Notre Conscience… Clé majeure de notre vie !

Voilà plus de 20 ans que j’explique ce qu’est la conscience – une notion qui devrait nous être enseignée à l’école, alors que nous sommes enfant…
Aujourd’hui, je suis heureux de voir fleurir sur internet de plus en plus de sites et de vidéos qui expliquent aussi ce qu’est la conscience (parfois plus ou moins bien, mais l’essentiel est que cela existe)… Non pas la « conscience » en tant que notre « esprit conscient » (le fait d’être conscient) mais bel et bien « ce qui est conscient » : le « Vous » qui, justement, est conscient.

Conscience-quantique

Il y a aussi de plus en plus de jeunes physiciens qui se tournent vers la « physique de l’Information« , qui comprennent désormais l’univers et la vie en termes d’information et non plus de particules matérielles.

D’un côté, depuis le temps que la notion d’Information – et donc de conscience – existe en physique (près d’un siècle !), on pourrait se demander pourquoi elle n’est pas déjà davantage connue du grand public… De l’autre, il faut bien reconnaître que l’être humain a la mauvaise habitude de s’accrocher avec force à ce qu’il connait. Il peine à changer sa façon de voir le monde. Ainsi, le matérialisme et l’ancienne pensée fait encore « sérieux » auprès du plus grand nombre – bien qu’elle ait maintenant des décennies de retard intellectuel et scientifique…

POURQUOI LA CONSCIENCE N’EST-ELLE PAS PLUS CONNUE ?

Les anciens grecs décrivaient déjà la Conscience, en tant que champ d’Information, il y a presque 27 siècles (le « Monde des Idées » de Pythagore, que l’on retrouve dans le mythe de la caverne de Platon). Depuis un siècle, et surtout depuis une quinzaine d’années, les physiciens se tournent à nouveau vers l’Information, en tant que matériau de base du réel.

On ne compte plus les scientifiques de renom, souvent nobelisés, qui expliquent que l’on ne peut désormais plus se passer de l’idée de « conscience » en science.

Quelle que soit la direction dans laquelle pourront se développer nos concepts futurs, l’étude approfondie du monde extérieur conduit à la conclusion que le contenu de la conscience est la réalité ultime.
Eugene Wigner, Prix Nobel de Physique

Il est pourtant plus facile, pour le conférencier, scientifique ou pédagogue lambda, de faire du populisme en flattant l’ignorance et l’immobilisme – le côté grégaire de l’humain.
Une astuce rhétorique facile consiste à répéter ce que son auditeur connait déjà, ceci afin qu’il soit rassuré et qu’il apprécie d’autant le (soi-disant) spécialiste : « le monde est matériel », « notre cerveau nous permet d’être conscient », « la conscience n’est qu’une illusion chimique » ou encore « notre conscience ne peut rien, car nos automatismes inconscients dirigent notre vie »… (et autres affirmations que l’on sait aujourd’hui fausses, voyez tout en bas de l’article).

L’auditeur, satisfait d’entendre le spécialiste affirmer ce qu’il sait déjà (et que tout le monde répète depuis si longtemps), n’a pas besoin de réfléchir davantage et en conclut que ce spécialiste est « vraiment quelqu’un de bien »… puisqu’il pense comme lui !
Avec un peu de mauvaise foi, le soi-disant spécialiste pourrait même omettre ou falsifier des citations ou connaissances existantes afin de décrédibiliser la nouveauté – quitte à renforcer l’immobilisme et l’ignorance. Tant pis : s’il peut ainsi être apprécié et assurer sa place dans la société… :)

Depuis la nuit des temps, c’est une technique malheureuse très utilisée en politique comme en science, car elle cumule deux bienfaits pour les hommes de pouvoir : garder le public dans l’ignorance (donc garder le pouvoir) et se faire aimer.

Notre instinct grégaire, qui nous attire vers « ce qui est déjà connu » est le premier écueil en formation – et on en prévient nos élèves en Hypnose :
« Si je vous explique ce que vous savez déjà, vous en conclurez que je suis quelqu’un de bien – puisque je dis des choses « vraies »… c’est-à-dire des choses que vous savez déjà… Mais alors, pourquoi vous former ?… Alors, je crains de vous annoncer beaucoup de choses que vous ignorez, qui vous feront douter et que vous aurez envie de vérifier.
C’est pour cela que vous êtes là… Alors, cela vous demandera un effort : ouvrir votre esprit pour accueillir la nouveauté et calmer votre esprit profond, ancestral – celui qui maintient votre système tel quel, jusqu’à présent, et empêche tout changement – car cette part de vous, le cerveau reptilien, le « critique » en vous, se battra pour refuser toute idée nouvelle, comme le système immunitaire rejette une protéine étrangère ! »

C’est à ce prix que l’on apprend. La nouveauté caresse une autre facette de vous-même : votre intelligence supérieure (pas celle qui apprend par coeur, mais celle qui aime comprendre la vie) et votre conscience. Ce qui est le plus élevé en vous et qui vous pousse à avancer…
Bien sûr, notre cerveau archaïque, préhistorique, est encore très puissant – c’est pourquoi les publicitaires et politiciens axent sur lui leurs techniques de communication, afin de déclencher des réflexes peu contrôlables… et il est certain que, pour vous plaire, je devrais plutôt flatter cet instinct en vous, plutôt que le brusquer avec des nouveautés ! 😉

Patricia d’Angeli et moi, en formations comme en consultations, avons pourtant plutôt l’habitude de « secouer » les personnes qui souhaitent apprendre et changer de vie à nos côtés.
Patricia le dit bien : « Je ne secoue l’arbre que parce que je sais qu’il a un potentiel, qu’il porte des fruits ! » On ne secoue pas un arbre dont on n’attend ou n’espère rien… Remuer quelqu’un, c’est lui témoigner de l’estime et de la confiance. C’est savoir qu’il a de la valeur et qu’il peut découvrir le moyen de l’exprimer.

Ainsi, la prochaine fois que vous ressentez du plaisir à l’écoute d’un discours rassurant, en politique, comme en science ou même en psychologie (ou en hypnose) : interrogez-vous !
Quelle part de vous ressent ce plaisir ? Est-ce que cela vous rassure ou vous calme ? Est-ce ce qui est stable en vous, ce qui a peur du changement et est heureux de bien rester là, bien accroché à l’ancien ?… Ou, au contraire, ce qui est instable, comme la marche : un déséquilibre perpétuellement rattrapé… Quelque chose qui fait un peu peur, qui peut paraitre compliqué ou difficile, comme tout ce qui est nouveau – mais auquel on peut aussi s’habituer… Car, ce qui n’avance pas finit par disparaître dans le passé et l’oubli. Alors, autant se lancer ! 😉

On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
Franz Kafka

ET LA CONSCIENCE, ALORS ?

Bien des gens confondent encore les termes « conscience » et « conscient » (parfois volontairement). Et il faut dire que peu de choses les encourage à faire la distinction…
Il existe pourtant tellement de documents, de recherches, d’explications et de livres à ce sujet… Mais il est vrai qu’il faut encore « sortir du moule », délaisser l’ancien modèle du monde pour partir à la découverte d’un univers parfois très scientifique – au risque de s’y perdre… mais aussi d’apprendre plein de choses !

planckIl faut dire que la notion de « conscience » est expliquée par la physique, davantage que par la psychologie… Le philosophe des sciences Karl Popper expliquait que, depuis des siècles, les découvertes de la science « dure » (maths, physique, etc.) mettaient environ 100 ans à passer dans les sciences « douces » (médecine, psychologie, etc.).
Après l’idée d’Inconscient, c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec la Conscience – et, avec elle, la notion d’Information : elles ont fait leur apparition en science au début du XXème siècle, en physique quantique, et nous commençons tout juste à appliquer ce savoir, au XXIème siècle !

Ayant consacré toute ma vie à la science la plus rationnelle qui soit, l’étude de la matière, je peux vous dire au moins ceci à la suite de mes recherches sur l’atome : la matière comme telle n’existe pas ! Toute matière n’existe qu’en vertu d’une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule système solaire de l’atome. Nous pouvons supposer sous cette force l’existence d’un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit est la matrice de toute matière.
Max Planck, père fondateur de la Physique Quantique

La matière n’est essentiellement que du vide, rien de plus ; elle ne possède absolument aucune substance. Ce que l’on peut dire de plus sensé au sujet de toute cette matière sans substance, c’est qu’elle est assez semblable à une pensée ; c’est comme de l’information concentrée
Jeffrey Satinover, physicien

Les physiciens modernes démontrent que les forces qui déterminent notre univers ne tiendraient pas dans le temps sans une structure « non-locale » (hors de l’espace et du temps) comme la Conscience.

Pour avoir une matière qui fonctionne de façon sensée, nous avons besoin d’une coordination qui n’est pas matérielle et qui est insensible à l’espace et au temps
Antoine Suarez, physicien

La cohérence qui caractérise le vivant provient d’un système d’information en-dehors de notre espace-temps, auquel la conscience nous connecte
Philippe Guillemant, physicien

En plus des états de veille, de sommeil et de rêve, il y a la conscience pure. C’est l’état de conscience humain le plus simple, un état de conscience sans limite, silencieux et profondément établi, où l’esprit s’identifie au champ unifié de toutes les lois de la nature et le ressent infiniment.
John Hagelin, physicien quantique

J’explique longuement ce qu’est la conscience (et l’Information) dans mes livres sur l’Hypnose Humaniste. « L’Hypnose Humaniste pour les nuls » (c’est la collection ! n’ayez pas peur !) est le plus simple à comprendre à ce sujet, puis crescendo celui des éditions Trédaniel, et enfin le « gros » livre blanc des éditions IFHE… Vous y trouverez quantité de citations et d’expériences scientifiques.

Mon cerveau est juste un récepteur. Il existe dans l’univers un coeur duquel nous obtenons connaissance, force, inspiration. Je n’ai pas pénétré les secrets de ce coeur, mais je sais qu’il existe.
Nikola Tesla

Un article sur la Conscience (à lire et à écouter) est aussi disponible sur internet, bien qu’il soit plus ancien.

Je ne vais donc pas répéter ici ce qui a déjà été écrit, mais vous donner divers liens pour débuter votre exploration. Vous allez comprendre que « la conscience » ou « votre conscience » est ce que vous appelez « Vous » – mais que cela n’a rien à voir avec le fait d’être conscient (les yeux ouverts, avec vos pensées et vos ressentis).
Votre conscience est constituée d’informations. C’est ainsi à la fois un champ qui structure et donne forme à toutes choses… et donc à vous-même… Et c’est également ce qui vous « donne conscience », par définition : ce qui vous permet d’être conscient.

La Conscience est un champ et ce champ ne correspond à aucun des champs physiques connus, comme l’électromagnétisme, la gravitation, etc. Il n’est pas descriptible en terme d’aucun évènement physique observable.
Benjamin Libet, neurophysicien

Lorsque vous dites : « JE vois » ou « JE ressens » ou même « JE ne ressens plus rien » ou « JE ai perdu conscience » ou « JE me suis évanoui », la Conscience est le « JE » dont vous parlez. C’est « Vous », tout simplement.

Le caractère non-physique de la prise de conscience subjective – qui comprend les sentiments de spiritualité, de créativité, de volonté consciente et d’imagination – n’est pas directement descriptible ou explicable par la seule preuve physique. Les phénomènes mentaux de la conscience ne sont ni explicables, ni réductibles aux connaissances que nous pouvons avoir en matière d’activités des cellules nerveuses. Vous pourriez vous immerger dans un cerveau (…) vous n’y observeriez pas le plus petit phénomène mental caractérisant la conscience subjective. Seul le témoignage d’un individu vivant et éprouvant ce phénomène aurait la faculté de vous éclairer en la matière.
Benjamin Libet, neurophysicien

Milton Erickson lui-même, bien qu’il n’ait eu aucune idée de ce qu’est la Conscience (ce n’était ni dans ses préoccupations, ni dans ses compétences), avait remarqué que « Il est différent d’être simplement conscient, au sens habituel, et conscient d’être inconscient » (lorsque la personne est en état d’hypnose et qu’elle s’en rend compte : son esprit conscient est bien « ailleurs », mais  il reste une part d’elle qui veille).

Les anciens hypnotiseurs appelaient ainsi « Ego Observer » (observateur de soi-même ou observateur caché) cette mystérieuse facette protectrice de nous-même.
Par exemple, c’est la même part de nous qui sait que vous rêvez : sans elle, vous ne sauriez pas ce que signifie « rêver » ou « un rêve » !… Pourtant, les scanners montrent bien que, pendant le sommeil, votre « conscient » (fonction de perception) est désactivé, comme en hypnose d’ailleurs… Donc : qu’est-ce qui est toujours conscient à ce moment-là ?

Réponse simple et intuitive : « Vous » ! Et c’est vrai !
Sauf que c’est un « Vous » bien plus vaste que vous ne l’imaginez… qui vous structure, qui coordonne vos fonctions biologiques, vos processus inconscients (et peut même les modifier ou les stopper), toutes vos pensées comme vos émotions. Tout !

La Conscience est ainsi la strate de vous-même la plus importante, et de très loin. Si vous deviez réaliser un travail de changement sur vous-même, la Conscience serait le plus haut niveau fondateur ou directeur de vous-même.

conscienceEn 2009, le neurophysicien Yann Cojan et l’équipe du prof. Patrick Vuillemier, de l’Université de Médecine de Genève, ont étudié la paralysie hypnotique. Au cours d’une séance d’hypnose, l’activité cérébrale du sujet était enregistrée par IRMf. Ils ont montré que, malgré la suggestion de paralysie, les intentions motrices – mais pas l’exécution – étaient préservées. Ainsi, l’hypnose n’agit pas en inhibant la préparation du mouvement, mais son exécution. C’est ce que les neurophysiciens décrivent en expliquant que « la Conscience a un droit de véto » (Libet, 1981) : elle peut laisser agir notre « automate intérieur » (notre Inconscient) ou le bloquer si besoin.

On voit qu’en hypnose, la Conscience qui dirige (ou bloque) l’Inconscient est celle de l’hypnothérapeute. Mais lorsque nous sommes seul et que nous retenons, par exemple, notre envie de croquer un second morceau de chocolat (ou autre gourmandise !)… c’est bien notre Conscience personnelle qui retient une impulsion inconsciente, liée ici à notre cerveau reptilien.

Comme on sait également que notre petit esprit conscient n’arrive qu’avec un décalage de 0,5s. après l’impulsion cérébrale, inconsciente, nous ne pouvons retenir consciemment une impulsion inconsciente. Mais grâce à notre Conscience, nous ne sommes pas des robots, car celle-ci est bien au-delà de l’Inconscient lui-même. C’est ainsi la seule a pouvoir le diriger, le soigner ou le réharmoniser.

Notez qu’il est difficile de trouver ailleurs que dans les livres de Benjamin Libet lui-même le récit complet des expériences qui montrent le décalage de 0,5s de notre cerveau (admis par tous) et la présence « invisible » de la Conscience, seule capable de stopper cette impulsion. Ce fait mesurable est « oublié » dans la plupart des articles sur internet, cela même sur de prestigieux sites scientifiques, que cette donnée n’arrange apparemment pas… Par contre, la place est faite aux détracteurs matérialistes et l’expérience de Libet est parfois même citée à l’envers, tronquée, pour prouver l’inexistence de notre libre-arbitre ! Le pauvre Libet doit se retourner dans sa tombe… La science ne serait-elle objective que lorsqu’elle le veut bien ?

En Hypnose dissociante (classique ou éricksonienne), c’est à l’hypnothérapeute d’agir sur l’Inconscient, le bloc psychique automatique du patient… Tout un langage et toute une technicité ont été développés pour cela, afin d’intervenir sans risque – mais cela reste un travail en aveugle (puisque inconscient).

En Hypnose Humaniste, l’hypnothérapeute aide la personne à « gagner en conscience », c’est-à-dire à faire correspondre son « petit esprit conscient » (celui qui n’arrive que trop tard, après l’impulsion inconsciente) avec sa plus grande Conscience (celle qui peut piloter l’Inconscient). La personne ainsi placée à la source d’elle-même, dans son « vraiment elle » prend alors conscience (littéralement !) de ce qui coince et peut alors, avec l’aide et les conseils techniques du thérapeute, faire ce qui lui semble bon pour aller mieux.

POUR ALLER PLUS LOIN !

Selon votre intérêt, vous voudrez peut-être seulement apprendre à utiliser votre Conscience, sans vous préoccuper du « pourquoi et comment ». C’est ce que font beaucoup d’hypnothérapeutes, spécialisés en Hypnose Humaniste (la forme d’Hypnose qui travaille avec la Conscience) et leurs patients. Il n’est pas obligatoire de savoir comment la voiture fonctionne pour la faire rouler et voyager avec !

La Conscience, en tant que champ, vous permet d’accéder à des ressources bien au-delà des limites de votre Inconscient – ce qui facilite d’autant la thérapie ou le coaching (habituellement fait à travers les filtres distordants de l’Inconscient et, en plus, par un thérapeute extérieur).

Les êtres vivants savent puiser des informations directement dans le vide quantique, un champ d’information incommensurablement plus vaste que notre réalité. Ils sont même les créateurs de leur propre réalité depuis ce champ de potentiels.
Philippe Guillemant, physicien

Votre Conscience vous aide également à vous reconnecter à vous-même, aux autres et à la nature qui nous entoure. La vie ! Rien qu’en cela, son aide est précieuse. Cela vous (re)donne votre place de créateur de votre réalité… de votre existence.

Il n’y a pas d’univers extérieur qui soit indépendant de ce qui se passe en vous
Fred Alan Wolf, physicien

Maintenant, si vous êtes plutôt curieux, voici quelques liens complémentaires à ce que vous pourrez trouver dans mes livres.

Voici une vidéo du physicien de l’Information français, Philippe Guillemant, très intéressante (nous avons peu de spécialistes français, profitez-en !) :

Voici une vidéo qui présente l’utilisation de notre conscience élargie, comme on le fait en Hypnose Humaniste. Olivier Chambon étant, d’ailleurs, un grand fan de cette pratique :

Moins facile à suivre, une rapide présentation du physicien Antoine Suarez, en français :

Et, si vous voulez aller encore plus loin, voici deux sites d’information (c’est le cas de le dire !) en anglais :

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Un être humain est une partie du tout que nous appelons « Univers »… une partie limitée dans le temps et dans l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme séparés du reste – une sorte d’illusion de sa conscience. Cette illusion est comme une prison pour nous, nous limitant à nos désirs personnels et à n’avoir de l’affection que pour les quelques personnes qui nous sont les plus proches. Nôtre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion afin d’embrasser toutes les créatures vivantes, la totalité de la nature et sa beauté
Albert Einstein

Le visible émerge de l’invisible, la matière de la conscience
et le temps est tissé d’éternité

Antoine Suarez, physicien

-oOo-

* Réponses : « Le monde est matériel » : et non, car tout ce qui est solide, liquide ou gazeux ne représente que 0,4% de l’univers complet (ou 5% si on compte les matériaux indétectables par nos sens) – « Notre cerveau nous permet d’être conscient » : également faux, car aucune conscience n’a pu être située dans le cerveau. On pense aujourd’hui qu’il s’agit d’un champ extérieur qui nous interpénètre : la Conscience – « La conscience n’est qu’une illusion chimique » : encore faux, car on peut mesurer son impact sur une expérience physique (voyez dans les liens ci-dessus) – « Notre conscience ne peut rien, car nos automatismes inconscients dirigent notre vie » : toujours faux, il s’agit d’une confusion avec « le conscient » (au masculin), notre fonction de perception, qui n’a rien à voir avec notre conscience, tout comme une caméra, un micro et un écran tactile ne sont pas ce qui perçoit le monde, mais les instruments qui permettent à quelqu’un (vous, la Conscience) de percevoir le monde…

 

Harmonie mathématique

Le titre peut sembler rébarbatif… mais ne vous laissez pas arrêter et regardez cette vidéo où l’on voit l’expression graphique des informations qui constituent le matériau de la Conscience majuscule.

Souvenez-vous que les anciens philosophes grecs expliquaient déjà (il y a près de 27 siècles !) que l’univers et la vie étaient constituées d’Idées : le célèbre « Monde des Idées » (ou Monde Intelligible ou Monde des Formes) de Pythagore, puis Platon.
Les « Formes »… « ce qui forme ». En latin : in formare, ce qui donne la forme à… En français, cela a donné le mot « information ». Ce qui nous donne forme.

Xénocrate, qui fut le deuxième recteur de l’Académie de Platon, disait que « les Idées sont des nombres » et que « l’âme est un nombre qui se meut lui-même ». Incroyable description du champ d’Information qui nous constitue, tel que les physiciens d’aujourd’hui le décrivent !

Alors, la vidéo ci-dessous se base simplement sur les tables de multiplications. Bien que la base mathématique soit simplissime – la vidéo montre une harmonie cachée incroyable, et d’autant plus quand on est dans des nombres élevés… Alors, imaginez si on pouvait exprimer graphiquement le champ complet qui « forme » la vie ! Un champ infini, comme pour la Conscience majuscule !!… Voyez à 6:25.

C’est beau, n’est-ce pas ?

Dans la philosophie de l’Hypnose Humaniste, on explique le bien-être par le fait d’être « en harmonie » avec ces gracieuses harmonies… Et on se sentirait mal dès que l’on quitte ou perd cette harmonie. La guérison serait le fait de retrouver cette cohérence profonde, essentielle, avec les harmoniques de la vie (comme si notre « équation » personnelle pouvait s’approcher de plus en plus de l’Equation parfaite de la vie).

Intégrer et non opposer

Les humains aiment « faire des catégories »… et les opposer ensuite. Cela doit rassurer la strate basse de notre mental et par là-même donner une sensation de contrôle qui apaise jusqu’à nos strates les plus profondes (cerveau reptilien).

En Hypnose, par exemple, si vous dites aimer ou pratiquer l’Hypnose Ericksonienne : « c’est que vous n’aimez pas l’Hypnose Humaniste ! »… Et, bien sûr, si vous parlez en bien de l’Hypnose Humaniste, c’est que « forcément » vous n’aimez ni ne pratiquez l’Hypnose Ericksonienne.
Ces deux formes d’Hypnose sont effectivement diamétralement opposées, autant sur l’esprit que sur les techniques, mais rien n’empêche de les apprécier toutes les deux, comme on peut aimer à la fois certains plats salés et d’autres sucrés.

Autre amalgame courant : si vous faites « de l’Hypnose Classique« , c’est que vous faites « des spectacles d’Hypnose ». Grosso modo, le cliché est que vous ne savez faire que crier des ordres aux gens qui tombent devant vous comme des mouches ou font le chien…
Et James Braid, Hippolyte Bernheim, Jean-Martin Charcot, dans tout ça… ils n’étaient pas thérapeutes, peut-être ? Ainsi que toutes les personnes qui, depuis le début du XIXème siècle, aident leur prochain avec ce qu’on a appelé « l’Hypnose » !

L’Hypnose Classique est la première forme d’Hypnose. A l’époque, les gens qui la pratiquaient étaient comme nous, aussi intelligents et sensibles. Pensez-vous qu’ils n’avaient jamais songé à faire une métaphore ou à demander gentiment les choses ?

Dans cette continuité, sans doute à cause de « l’effet Messmer » (celui qui a deux « SS » dans son nom, pas le médecin allemand qui pratiquait le magnétisme), on voit fleurir en ce moment des formations « sur les inductions rapides » (« pour faire comme à la télé »), comme si elles n’appartenaient pas déjà aux techniques d’Hypnose enseignées en formation !

Ces techniques d’induction hypnotique, appelées aussi « instantanées », sont issues de l’Hypnose Classique, qui est historiquement la source de presque toutes les techniques d’Hypnose actuelles. Elle est donc bien enseignée dans le cours d’Hypnose, car énormément de choses viennent ainsi de l’Hypnose dite Classique : la calibration (bien observer la personne et repérer les signes d’états internes), la synchronisation (c’est Mesmer, en 1770, qui préconisait « d’établir le rapport » – ce que l’on fait toujours), la plupart des inductions elles-mêmes, les différentes formes de suggestions (directes, indirectes, dont le Milton-modèle lui-même est issu), les phénomènes hypnotiques bien sûr (lévitation de la main, lourdeur du corps, amnésie, distorsion du temps, etc.), tout comme les métaphores simples et même les métaphores ouvertes, ainsi que diverses petites techniques, incorporées aujourd’hui aux processus de Nouvelle Hypnose (le signaling, le pont affectif, etc.) Tout cela est quotidiennement utilisé par les hypnothérapeutes de toutes obédiences… L’auraient-il oublié ?

Par exemple, on apprend dans le cours de « Praticien 1 en Hypnose » les interruptions de pattern : l’induction que vous voyez souvent pratiquée par les jeunes dans la rue, ou en spectacle, pour faire tomber la personne en transe immédiatement.
Ces techniques sont révisées et approfondies en « Praticien 2 Hypnose Ericksonienne » et on en refait une autre journée durant le « Maître-Praticien en Hypnose« .

Inutile, donc, d’aller chercher ailleurs ce que tout le monde apprend de fait, dans sa formation complète en Hypnose ! 😉

Maintenant, il est certain que ce ne sont pas des inductions du goût de tout le monde. La plupart des thérapeutes de Nouvelle Hypnose préfèrent des inductions plus douces – ce qui ne veut pas dire « moins profondes » ou « moins efficaces » (méfiez-vous des oppositions de pensées dont nous parlions au début !)… Mis à part dans de rares anecdotes d’Erickson, les hypnothérapeutes n’utilisent pas ces techniques spectaculaires.

Toutefois, même si on ne s’en sert pas en thérapie ou en coaching, savoir pratiquer les inductions rapides apporte la confiance en soi nécessaire à la réussite des autres techniques, plus douces ou indirectes. C’est la raison pour laquelle tout le monde les apprend à l’IFHE, durant le cours de « Praticien 1 », même les futurs praticiens en Hypnose Humaniste (qui, pourtant, auront une pratique bien différente) ! 😀

On lit trop souvent des critiques de l’Hypnose Classique, y compris venant d’auteurs « réputés » américains, la confondant avec l’Hypnose de spectacle – qui est une spécialité à part. C’est bien là une marque d’inculture… Il serait peut-être temps de remettre les pendules à l’heure et de prendre conscience d’où nous venons, les hypnothérapeutes, et de ne pas renier ou déformer notre passé.

Erickson, par exemple, pratiquait une Hypnose qui semblerait « classique » aux praticiens modernes, habitués à des approches très indirectes, certes inspirées par Erickson, mais bien plus performantes et techniques que ce qu’il pratiquait lui-même…

A bientôt en formation, donc ! Pour de douces métaphores pleines de sens… comme d’amusantes inductions hypnotiques rapides ! :)

Charcot_à_la_Salpêtrière

Commémorer convenablement…

Bonjour à toutes et à tous,

Je profite de ce jour spécial (8 mai 2015 : soixante-dixième anniversaire de l’Armistice de 1945) pour vous rappeler quelque chose qui peut être important pour notre avenir à tous et qui vaut pour toutes les commémorations d’évènements douloureux passés.

Vous savez que l’Information est le « matériau » (si l’on peut dire) constitutif de tout ce qui existe, donc de « nous » les humains y compris – et que nous baignons ainsi tous dans ce même grand bain, avec tout ce qui peut exister…

Comme son nom l’indique, l’Information (du latin « in formare » : ce qui donne la forme) nous forme : elle génère nos particules, molécules, structure, etc. et jusqu’à nos pensées. Elle est « Nous », au niveau essentiel. Et les biologistes spécialisés, comme Rupert Sheldrake, expliquent bien que nos activités « informent », « donnent forme » en retour à ce grand bain originel – le faisant ainsi évoluer (ou non !)…

Ainsi, lorsque nous sommes heureux ou malheureux, nous « chargeons » le bain dans lequel nous trempons tous… Expliqué comme cela, il est facile de comprendre qu’il vaut mieux déverser du parfum dans le grand bain, plutôt qu’autre chose de nauséabond.

Malheureusement, les horreurs dont l’Humain est spécialiste (guerres et autres) génèrent des « nuages » d’informations nauséabondes – des masses d’informations négatives agglomérées, à l’image de ce « continent » de déchet qui flotte dans l’océan (le vrai, celui qui baigne notre planète), détruisant toute vie sur son passage…

Nous baignons tous en permanence dans ce grand bain d’Information, y piochant sans le savoir nos idées et humeurs. Un « bain » plus sain, optimiste, permet donc aux êtres qui s’y alimentent sans le savoir de vivre plus sainement et en paix. Par contre, s’il existe des zones « noires » ou « polluées », toujours inconsciemment, nous piocherons dedans pour vivre nos vies, ce qui détermine à la fois notre état d’être que nos actions.

nuage-et-pluieIl est donc bien sûr compréhensible, humain et sans doute indispensable de commémorer l’anniversaire d’un évènement comme celui de l’armistice d’une guerre, pour que cette horreur ne revienne jamais… Mais c’est justement ce dernier point qui blesse : car si on ne « fête » pas convenablement ce type d’anniversaire, on ne fait que se replonger dans les mauvais souvenirs, ce qui les entretient (on les nourrit, informationnellement parlant)… et ce qui entretient donc en même temps la possibilité qu’une fois « rechargé à bloc », le-dit nuage noir informationnel nous retombe un jour sur la tête : qu’il redevienne réalité !

Il s’agit donc d’avoir une pensée lumineuse, apaisante et guérisseuse pour les horreurs passées : l’intention d’illuminer et de soigner ce « nuage noir » de mauvais souvenirs, toutes ces âmes en peine, afin que le souvenir se fonde dans la lumière d’un avenir serein et en paix.

Donc, commémorer, oui, mais en orientant sa pensée dans la bonne direction, soigner et non pas entretenir.

Dans cet esprit, il est dommage de voir que les gouvernants se chamaillent encore, le jour même d’un tel anniversaire, par exemple en ne répondant pas à l’invitation du président russe, dont le pays a subi le plus grand nombre de morts pendant la seconde guerre mondiale : presque 27 millions de morts !!! à comparer aux 418 500 morts USA… La Russie ayant participé plus que tout autre pays à la Libération de la France, ce que la propagande américaine tente de camoufler…

Il reste 2,5 millions d’anciens combattants encore en vie en Russie : que pensez-vous qu’ils vont ressentir, d’être tenus éloignés des commémorations, pratiquement même « reniés » par ceux-là même qu’ils ont libéré ? Il y a vraiment de quoi noircir encore plus un « nuage » qui, pourtant, mériterait d’être enfin dissipé…

En tant qu’Humanistes, je vous invite donc à « percer » de votre plus belle Lumière ce vilain nuage, ainsi que ceux que la vie nous rappelle à longueur d’année, en l’englobant complètement : en souhaitant la paix à chaque être ayant souffert, sans préjugé de race, de croyance ou de politique (gare à la propagande médiatique : veillez à votre liberté de penser !), afin de participer non seulement à l’illuminer, pour notre avenir à tous, mais aussi à contrer l’effet négatif des chamailleries qui entretiennent les discordes.

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Hypnose & Dissociation

janetPierre Janet, philosophe et médecin, père de la Psychologie clinique française, célèbre collaborateur de Charcot à la Salpêtrière, professeur du jeune Sigmund Freud à qui il a offert le principe d’association d’idée (qui fut la base de la Psychanalyse), découvreur – entre autres choses – des techniques de Régressions hypnotiques et aussi du phénomène qui devint plus tard la Thérapie Symbolique, en Hypnose Humaniste… Pierre Janet fut le premier, en 1889, à mettre le doigt sur le mécanisme caché de l’Hypnose : pourquoi les techniques hypnotiques mettent-elles la personne en état modifié de conscience ?

LA DISSOCIATION
Pierre Janet comprit donc que la libération des forces inconscientes provenait de la mise à l’écart du mental, donc des capacités conscientes de la personne. Cela n’était pas une déduction si évidente que ça à l’époque, où même la notion d’Inconscient en était à ses début… Et ce n’est pas forcément plus évident aujourd’hui, où les praticiens de l’Hypnose sont souvent davantage portés sur les techniques pratiques, sans chercher à savoir comment elles fonctionnent, que sur la théorie ou l’Histoire de leur approche.

Petit rappel historique
dissociation-2Les « pré-hypnothérapeutes » (Deleuze, 1813, Faria, 1819) avaient déjà noté qu’une personne pouvait répondre aux suggestions sans en avoir conscience, donc comme si les suggestions avaient activé « une partie » de la psyché de la personne, séparée de son entendement conscient. Ils avaient même déjà remarqué que cette dissociation pouvait être complète ou partielle (James, 1890).
C’est la base de la notion d’Inconscient, par définition séparé de notre fonctionnement conscient.
Plus tard, donc, la notion première de « désagrégation », de Janet, issue de la psychopathologie (1901) évolua en « dissociation » (1907 puis 1919 et 1925). A l’instar de son ancien maître à penser, Charcot, Pierre Janet voyait la transe hypnotique comme un dérivé de l’hystérie et il croyait que les deux phénomènes, hystérie et hypnose, provenaient d’une même cause : la suggestion.

L’hystérie étant une conversion pathologique, tandis que l’hypnose est une expression contextualisée et sociale de la capacité à se dissocier.

Weitzenhoffer expliquait que le dénominateur commun à toute séance d’hypnose était le fait que les différents comportements  hypnotiques n’étaient pas vécus par le sujet comme étant provoqué par sa volonté (« the self ») et que ces actes involontaires, incontrôlés, étaient le propre de l’Hypnose (1980).

De fait, soixante-dix ans après Janet, des études arrivèrent à cette conclusion : « Le comportement des personnes les plus hypnotisables (les « virtuoses » de l’hypnose), qui font des scores extrêmes aux échelles d’hypnotisabilité, ne peut être analysé qu’en termes de changements dissociatifs sous-jacent de leur système cognitif » (Kilhstrom, 1985). Ou encore : « On peut raisonnablement penser que les mesures des tendances individuelles à la dissociation sont en forte corrélation avec la réponse individuelle à l’hypnose » (Spiegel, 1990).

Avant ça, Hull (1933), White & Shevach (1942) et Rosenberg (1959) avaient montré qu’en état d’hypnose, une part de la psyché de la personne pouvait fonctionner comme séparément du reste, au point que le sujet en hypnose pouvait entretenir deux activités mentales simultanées, dont une inconsciente, bien sûr.
Mais n’est-ce pas le propre de notre Inconscient, justement, de ne pas être conscient et de fonctionner automatiquement ?

dissociation-1C’est Hilgard qui travailla le plus sur la structure de la dissociation de l’Hypnose (1973, 1977), notamment avec sa théorie de la néodissociation (appelée ainsi pour la distinguer des théories de Janet). Lui aussi montra que « la séparation de certains processus mentaux du corps principal de la conscience survenait avec différents degrés d’autonomie (1992). C’est d’ailleurs Hilgard qui remis au goût du jour la notion d’Observateur Caché (Hidden Observer, 1977) – qui trouve son explication avec la Conscience telle que décrite en Hypnose Humaniste (2001).

A la suite d’Hilgard, on ne compte plus les théoriciens de l’hypnose qui écrivirent pour expliciter en long et en large cette fameuse dissociation de l’Hypnose, l’expérimenter, la mesurer, etc. (Orne & Orne, 1986, Norman & Sallice, 1986, Goldberg, 1987, Bowers, 1991, 1992, 1994, Kilhstrom, 1992, Woody & Sadler, 1998 et des dizaines d’autres).

Bien sûr, les praticiens de l’Hypnose, les gens de terrain avaient aussi leur mot à dire sur la dissociation en tant qu’essence de l’Hypnose : les allusions à « la séparation entre le corps et l’esprit » sont abondantes chez Erickson & Rossi (1976, 1979) et ses élèves (O’Hanlon, Calof), mais aussi de ce côté-ci de l’Atlantique : « Ce qui différencie l’hypnose de toutes les autres techniques (…) est l’état de dissociation du sujet » (Malarewicz, 1990) ou bien : « Le phénomène de dissociation, tel que décrit par Bowers, est pour nous typique de l’hypnose » (Godin, 1992) ou encore : « La caractéristique la plus significative de l’état hypnotique ou état modifié de conscience est probablement la dissociation, c’est-à-dire la simultanéité d’une activité mentale consciente et d’un activité mentale inconsciente, séparées l’une de l’autre » (Salem, 1999).

EN PRATIQUE
Le fait qu’une personne en état d’hypnose soit dissociée psychologiquement fait partie de la structure même des processus hypnotiques, et cela dès l’induction de la transe.
On sait qu’il faut amener la personne « en hypnose », donc « dissociée », que ce soit par des suggestions très directes, type Hypnose Classique, ou des interruptions de pattern (choc amenant à la perte de conscience) comme dans ses vidéos d’hypnose instantanée que vous trouvez à foison sur internet, ou bien encore par les méthodes indirectes d’Erickson (ennui, saturation, double-liens, etc.) ou les techniques de langage de la Nouvelle Hypnose (on arrête de dire « votre main » pour parler de « la main », comme si elle était autonome)…

obeCertaines expériences montrent mieux que d’autres l’état de dissociation psychologique de la personne. Par exemple, je pratique l’écriture automatique avec une personne, de sa main droite (celle qui écrit), tandis qu’on met sa main gauche à tremper dans de l’eau glacée. La personne en état d’hypnose ne ressent pas sa main gauche… mais, sans qu’elle le sache, sa main droite écrit de manière compulsive, sur le papier : « sortez-moi de là, sortez-moi de là, c’est froid !!! » Étonnant, n’est-ce pas ?
Hilgard et Barber ont montré plusieurs fois ce type de phénomène douloureux (d’un côté) ignoré par l’autre partie de la personne. C’est la base de l’utilisation hypnotique de la dissociation en anesthésie. J’entends par « utilisation hypnotique » le fait que l’on provoque ou accentue sciemment la dissociation naturelle.

« Quelque chose » semble exister dans la personne, sans qu’elle en soit consciente – et cela n’a rien de pathologique ou même d’anormal : c’est l’Inconscient qui se manifeste, l’immense part de vous-même dont vous n’êtes pas conscient, mais qui détermine la quasi-totalité de vos actes, émotions et pensées…

Petit rappel technique
Les apprentis hypnothérapeutes apprennent dès leur première semaine de formation à distinguer deux choses différentes, malheureusement décrites en français avec le même mot : « dissociation » ! Ce qui prête bien évidemment à confusion…

  • La dissociation hypnotique : c’est l’état psychologique normal d’une personne en hypnose. Comme le dit bien l’expression populaire : elle est dans un « état second », en transe. L’Inconscient a pris le pas sur le Conscient et, comme le rappelle Wikipedia de manière quelque peu pittoresque, la personne expérimente alors « un dédoublement, le vécu d’une division ou multiplication de personnalité (corps/âme, esprit propre/esprit étranger), ensuite un automatisme psychologique, l’impression de subir certains phénomènes psychiques. » (Riffard, 2008)
  • La dissociation PNL : qui existait bien sûr largement avant la-dite PNL, mais cela permet de la nommer. C’est simplement le fait d’être soit acteur, soit spectateur de l’expérience. Ainsi, il vaut mieux être « associé » aux bonnes choses (je vois le monde par mes yeux, je vis les choses de l’intérieur) et « dissocié » des mauvaises (je me vois, je suis spectateur, je me détache des choses pour ne plus, ou moins, les ressentir).
    De fait, les enfants victimes de maltraitance (battus et/ou violés) racontent vivre la scène « depuis le ciel », avec détachement : en fait, leur esprit se protège de l’horreur de la situation en fuyant… La dissociation provoquée est ainsi utile en Hypnose pour créer de l’anesthésie ou amoindrir le vécu d’un traumatisme, le temps qu’on le traite.

On peut donc vivre 4 types d’expérience :

Hors hypnose

  1. Associé/Associé : Je peux être tout à fait conscient et vivre pleinement une expérience.
  2. Associé/Dissocié : Je peux être tout à fait conscient et vivre une situation avec détachement, avec du recul, en l’analysant mentalement, etc.

En hypnose

  1. Dissocié/Associé : Je peux être en transe hypnotique (conscient et inconscient séparés) et vivre pleinement une expérience, un souvenir, etc.
  2. Dissocié/Dissocié : Je peux être en transe hypnotique et vivre une situation avec détachement, avec du recul, en l’analysant mentalement, etc.

La personne en état d’Hypnose expérimente un plus grand écart entre son esprit Conscient et son Inconscient, ce qui permet à ce dernier d’être plus prégnant et qui ouvre la possibilité de créer des « phénomènes hypnotiques », impossibles à provoquer volontairement par la personne.

Par ailleurs, dans cet état d’hypnose, la personne (« en esprit ») peut très bien vivre de manière « physique » un souvenir (y être associée), comme en être l’observatrice détachée (dissociée). Cela n’a rien à voir avec le fait d’être ou non en état d’hypnose (le fait d’avoir son esprit conscient séparé de son esprit inconscient).

L’EXCEPTION QUI CONFIRME LA RÈGLE
connexionAprès tout cela, plus d’un siècle de recherches, de théories et de congrès, des milliers d’articles publiés, des dizaines et dizaines de livres spécialisés… vous comprendrez peut-être mieux le trouble occasionné par l’arrivée de l’Hypnose Humaniste, une nouvelle technique capable d’amener la personne à générer tous les phénomènes connus de l’Hypnose, anesthésies y compris… mais sans dissociation hypnotique ! Pas de séparation entre le Conscient et l’Inconscient – et même, une plus grande Conscience, à laquelle, pour l’occasion, on ajoute une majuscule, pour la distinguer du Conscient…

Donc, pas de perte de conscience ni de perte de contrôle, mais au contraire une augmentation des capacités cognitivo-sensorielles – et ce ne serait d’ailleurs pas possible autrement, car c’est précisément cette augmentation de conscience qui engendre l’état modifié de conscience en Hypnose Humaniste.

L’Hypnose Humaniste offre ainsi à la personne d’être en hypnose :

  1. Associé/AssociéJe peux être en transe hypnotique en restant connecté Conscient-Inconscient (associé) et vivre pleinement une expérience.
  2. Associé/Dissocié : Je peux être en transe hypnotique associé et prendre du recul, observer un phénomène de loin ou l’analysant mentalement, etc.
    Cela n’a rien à voir avec le fait d’être « coupé en deux à l’intérieur » (Conscient/Inconscient). Je garde mon unité psychique, mais simplement je prends du recul sur une chose ou je la vois devant moi.

Comme aiment à le dire les journalistes qui découvrent l’Hypnose Humaniste, toujours à la recherche du bon mot, de la phrase que l’on mémorisera : c’est un peu « avoir le beurre et l’argent du beurre », les avantages de l’Hypnose sans les inconvénients et les éventuels risques psychologiques de la dissociation (chez les personnes fragiles).

La place n’est pas ici de présenter cette pratique. Vous pourrez vous reporter, si vous le souhaitez, au site internet de l’Hypnose Humaniste (articles, questions-réponses, etc.).

En attendant, j’espère avoir éclairci pour vous ce qu’est la dissociation en Hypnose, et l’imbroglio compréhensible chez les débutants entre les homonymes : dissociation hypnotique (l’état d’être) et dissociation PNL (la position de perception).

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A lire en complément :
Trois points pour reconnaitre une séance d’Hypnose Humaniste

3 points pour reconnaître une séance d’Hypnose Humaniste

Que l’on soit « utilisateur » ou « praticien » de l’Hypnose, il n’est pas toujours évident de comprendre les mécanismes en jeu dans le phénomène hypnotique. Heureusement, vous n’avez pas besoin de savoir précisément comment fonctionne votre voiture pour en profiter et rouler avec… C’est la même chose en Hypnose.

Tout comme un médecin n’a pas besoin de savoir ce qui a conduit les chercheurs a concevoir les médicaments qu’il prescrit, l’hypnothérapeute et son patient ne sont pas forcément intéressés par la « mécanique » à l’origine de leur pratique.

D’ailleurs, un des soucis qu’expérimentent les débutants en Hypnose, durant les formations, est de chercher à comprendre la technique avant de l’utiliser – un peu comme si on avait voulu bien connaître l’anatomie de la marche, tout bébé, avant de se mettre debout et de faire nos premiers pas :)

Il est évident que la compréhension mécanique est inutile pour se servir d’une technique (ou en bénéficier). Maintenant, s’il s’agit de différencier (ou juste reconnaître) les solutions choisies pour tel ou tel moteur, là vous avez besoin d’être un peu plus connaisseur en matière de mécanique, fusse-t-elle hypnotique !

UNE TECHNIQUE NOUVELLE
Hypnose-HumanisteL’être humain connaît l’Hypnose depuis la nuit des temps. Se soigner par la parole est une intention naturelle, spontanée… Mais, pendant des millénaires, on n’a su produire le phénomène hypnotique que par lâcher prise : soit par la transe quasi convulsive des rituels chamaniques, du magnétisme de Mesmer ou des injonctions des hypnotiseurs d’autrefois ; soit grâce au terpnos logos, ces psalmodies lancinantes des anciens thérapeutes grecs, qui « endormaient » leurs patients par la parole, dans les temples d’Asclépios, le dieu de la médecine (Esculape, en latin, dont le symbole est devenu le caducée des médecins actuels).

Avec le temps, on a posé les bases de l’Hypnose thérapeutique. On comprend mieux comment elle fonctionne, au niveau psychologique comme au niveau neurologique, cérébral. Par exemple, on sait depuis les débuts de l’Hypnose que cet état modifié de conscience est lié à une « dissociation » accentuée entre notre esprit conscient (la part de vous qui voit, entend, ressent, pense, etc.) et notre Inconscient (tout ce qui fonctionne en vous de manière automatique et, par définition, sans que vous ne le sachiez).

La nouveauté de l’Hypnose Humaniste a été de permettre l’atteinte d’un état modifié de conscience sans cette dissociation – ce qui était jusque-là impossible : soit vous étiez conscient-éveillé (avec un espace Conscient-Inconscient ordinaire) ; soit vous étiez « endormi, en transe, en hypnose, inconscient » (avec une séparation accentuée entre le Conscient et l’Inconscient).

Donc, si l’hypnothérapeute n’arrivait pas, grâce à l’induction hypnotique (la technique qui permet d’amener la personne en état d’hypnose), à créer cette fameuse dissociation, à développer les fonctionnements automatiques, non-contrôlés, de la personne : alors, celle-ci n’était tout simplement pas en état d’hypnose !

Imaginez donc le scepticisme quand la rumeur se propagea que l’on pouvait conduire une personne en état d’hypnose sans la sacro-sainte dissociation ! Les uns arguant que c’était juste impossible et les autres expliquant que « en réalité, il ne devait pas y avoir de dissociation avant » ou bien encore que « finalement, on ne sait pas vraiment ce qu’est un état modifié de conscience »…
Un peu comme ce patient, persuadé d’être mort, que son thérapeute pique au bout du doigt pour faire perler une goutte de sang et lui prouver ainsi qu’il est bien vivant : et le patient de s’exclamer « Bon sang, mais alors, les cadavres saignent ! » 😉
Difficile de sortir des anciennes croyances…

GAGNER EN CONSCIENCE
plenitudePourtant, c’est simple : tant que votre Conscient et votre Inconscient gardent leur écart habituel, vous êtes dans votre état psychologique habituel… Lorsque l’hypnothérapeute excite vos réactions inconscientes, automatiques, jusqu’à ce qu’elles prennent le dessus sur vous (ou, plus rapide, si un hypnotiseur de spectacle envoie d’un coup promener votre esprit Conscient), alors l’écart avec l’Inconscient est si grand que vous ne contrôlez plus rien du tout.

Bien sûr, la plupart du temps, il est possible de rester « conscient » de ce qui se déroule, de cette même conscience que l’on a durant les rêves et qui faisait dire à Erickson : « Dans la plupart des transes, il y a une partie du sujet qui est présente, qui observe tranquillement, et qui veille (…) C’est pourquoi certains patients soutiennent qu’ils n’ont pas été hypnotisés, car ils confondent cette fonction d’observation avec le fait d’être conscient au sens habituel du terme. »

Eh oui ! « Être conscient » et « être conscient d’être inconscient » n’est pas la même chose ! La part de vous qui reste consciente, même lorsque vous dormez, c’est elle votre Conscience majuscule. C’est vers elle que l’on va en Hypnose Humaniste. C’est elle que la personne ressent pleinement en état de conscience augmentée.

Les inductions de l’Hypnose Humaniste sont tout simplement inversées : au lieu d’augmenter l’écart entre le Conscient et l’Inconscient, jusqu’à vous rendre vraiment inconscient, on va réduire cet écart, le plus possible. Et c’est ce qui produit un état modifié de conscience, car ce n’est pas habituel du tout d’être davantage conscient !

TROIS CONDITIONS
POUR UNE HYPNOSE HUMANISTE

Déduction logique de tout ce qui précède, une séance d’Hypnose Humaniste doit présenter 3 conditions en même temps pour mériter ce qualificatif – et que l’on puisse s’attendre aux bons résultats décrits dans les livres spécialisés :

1/ Il faut que la personne soit en état d’hypnose.
2/ Il faut qu’elle soit  « associée », unie en elle-même.
3/ Il faut qu’elle agisse par elle-même, sur elle.

1/ La personne doit être en réel état d’hypnose (signes de transe, phénomènes hypnotiques) : c’est la moindre des choses quand on prétend faire de l’hypnothérapie, mais l’expérience prouve que ce n’est malheureusement pas si évident que ça,à notre époque où les thérapeutes prétendent faire « de l’hypnose sans hypnose », voire de « l’hypnose conversationnelle » pour (masquer le fait qu’ils n’arrivent pas à mettre leurs patients en transe) ne pas effrayer leurs futurs patients… :)
Ouvrir un livre de cours d’Hypnose leur permettrait d’apprendre que ces techniques doivent, comme les autres, amener la personne en état modifié de conscience ! Donc, pas d’excuse !

Bien sûr, si l’hypnothérapeute a bien fait son induction hypnotique et que la personne est psychologiquement dissociée, elle est bien en état d’hypnose. Le souci, dans le cas d’inductions dissociantes, c’est qu’à force de poser les questions nécessaires à la thérapie, la personne en hypnose va petit à petit « remonter » et sortir de transe. Les prises de conscience à répétition provoquées par le fait de répondre gommeront l’état d’inconscience et la personne reviendra à sa conscience ordinaire.
Ce phénomène n’est évidemment pas possible en Hypnose Humaniste où des prises de conscience répétées ne peuvent que renforcer l’état de conscience augmentée !

De même, l’hypnothérapeute Humaniste veillera à conduire la personne vers un réel état d’hypnose, vérifié (signes de transe). Je préfère continuer mon induction Humaniste pendant 30mn s’il le faut, ce sera déjà pédagogique en soit, que de commencer sans transe une technique qui n’aurait alors pas sa pleine efficacité…
Lorsque la personne a les yeux en « catalepsie oculaire » (tout blanc), bien qu’elle bouge et me réponde facilement, alors je suis sûr qu’elle est à la fois en état d’hypnose et en ouverture de conscience: on peut donc commencer !

cerise2/ La personne doit être bien associée : c’est-à-dire vivre les choses de l’intérieur, non pas spectatrice mais actrice, de manière physique (elle ne se voit pas : elle perçoit à travers ses propres yeux), à la fois bien ici, ancrée à la réalité ET dans son esprit. C’est cela, être en ouverture de conscience.
Là, c’est simple, si la personne a été mise en état d’hypnose avec des inductions hypnotiques habituelles, elle est dissociée (ou alors, elle n’est pas en transe) !
C’est tout un travail de rester associé, bien dans son corps. Notre esprit s’envole naturellement, dès que l’on fait un exercice de pensée. Il suffit de fermer les yeux et de penser pour commencer instinctivement à se dissocier… La principale difficulté pour la personne, au début en Hypnose Humaniste, et c’est là que l’aide du thérapeute est importante, c’est d’ouvrir son champ de conscience sans « décoller ».

Il est pratiquement certain que la personne se dissocie spontanément si son thérapeute ne sait pas conduire une réelle induction Humaniste… Et, à compter que la personne soit effectivement restée « associée » avec une induction hypnotique dissociante, cela signifierait simplement qu’elle n’est pas en état d’hypnose ! Donc, on perdrait tous les bénéfices de l’Hypnose : l’accès au vrai matériau inconscient et, si on est en Humaniste, à la Conscience, éviter les résistances, les perturbations du mental, les fabulations, etc.

En Hypnose Humaniste, le fait de vivre chaque chose de manière « associé » permet à l’expérience de « s’incarner », d’entrer immédiatement dans le quotidien (au lieu de rester dans l’intellect, les rêves). La liaison corps-esprit n’a pas été rompu, l’information circule bien et la personne le ressent, physiquement et émotionnellement, ce qui lui permet de juger par elle-même de l’avancée de la thérapie ou du coaching.

3/ La personne doit agir par elle-même, consciemment : là aussi, ce n’est pas évident si la personne a été mise en état d’hypnose par dissociation, donc plongée dans son Inconscient. Tout hypnothérapeute sait bien que la personne en transe est consciemment passive (même si « ça » bouge beaucoup, dans son Inconscient). Elle a probablement des perceptions, des impressions, mais qui n’ont rien à voir avec ce que fait l’Inconscient lui-même… C’est d’ailleurs pour cela qu’en formation en Hypnose Ericksonienne on ne prend pas le « feed-back » de la personne-cobaye : puisqu’elle ne peut pas savoir ce qui s’est réellement passé, même si elle en est persuadée !

Par exemple, une personne avec qui je fais une démonstration d’écriture automatique sort de transe après l’expérience, persuadée de savoir ce qu’il y aurait sur la feuille d’écriture… Elle croyait trouver ce qu’elle avait imaginé : de jolies phrases spirituelles. En réalité, sa main avait écrit (donc, un phénomène dissocié de son contrôle conscient) une liste de dates et de traumatismes liés à la maltraitance que lui infligé son père… Choc !

Agir consciemment en état d’hypnose dissocié est donc utopique (si la personne est vraiment en transe !) et n’a vraiment rien à voir avec agir en conscience, en état de conscience augmentée.

En Hypnose Humaniste, la personne doit avoir gagné, au moins en partie, conscience de ses mécanismes inconscients. Généralement, le matériau est symbolique, ce qui protège la personne d’éventuelles émotions négatives (et protège aussi sa vie privée !). Elle peut donc agir par elle-même. Le thérapeute est là pour guider, proposer, mais ne fait rien par lui-même (pas de suggestions ni de techniques cachées, pas d’histoires ou de métaphores que la personne écoute passivement). La personne est à la fois en transe, associée à son expérience et actrice de son changement.

EN RESUME
joieSi la personne est bien en transe, mais que c’est le thérapeute qui mène la séance, comme en Hypnose Ericksonienne / Nouvelle Hypnose, qu’il parle la majorité du temps, que la personne écoute, passive, un accompagnement métaphorique – même décrit comme une « expansion de conscience » (type new-age) : ce n’est pas Humaniste.

Si la personne est bien consciente, bien ancrée ici et maintenant, mais pas en état d’hypnose, ce n’est évidemment pas de l’Hypnose… et donc, pas de l’Hypnose Humaniste non plus. Là, c’est simple !

Si la personne est bien en transe, qu’elle agit par elle-même sur son expérience, guidée par le thérapeute, mais qu’elle n’éprouve aucune sensation physique, parce qu’elle a perdu conscience de son corps, qu’elle l’a oublié ou n’y prête plus attention, qu’elle est « dans le cosmos » (ou ailleurs !) : ce n’est toujours pas de l’Hypnose Humaniste.

Une vraie séance d’Hypnose Humaniste, avec une personne en hypnose, en état de conscience augmentée, éveillée à ses processus profonds, pleinement présente, au contact de ses ressentis et émotions, pleinement « incarnée », les sens en éveil, et capable d’agir sur les différentes strates d’elle-même, de ses archétypes profondes aux niveaux élevés de sa Conscience… Tout cela demande une technique et une attention soutenue (ne serait-ce que pour éviter à la personne de se dissocier, involontairement) que seul un Praticien dûment certifié en Hypnose Humaniste vous apportera.

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A lire en complément :
Hypnose & Dissociation

Ce que faisait Milton Erickson…

Voici pour vous des chiffres inédits, jusqu’à maintenant seulement donnés durant la formation de « Praticien en Hypnose Ericksonienne » de l’IFHE.

Il y a quelques années, je devais être « entre deux livres » et pas habitué à rester inactif, donc je me suis mis en devoir de rassembler toutes les thérapies d’Erickson, afin de savoir (enfin !) ce qu’Erickson faisait vraiment.

Je me doutais bien que j’allais y penser des mois… et ce fut le cas !!… Non seulement pour rassembler les cas, dans toutes les sources possibles, y compris auprès de thérapeutes non-publiés, mais aussi pour en tirer des statistiques, tant les cas regroupent souvent l’utilisation de plusieurs techniques.

On cite toujours des chiffres extraordinaires concernant Erickson (30.000 thérapies !?) mais ce sont toujours les mêmes anecdotes qui reviennent. Sûrement parce que toutes ne sont pas mémorables ou pédagogiques…
Quoi qu’il en soit, je voulais en avoir le cœur net, et aussi avoir une idée plus juste des techniques qu’il utilisait, entre hypnose, langage d’influence, prescriptions de tâches, etc.

Si, en plus de ces chiffres, vous connaissez le Milton-modèle 4, donc les stratégies utilisées par Erickson en terme de processus psychologiques (souvent liés à ceux que l’on connait aussi en psychologie sociale), alors vous aurez toutes les clés pour percer les mystères du fameux « sage de Phoenix » !

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On m’a accusé de manipuler les patients, ce à quoi je réponds :
toute mère manipule son bébé, si elle veut qu’il vive
(elle lui apprend même à pouvoir entrer dans le langage de la manipulation).
Chaque fois que vous allez dans un magasin, vous manipulez l’employé pour qu’il vous fasse un prix. Et quand vous allez au restaurant, vous manipulez le serveur. Le professeur à l’école vous manipule pour vous apprendre à lire et à écrire.
Bref, la vie n’est qu’une gigantesque manipulation
M.H. Erickson

Étude des cas connus de Milton Erickson

milton-ericksonWilliam O’Hanlon avait déjà effectué une grande partie du travail en recensant dans son livre « Thérapies hors du commun » l’ensemble des cas connus d’Erickson. Il suffisait juste de vérifier qu’il n’en ait pas oublié – et pour cela, revoir la bibliographie entière d’Erickson !

Ce dernier avait passé 20 ans à étudier l’hypnose de manière expérimentale, en laboratoire donc, avant que sa pratique privée ne commence, assez tard, en 1949, alors qu’il était épuisé par la maladie. Tout comme Freud à son époque, Erickson n’a ainsi pas reçu beaucoup de « vrais patients » (en-dehors des cobayes volontaires de son laboratoire hospitalier).

Il a été possible de retrouver 316 cas, en tout et pour tout, recueillis à la fois dans les articles publiés par Erickson (« Collected papers »), dans la littérature spécialisée et dans les communications personnelles faites par Erickson à différents auteurs qui en ont témoigné.
C’est peu, si on considère que cela représente environ 6 mois de travail pour un hypnothérapeute ordinaire, mais cela nous montrera tout de même quelles étaient les méthodes favorites d’Erickson.

A ce propos, il faut signaler que Milton Erickson racontait souvent les mêmes cas de façon très différente. Les différences ne tenaient parfois pas simplement à des détails, mais à toute la structure de la thérapie (procédures et résultat). Deux cas en apparence dissemblables étaient en réalité le même… Les témoignages recueillis après le décès d’Erickson ont mis ce point en évidence.
J’ai donc classé à part les cas les plus souvent « enjolivés », ceux qui étaient par trop invraisemblables (Erickson avait le goût de l’exagération et, après s’être auto-proclamé « Wizard » avait tendance à transformer un cas simple en « miracle ») et ceux que j’ai pu vérifier comme purement inventés (peut-être en guise de métaphore thérapeutique ou pour illustrer des techniques, durant une formation ?).
Aujourd’hui, en plus des témoignages des patients eux-mêmes, on a Internet et ses bases de données, ses sites historiques, donc ce qui « passait » du temps d’Erickson – comme un sportif imaginaire, soi-disant plusieurs fois champion – n’est désormais plus crédible (le « champion » n’ayant, en réalité, jamais existé). Cas également de cette infirmière soi-disant partie faire le tour du monde après sa démonstration d’hypnose avec Erickson – alors qu’en fait la dame en question,  si elle fut bien cobaye pour l’expérience, n’en a rien tiré de particulier et a poursuivi sa vie ordinaire (témoignage conjoint du directeur de l’hôpital où avait eu lieu la démonstration d’Erickson). Bref, il y a de quoi faire un peu de tri dans les récits d’Erickson !

J’ai aussi classé séparément les cas peu crédibles ou simplistes, qui étaient peut-être aussi les bases d’anecdotes thérapeutiques dont Erickson était friand. Mais, on sait bien que le thérapeute peut ne pas avoir vécu précisément l’anecdote qui conviendrait en métaphore pour la personne – il est donc admis d’inventer ces soi-disant « souvenirs », racontés par le thérapeute comme très réels.
Il faut éviter de confondre ces techniques thérapeutiques avec de vrais cas…

« As the years have gone by, since his death, Erickson has become an increasing living legend, as will happen with legends, an increasing amount of more or less fictitious lore began to accumulate about him »
André Weitzenhoffercélèbre psychologue, expert en Hypnose, ami et conseiller d’Erickson

Les chiffres !

Pour comprendre une moyenne, il faut avoir une échelle de référence. Par exemple, le placebo produit environ 55% de bons résultats – parfois moins, parfois bien plus dans le cas de certains produits pour lesquels, curieusement, le placebo est plus efficace que la substance chimique ou même l’opération chirurgicale.
Comme en pharmacologie ou en médecine, on pourrait donc juger l’efficacité d’une technique psychothérapeutique au fait qu’il dépasse (ou non) l’effet produit par le placebo.

Voici ce que cela donne chez Erickson (pour les 316 cas connus) :

Succès :                     219 cas, soit 69%
– Dont non-vérifiés, très enjolivés ou inventés : 16 cas, soit 5%
– Dont simplistes, peu crédibles : 22 cas, soit 7%

Succès purs (hors peu crédibles et enjolivés) :     181 cas, soit 57%

Voilà qui démontre que la technique d’Erickson ne tenait pas à un simple effet placebo.
Ne soyez pas surpris du faible pourcentage de réussites. Les statistiques montrent que quelques pourcents seulement font la différence entre l’amateur et le professionnel, par exemple dans le domaine sportif, et juste quelques pourcents encore entre le professionnel et le champion reconnu… 2% semblent peu, mais font toute la différence !

Succès partiels :       49 cas, soit 15,50%
Échec:                       42 cas, soit 13,50%
Hors sujet :                6 cas, soit 2%
(cas qui ne concernent pas la psychothérapie : maladies physiques, diagnostiquées et immédiatement renvoyées à l’hôpital)

Les pourcentages ne nous renseignent pas sur ce qui est fait réellement, sur le terrain. Voyons donc de plus près les techniques utilisées :

  • Prescriptions :                               125 cas  (39,50%)
  • Hypnose directe, classique :        107 cas  (34%)
  • Hypnose indirecte :                       26 cas   (8%)
  • Thérapie par suggestions:            67 cas   (21%)
  • Thérapie ordinaire :                       32 cas   (10%)

Et le pourcentage de réussites et échecs par technique :

Prescriptions & Stratégie

– Succès pur :    64%
– Enjolivés:           2%
– Peu crédibles :   9%
– Succès partiel : 14,50%
– Échecs :           10,50%
– Hors sujet :          0%

Hypnose directe

– Succès pur :    69%
– Enjolivés :        10,50%
– Peu crédibles :   2%
– Succès partiel : 12%
– Échecs :             6,50%
– Hors sujet :         0%

Hypnose indirecte

Succès pur :   82%
Enjolivés :         0%
Peu crédibles   3,50%
Succès partiel : 11%
Échecs :           3,50%
Hors sujet :       0%

Suggestions/conversation

– Succès pur :   71,5%
– Enjolivés :         1,50%
– Peu crédibles    6%
– Succès partiel : 19,50%
– Échecs :            1,50%
– Hors sujet :        0%

Thérapie ordinaire

– Succès pur :   25%
– Enjolivés :         3%
– Peu crédibles :  3%
– Succès partiel : 36%
– Échecs :           18%
– Hors sujet :       15%

Sont classés comme « succès partiel » les thérapies qui ont permis à la personne de se sentir mieux, mais sans qu’elles soient guéries pour autant. De même, sont parfois classés par Erickson comme « succès » de simples inductions hypnotiques… (on n’a pas la suite du cas, donc l’issue de la thérapie elle-même).
Par exemple, Erickson met en transe un sportif en suggérant durant l’induction hypnotique qu’une main va se mettre en lévitation avant l’autre : reste à savoir laquelle ! Il utilise l’esprit de compétition du sportif pour améliorer l’induction hypnotique – ce qui vaut un « succès » à ce cas, qui n’est pas une thérapie, seulement une induction – qui plus est assez banale (mais peut-être pas à l’époque ?).

Vous aurez peut-être remarqué que le total des cas dépasse 316, tout comme les pourcentages dépassent les 100%, ceci parce qu’Erickson utilisait souvent plusieurs techniques en même temps pour un même cas. Le total n’est donc pas à prendre en compte.

Voici donc la répartition de l’utilisation des techniques, qui vous donne autant d’exemples de procédures thérapeutiques :

•    Prescriptions et hypnose directe : 18 cas
(14,5% des prescriptions ; 17% des séances d’hypnose directe)

•    Prescriptions et hypnose indirecte : 3 cas
(2,5% des prescriptions ; 11,5% des séances d’hypnose indirecte)

•    Prescriptions et suggestions : 11 cas
(9% des prescriptions ; 16,5% des séances avec suggestions)

•    Hypnose directe et suggestions : 9 cas
(9% des hypnoses directes ; 16,5% des séances de suggestions)

•    Hypnose directe et hypnose indirecte : 2 cas
(2% des hypnoses directes ; 7,5% des séances indirectes)

•    Hypnose directe et thérapie : 1 cas
(moins de 1% des séances d’hypnose directe ; 3% des thérapies)

•    Hypnose indirecte et suggestions : 2 cas
(7,5% des hypnoses indirectes ; 3% des séances de suggestions)

On voit que Milton Erickson utilisait principalement la prescription de tâches (86 succès), ainsi que l’hypnose directe ordinaire, « classique » mais de manière stratégique (87 succès). C’était là où il était le plus fort. N’oubliez pas que les premiers hypnotiseurs classique, James Braid lui-même, créateur du terme « hypnose », étaient déjà très rusés dans leur utilisation de l’Hypnose, y compris des suggestions indirectes, dès 1841…

L’Hypnose dite « indirecte » est paradoxalement ce qu’Erickson pratiquait le moins… même si c’est cette facette que l’on a retenu de lui. C’est d’ailleurs ici qu’Erickson décrochait son plus fort taux de réussite (82% pour 26 cas).

Outre la thérapie par la parole, qui n’était vraiment pas le fort d’Erickson (18% d’échec, 36% de succès partiels ; tous les cas hors sujet sont dans cette catégorie), ce sont les prescriptions qui échouent le plus souvent : 14 échecs, contre 7 en hypnose directe et 1 seul en hypnose indirecte.

Alors, il faut noter qu’une induction se voit qualifiée de « indirecte » alors que, selon nos critères modernes, elle ne l’est peut-être pas du tout. Il s’agit plus souvent d’une astuce d’induction que d’une réelle stratégie indirecte camouflée…
Pour vous donner une idée, voici quelques exemples de cas d’hypnose classés « hypnose indirecte » chez Erickson. Les numéros correspondent à l’ordre des cas du livre « Thérapies hors du commun ». Il y a des succès purs et partiels :

3- Ongles              lit un article sur les inductions pour sujets résistants
70- Douleur           saupoudrage (cas de Joe le fleuriste)
75- Douleur           induction par sujet de paille
90- Migraines        induction par compétition entre les 2 mains (lévitation)
102- Enurésie       suggestion post-hypnotique d’être inquiet d’avoir un lit sec
108- Enurésie       suggestion paradoxale, continuer le symptôme + tâches
110- Enurésie       saupoudrage
177- Phobie          présuppose qu’il a « fait quelque chose pendant la séance »
(+ suggestion de passer en revue les moments de la vie en rapport avec la phobie)
187- Bégaiement  retourner agressivité contre MHE + accord garder la haine
200- Gaucher refusant d’écrire de la main gauche : confusion gauche-droite
301- Blocage        suggestion inversée : rendre le patient hypersensible pour,
au contraire, arriver à une anesthésie
304- Blocage        anesthésie par provocation (petites nattes pubiennes)

La thérapie d’Erickson est « rusée » (artfully vague), qu’il fasse ou non de l’Hypnose. On sent que Milton Erickson comprenait comment les personnes créent et entretiennent leurs symptômes, et il avait l’art de mettre des bâtons dans les roues à ces mécanismes inconscients. C’était un « mécanicien de l’Inconscient » de génie !

Par contre, il n’est pas flagrant qu’il ait voulu être « indirect » consciemment. En tant que thérapeute fin connaisseur des mécanismes psychologiques des gens, il faisait simplement en sorte de placer ce dont il avait besoin dans la tête de ses patients, sans se faire prendre… C’est ce que l’on a qualifié de « indirect » et que l’on a voulu appliquer aussi à son Hypnose qui, elle, ne l’était pas tant que ça, selon nos critères modernes.

Erickson nous a, plus ou moins volontairement, montré la voie pour créer les techniques que nous utilisons aujourd’hui en Nouvelle Hypnose. Prenez l’exemple du saupoudrage d’Erickson qui n’avait rien de « subliminal » avant que j’introduise les techniques actuelles (dans les année 1990, lire « Hypnose« ).
Même chose avec les métaphores, qui étaient chez Erickson de simples anecdotes, susceptibles de semer des graines de changement chez la personne, mais pas de là à la soigner complètement – comparé à la technique que j’ai développé également dans les années 90, qui va jusqu’à 7 niveaux simultanés (lire « Métaphores« ).

Conclusion

La marque d’Erickson, ce qui a fait originalité et qui lui appartenait vraiment, c’étaient ses idées – qui ont donné naissance à la thérapie brève moderne – et sa manière d’être avec les patients, pour arriver à ses fins (thérapeutiques) sans leur participation consciente.
Il utilisait majoritairement les techniques d’influence (Milton-modèle 4) et les prescriptions (thérapie stratégique).

Ainsi, l’hypnothérapeute qui cherche à pratiquer au plus proche de ce que faisait Erickson doit s’intéresser à la thérapie stratégique (Palo Alto, etc.), travailler son langage d’influence et renforcer ses capacités en Hypnose Classique.

Milton-Erickson

Milton Erickson, habillé de sa couleur favorite, au milieu des objets de bois indien de sa collection

« Je suis un drôle d’oiseau parmi tant d’autres sur le chemin de la vie » – Milton Erickson

Thérapie & Psychothérapie ?

En Hypnose, on utilise habituellement le terme « thérapie » comme un raccourci de « psychothérapie », en leur attribuant le même sens, donné à l’origine, en 1891, par le professeur de médecine et neurologue Hippolyte Bernheim : « le soin des troubles physiques ou psychologiques par la suggestion hypnotique ».

Entre-temps, la psychanalyse (avec Freud, élève de Bernheim), puis la psychologie (grâce à Pierre Janet, autre pionnier de l’Hypnose) se sont développées, toujours sur les bases de l’Hypnose. Aujourd’hui, on n’utilise donc plus l’hypnothérapie de manière seulement médicale ou mécanique, comme aux premiers temps de l’Hypnose. On a donc besoin de distinguer deux sortes de pratiques.

Et l’Hypnose ?

therapieComme Bernheim, qui disait faire de « l’allopathie verbale », qui pensait la suggestion hypnotique comme un médicament pour l’esprit, Milton Erickson était médecin. Sa façon de pratiquer reflétait donc également son métier : c’était un « mécanicien », de l’Inconscient comme on l’est pour le corps en médecine. C’est cela, la thérapie : apporter un soin.

Il y a quelques années, j’ai décidé de (re)parcourir l’œuvre d’Erickson en notant toutes les sortes de maladies, troubles et problèmes qu’il racontait avoir soigné. Mon objectif était de savoir réellement ce que l’on pouvait traiter ou non en Hypnose Ericksonienne.
Par exemple, Milton Erickson souffrait d’allergies et n’a donc jamais réussi à soigner une allergie chez ses patients… Pourtant, on apprend en « Praticien 1 Hypnose » à soigner les allergies. Cela prend moins de 30mn, c’est assez facile à faire et cela fonctionne vraiment très bien. C’est d’ailleurs une des rares techniques qui a été vérifiée expérimentalement « en double aveugle », comme pour les tests pharmacologiques. Son efficacité est donc légitimement prouvée.

La formation en « Hypnose Ericksonienne » de l’IFHE inclut ainsi la « Nouvelle Hypnose » et ses techniques thérapeutiques modernes, afin d’aller plus loin que Milton Erickson. La gamme de problèmes que vous saurez aider à la suite de votre formation dépassera ce qu’Erickson lui-même a jamais fait. Mais cela restera toujours dans le cadre de la thérapie : une aide mécanique, sans s’occuper de ce qu’est ou pense la personne. Elle restera ce qu’elle est et a toujours été, sa blessure en moins. Et c’est ce que cherchent beaucoup de personnes, donc c’est très bien… Mais cela ne s’adapte pas à toutes les situations.

Qu’est-ce donc que la thérapie ?
therapieOn appelle « thérapie » le fait de soigner quelqu’un, de l’aider à guérir d’une maladie physique ou psychologique, sans médicament, simplement par l’utilisation de la parole et de l’esprit profond de la personne (ce que l’on appelle « son Inconscient »). La personne ne change pas ce qu’elle est, mais elle va mieux.

Imaginez que vous soyez tout carré et tout bleu. Cela vous plaît bien d’être comme cela, mais il se trouve que vous vous êtes fait mal (traumatisme, divorce, dépression, angoisses, phobie, compulsion, tabac, énurésie, ongles rongés, etc.). Et depuis, vous souffrez. Puisque votre blessure est psychologique, émotionnelle (ou dans le cas de certaines maladies physiques), un hypnothérapeute peut vous aider à retrouver la santé : aller mieux, sans changer ce que vous êtes.

Le thérapeute va vous aider à retrouver votre forme première, un joli « carré bleu » dans ma métaphore, un peu comme un carrossier qui redresse l’aile emboutie de la voiture et lui redonne l’aspect du neuf. Vous voilà guéri, la blessure est soignée, la vie peut reprendre son cours habituel ! Ouf !

En Hypnose Ericksonienne et en Nouvelle Hypnose (Prat2 HE), on fait de la thérapie : on aide les gens à arrêter de fumer, à perdre du poids, stopper leurs phobies, leurs compulsions, déstresser, etc. On peut les aider à travailler sur de graves symptômes, comme ceux du cancer, pour aider le traitement médical (mais, si les soucis psychologiques sont d’ordre existentiel, alors on renverra la personne vers la psychothérapie). On peut même aider une maman à accoucher, grâce aux anesthésies.

L’hypnothérapeute qui a suivi le « Praticien en Hypnose Ericksonienne » est un thérapeute avant tout : il aide les gens abimés par une mésaventure de la vie à aller mieux ! Les personnes aidées peuvent, bien sûr, avoir appris des choses de leurs mésaventures et grâce à leur thérapie. C’est une conséquence heureuse, mais indirecte, secondaire pour l’hypnothérapeute éricksonien, qui s’occupe seulement du symptôme. Comme le dit le célèbre adage de l’Hypnose Ericksonienne et de la PNL : « Le pourquoi ? On s’en fiche ! Comment aller mieux, voilà ce qui compte ! »

Qu’est-ce donc que la psychothérapie ?
Rappelons d’abord que la loi française sur l’usage du titre de « psychothérapeute » ne réglemente que l’utilisation du titre de « psychothérapeute », et non la pratique de la psychothérapie. Vous pouvez donc légalement pratiquer la psychothérapie sans être « psychothérapeute » – tout comme vous pouvez étudier la psychologie sans être « psychologue » – mais vous n’avez le droit d’utiliser le titre de « psychothérapeute » ou de « psychologue » que si vous avez fait les études nécessaires.

En hypnose, nous ne sommes de toute façon pas concernés par cette loi, car nous sommes depuis toujours « hypnothérapeutes » ou « hypnologues », ce qu’aucune loi ne restreint ou réglemente. De plus, comme vous le savez, c’est l’un des pionniers de l’Hypnose thérapeutique, le professeur Bernheim, qui a vulgarisé le terme « psychothérapie » afin de désigner la pratique thérapeutique de l’Hypnose. Les hypnothérapeutes sont donc les premiers et plus légitimes praticiens de la « psychothérapie ».

C’est la qualité de notre formation qui fait de nous de bons professionnels. Rappelons que la loi française n’oblige pas les « psychothérapeutes » à apprendre une quelconque technique de soin : ils ne sont tenus qu’à obtenir un diplôme en psychopathologie, c’est tout. Ils savent donc faire des diagnostics, mais n’ont aucune formation dans le soin psychologique des personnes !! Il vaut mieux le savoir avant de consulter un « psychothérapeute » !…

Bref, on appellera « psychothérapie » le fait de soigner quelqu’un, de l’aider à guérir d’une maladie physique ou psychologique sans médicament, simplement par l’utilisation de la parole et de l’esprit de la personne (ce que l’on appelle « son Inconscient ») ET en faisant évoluer ce qu’est profondément la personne. Son « terrain » psychologique.

psychotherapieLa base semble donc identique : en thérapie comme en psychothérapie, on aide les gens à guérir. Pourtant, le petit plus de la psychothérapie fait beaucoup de différence : la première personne (thérapie) a guéri sans changer ce qu’elle est, alors que la seconde personne (psychothérapie) aura appris de son aventure, sera devenue autonome et aura « grandi » en plus de guérir. Son « terrain » a changé. Elle est donc à peu près certaine de ne jamais rechuter.

Imaginez que vous soyez tout carré et tout bleu. Mais cela ne vous plaît pas d’être comme cela : ça vous fait même du mal ! Vous ne vous en rendez bien sûr pas compte, c’est inconscient… mais vous souffrez d’être « comme vous êtes ». Votre vie – depuis l’enfance, souvent – vous a forgé de telle manière que vous allez certes très bien, en apparence, d’un point de vue mécanique (un psychiatre ne vous trouverait rien de spécial) pourtant vous vous sentez si mal que vous sombrez dans les pires souffrances émotionnelles, des dérèglements psychologiques (angoisses, dépression, blocages, divorces à répétition, etc.) voire même, à l’extrême, jusqu’aux envies de suicide – et même de graves somatisations, avec de réelles maladies physiques.

therapie-humanisteIci, on est dans le domaine de l’Hypnose Humaniste, et plus précisément d’un de ses grands domaines : la Thérapie Symbolique Avancée. L’hypnothérapeute Humaniste va vous aider à faire évoluer votre « forme » première. C’est un peu comme si on ouvrait votre Inconscient pour examiner chaque morceau un par un (techniquement, ces « morceaux » sont des archétypes inconscients). Ensuite, vous nettoierez chaque morceau, en ferez évoluer certains, et vous remonterez le tout au final. Vous serez guéri, tout rond, doré et souriant : un beau « smiley » (dans ma métaphore)… et la vie sera désormais bien plus belle qu’avant !

En Hypnose Humaniste (le « Praticien 2 HH »), on peut simplement faire de la thérapie, tout comme en Hypnose Ericksonienne – bien que la manière et le niveau d’action ciblé soit très différents. Mais la particularité de cette forme d’hypnose « en Conscience » (pas la conscience ordinaire, mais un état élargi de perception et de compréhension) fait qu’il devient possible d’aider aussi la personne à « prendre conscience », justement, de ce qui cloche en elle – ce qui lui était impossible jusque-là – puis d’être guidée par le thérapeute pour soigner, faire grandir et évoluer « son terrain », ce qu’elle est fondamentalement. Et c’est toute la personne qui change, en plus de guérir !

En Hypnose Humaniste, le « pourquoi », le sens des choses est donc souvent important, pour apprendre, guérir profondément et grandir. Par contre, les techniques d’interventions, réalisées par la personne elle-même, sont très simples. Cela permet à la personne de se concentrer sur l’essentiel, la simplicité étant en réalité « du complexe resserré ».

~oOo~

Alors, quel est le mieux ?
Il n’y a pas de réponse toute faite. Selon la situation, le thérapeute (s’il connait les deux approches) pourra opter pour l’une ou l’autre manière de faire. Aucune n’est « mieux » ou « moins bien ». Les domaines visés ne sont tout simplement pas les mêmes.

Par rapport à notre Hypnose, on pourra définir deux familles :

  • « Thérapie – Praticien Hypnose Ericksonienne » : pour être au contact des problèmes simples de la vie quotidienne et aider les gens à aller mieux : arrêter de fumer, perdre du poids, soigner des troubles compulsifs, surmonter un traumatisme, des angoisses, aider pour un deuil, faire des anesthésies (accouchement, opération), etc. Vous travaillez un peu comme les anciens « guérisseurs » de campagne, mais dans le domaine psychologique. Après l’anamnèse, la personne s’installe dans votre fauteuil et se laisse faire. Vous la mettez en transe et lui faites vivre une belle séance d’hypnose, comme un bon massage de l’esprit ! Elle repart détendue et satisfaite, et bien souvent une à trois séances suffisent à régler son souci.
  • « Thérapie + Psychothérapie – Praticien Hypnose Humaniste » : vous doublez la mise, car vous prenez en charge les mêmes cas qu’en Hypnose Ericksonienne ET en plus vous aidez les personnes souffrant « dans leur vie », de causes profondes : angoisses existentielles, problèmes relationnels et/ou de couple répétitifs, loyautés familiales, problèmes liés à l’enfance (même si la personne n’en est pas consciente en arrivant en thérapie), liés à l’éducation, mal-être continuel sans cause connue, etc. Vous apportez aussi votre soutien pour des problèmes physiques ou psychologiques souvent graves, mettant en jeu toute leur vie (cancer, sep, sla, etc.).
    Vous travaillez un peu comme un éveilleur : la personne ne peut pas rester passive. C’est elle qui agit et vous l’aidez à prendre conscience de ses parts d’ombres (ce qui n’est jamais facile ni agréable) et surtout à les illuminer. La personne est « plus que consciente », donc très active. Elle sait si les choses avancent car elle ressent physiquement le résultat de ce qu’elle fait (pas besoin d’attendre pour savoir). Lorsque vous traitez des cas de « thérapie », cela fonctionne au moins aussi bien qu’en Hypnose Ericksonienne, en une à trois séances ; mais lorsque vous traitez des cas de « psychothérapie », il faudra un minimum de 4 séances, étalées dans le temps, puisque le travail demande une évolution de la personne qui prend du temps. Il peut y avoir des moments difficiles quand il s’agit de psychothérapie, dus aux prises de conscience et à la maturation nécessaire, mais au final la personne sera non seulement guérie MAIS AUSSI transformée, fondamentalement, au niveau de son être profond.

On peut soigner une phobie ou une allergie, aider à perdre du poids ou arrêter de fumer, et tout ce genre de choses, sans demander à la personne de changer ce qu’elle est – en Hypnose Ericksonienne / Nouvelle Hypnose, comme en Hypnose Humaniste – si sa vie lui convient par ailleurs. Mais il est évident que dans les cas où la personne développe (par exemple) un cancer suite à un deuil, une promotion professionnelle refusée, une vie de couple chaotique ou amoindrissante pour l’un/e des partenaires, ou si elle souffre de dépression grave, d’un mal-être général… dans ces cas, il sera impossible de seulement « enlever le mal » par quelques suggestions hypnotiques « magiques », et garder la vie telle qu’elle est. Non, car c’est la vie qui a créé le « mal » ! C’est donc la manière d’être et de vivre qu’il faudra faire évoluer, le « terrain ». On est ici très loin du simple soin thérapeutique éricksonien…

~oOo~

therapie-2Le monde a besoin de professionnels de la thérapie, autant que de professionnels de la psychothérapie.
Comme vous le savez, je pratique autant la thérapie que la psychothérapie, selon les cas et les circonstances. Je suis toutefois avant tout, par goût, un thérapeute : quelqu’un qui intervient dans l’urgence, pour une aide de courte durée, pour aider les gens à se reconstruire, à soigner leur mal. Je pratique donc majoritairement la thérapie, que ce soit en Hypnose Ericksonienne comme en Hypnose Humaniste. C’est un choix.

Et, lorsque je perçois durant la rencontre avec la personne qu’elle aurait vraiment besoin d’un travail profond sur elle, sur la structure et l’équilibre même de ce qu’elle est (son « squelette » émotionnel, son ossature profonde) : je l’envoie à ma compagne Patricia d’Angeli qui, elle, pratique exclusivement la psychothérapie, en Hypnose Humaniste (d’où le titre de son livre : « Psychothérapie« ).

Maintenant, s’il n’y a que ça à faire avec la personne, je l’aide aussi en psychothérapie, le temps d’une séance, de façon moins approfondie que ma compagne le ferait, bien sûr, mais cela « teinte » mon accompagnement hypnotique. Car la psychothérapie est, je pense, un savoir indispensable à tout bon thérapeute, s’il veut se sortir de toutes les situations.

Il y aura toujours des thérapeutes purs et durs, comme l’était Milton Erickson, qui ne s’est jamais occupé de psychothérapie (au sens que je lui donne dans cet article). C’était un « thérapeute hors du commun » qui a laissé sa trace. Il y a aussi aujourd’hui beaucoup de thérapeutes plus soft, à mi-chemin entre thérapie et développement personnel…
Et il y aura toujours aussi des psychothérapeutes pour qui la « thérapie » semble trop superficielle (quand on sait que l’on peut changer en profondeur), qui ne reçoivent personne juste pour arrêter de fumer, de se ronger les ongles, pour perdre du poids ou apaiser un traumatisme. Ils ne s’occupent que de l’esprit profond de leurs patients, de les aider à changer leur vie et trouver un équilibre profond. Cela faire disparaître aussi les symptômes, non pas mécaniquement, mais parce que la personne aura changé, que son terrain sera redevenu sain.

En définitive…
C’est votre goût personnel qui déterminera votre style de pratique. Vous savez bien ce qui vous attire vers l’Hypnose. Si c’est pour soigner rapidement les bobos du quotidien, vous êtes plus thérapeute et l’Hypnose Ericksonienne ou la thérapie symbolique de l’Hypnose Humaniste vous plairont !… Et si vous préférez accompagner la personne vers un changement profond de ce qu’elle est, une véritable évolution humaine, qui s’accompagne forcément d’un mieux-être, alors allez vers la psychothérapie et l’Hypnose Humaniste.

~oOo~

A lire en complément :
Hypnose & Psychologie ?
Hypnose : Ericksonienne ou Humaniste ?

Hypnose : éricksonienne ou humaniste ?

L’IFHE propose une formation professionnelle en Hypnose qui donne le choix entre « Hypnose Ericksonienne » et « Hypnose Humaniste ». Il est donc légitime, arrivé au moment de décider de sa spécialisation, de se poser des questions : vers quelle pratique se diriger ? Le choix est-il définitif ? Peut-on suivre les deux modules ?

QUE CHOISIR ?

choisirC’est déjà bien de pouvoir se poser la question, car beaucoup d’écoles n’enseignent qu’une forme d’Hypnose – et, bien sûr, les « éricksoniens » n’apprécient pas forcément l’Hypnose Humaniste, puisqu’ils n’ont aucune idée de l’art et la manière (réelle) de la pratiquer, tout comme les « humanistes », habitués à travailler en conscience avec leurs patients, ne sont pas fans des techniques de manipulation (même si elle reste thérapeutique).

A l’IFHE, puisque nous enseignons toutes les formes d’Hypnose, en répétant sans cesse qu’elles sont complémentaires (sinon, nous aurions déjà fait notre choix, nous aussi !), nous faisons en sorte que tout le monde s’apprécie, au moins le temps que chacun reste dans la « famille IFHE ».

Alors, il est bien évident que ce n’est pas à moi de vous dicter vos choix. Maintenant, je peux vous apporter des éléments de réflexion sur ces deux approches très différentes.

Un caractère

Il faut déjà savoir que tous les hypnothérapeutes ont leur manière à eux de pratiquer, selon leurs goûts et caractère :

  • Les uns seront joueurs, stratégiques et très techniques, comme des mécaniciens de l’Inconscient. Ils ne jureront que par l’approche éricksonienne, que ce soit par l’Hypnose, le langage d’influence ou les prescriptions de tâche. Ces « purs éricksoniens » sont toutefois rares aujourd’hui, en France comme aux USA, car la pratique d’Erickson était assez dure (même si beaucoup se réclament du « sage de Phoenix », la quasi-totalité des hypnothérapeutes pratique en fait de la Nouvelle Hypnose). L’Hypnose classique, telle qu’on peut la pratiquer actuellement (hormis le langage technique éricksonien), est très proche de l’Hypnose Ericksonienne, dans l’esprit : simple, directe, stratégique.
  • Beaucoup pratiquent la Nouvelle Hypnose, même lorsqu’ils se disent « éricksoniens » : c’est-à-dire qu’ils n’utilisent que certains des outils de l’hypnose de Milton Erickson, souvent considérablement améliorés, enrichis d’autres techniques (métaphores, par ex.), et dans un cadre plus moderne, adouci, ouvert à la qualité de vie (et non plus seulement la médecine et la psychiatrie). En tant que forme d’Hypnose dite « intégrative », la Nouvelle Hypnose peut inclure des techniques basées sur des structures simples issues de la PNL (celles que j’ai mise « en Hypnose » dans les années 1990 et qui sont enseignées aujourd’hui un peu partout), ou d’autres approches : new-age, énergétique, EFT, EMDR, etc. et même, pourquoi pas, des idées venues de l’Hypnose Humaniste, mais pratiquées avec la personne en « dissociée » (le thérapeute guide, la personne se laisse faire).
  • Beaucoup d’hypnothérapeutes ne jurent maintenant plus que par l’Hypnose Humaniste : ils aiment aider la personne à « s’éveiller », c’est-à-dire à prendre conscience de ses matériaux inconscients, afin de les travailler par elle-même, en toute autonomie, grâce aux inductions hypnotiques « en ouverture de conscience ». L’hypnothérapeute n’utilise plus aucune technique de langage, il n’essaie même pas d’influencer. Il est là comme pédagogue, guide et, si la personne le souhaite, conseiller – car il aura fait le chemin par lui-même, avant de pouvoir guider d’autres personnes. Ainsi, l’Hypnose Humaniste est facile à utiliser en coaching, tout comme en entreprise : rien à cacher, pas besoin de faire d’hypnose conversationnelle, la personne ne perd pas conscience, ne dévoile rien de sa vie, etc. Le thérapeute Humaniste va chercher à « faire grandir » la personne – qu’elle se connaisse mieux elle-même, qu’elle ait soigné ses blessures profondes – en privilégiant le « terrain » et non pas juste le symptôme et sa cause mécanique. Cela nécessite, contrairement aux autres formes d’Hypnose, de s’intéresser aussi à la psychologie, voire à la philosophie, à la symbologie, aux mythes… à l’évolution humaine.
  • Enfin, il y a les « gourmands » : les thérapeutes qui veulent savoir tout faire (et accompagner le plus de personnes possible, de fait) et qui utilisent donc toutes les formes d’hypnose : classique, éricksonienne ou nouvelle, et bien sûr humaniste. Il faut savoir que la liste des indications de l’Hypnose Humaniste est différente et aussi longue que celle des indications des autres formes d’Hypnose. Ainsi, en apprenant les deux approches, on double littéralement ce que l’on est capable de faire ! Certes, il s’agit de « mondes » différents, l’un étant plus mécanique, lié à la thérapie, et l’autre à la fois possiblement mécanique mais aussi ouvert à l’esprit profond et à la conscience, liés à la psychothérapie. Mais, si vous aimez les deux, c’est l’idéal.

Une base commune… Deux mondes différents

commencerA l’IFHE, tout le monde commence la formation à égalité, que l’on soit débutant ou professionnel, déjà du métier ou totalement novice. Cette mixité naturelle vous prépare à l’exercice réel de l’Hypnose thérapeutique « dans la vraie vie »… Même si beaucoup ne se forment que pour eux-mêmes, pour le plaisir et le mieux-être, sans vouloir exercer un jour professionnellement !

Sauf si vous êtes déjà formé en Hypnose ou en Sophrologie et que vous voulez accéder directement au cursus Humaniste, si vous débutez ou si vous voulez pratiquer l’Hypnose Ericksonienne / la Nouvelle Hypnose, votre formation débutera par les niveaux de « Technicien » et de « Praticien 1 » (15 jours au total).
Vous apprendrez alors, en plus des bases de la thérapie et du coaching, l’essentiel de toutes les formes d’hypnose : inductions hypnotiques de toutes sortes, y compris celles de l’Hypnose Classique et de l’Hypnose Humaniste, techniques de langage de Milton Erickson, suggestions hypnotiques communes aux diverses formes d’Hypnose, structures thérapeutiques, etc. et même de l’auto-hypnose !
Vous aurez déjà de quoi bien pratiquer !

Et ce n’est qu’après ces 15 jours de formation intensive que vous choisirez,
en toute connaissance de cause, le chemin qui semble mieux convenir
à votre personnalité : « éricksonien » ou « humaniste ».

Bien que certaines personnes puissent se permettre de suivre ensuite les deux spécialisations en même temps, la plupart auront à faire un choix (question de temps, d’argent et de capacités d’apprentissage). Plus tard, après avoir suivi la formation qui vous aura attiré, il sera toujours le moment de décider si vous souhaitez (par gourmandise ?) continuer sur l’autre branche, histoire de « savoir tout faire ».

En effet, les deux mondes sont très différents, mais complémentaires : les éricksoniens pratiquent exclusivement la thérapie, savent jouer avec les mots, diriger l’Inconscient, alors que les humanistes peuvent exercer autant en thérapie qu’en psychothérapie, connaissent le langage de l’Inconscient, celui des symboles et des rêves, et les grands mécanismes de la vie (Conscience, objets informationnels, etc.).

CONCLUSION

Si vous aimez manipuler directement l’Inconscient avec un patient bien en transe hypnotique, si vous aimez :

  • Utiliser le langage hypnotique d’influence, des techniques subliminales thérapeutiques, faire parfois la comédie et prendre des rôles, raconter des anecdotes à la façon d’Erickson et construire des métaphores thérapeutiques aux multiples sens de communication cachés, utiliser les phénomènes hypnotiques (amnésies, distorsion du temps, etc.), produire des hallucinations, faire des anesthésies, de l’écriture automatique, des régressions (même « dans les vies antérieures » !) ou des futurisations, si vous aimez la thérapie stratégie, faire faire quelque chose à la personne (pour son bien) sans qu’elle en soit consciente et donner des prescriptions de tâche à accomplir à vos patients…

Alors… foncez en « Praticien en Hypnose Ericksonienne« , c’est ce qu’il vous faut !

Si vous préférez aider les gens à changer en conscience, pour qu’ils guérissent de façon autonome en faisant parfois évoluer profondément ce qu’ils sont :

Si vous avez une recherche personnelle du sens de la vie et si vous aimez travailler avec la symbolique et les archétypes qui nous fondent (plutôt qu’avec des souvenirs concrets), pour aider la personne à se réharmoniser, renforcer son « terrain » et guérir, changer et mieux vivre (Thérapie Symbolique Avancée), si vous voulez vivre connecté à votre Soi Idéal (« higher self ») et aider les autres à faire de même, si vous voulez pouvoir vérifier votre travail immédiatement sur le corps et si vous voulez apprendre à « voyager en Conscience » à travers l’espace et le temps, à communiquer avec d’autres Conscience, prendre conscience de « la Matrice » et travailler avec elle, être en contact avec la Vie elle-même pour nettoyer d’un coup toutes sortes de problèmes (Thérapie Symbolique simple), et connaître si bien l’Inconscient qu’il devient votre ami, pour une vie saine, apaisée et heureuse, si vous aimez pratiquer la thérapie de couple ou utiliser l’interprétation des rêves, etc.

Alors vous adorerez le « Praticien en Hypnose Humaniste » !

Allez voir les programmes de chaque formation, vérifiez ce qui vous plaît le plus en hypnose (thérapie ou psychothérapie) et faites votre choix !
Quelle que soit l’option que vous choisirez, vous saurez autant de chose à la fin de votre formation : le « Praticien 2 HH » permet les mêmes techniques que le « Praticien 2 HE » (ce qui n’est bien sûr pas le cas à l’inverse, mais si le contenu HH ne vous intéresse pas, c’est une question de choix). Les deux cursus sont simplement différents.

Dans les deux formations, vous apprendrez à soigner les bobos de tous les jours comme à aider pour les cas plus graves, mais vous le ferez de deux façons différentes, d’un côté « éricksonien » d’une façon mécanique, en réparant vous-même ce qui est cassé, par votre langage et vos techniques , et de l’autre « humaniste » en aidant la personne à se soigner elle-même et à évoluer, par une approche symbolique, expérientielle et pédagogique, ce qui rendra le message du « mal a dit » obsolète, puisque compris et intégré par la personne.

Question pratique : le « Praticien 2 HE » vous permettra d’obtenir les diplômes de « Praticien en Hypnose Ericksonienne », de « Praticien en Nouvelle Hypnose » et l’équivalence de « Praticien en PNL ».
Et la formation de « Praticien 2 HH » vous permettra d’obtenir le diplôme de « Praticien en Hypnose Humaniste » et le diplôme de « Praticien en Thérapie Symbolique Avancée ».

Voilà.
Et qui sait, peut-être, comme moi, tomberez-vous amoureux des deux approches ?

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A lire en complément :
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Le programme des formations HE et HH