’il travaillait pourtant encore avec Erickson, l’homme anti-protocoles !), mais plus complets (car ceux de Rossi faisaient toujours 3 points, en 3 questions).
La PNL et certains courants New-age avaient aussi commencé à utiliser de telles structures d’intervention, faciles à suivre pour un débutant. Il ne manquait plus qu’à faire de même pour la pratique de l’Hypnothérapie, autrefois difficile d’accès. Donc, simplifier la pratiquer, oui, mais toujours avec des protocoles de niveau professionnel, utilisables en thérapie, par des thérapeutes, auprès de cas parfois difficiles…
La Nouvelle Hypnose francophone allait ainsi rendre accessibles à la compréhension et à la pratique du plus grand nombre les techniques de travail en Hypnose, grâce à des « guides de pratique » en plusieurs points, adaptés aux différents cas de figure rencontrés en thérapie ou en coaching !

Cela aussi s’est propagé et, aujourd’hui, bien rares sont les écoles d’Hypnose qui ne proposent pas, même renommées autrement, l’un des protocoles présentés depuis 1995 dans les toutes premières formations de l’IFHE et, comme je vous l’écrivais plus haut, dans mon livre « Hypnose« .
Ce livre, qui dépasse au moment de l’écriture de cet article les 150.000 exemplaires vendus, diffuse toujours en France et dans les pays francophones cette nouvelle approche de l’Hypnose, plus douce, certes pratiquée dans un esprit de développement personnel, mais avec une grande rigueur et sophistication technique, qui participe grandement à son efficacité.
Après la sortie de ce livre, la Nouvelle Hypnose francophone remplaça quasi immédiatement, dans la pratique des hypnothérapeutes francophones et de beaucoup de pnlistes, l’approche classique et celle, certes efficace mais peu reproductible (et parfois brutale), du « sage de Phoenix » ou les structures simples de la PNL, accessibles mais souvent limitées dans la pratique réelle (professionnelle) de la thérapie.

L’approche d’Erickson que j’avais connue dans les années 1990, enseignée au compte-gouttes aux professionnels de la santé (dans des instituts le plus souvent fermés au grand public), a fait place à une pratique plus facile, plus douce, plus adaptée à la thérapie ordinaire, en laissant au monde médical la partie difficile : tout ce qui concerne les maladies physiques lourdes ou la psychiatrie.
Aujourd’hui, l’IFHE forme en moyenne 1000 personnes par an, essentiellement pour leur développement personnel, bien qu’un grand nombre continue l’apprentissage jusqu’au niveau nécessaire pour pratiquer l’hypnothérapie, professionnellement. Les groupes sont hétéroclites, majoritairement féminins, de toutes professions ou toutes origines sociales… L’Hypnose s’est démocratisée !

~oOo~

J’espère que cet article vous a permis de mieux cerner ce qu’est la Nouvelle Hypnose, telle qu’Araoz l’avait souhaitée, de comprendre ses origines, sa philosophie, et par-là même de mieux mesure la différence avec les autres formes d’Hypnose : le « saut quantique » qu’Araoz a su engendrer entre les « hypnoses appliquées sur la personne » (classique et éricksonienne) et la pratique moderne de la Nouvelle Hypnose, collaborative, structurée et technique – et même sans perte de conscience, avec l’Hypnose Humaniste, née avec le nouveau millénaire.

Vous n’avez donc plus de raison de vous mélanger et d’appeler improprement « éricksonienne » une Nouvelle Hypnose apparue après la mort d’Erickson, que celui-ci n’a jamais pratiqué et qui est, en plus, bien loin de sa manière de penser !

En vous souhaitant succès et bonheur dans votre pratique de la Nouvelle Hypnose, que ce soit pour votre usage personnel (ou familial) ou auprès de vos patients.